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La pensée positive

Publié le par antoiniste

    Pour que la pensée positive puisse être efficace, il faut avoir une vision relativement complexe et non simpliste des mécanismes de sa propre évolution. Il faut plus spécialement saisir que l'évolution individuelle est l'effet d'une interaction entre le libre arbitre et le destin. Que le destin ne se trouve pas qu'à l'extérieur dans les événements, les circonstances ou les conditions de la vie, mais aussi à l'intérieur, en particulier dans le tempérament car, dans mon corps et dans ma psyché, je suis l'expression même de mon destin. Ce qui ne se trouve pas ainsi déterminé représente le libre arbitre. Autrement dit, ce qui reste... Je serais bien incapable de préciser la part de l'évolution que le libre arbitre permet de déterminer. C'est même ici la grande question, le mystère de la vie.

[...]

   On peut se représenter le libre arbitre et le destin comme deux énergies opposées et d'une certaine façon complémentaires, sur lesquelles il est effectivement possible d'intervenir par la pensée positive. Mais on y parvient d'autant plus que l'on a une vision lucide de l'interaction de ces forces qui déterminent l'évolution.

Jacques Languirand
Chronique parue dans le magazine Guide Ressources,
Vol. 07, N° 08, mai 1992

source : http://www.radio-canada.ca/par4/gr/gr0708.htm

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La neuro-psycho-immunologie

Publié le par antoiniste

L'hypertension et les ulcères d'estomac sont par exemple des symptômes attribués au stress, donc à une inhibition de l'action. Le stress diminue aussi à la longue nos défenses immunitaires. Ce phénomène maintenant bien reconnu a même donné naissance à un nouveau domaine de recherche: la neuro-psycho-immunologie. En d'autres termes, notre cerveau, et donc nos pensées et nos émotions, influence notre résistance aux maladies.

On connaît même plusieurs mécanismes par lesquels le cerveau, interagit avec les défenses de notre organisme. On sait par exemple qu'un état d'inhibition de l'action ou de stress soutenu élève le taux de glucocorticoïde de notre organisme. Or ces substances anti-inflammatoires naturelles de la même famille que la cortisone sont reconnues pour affaiblir à la longue notre système immunitaire. On devient alors plus susceptible aux microorganismes pathogènes par exemple. Donc quand quelqu'un dit qu'il a perdu sa job ou vécu une rupture amoureuse et qu'en plus, comme si le sort s'abattait sur lui, il a attrapé une grosse grippe, il confond destin et relation de cause à effet. Et d'ailleurs, ce n'est pas d'hier que des personnes âgées meurent de chagrin quelques mois après la mort de leur conjoint.

Nous devons donc trouver des façons d'agir sous peine d'en souffrir physiquement à plus ou moins long terme. On peut par exemple détourner notre agressivité refoulé vers une activité sportive. Parfois, juste le fait d'en parler ou de l'écrire va faire du bien simplement parce que chez l'humain, le langage est devenu une forme d'action symbolique.

source : http://lecerveau.mcgill.ca/

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E.M. Cioran - Ebauches de vertige - p.13

Publié le par antoiniste

    Heureux tous ceux qui, nés avant la Science, avaient le privilège de mourir dès leur première maladie !

    Avoir introduit le soupir dans l'économie de l'intellect.

     Mes fatigues, mes troubles, mon intérêt forcé pour la physiologie m'ont amené très tôt au mépris de toute spéculation comme telle. Et si, durant tant d'années, je n'ai fait aucun progrès en rien, du moins aurai-je appris à fond ce que c'est qu'un corps.

