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Temple Antoiniste - Rue Tour-de-la-Ville - Vervins (Aisne)

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VERVINS - Temple Antoiniste

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VERVINS - Temple Antoiniste

dans la rue Tour-de-Ville encore non urbanisée.

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Marcel Lecomte - Ta présence

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    Ta présence contient tout le possible de ma vie.

Marcel Lecomte (1900-1960), Lucide, p.56
in Werner Lambersy, La Poésie francophone de Belgique
Le Cherche Midi, Collection "Espaces", Paris, 2002

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Ludwik Lejzer Zamenhof (Doktoro Esperanto) - Prière sous le drapeau vert

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Prière sous le drapeau vert


Toi, ô puissant mystère invisible,
Force immense qui régit le monde,
Toi, grande source d’amour et de vérité
Et source constante de vie,
Toi, que tous s’imaginent différemment,
Mais que tous sentent également dans leur cœur,
Toi qui crée, Toi qui règne,
Aujourd’hui, nous Te prions.

À Toi, nous ne venons pas avec une foi nationale,
Avec des dogmes d’une aveugle ferveur :
Toute discussion religieuse se tait maintenant
Et seule règne la foi de notre cœur.
Avec elle qui, chez tous, est la même,
Avec elle qui est vraie et librement consentie,
Nous voici, fils de l’humanité entière,
À Ton autel.

L’humanité, Tu l’as créée parfaite et belle,
Mais elle s’est divisée par les combats ;
Un peuple en attaque cruellement un autre,
Un frère attaque son frère, tel un chacal.
Ô ! qui que tu sois, force mystérieuse,
Écoute la voix d’une prière sincère,
Rends la paix aux enfants
De la grande humanité !

Nous avons juré de travailler, nous avons juré de lutter
Pour réunir l’humanité.
Soutiens-nous, ô Force, dans nos chutes,
Et laisse-nous vaincre l’obstacle :
Accorde Ta bénédiction à notre labeur,
Accorde Ta force à notre ferveur,
Qu’à jamais, contre les attaques barbares,
Nous résistons courageusement.

Le drapeau vert, nous le tiendrons bien haut ;
Symbole de bonté et de beauté.
La Force mystérieuse du monde nous bénira,
Et nous atteindrons notre but ;
Entre les peuples, nous détruirons les murailles,
Elles craqueront et elles crouleront
Et tomberont pour toujours, et l’amour et la vérité
Règneront sur la terre.

Que les frères s’unissent, que les mains se tendent.
En avant, avec des armes pacifiques !
Chrétiens, juifs ou musulmans,
Nous sommes tous les fils de Dieu.
Souvenons-nous toujours du bien de l’humanité
Et, malgré l’insuccès, sans halte ni repos,
Au but fraternel, marchons obstinément.
En avant, jusqu’au bout.

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Les salles de lectures en 1978

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    Jean-Marie Leduc et Didier de Plaige nous renseignent sur les salles de lecture qui existaient en 1978 :
- Bois-Colombes, 22, rue Armand-Lépine qui existait encore jusqu'il y a peu.
- Bourges, 49, rue Proudhon, qui faillit devenir également un temple car le propriétaire en avait amélioré l'intérieur pour le culte (nous dit Régis Dericquebourg), mais les adeptes se sont certainement regroupés à Orléans (un temple y a été construit en 1957). Le Père Chéry nous signale que les adeptes réclamaient un temple en 1954, comme à Orléans.
- Le Mans, 19, rue Traversière-des-Acacias, que le propriétaire avait changé en salle de lecture pour le léguer au culte (nous renseigne Régis Dericquebourg).
- Meaux, 76, rue Jean-Jaurès qui existe toujours aujourd'hui tenu par frère Octavien : accueil les 2° et 4° dimanches de chaque mois à 15 heures.

    Les auteurs signalent aussi celle de Buxerolles datant de 1963, de Saulnes transformé en temple en 1986 et celles de Toulouse transformé en temple en 1993 (actuellement le dernier en date). Selon toute vraisemblance, Meaux ou Buxerolles seront les prochaines villes à voir l'ouverture d'un temple antoiniste.

