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Nous devrions agir toujours naturellement

Publié le par antoiniste

Dans la Fable des abeilles (1708), The fable of the bees or private vices public benefits, Bernard de Mandeville veut prouver (c'est un poème) que les vices des particuliers sont des bienfaits pour la société. cet ouvrage, qui fut vendu comme pamphlet dans les rues de Londres, "dépeint une société d'abeilles à l'apogée de la prospérité et de la puissance. Toutes travaillent avec ardeur à satisfaire aux besoins communs. L'activité incessante, le mécontentement, a volupté, la vanité, l'imposture règnent, mais contribuent en somme au bien commun. La dépravation qui règne dans les parties individuelles de l'Etat fait précisément de l'ensemble un vrai paradis, de même que les divers sons discordants d'un morceau de musique relèvent l'harmonie de l'ensemble. Les pauvres mêmes vivent mieux que vivaient les riches. Mais quelqu'un vinrent qui se mirent à crier : Plus de corruptions ! Grand Dieu, contentons-nous d'être honnêtes ! Et ce cri trouva un écho. Les imposteurs les plus acharnés mirent le plus d'acharnement à réclamer à grands cris l'honnêteté. Les cieux exaucèrent cet appel. L'hypocrisie disparut. Le luxe cessa. Il n'y eut plus de guerres de conquête. La domination des prêtres et la bureaucratie furent restreintes. La chose publique prit soin des pauvres. On se contenta des produits indigènes et l'on n'eut plus besoin d'importer des marchandises précieuses. Aussi,la navigation cessa-t-elle. La population diminua, et enfin, l'essaim tout entier se retira dans le creux d'un arbre. on était parvenu au contentement et à la loyauté, mais l'éclat et la puissance avaient disparu. - La morale est assez claire, conclut Höffding. Le bonheur et la moralité de l'individu ne peuvent subsister à côté de la civilisation et de la société." Mandeville s'oppose à Shaftesbury, à son optimisme et à sa doctrine du sens moral. Pour se concilier les théologiens, il déclare le créateur incompréhensible, et non cruel.
    C'est contre ces propagateurs de l'athéisme et de l'"amoralité" que s'éleva Berkeley. On ne comprend rien à son oeuvre, si on ne l'envisage sous cet angle : Berkeley est, avant tout, l'adversaire des libres penseurs de son temps. S'il supprime la matière, c'est que,  son avis, elle favorise l'athéisme; c'est pour ne laisser subsister que des esprits, pour poser l'activité unique de Dieu.

Jean Didier, Berkeley, VIII, La religion et la morale

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Comment le Père ressentait les réactions à son Enseignement

Publié le par antoiniste

    Je rappelle à ce propos combien l'oeuvre que nous poursuivons est diversement jugée, digne d'éloges suivant les uns, très répréhensible aux yeux des autres, c'est ce qui démontre encore la non-existence du mal. Mais je dois ajouter que si le mal n'existe pas, la souffrance existe proportionnément à l'imagination qui nous fait y voir une réalité.

La Révélation, L'amour & la solidarité, p.61

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Louis Scutenaire - Mes Inscriptions - Vouloir le bonheur de l'autre

Publié le par antoiniste

     L'Homme serait probablement un animal assez supportable s'il consentait un peu moins à se laisser emmerder par ceux qui veulent faire son bonheur.

Louis Scutenaire - Mes Inscriptions
Ed. Labor - Espace Nord, 1990 (p.316)

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