E.M. Cioran, Ebauches de vertige
Folio - 2E, p.13

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Jules Barbey d'Aurevilly - Sensations d'histoire

Publié le par antoiniste

    «La démocratie, qui semble être la règle du monde moderne, et qui n'en est que la punition.»
[ Jules Barbey d'Aurevilly ] - Sensations d'histoire

source : evene.fr

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Anniversaire de naissance de Darwin (12 février 1809-19 avril 1882, ici deux ans avant sa mort)

Publié le par antoiniste

    D'aucuns discutent encore de savoir si la théorie (qui n'en est plus une) de l'évolution, élaborée par Charles Darwin en 1859, peut être vrai ou non. Les créationnistes ont même un musée, au Kentucky. Un Américain sur deux croit dur comme fer que la Bible est la vérité sur l'homme et l'origine de la vie. Et le pire c'est que ce musée a des appuies de "scientifiques" pour prouver que leur théorie vaut celle de Darwin.

    L'antoinisme dit que la vérité c'est l'amour ! Et l'amour avec un grand A, puisque ce sera l'amour pour son prochain, mais aussi l'amour pour celui qui pourrait être notre ennemi. Et en ce qui concerne l'origine de la vie, c'est Dieu qui nous a créée mais pas comme nous nous voyons. La façon dont nous nous voyons est l'oeuvre de notre imagination. Est Dieu sait qu'elle est puissante encore aujourd'hui, et peut-être de plus en plus, quand on voit qu'on peut croire que les Dinosaures auraient existés en même temps que les premiers hommes.

    Pour l'antoinisme, est-ce que Charles Darwin a raison. Oui ! Mais c'est Dieu qui nous a laissé le libre-arbitre de croire pendant longtemps que l'Eternel était en dehors de nous et qu'il aurait dans sa toute puissance créé le monde entier. Et c'est l'homme qui s'est imaginé ce monde et cette descendance animale : "Une preuve de ce que j'ai dut tantôt que les anciennes croyances avaient fait de l'animal leur Dieu, c'est nous sommes animaux nous-mêmes." (Le Couronnement, Unité individuelle de l'ensemble, p.XI)

    La mort de sa fille influença sa vie d'homme est il chercha à savoir qu'elle était sa vérité : l'homme descend d'un ordre inférieur des animaux et a évolué. Pour Louis Antoine cela ne peut qu'être vrai, mais tout ça pour Louis Antoine est une imagination. L'Homme a imaginait son monde, et Charles Darwin participe à le rendre meilleur en prouvant scientifiquement que nous sommes tous frères : il n'y a pas de race supérieure ou inférieure, nous avons tous évolués d'un même point jusqu'à maintenant."J'ai dit que les lois ont été révélées à l'homme pour lui apprendre à se diriger par celle de la conscience" (La Révélation, La loi humaine comparée à la loi de la conscience, p.154). Et ces lois doivent évoluer en fonction de l'avancement moral de l'humanité. Il n'y a que quelques hommes, qui utilisant leur intelligence, ont réussi à faire parler aussi leur conscience, tel Charles Darwin. "Quand elle n'est pas l'instrument de la conscience, l'intelligence se développe dans le vice" (La Révélation, idem, p.156). Petit à petit nous progressons et les lois des Hommes rejoindront les lois de la conscience. Mais nous devons encore passer par des épreuves pour que tous nous arrivions à l'amour du prochain, puis même à l'amour de tous, pour enfin être l'amour même, alors il n'y aura plus de matières, plus d'hommes, plus de femmes, plus de sexe, plus de bien, ni de mal, mais que l'amour.

    Mais Darwin est-il resté dans la matière uniquement. Non. Il citait la Bible comme une autorité morale, mais ne l'acceptait plus en tant qu'histoire de l'humanité. Il en voyait le bien, mais si c'était un mal pour ses études, car il savait que ces collègues et le monde n'étaient pas prêts à comprendre sa théorie de l'évolution. Jusqu'à la mort de sa fille, il fut chrétien pratiquant. Quand celle-ci mourut, il laissait sa famille aller à l'église le dimanche matin quand lui se promener en forêt. Et il continua d'aider sa paroisse. Il pratiqua la charité. Pour lui Dieu n'était plus responsable du bien ni du mal sur terre, mais cela faisait partie des lois générales. Un antoiniste dirait, des lois générales imaginaient par l'homme, grâce au libre-arbitre donné par notre Dieu intérieur pour permettre à l'humanité de progresser.