    A.G. Vicente, en 1967, cite le nombre de moins de 10 salles de lecture en Belgique et d'environ une centaine dans le monde, selon information reçue à Liège.

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Les reliques de Sainte-Thérèse d'Avila

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    A son exhumation le 25 novembre 1585, découverte incorrompue alors que les vêtements avaient pourri, on y laissa un bras et le reste du corps fut envoyé à Avila, dans la salle du chapitre du couvent de Saint-Joseph. Le transfert se fit un samedi du mois de novembre de 1585, presque en secret. Les religieuses du couvent d'Alba de Tormes demandèrent à conserver un bras comme relique. Quand le duc d'Alba se rendit compte du transfert, il se plaignit à Rome et entama des négociations pour le récupérer. Le corps fut renvoyé à nouveau à Alba de Tormes, par ordre papal (1586). En 1598, un sépulcre fut édifié. On y transféra son corps, toujours intact, dans une nouvelle chapelle en 1616, puis en 1670, dans une chasse d'argent.
    Après ces événements, on ne fit plus d'autres atteintes à ses restes. Ils sont désormais dans plusieurs endroits :
    * Son pied droit et une partie de la mandibule supérieure sont à Rome.
    * Sa main gauche à Lisbonne
    * Son œil gauche et sa main droite à Ronda (Espagne).
    * Son bras gauche et son cœur dans des reliquaires du musée de l'église de l'Annonciation d'Alba de Tormes.
    * Ses doigts sont conservés dans divers endroits d'Espagne.

    Elle écrivit :
    « Que rien ne te trouble
    Que rien ne t'effraie
    Tout passe
    Dieu ne change pas
    La patience permet tout
    Qui en Dieu a foi
    Ne manquera de rien
    Seul Dieu suffit. »

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Thérèse_d'Avila

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Le rabbin Schneerson est le Roi Messie

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    La pensée développée par Menahem Mendel Schneerson vers la fin de sa vie est généralement interprétée comme une prétention à être lui-même le messie, et c'est d'ailleurs ainsi que le voient la majorité des chasidim à la veille de sa mort. Le développement de ce messianisme et son impact sur le judaïsme orthodoxe et Habad en particulier fait l'objet de nombreux débats dans la presse juive et les revues spécialisées. La conviction que le défunt Menchem Mendel Schneerson est bel et bien le messie susceptible de revenir à tout moment est extrêmement répandue dans la communauté Habad.

    De nombreux fidèles croient que le concept habituel de mort ne s'applique pas à un vrai tzadik (saint, juste) tel que le Rabbi de Loubavitch M.M Schneerson, dont l'âme est plus proche de Dieu que celle d'un homme ordinaire. Ils considèrent ainsi que leur dernier rabbin n'est pas mort, mais reste vivant d'une façon imperceptible aux humains ordinaires, et qu'il se manifestera de nouveau pour proclamer son messianisme. Beaucoup refusent ainsi de faire suivre son nom de la marque habituelle de respect aux défunts (zt"l pour Zecher Tzaddik Livrocho, "que la mémoire du juste serve de bénédiction").

Article détaillé : Messianisme Habad.
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Menachem_Mendel_Schneerson

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Le positivisme et l'antoinisme

