L'expression "perception extrasensorielle" implique des capacités spéciales. Mais les travaux sur les sens de certains animaux laissent penser que la frontière entre sensorialité et extrasensorialité est plus vague qu'on ne croit.
Les organes sensoriels des animaux réagissent à des stimuli que les humains ne peuvent détecter. Par exemple, certains oiseaux entendent des infrasons, sons à basse fréquence inaudibles pour l'oreille humaine. Les migrateurs utilisent sur des milliers de kilomètres un système sensoriel de navigation qui n'a pas encore reçu d'explication définitive. D'après Stephen T. Emlen, professeur à la Cornell University et spécialiste d'ornithologie, "les oiseaux ne vivent pas dans le même univers sensoriel que nous ; ils entendent, voient et perçoivent un monde plus étendu que le nôtre".
Ces propos d'Emlen s'appliquent à d'autres espèces animales. Les animaux marins communiquent sous l'eau par des sons inaudibles pour l'homme. Des bancs de poissons se déplacent et changent de direction de concert, probablement avertis par des signaux. Les chauves-souris sont guidées par leur sens de l'ouïe particulièrement développé. Certaines reconnaissent une proie empoisonnée grâce aux senseurs entourant leur bouche.
D'après certains chercheurs psi, les humains auraient été dotés jadis de sens analogues, lesquels auraient été "oblitérés" au cours de l'évolution.
Les Mystères de l'inconnu, Les pouvoirs de l'esprit, p.58
Si pour tout ce qui arrive je vous renvoie à l'Enseignement, c'est que toute explication s'y trouve. Mais on peut se tromper en l'interprétant. Vous ai-je jamais enseigné que vous devez faire le bien ? au contraire, je suis allé jusqu'à vous dire de faire le mal et que vous deviez chercher plutôt à ne plus aimer. Mon Enseignement n'étant pas plus basé sur le bien que sur le mal, puisque l'un n'est pas plus réel que l'autre, je crois qu'on aurait tort de se plaindre à moi et de dire que certains adeptes agissent contrairement à ce qu'il proclame. Ne visons-nous pas ces personnes avec la vue du mal ? Vous oubliez sans doute que j'ai enseigné que nous devons toujours agir naturellement, voilà de quel façon vous devez me comprendre quand je vous dis : faites le mal alors que je démontre qu'il n'existe pas.
Le Développement de l'Œuvre Révélée, Nous devons toujours respecter notre naturel, p.167.
Acceptons-nous toujours l'épreuve avec plaisir et même en pratiquant la morale, valons-nous mieux que notre prochain ? Nous qui croyons diriger l'humanité vers un état plus heureux, sommes-nous certains d'y arriver nous-mêmes, puisque l'être le plus élevé est d'autant plus responsable et coupable ? Peut-il dire : "Je ne fais pas le mal ?" Celui qui veut montrer à ses frères le chemin de la vérité agit-il toujours sincèrement, et avec désintéressement ?
Ne perdons jamais de vue, mes enfants, que sortir de la sincérité, c'est sortir de la vérité et par conséquent faire un mal. L'exemple est tout ; on ne devrait s'appuyer que sur l'amour parce qu'il est seul la base de toute puissance et de toute régénération. Cet amour naît de la foi et celle-ci est le fruit de notre expérience acquise par le travail moral. Si nous nous exprimons en toute sincérité, avec la bonne intention d'être utiles à nos semblables, ce n'est plus nous qui enseignons, c'est Dieu même, mais nous ne pouvons atteindre à Lui que par la foi qui est la clef de toutes les autres vertus.
J'ai révélé que nous ne devons jamais nous efforcer de faire le bien, que celui-ci doit être accompli naturellement ; croire qu'on le fait, le dénature, il n'est plus que de l'acharnement. Il nous suffit de résister à la pensée qui nous fait dévier du vrai chemin. En agissant ainsi, nos actes deviendront de plus en plus méritoires, cette mauvaise pensée sera toujours remplacée par une bonne qui démolit insensiblement en nous la vue du mal ; je le répète, aussi longtemps que nous le verrons, nous ne pourrons faire aucun acte qui soit un bien véritable, basé uniquement sur le désintéressement. Quelle que soit notre imperfection, fut-elle le plus profondément enracinée, elle se détruira d'elle-même si nous résistons à la vue du mal et nous comprendrons que nous ne pouvons souffrir que de lui. Toute souffrance qui nous atteint est une épreuve d'autant plus profitable que nous sommes persuadés que la cause est en nous. C'est le seul moyen de l'abréger tandis que nous la prolongeons indéfiniment en en accusant notre semblable. Quand nous ne verrons plus le mal, nous serons avec Dieu ; mais si peu que nous le voyions, nous devenons incompatibles avec Lui : d'un Dieu de bonté et d'amour, nous faisons un démon car s'il existait une injustice, elle aurait nécessairement sa source en Lui.
Couronnement de l'Œuvre Révélée, C'estAdam et Ève qui forment la base des termes de comparaison, p.XVI
Ne croyons pas en Dieu, n'espérons jamais rien de Lui, mais croyons en nous et agissons naturellement. Sachons que nous sommes Dieu nous-mêmes, que si nous voulons, nous pouvons.
Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, La Croyance et la Foi, p.XXXXII
Jeder Mensch hat auch seine moralische backside, die er nicht ohne Noth zeigt, und die er so lange als möglich mit den Hosen des guten Anstandes zudeckt.
Tout homme a aussi un backside moral qu'il ne montre pas sans nécessité, et qu'il cache le plus longtemps possible sous les culottes de la bienséance.
Aphorisme 16
Victor Bouillier - Georg Christoph Lichtenberg (1742-1799) : essai sur sa vie et ses oeuvres littéraires, suivi d'un choix de ses aphorismes (1914)(source : archive.org)
Nous devons être satisfaits du travail des uns et des autres, lorsqu'ils agissent bien sincèrement et qu'ils ont pour base l'amour. Ne nous arrêtons pas ni aux mots, ni aux phrases, ne tenons compte que de l'intention ; si elle est bonne, impossible que nous fassions du tort au prochain ; celui qui s'égare par ignorance reconnaîtra de lui-même son erreur et réalisera ainsi un progrès.