     Pour lui, "the religion as a tribal survival strategy" (la religion était une stratégie tribale de survivance), pour Louis Antoine, les enseignements des prophètes quel qu'il soit diffèrent "parce qu'il doivent être d'autant plus rationnels que l'humanité s'est plus développée" (La Révélation, L'arbre de la science de la vue du bien, p.192). Le serpent a été considéré comme Dieu pendant des millers d'années, puis il a été remplacé oar d'autres animaux, après vint le règne des fétiches, de l'idolâtrie et enfin celui de la personnification divine. Voilà où en est le progères de nos jours et ce qui prouve que nous subissons encore l'instinct ancestral, c'est que nous en retrouvons des traces dans toutes les croyances." (Le Couronnement, L'arbre de la science de la vue du mal, p.VIII)

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Anniversaire de naissance de Darwin (12 février 1809-19 avril 1882, ici deux ans avant sa mort)

Publié le par antoiniste

    D'aucuns discutent encore de savoir si la théorie (qui n'en est plus une) de l'évolution, élaborée par Charles Darwin en 1859, peut être vrai ou non. Les créationnistes ont même un musée, au Kentucky. Un Américain sur deux croit dur comme fer que la Bible est la vérité sur l'homme et l'origine de la vie. Et le pire c'est que ce musée a des appuies de "scientifiques" pour prouver que leur théorie vaut celle de Darwin.

    L'antoinisme dit que la vérité c'est l'amour ! Et l'amour avec un grand A, puisque ce sera l'amour pour son prochain, mais aussi l'amour pour celui qui pourrait être notre ennemi. Et en ce qui concerne l'origine de la vie, c'est Dieu qui nous a créée mais pas comme nous nous voyons. La façon dont nous nous voyons est l'oeuvre de notre imagination. Est Dieu sait qu'elle est puissante encore aujourd'hui, et peut-être de plus en plus, quand on voit qu'on peut croire que les Dinosaures auraient existés en même temps que les premiers hommes.

    Pour l'antoinisme, est-ce que Charles Darwin a raison. Oui ! Mais c'est Dieu qui nous a laissé le libre-arbitre de croire pendant longtemps que l'Eternel était en dehors de nous et qu'il aurait dans sa toute puissance créé le monde entier. Et c'est l'homme qui s'est imaginé ce monde et cette descendance animale : "Une preuve de ce que j'ai dut tantôt que les anciennes croyances avaient fait de l'animal leur Dieu, c'est nous sommes animaux nous-mêmes." (Le Couronnement, Unité individuelle de l'ensemble, p.XI)

    La mort de sa fille influença sa vie d'homme est il chercha à savoir qu'elle était sa vérité : l'homme descend d'un ordre inférieur des animaux et a évolué. Pour Louis Antoine cela ne peut qu'être vrai, mais tout ça pour Louis Antoine est une imagination. L'Homme a imaginait son monde, et Charles Darwin participe à le rendre meilleur en prouvant scientifiquement que nous sommes tous frères : il n'y a pas de race supérieure ou inférieure, nous avons tous évolués d'un même point jusqu'à maintenant."J'ai dit que les lois ont été révélées à l'homme pour lui apprendre à se diriger par celle de la conscience" (La Révélation, La loi humaine comparée à la loi de la conscience, p.154). Et ces lois doivent évoluer en fonction de l'avancement moral de l'humanité. Il n'y a que quelques hommes, qui utilisant leur intelligence, ont réussi à faire parler aussi leur conscience, tel Charles Darwin. "Quand elle n'est pas l'instrument de la conscience, l'intelligence se développe dans le vice" (La Révélation, idem, p.156). Petit à petit nous progressons et les lois des Hommes rejoindront les lois de la conscience. Mais nous devons encore passer par des épreuves pour que tous nous arrivions à l'amour du prochain, puis même à l'amour de tous, pour enfin être l'amour même, alors il n'y aura plus de matières, plus d'hommes, plus de femmes, plus de sexe, plus de bien, ni de mal, mais que l'amour.