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    En place de l'extrême-onction catholique, les mourants reçoivent un dernier sacrement qui est la Transformation : par celui-ci, ils sont doucement prévenus de leur entrée au sein du Grand Être, et l'on peut croire qu'il en seront consolés ou flattés... [...]
    Quand aux accessoires et ornements du culte, ce que M. Comte appelait des "indices extérieurs et permanents", le vert y domine, provenant du drapeau positiviste et du symbole connu de l'expérance. Les prêtres, dans l'expercice de leur fonctions, portent au milieu du bras droit un ruban vert. Comte lui-même officia déjà avec ces insignes. Il faut savoir qu'à ses yeux le drapeau vert remontait à la Révolution : le jour où l'on prit la Bastille, Camille Desmoulins distribua aux émeutiers, en guise de cocardes, des feuilles arrachées aux arbres, aux arbres du Palais-Royal dont quelques-uns virent passer, trente ans plus tard, Caroline Massin parmi d'autres nymphes, pratiquant le plus vieux métier du monde...
    Le brassard vert peut et doit être arboré par tous les positivistes, mais au bras gauche, chaque fois qu'ils veulent professer leur foi, mais à condition de n'usurper point la qualité sacerdotale. A noter que le drapeau vert est devenu aussi, vers 1910, celui d'une secte d'illuminés et guérisseurs belges, les antoinistes, laquelle subsiste encore et à même essaimé en France. Mais surtout, il a été promu drapeau national des Etats-Unis du Brésil, où, sur fond vert, le globe terrestre est entouré d'une banderole qui porte la devise comtiste "Ordre et progrès" : ordem e progresso...
    Quand on prononce une allocution sacrée, on doit se tenir debout au coin gauche de l'autel. On s'adresse avec fidèles en ces termes : "Mesdames et messieurs, très vénérées soeurs et très chers frères en l'Humanité", ce qui permet de songer que le fondateur du culte avait appartenu à une loge maçonnique.
    Mais on a rien découvert sur les relations de Comte avec le Grand Orient... [...]
    Lorsqu'on mentionne Comte ou Clotilde, on ne les qualifie jamais de "frère" ou de "soeur" mais "nos très saonts parents spirituels". Paris devient "la Très Sainte Métropole", bien qu'il soit le siège d'une simple légation occidentale entretenue par l'Apostolat-positiviste-universel, lequel ne saurait être contralisé en aucun point de la terre ni loger dans aucun Vatican. [...]
    Le prédicateur débute par une invocation au Grand Être, c'es-à-dire à l'Humanité collective, et récite devant l'effigie de celle qui fut Mme de Vaux les formules italienne et latine que ous connaissons, empruntées à Dante et à l'Imitation, que l'inconsolable amoureux a décidé de rendre obligatoires :
    Vergine madre, figlia del tuo figlio,
    Amem te plus quam me, nec me nisi propter te.
    Ô Vierge-Mère, fille de ton propre fils,
    Je veux m'aimer plus que moi, ne m'aimer que pour toi. [...]

    Son philosophe, comme elle disait avec une douce irnonie, avait, outre le génie naturel, le génie qu'inspirent les grandes passions : il a donc senti que l'homme possède un seul moyen de se défendre contre le néant où il baigne, où sa raison le condamne, d'où il vient et où il retourne après un éclair de conscience et l'illusion d'avoir vécu. Ce moyen, c'est de le nier par la pensée, de prolonger d'un être à l'autre la vie spirituelle, le souvenir. Une chaîne éternelle relie ainsi ces vivants éphémères, et les unit vraiment dans un Grand Être. Cette illusion héroïque ne se soutient qu'à force de naïveté, de sainteté, mais elle nourrit une foi pure, sans espoir, sans égoïsme, créée de rien, que les sages peuvent appeler folle, un des plus grands défis que l'esprit ait jamais lancés à l'univers aveugle. La déesse qui mourut le 5 avril 1846 à l'âge de trente et un ans n'est vivante que pour quelques personnes, l'Eglise positiviste rassemblée ne peuplerait sans doute qu'une petite ville parmi les grandes nations de la terre. Il est possible que dans quelques siècles, seuls les dictionnaires en conservent le souvenir. Mais le Grand Être lui-même est destiné à s'éteindre : qu'est-ce que des chiffres, petits ou grands, dans la chronologie des étoiles et des nébuleuses ?
    Et malgré tout, le culte d'une pauvre femme, institué par un pauvre homme qui ne lui arracha jamais que des pensées, des larmes et des sourires, aura offert quelques aspects d'éternité. Il enseigne une vérité constante et d'ailleurs effroyable : c'est que l'esprit humain ni le coeur n'ont de prise sur les vivants : notions perçues ou êtres aimés, ils ne se livrent à nous qu'une fois morts. En ce sens, on pourrait dire qu'à l'exemple de Clotilde de Vaux, toute la création résiste à son Créateur et ne lui sera soumise qu'en cessant d'être, pour se réintrégrer en lui.

