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La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ? (p.164, § 2)

Publié le par antoiniste

 

 

 

    Ne nous défions jamais que de nous-mêmes ; ne nous laissons pas pénétrer par le doute, car il aurait bientôt fait des ravages chez nous et nous vaudrait de grandes souffrances. Tâchons de comprendre la nécessité des épreuves, que notre intelligence se garde de les détourner en nous faisant sortir de la réalité.

La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ?, p.164, § 2

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Maxence van der Meersch, Corps et âmes (p.46)

Publié le par antoiniste

    Il y a chez l'homme une étrange pudeur d'être bon.

Maxence van der Meersch, Corps et âmes, p.46
Livre de Poche, Tome 1, Chapitre troisième

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La Révélation, L'épreuve de l'acte du bien et l'épreuve de l'acte du mal (p.146)

Publié le par antoiniste

    Chaque fois que nous sortons de notre nature, en bien ou en mal, nous transgressons nécessairement la loi de notre atmosphère ; dans l'un ou l'autre cas, nous la démolissons et nous sommes à l'épreuve.

La Révélation, L'épreuve de l'acte du bien et l'épreuve de l'acte du mal, p.146

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La Révélation, Nous ne pourrions posséder ni la foi ni l'amour sans les acquérir par la pratique de la charité (p.133)

Publié le par antoiniste

La Révélation, Nous ne pourrions posséder ni la foi ni l'amour sans les acquérir par la pratique de la charité (p.133)

    C'est manquer d'amour que de croire [celui d'un autre] absent. Quand il nous arrive d'être dans cette situation, nous nous trouvons tout naturels ; pourquoi penser autrement lorsqu'il s'agit de nos semblables ? Ne nous abusons pas. Si nous cherchons notre avancement moral, c'est à nous de nous efforcer d'aimer, sans critiquer les personnes qui ne sont pour nous que des instruments de progrès.

La Révélation, Nous ne pourrions posséder ni la foi ni l'amour sans les acquérir par la pratique de la charité, p.133

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Octave Mirbeau, Dans le ciel - L'art n'est peut-être qu'une duperie

Publié le par antoiniste

    À mesure que je pénètre plus profond dans la nature, dans l’inexprimable et surnaturel mystère qu’est la nature, j’éprouve combien je suis faible et impuissant devant de telles beautés. La nature, on peut encore la concevoir vaguement, avec son cerveau, peut-être, mais l’exprimer avec cet outil gauche, lourd et infidèle qu’est la main, voilà qui est, je crois, au-dessus des forces humaines. Et puis, pourquoi faire? qu’importe à la si misérable humanité que je peigne des peupliers, en rouge, en jaune, en bleu ou en vert, et que je distribue tranquillement des violets et des orangés, pour simuler l’eau d’un fleuve, et l’impondérable éther d’un ciel, alors que, dans la vie, à chaque pas, on se heurte à de monstrueuses iniquités, à d’inacceptables douleurs. Est-ce avec mon pinceau que je les détruirai, est-ce avec mon couteau que je les guérirai! Oui, je souffre cruellement, à l’idée de plus en plus ancrée en moi que l’art n’est peut-être qu’une duperie, une imbécile mystification, et quelque chose de pire encore : une lâche et hypocrite désertion du devoir social!

Octave Mirbeau, Dans le ciel (p.109)
source : scribd.com

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La Révélation, Nous ne pourrions posséder ni la foi ni l'amour sans les acquérir par la pratique de la charité (p.132)

Publié le par antoiniste

 

 

 

 

    Mais [l'homme] ne sera vraiment libre que lorsqu'il se sera affranchi de son imperfection et avec elle des opinions auxquelles il croit devoir obéir.

La Révélation, Nous ne pourrions posséder ni la foi ni l'amour sans les acquérir par la pratique de la charité, p.132

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Octave Mirbeau, Dans le ciel - A mort la société

Publié le par antoiniste

    Depuis, j’ai souvent pensé à ces choses, souvent, j’ai réfléchi aux presque insurmontables difficultés qu’un jeune homme trouve, dans la vie, à exercer ses facultés, selon leur naturelle impulsion. Elles sont effroyablement logiques, ces difficultés, elles tiennent, comme le mensonge, à cette harmonie universelle du mal qu’on appelle : la société. La société s’édifie toute sur ce fait : l’écrasement de l’individu. Ses institutions, ses lois, ses simples coutumes, elle ne les accumule autant, elle ne les rend aussi formidables que pour cette tâche criminelle : tuer l’individu dans l’homme, substituer à l’individu, c’est-à-dire à la liberté et à la révolte, une chose inerte, passive, improductive. Et j’admire qu’il y ait eu, et qu’il y ait encore des êtres assez forts, pour avoir résisté à cette lourde pesée! Quelle énergie! Quelle volonté! quelle ténacité puissante, ou quelle inconcevable chance, afin de pouvoir ainsi survivre à la mort, et de montrer au monde consterné la face miraculeuse et vivante du génie!

Octave Mirbeau, Dans le ciel (p.82)
source : www.scribd.com

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Marcel Moreau, Monstre - La question du bien et du mal

Publié le par antoiniste

    Le rôle du Monstre n'est pas de dessaisir l'individu de son pouvoir d'agir invinciblement. Il est tout le contraire d'un manière d'exorcisme, ou d'exutoire. Les forces qui roulent et rugissent en lui sont fidèles à leur nature profonde, porte ouverte, souvent battante, sur l'irrépressible. La connaissance ni n'abolit la possibilité de l'acte ni ne la confisque à son seul profit. Les forces qui roulent et rugissent ne relèvent que de loin en loin de la morale. Elles participent d'un amour de la vérité et de la beauté qui, la plupart du temps, surmonte la question du bien et du mal.

Marcel Moreau, Monstre (p.96)
Luneau Ascot Editeurs, Paris, 1986

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Roland Topor - Affiche réalisée pour Amnesty International

Publié le par antoiniste

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Octave Mirbeau, Dans le ciel - A mort la famille

Publié le par antoiniste

    Tout être à peu près bien constitué naît avec des facultés dominantes, des forces individuelles, qui correspondent exactement à un besoin ou à un agrément de la vie. Au lieu de veiller à leur développement, dans un sens normal, la famille a bien vite fait de les déprimer et de les anéantir. Elle ne produit que des déclassés, des révoltés, des déséquilibrés, des malheureux, en les rejetant, avec un merveilleux instinct, hors de leur moi ; en leur imposant, de par son autorité légale, des goûts, des fonctions, des actions qui ne sont pas les leurs, et qui deviennent non plus une joie, ce qu’ils devraient être, mais un intolérable supplice. Combien rencontrez-vous dans la vie de gens adéquats à eux-mêmes ?

Octave Mirbeau, Dans le ciel (p.58)
source : www.scribd.com

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