    Mais Darwin est-il resté dans la matière uniquement. Non. Il citait la Bible comme une autorité morale, mais ne l'acceptait plus en tant qu'histoire de l'humanité. Il en voyait le bien, mais si c'était un mal pour ses études, car il savait que ces collègues et le monde n'étaient pas prêts à comprendre sa théorie de l'évolution. Jusqu'à la mort de sa fille, il fut chrétien pratiquant. Quand celle-ci mourut, il laissait sa famille aller à l'église le dimanche matin quand lui se promener en forêt. Et il continua d'aider sa paroisse. Il pratiqua la charité. Pour lui Dieu n'était plus responsable du bien ni du mal sur terre, mais cela faisait partie des lois générales. Un antoiniste dirait, des lois générales imaginaient par l'homme, grâce au libre-arbitre donné par notre Dieu intérieur pour permettre à l'humanité de progresser.

     Pour lui, "the religion as a tribal survival strategy" (la religion était une stratégie tribale de survivance), pour Louis Antoine, les enseignements des prophètes quel qu'il soit diffèrent "parce qu'il doivent être d'autant plus rationnels que l'humanité s'est plus développée" (La Révélation, L'arbre de la science de la vue du bien, p.192). Le serpent a été considéré comme Dieu pendant des millers d'années, puis il a été remplacé oar d'autres animaux, après vint le règne des fétiches, de l'idolâtrie et enfin celui de la personnification divine. Voilà où en est le progères de nos jours et ce qui prouve que nous subissons encore l'instinct ancestral, c'est que nous en retrouvons des traces dans toutes les croyances." (Le Couronnement, L'arbre de la science de la vue du mal, p.VIII)

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Psychothérapie et psychiatrie

Publié le par antoiniste

    Le travail d'un desservant se rapproche de celui d'un psychothérapeute, l'écoute est au centre de la pratique. Le desservant et l'antoinisme ajoute un côté spirituel qui peut être demandé par certaine personne. Le XXIe siècle, sera spirituel ou ne sera pas.

Mais là où le desservant est suivi par le représentant du Père dans sa tâche, le psychothérapeute pouvait se déclarer tel juste en ayant lui-même suivi une thérapie. La chose est en train d'être réglementé.

Voilà  l'article de wikipedia, sur le sujet, concernant la Belgique : 

"Depuis 5 ans, les ministres de la santé successifs ont décidé de légiférer les professions de santé mentale. Quatre d'entre elles sont tout particulièrement visées : les psychologues cliniciens, les sexologues cliniciens, les ortho-pédagogues et les psychothérapeutes.
Différents projets ont été élaborés, mais aucun ne faisant l'unanimité n'a débouché sur une législation. En caricaturant un peu les positions en présence, il y a essentiellement deux tendances : l'une considère que ces professions doivent être des professions de la santé (sans différenciation entre santé somatique et psychique) et, à ce titre, faire partie de l'arrêté 78 qui régit les professions médicales et paramédicales, l'autre pas."

Dans l'article psychiatrie, on lit : "La demande de soin augmente, à l'instar d'une baisse de la démographie médicale. Les grandes villes de France, de Suisse et de Belgique sont actuellement parmi les plus psychiatrisées d'Europe. En France par exemple, on compte 12 000 praticiens, (1 pour 5 000 habitants, soit bien plus que chez nombre de ses voisins européens)."

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l'isopathie, en 1898

Publié le par antoiniste

Isopathie : théorie affirmant que l'organisme sécrète des anticorps à la maladie lorsqu'il est en présence de cette maladie.