André Thérive, Clotilde de Vaux, ou la déesse morte,
Chap. XXII Avec le brassard vert,
p.148, p.253-54, p.256, p.257, p.259-60
Albin Michel, Paris, 1957

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L'antoinisme, enfant perdu du spiritisme (Le Petit Journal, 22 mai 1927)

Publié le par antoiniste

L'« ANTOINISME »
enfant perdu du spiritisme
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Comment, des révélations d'une table tournante, naquit une véritable religion
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    Un dépêche du Petit Journal, relatait il y a quelque temps l'arrestation à Nivange (1), en Lorraine, d'un aubergiste Antoiniste-Guérisseur luxembourgeois, du nom de Nicolas Wagner, accusé d'exercice illégal de la médecine. Notre information ajoutait qu'une délégation d'Antoinistes du groupe d'Esch, était arrivée le lendemain même en automobile à Metz, pour demander instamment à M. Pagniez, juge d'instruction, la mise en liberté immédiate du guérisseur. « L'absence prolongée de Nicolas Wagner, dit le trésorier du groupe, risque de causer les plus grands malheurs. Plusieurs dizaines de malades, privés de ses soins, sont actuellement en danger de mort. » (2)
    Quel est donc cet Antoinisme qui, si ses vertus médicales se trouvent fort bousculées par les pouvoirs publics, inspire par contre une telle ferveur à ses adeptes ?
    C'est un véritable culte religieux, issu, par voie de ricochet, du spiritisme, et nourri d'un certain nombre de principe philosophique, assez singulièrement digérés. Il fut fondé, en 1906 (3), à Jemeppe-sur-Meuse, par un ancien ouvrier mineur, le « Père » Antoine. Depuis lors, des temples ont été ouverts à Paris et à Monaco. L'an dernier enfin, Mme Antoine, héritière de la toute puissance de son défunt époux, inaugurait en tête de quatre cents adeptes, le temple antoiniste d'Orange, en Provence.
    Antoine, vous ai-je dit, était ouvrier mineur à Jemeppe-sur-Meuse. La révélation lui vint un jour, à cinquante ans (4), à la suite de la mort de son fils, âgé de vingt ans. Une séance de spiritisme marqua cette date.
    - Ton fils est réincarné ! Il est établi pharmacien ! dit péremptoirement un pied de guéridon inspiré.
    En foi de quoi, fiers de cette élévation bourgeoise (5), le père et la mère Antoine fondèrent sans plus tarder une manière de bureau surnaturel des renseignements, véritable central téléphonique de l'au-delà, où les héritiers affligés venaient entendre la voix de leurs chers morts. Et l'affaire prospéra...
    Elle prospéra si bien que le Père Antoine résolut bientôt d'annexer au bureau de renseignements un cabinet « pour le soulagement de toutes les maladies, afflictions morales et physiques. »
    Une liqueur baptisée « Courre », qu'il vendait 5 francs le flacon (6), lui ayant valu condamnation pour exercice illégal de la médecine, Antoine remplaça sans hésiter par de l'eau (H 2 O :) qu'il couvrait de passes magnétiques. Puis, souvieux - c'est là, si l'on y réfléchit la marque des esprits supérieux - d'une simplification plus grande encore, il eut un trait de génie, il remplaça son eau par du papier... La santé, le bonheur, la vertu, la sagesse, dispensés comme de vulgaires timbres-poste, par retour du courrier, quel beau rêve !
    Naturellement, depuis belle lurette, le « Père » Antoine avait envoyé promener les tables tournantes et les évocations du spiritisme. Il traitait désormais avec une confiante familiarité de l'inconnaissable. Il standardisait l'au delà.
    Entre le guérisseur inspiré et l'apôtre, il n'y a guère plus de différence qu'un régiment, entre l'adjudant et d'adjudant-chef. En quelques mois, dans l'esprit de ses disciples, Antoine était promu ! Je n'essaierai pas, dans ce court article, de résumer sa doctrine. D'autant qu'elle est fort sibylline. Aux questions qui l'embarassaient, le bonhomme répondait, par exemple, sans hésiter : « Vous ne voyez que l'effet, cherchez la cause ! »
    Evidemment, avec des arguments de cette force-là...
    Toujours est-il que quand il mourut, le culte nouveau était magnifiquement prospère. Avec un bel esprit de famille, Mme Antoine, la « Bonne Mère », reprit le flambeau de ses mains. Et l'Antoinisme continue aujourd'hui, paraît-il, de faire « merveille »...
    En notre époque de machinisme et de science exacte, ne trouvez-vous pas cela tout à fait curieux ?   -   J. Lefebvre.