Voilà comment on proposait de guérir une pneumonie en 1898, in "Isopathie, méthode Pasteur par voie interne : démontrant la certitude et l'unité de la science médicale" / par le dr T.-J.-M. Collet (1898)


Pneumonies. 1° Pneumonie aiguë. - Le 15 décembre 1874, à Mossoul (Mésopotamie), je fus mandé auprès de Mustapha Assen, jeune homme robuste de 24 ans, qui s'était refroidi étant en sueur, deux jours auparavant. Il avait été pris quelques heures après d'un fort frisson, suivi de fièvre, avec soif vive, perte d'appétit, céphalalgie, douleur dans le côté droit, oppression, toux et expectoration de quelques crachats visqueux et rouillés. A l'auscultation le murmure respiratoire est net, mais renforcé dans le poumon gauche ; à droite, dans la moitié inférieure environ du poumon, râle crépitant fin à l'inspiration, avec matité pectorale correspondante. Nous avons affaire à une pneumonie type du côté droit, au 1er degré. Je prends de la sécrétion pectorale dans les crachats et j'en compose la 4e dilution centésimale. J'en fais donner une cuillerée toutes les demi-heures pendant cinq heures; et pas d'autre alimentation qu'une tisane de figues et de raisins aiguisée d'un peu de jus de citron. Le 16, moins de fièvre, moins d'oppression, transpiration abondante. Le même traitement est continué, mais à la dose d'une cuilleré à soupe toutes les heures, pendant quatre heures. Le 17, le malade se sent mieux la respiration est plus facile ; il y a peu de toux, le point de côté est disparu. A l'auscultation, on entend du râle sous-crépitant de retour à l'expiration. Le traitement est encore continué, mais à la dose d'une seule cuillerée dans la journée. Tisane et lait. Le 18, le malade se trouve bien : la fièvre est disparue, la respiration est libre, le murmure respiratoire s'entend presque partout dans la partie atteinte mêlés à quelques râles muqueux assez rares. Les crachats sont aérés, à peine visqueux. La faim se fait sentir. On donne du lait et un peu d'alimentation légère: toute médication est suspendue. Le 20, le malade peut être considéré comme guéri. Après quelques jours de repos et d'atimentation progressive, il pourra reprendre ses occupations en se ménageant les premiers temps.

N. B. Voilà un malade atteint d'une maladie grave, une fluxion de poitrine, guéri en quelques jours par une médication aussi simple que possible, répondant à toutes les indications, sans besoin d'autres médicaments adjuvants, comme cela arrive dans les médications habituelles. Quels soucis de moins et quelle sûreté !

 source : gallica2

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Paul Dupuy - Essai critique et théorique de philosophie médicale (1862)

Publié le par antoiniste

Livre II, chapitre V, Septième section

De la nature médicatrice.

La doctrine de la nature médicatrice, principe intelligent qui lutte contre les maladies, est d'origine hippocratique, et on la voit se continuer au sein de la science médicale, pendant la série des siècles. On la retrouve chez Proxagoras, Celse, Galien, Paul d'Égine, Fernel, Sydenham, Stahl, Baglivi, Sauvage, Boërhaave, Van Swieten, Sloll, Bordeu, Barthez. Avec des principes bien différents, vitalistes, solidistes, humoristes, pénétrés du même respect pour la parole du divin vieillard, ont juré à qui mieux mieux sur le dire du maître. Les uns furent conséquents avec eux-mêmes, les autres en contradiction formelle.
Asclépiade, grand partisan de l'atomisme, nia les crises, l'autocratisme de la nature et son rôle toujours bienfaisant. Il fut suivi,dans sa tentative révolutionnaire, par les fondateurs du méthodisme : Thémison, Thessalus et Soranus, qui, en ramenant les divers états morbides au strictum, au laxum et au mixtum, matérialisèrent tout dans l'homme. Leur oeuvre, interrompue depuis Caelius Aurelianus, a été reprise de nos jours avec éclat par Baglivi, Hoffmann et Broussais.
Les Arabes, comme le leur reproche avec juste raison Baglivi, n'ont guère été que de serviles imitateurs de Galien. L'invasion de la chimie dans la médecine fit oublier la nature médicatrice pour le jeu des ferments, de l'alcali et de l'acide. (Paracelse, Sylvius, etc.)
Gulleu rejette la force médicatrice : le spasme et l'atonie lui suffisent; Haller la remplace par l'irritabilité de la libre contractile; Brown explique toutes les modifications physiologiques ou pathologiques de l'organisme, par l'excitabilité qui en est la force fondamentale (1).
La réaction (2) est dans les maladies un fait très-fréquent, mais non universel. Son existence ordinaire, mise en rapport avec certains phénomènes appelés critiques, et que jadis on rattachait à l'expulsion de la matière morbifique , a donné lieu à la théorie de la nature médicatrice. Que faut-il en penser ?
D'après M. Monneret : « On ne saurait méconnaître, dans le cours des maladies aiguës principalement, des efforts sympathiques, conservateurs et réparateurs, qui vont dans une direction déterminée, dont le siège est évidemment le système nerveux, et la cause le principe vital » M. Monneret est loin de MM. Hardy et Béhier, qui ne consacrent dans leur ouvrage de pathologie générale (3) aucun article spécial à la nature médicatrice. Y aurait-il donc réellement dans les maladies des efforts conservateurs et réparateurs ? Analysant le sujet pour mieux répondre à la question posée, on trouvera à côté du fait réaction, un autre élément qui a une grande importance ; je veux parler de la sympathie.

Notre organisme, abandonnée lui-même, lorsqu'il est sous l'empire d'une affection quelconque, réagit, produit des phénomènes critiques, dus à la sympathie ou à quelque autre cause encore. C'est là une vérité d'expérience. Les anciens y reconnaissant une aptitude curative, cherchèrent à en attribuer l'honneur à une nature douée d'une certaine intelligence. En ceci, précisément, consiste leur erreur. Pour faire ici l'application du principe des causes finales, il serait nécessaire, suivant l'observation de M. Pelletan :
« Que la force qui, dans l'organisme, produit quelquefois le rétablissement de la santé, ne fût point dans bien des cas la cause de la mort. Cette force est donc indifféremment utile et nuisible, ce qui ne permet point de l'assimiler à un principe intelligent. »
Les anciens ont rarement omis de placer l'âge d'or à l'origine des choses; c'est dans l'espèce l'application de la méthode à priori. Il existe une force en nous qui a pu nous être utile dans certains cas ; donc elle a pour mission de nous être toujours utile, et c'est un but qu'elle poursuit avec conscience et volonté.



(1) Pelletan, thèse de concours, 1850.
(2) Dans toute maladie produite par les causes externes, il y a d'ordinaire impression et réaction. Ce dernier phénomène ayant paru constituer la maladie à beaucoup de vitalistes, rexpectation est devenue pour eux article de lui en thérapeutique, car ils ont cru devoir respecter une opération salutaire et une l'onction momentanée. Si la maladie n'est rien autre que la réaction, on doit en conclure qu'elle est un bien, et que le médecin, ministre fidèle de la nature, doit suivre ponctuellement et à la lettre ses observations.
   L'expectation ne me paraît pas, toutefois, la loi fondamentale de l'art de guérir :
1° parce que la réaction n'est point constante; 2° parce qu'elle peut dépasser le but qu'elle est appelée à remplir; 3° parce que les phénomènes critiques sont loin d'avoir toujours lieu ; 4° parce que la sympathie peut aussi bien produire de mauvaises que de bonnes crises.
   En dehors du principe de vie, condition sine qua non de toutes les fonctions vitales et organico-vitales, la nature médicatrice est une abstraction réalisée, une conception chimérique. Mais qui admet le principe de vie, n'est point tenu de reconnaître l'existence de la nature médicatrice.
(3) Je parle de la première édition, la seule que j'aie sous les yeux.

 source : gallica2

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La maladie, la douleur et Louis Antoine - Historique des avancées médicales et sociales

Publié le par antoiniste

    Remettons en contexte Louis Antoine : à cette époque, la médecine moderne commençait à peine, et le temps qu'elle atteigne la masse de la population, Louis Antoine était mort.