Le Petit Journal N°23502 du 22 mai 1927
source : Gallica

Notes :
(1) Il doit s'agir de Nilvange, petite commune française près de Thionville, à quelques kilomètres de Esch-sur-Alzette au Luxembourg.
(2) Mère n'a eut de cesse d'essayer que la guérison ne soit pas le fait du guérisseur par la foi au Père. Cependant, elle a eu beaucoup de mal à arriver à faire respecter cela des adeptes. De plus, si ce Nicolas Wagner a eu maille à partir avec la justice c'est qu'il devait utiliser des remèdes, ce que le Père avait abandonné lui-même. Cela aussi fut courant dans l'histoire de l'antoinisme du début.
(3) La source de cette article semble être Lucien Roure. Il dit "à partir de 1906, l'enseignement moral l'emporte de plus en plus". Mais le culte même a été fondé en 1910.
(4) Louis Antoine a 47 ans à la mort de son fils.
(5) Louis Antoine était déjà considéré comme bourgeois en rentrant de Varsovie, ayant pu construire plusieurs maisons ouvrières.
(6) Il s'agit de la liqueur Koene. On ne sait d'où les journalistes savent le prix que demandait Louis Antoine. Chez Debouxhtay, on lit : "dont le flacon de 125 gr. coûte dix francs" "et souvent Antoine lui-même en paie le montant pour les malades qui sont trop pauvres" (p.81).

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La Révélation, Le Devoir impose la pratique des lois morales (p.113-14)

Publié le par antoiniste

La Révélation, Le Devoir impose la pratique des lois morales (p.113-14)    L'homme voit toujours mieux qu'il ne peut faire et s'efforce de paraître ce qu'il n'est pas. Il est vrai que vouloir donner plus qu'on ne possède, c'est déjà comprendre le progrès et y aspirer. Notre préparation à cet effet nous procure une telle réjouissance que nous nous croyons déjà au but et aimons de nous y montrer longtemps avant d'y être. Nous ne pensons pas mal faire, le monde agit ainsi généralement parce que le point de mire est la bonté suprême et qu'on affecte volontiers de la posséder.

La Révélation, Le Devoir impose la pratique des lois morales, p.113-14


Réflexion personnelle : Nous sommes déjà dans la vérité, mais notre degré d'évolution met un voile plus ou moins épais sur celle-ci. Avec patience et résignation, nous atteindrons l'unité absolue de l'ensemble. La vérité existe puisque nous voulons y arriver, sachons la cueillir en nous-même et ne cherchons pas à y arriver, cela serait de l'acharnement.
    Le mot "vérité" est le dernier mot de l'Auréole de la Conscience. La vérité est au bout du chemin. Et nous sommes sur le chemin, nous pouvons l'apercevoir, et nous l'atteindrons.

 

Réflexion chatGPT : cette citation met en lumière un aspect fondamental de la condition humaine : notre aspiration à paraître et à dépasser nos capacités actuelles. Elle aborde plusieurs idées importantes, que je vais analyser pour mieux en saisir la profondeur.