    L'article wikipedia sur la Médecine dit : "C'est à cette époque qu'ont été développés de véritables remèdes contre certaines maladies infectieuses endémiques. Cependant, le déclin de la plupart des maladies mortelles est davantage lié à l'amélioration de la santé publique et de la nutrition qu'à la médecine. Ce n'est pas avant le XXe siècle que l'application de la méthode scientifique à la recherche médicale a commencé à provoquer plusieurs innovations importantes dans le domaine médical, avec de grands progrès en pharmacologie et en chirurgie.
    Les traitement médicaux font des progrès spectaculaires avec l'invention de nouvelles classes de médicaments. Felix Hoffmann dépose le brevet de l'aspirine le 6 mars 1899. En 1909, le Nobel de médecine Paul Ehrlich invente la première chimiothérapie en créant un traitement à base d'arsenic contre la syphilis. En 1921 Frederick Banting de l'université de Toronto isole l'insuline et invente un traitement du diabète sucré. Le premier antibiotique date de 1928 avec la découverte de la pénicilline par Alexander Fleming. En 1952, la découverte des neuroleptiques par Henri Laborit, Jean Delay et Pierre Deniker révolutionne la psychiatrie en permettant d'envisager une resocialisation pour des milliers d'internés. En 1957 Roland Kuhn découvre le premier antidépresseur. En 1982, J. Robin Warren et Barry J. Marshall permettent le traitement médical de l'ulcère de l'estomac en découvrant qu'il est d'origine bactérienne.
    La chirurgie cardiaque est également née pendant le siècle. En 1929 Werner Forssmann introduit un cathéter dans son propre ventricule cardiaque. Le 29 novembre 1944 c'est la première opération à cœur ouvert par Alfred Blalock de Baltimore. Le stimulateur cardiaque est inventé en 1958. En 1960 la valve cardiaque artificielle inventée par Lowell Edwards est implantée pour la première fois par Albert Starr. Christiaan Barnard réalise la première transplantation du cœur en 1967."

    Sur les médicaments, la même source dit : "Au début du XXe siècle, n'étaient considérés comme médicaments qu'une douzaine de molécules de synthèse, et une centaine de produits naturels. Au début du XXIe siècle, nous utilisons des centaines de molécules de synthèse et il ne reste que très peu de remèdes courants d'origine exclusivement naturelle. Le XXe siècle a vu l'essor des médicaments à base de molécules de synthèse produits par des laboratoires pharmaceutiques. Depuis peu les protéines, molécules du vivant sont de plus en plus utilisées comme médicament."

    L'espérance de vie en 1890 était de 43 ans pour les hommes et 46 ans pour les hommes. Ces chiffres sont des moyennes, dans le milieu ouvrier, cela devait être beaucoup moins. La pénicilline, qui est une classe d'antibiotique fut officiellement découverte en 1928. Mais aussi à l'époque, le tabac n'était pas dénigré, et l'alcool ne l'était juste parce qu'elle provoqué des "sautes d'humeur".

    Concernant la sécurité sociale, voilà ce qu'en dit le site www.socialsecurity.be : "Suite à la crise énorme qui engendra les grèves nationales de 1886, il devenait clair qu'une intervention de l'Etat était indispensable. A partir de 1891, l'Etat a accordé des subsides aux mutualités. Sur les plans financier et structurel, cette intervention de l'Etat a produit des effets positifs. Les différentes mutualités locales ont été regroupées et bénéficiaient de la sorte d'une gestion plus efficace. Ainsi se sont créées les "Unions nationales" que nous connaissons toujours. Pourtant, il s'agissait toujours d'une assurance libre et les ouvriers n'étaient pas obligés de participer.
    "La première assurance obligatoire n'a vu le jour qu'en 1903 seulement. Il s'agissait de l'assurance contre les accidents du travail. Puis, l'ensemble des assurances obligatoires s'est fortement développé durant l'entre-deux-guerres."

    On le voit, toute les personnes qui venait voir Louis Antoine pouvait mourir de la grippe, de la fièvre ou d'une bronchite très facilement, et les Antoine le savaient bien, eux qui avaient vu mourir le fils à 20 ans d'une phlébite, certainement. Souvenons-nous de la grippe espagnole, qui provoqua une mortalité plus importante en une temps record que l'avait fait la peste de 1349, et que le fait encore le sida actuellement.

    A cette époque, il fallait accepter de vivre avec la douleur, et voir mourir des proches à un âge où l'on considère que "c'est trop tôt". Les médecins ne savaient pas toujours quoi faire, et leur science, ou plutôt leur art de guérir, n'était qu'encore à ses balbutiements. Il y avait beaucoup de guérisseur à l'époque de Louis Antoine. Autant que des médecins.

    Ainsi à l'époque, qu'on aille voir un médecin ou un guérisseur, notre sort pouvait être le même, la différence est que le guérisseur parlait wallon, alors que le médecin mettait des mots compliqués en latin pour expliquer le mal. Ainsi dans sa Révélation, il peut dire : "Certains malades, en effet, peuvent avoir eu la pensée d'aller chez le médecin avant de me consulter. Si je sens qu'ils ont plus de confiance dans le médecin, il est de mon devoir de les y envoyer. S'il n'y trouvent pas la guérison, c'est que leur pensée de venir chez moi a porté obstacle dans le travail du médecin, comme celle d'aller chez le médecin a pu porter obstacle dans le mien".

    Mais Louis Antoine lui-même recourait à la matière, mais il voulait y ajouter un soutien dans l'acte de guérison. On sait que cela peut-être important dans les cas de cancer. Dans le roman vrai de Robert Vivier, on lit p.348 :
    "- Il faut que nous trouvions du feu quelque part.
    "Ils comprirent que ce qui le poussait ce n'était plus le désir d'un feu matériel. Il voulait, dans ce coin de campagne, trouver une âme humaine en qui serait caché l'amour."

     Dans la Révélation, on lit un peut plus loin : "le médecin ne peut donner que le résultat de ses études et elles ont pour base la matière. Qui recourt à lui ne songe qu'à guérir l'effet et n'a pas l'intention de s'améliorer ; la cause reste donc et le mal reparaîtra, sous cette forme ou sous une autre, parce que tout ce qui est matière ne pourrait guérir que temporairement. La guérison radicale ne s'obtient qu'en enlevant la cause qui est une plaie de l'âme et cela n'est pas de la compétence du médecin. Le malade soucieux d'avancer moralement, s'adresse à quelqu'un qui traite l'âme plutôt que le corps, qui ne s'inquiète que de la cause des maux ; il éprouve une grande satisfaction, non seulement d'être débarrassé de la souffrance mais aussi d'en connaître l'origine et de savoir combien le travail moral est efficace." (Être ou paraître, p.73)

    Mais la médecine a fait tant de progrès maintenant qu'elle est capable de détecter un problème de santé avant ses effets. La médecine va à la cause. Je pense à la mammographie qui permet de détecter un cancer du sein avant son évolution et les souffrances qui en résultent.

    A notre époque, l'effet (la conséquence) de la maladie a changé par rapport à l'époque de Louis Antoine. Mais ce qu'apporte l'Enseignement reste d'actualité, car on sait que la psychiatrie n'est pas toujours à porté de tous, et un soutien quel qu'il soit ne peut qu'être, oserai-je dire "salvateur".

     "Le médecin ne peut donner que le résultat de ses études et elles ont pour base la matière", allons donc chercher où l'on veut la guérison de son âme, auprès de gens qui nous semblent pouvoir nous l'apporter, en prenant garde que ces gens respectent notre libre-arbitre.

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