1. La distance entre ce que nous voyons et ce que nous faisons

La première partie de la citation évoque la tendance humaine à voir mieux qu'on ne peut faire : nous avons souvent une vision idéale ou élevée de ce que nous devrions être, de ce que nous pourrions accomplir, mais nos actions réelles sont souvent moins à la hauteur de ces attentes. Cela pourrait être lié à notre aspiration à la perfection ou à la vision idéale que nous avons de nous-mêmes, souvent dictée par des normes sociales, spirituelles ou personnelles.

Ce constat met en lumière une forme de décalage entre l’idéal et la réalité de l’action humaine. C'est un phénomène courant, où l'on se trouve parfois à lutter pour concilier ce que l’on perçoit comme "le bien" ou "l’idéal", et ce que l’on est effectivement capable de réaliser. Cela montre notre désir de progresser, mais aussi notre imperfection face à ces aspirations.

2. L’aspiration au progrès et l’illusion d’être déjà au but

La citation dit que, en voulant donner plus que ce que l’on possède, on aspire déjà au progrès. Cela témoigne de notre désir d'atteindre la bonté suprême, même si nous ne sommes pas encore là. Il est vrai qu’aspirer à un idéal plus grand que soi est un signe de progrès en soi, car cela montre que nous sommes prêts à chercher à nous améliorer.

Cependant, l’illusion se trouve dans le fait que cette quête de bonté nous procure une telle satisfaction (celle de vouloir être déjà là) que nous avons l'impression d’avoir atteint le but avant même d'y être. Cette idée nous invite à réfléchir sur notre relation à l’objectif : parfois, le désir d’atteindre un idéal peut être si puissant qu’il nous fait croire que nous avons déjà accompli une partie du travail, simplement parce que nous en parlons ou agissons comme si nous étions déjà là.

Cela peut aussi mener à un effet d’illusion, où l'on semble "paraitre" dans la voie du progrès sans réellement en faire l'expérience. On aime se présenter comme ayant atteint un certain niveau de sagesse ou de bonté, alors que cette présentation de soi peut être en décalage avec nos réelles capacités ou actions.

3. L’affection de posséder la bonté suprême

La dernière partie de la citation révèle quelque chose d’important : il y a une tendance à affecter une certaine bonté suprême. Ce n'est pas tant qu’on est véritablement cette bonté, mais plutôt qu’on affiche cette intention, cette apparence, pour répondre à des attentes sociales, spirituelles ou personnelles. Ce phénomène peut être vu comme un moyen de se conformer aux normes de la société ou à une certaine vision de la perfection, de la spiritualité.

Le désir d'atteindre la bonté suprême peut ainsi se traduire par un geste performatif, un comportement qui cherche à montrer quelque chose avant même de l’incarner véritablement. Cela peut parfois mener à une forme de faux-semblant, où l’on agit comme si l’on était déjà dans l’idéal, alors qu’il reste encore du chemin à parcourir.

4. Réflexion sur la sincérité et la recherche intérieure

Cette citation nous invite à une réflexion importante sur la sincérité et sur l’idée que le progrès intérieur ne se mesure pas à la façon dont on se montre aux autres, mais à la manière dont on vit réellement. La bonté et la pureté d'intention ne sont pas forcément quelque chose à afficher, mais quelque chose à cultiver intérieurement. Elle nous rappelle que, même si la quête de la bonté et du progrès est essentielle, elle nécessite aussi une humilité et une acceptation de nos imperfections. La sincérité dans notre quête, plutôt que l'affichage de cette quête, est peut-être ce qui compte le plus pour avancer.

En résumé :

Cette citation souligne à la fois la dissonance entre nos idéaux et nos actions réelles, tout en évoquant notre propension à nous présenter sous un jour plus lumineux que ce que nous sommes vraiment. Cela nous rappelle que l’aspiration à être mieux est déjà un signe de progrès, mais que l’apparence de bonté ou de perfection ne doit pas remplacer le travail authentique sur soi-même. L’idée de "paraitre" avant d’être, de vouloir incarner la bonté suprême avant de l’avoir véritablement en soi, est une tendance humaine qui peut nous égarer si elle n’est pas accompagnée de sincérité et d’humilité.

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