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Recours à la médecine conventionnelle

Publié le par antoiniste

    Alors que Louis Antoine estimait que la guérison véritable ne s'obtient que par des moyens spirituels, on se rend compte que le recours à la médecine conventionnelle est, aujourd'hui, une pratique totalement banalisée chez les adeptes. En ce sens, les antoinistes sont dans une démarche complémentaire, c'est-à-dire que la prière du guérisseur sert à renforcer l'efficacité des traitements donnés par le médecin ou à aider ce dernier à établir un diagnostic. Il s'agit là, pour des populations issues des catégories sociales inférieures, d'une forme de réappropriation des soins préconisés par la médecine conventionnelle.

Anne-Cécile Bégot, La construction sociale de l’efficacité thérapeutique au sein de groupes religieux
Science Chrétienne et Antoinisme - Revue en ligne Ethnographiques Numéro 15 - février 2008

source : http://www.ethnographiques.org/2008/Begot.html#5

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Dieu est invisible pour tout ce qui est matière

Publié le par antoiniste

    "Dieu est invisible pour tout ce qui est matière" (La Révélation, La Foi sauvegarde contre la mauvaise pensée).

    Louis Antoine vivait à une époque où la médecine se voyait inutile pour une grand nombre de personne, on les appelait les "renoncés", on dirait maintenant les incurables. C'est ceux-là auxquels Louis Antoine proposait son soutien, sa compréhension, sa bonté, bref ses fluides dirait-il.
    De nos jours, la médecine, grâce aux lois de l'homme, a fait de grands progrès, et nous savons si nous pouvons guérir d'une grippe et comment. Alors servons-nous de nos lois sur la matière pour permettre à notre conscience d'être apaisée et pouvoir progresser : "à l'oeuvre donc dans ces moments de répit ! Nous y ferons un progrès, nous y retrouverons à la fois le remède et le bonheur". (La Révélation, Être ou paraître)
    Personne n'a à vous dire comment et si vous devez vous soignez. Mais comme "rien n'est bien s'il n'est solidaire", faites vous aider par les médecins pour la matières, et pourquoi pas de l'Enseignement pour la conscience.

    Du point de vue de la doctrine strict, il serait même orgueilleux de croire qu'on nous sommes arrivé à un avancement moral suffisant nous permettant de ne pas recourir à la médecine pour dépasser l'épreuve : "plus sommes-nous faibles et plus forts nous croyons être : dupes des apparences, nous ne voulons pas pénétrer l'intérieur" (La Révélation, La Charité morale). De plus, pour que l'épreuve réussisse, il faut en sortir, donc guérir, et le plus vite est le mieux, donc peut-être en recourant aux lois de la matière : "N'est-ce pas agir contre la nature que de vouloir souffrir lorsqu'on peut l'éviter, espérant avoir un plus grand mérite, parce qu'il est dit que sans épreuve, il n'est point d'avancement ? [...] Souffrir volontairement, c'est la même chose, car ce n'est plus l'épreuve, c'est en quelque sorte repousser Dieu, refuser son amour. N'est-ce pas dans l'épreuve que nous avons surtout besoin d'autrui ? Le malade qui n'a pas la foi ne se rend-il pas chez le docteur ? Le but de la souffrance est de nous acquérir cette vertu. La patience et la résignation nous donnent le mérite d'être secourus ; notre foi nous inspire qui nous devons consulter afin de réaliser notre progrès. Souffrir volontairement, c'est mortifier son corps croyant se purifier l'âme, prolonger indéfiniment sa souffrance en vain ; c'est nier la solidarité, renoncer à l'oeuvre que nous poursuivons ; c'est dire que nous devons progresser isolément. Mais nous savons qu'il n'en est pas ainsi, qu'en prêtant notre concours à ceux qui nous sont inférieurs nous méritons d'être assistés par d'autres, supérieurs à nous". (La Révélation, Nous ne pourrions posséder ni la foi ni l'amour sans les acquérir par la pratique de la charité).

C'est peut-être une des choses les plus difficiles à comprendre dans l'Antoinisme. Et selon son degrès d'avancement, on le comprendra facilement et de suite, ou pas du tout. Moi-même, j'étais très réticent à cette idée (parce que je ne l'avais pas compris), alors qu'Andi l'avait compris.  Soeur Sylvia disait que pendant la lecture : "les mots ni les phrases ne sont rien, l'Amour qui en découle est tout" Bien sûr vous "entendrez" mais essayez d'écouter avec le coeur tout simplement.". Mais je n'y arrivais pas tant que j'étais bloqué par cette idée. Mais je sais que cela est normal : car Louis Antoine dit : "tous ceux qui m'écoutent ne me comprennent que d'après leur entendement. S'il en est qui se bornent à la lettre, ce n'est que momentané ; ils arriveront insensiblement à l'esprit en s'assimilant le fluide de la pensée qui pourra y pénétrer" (La Révélation, Le désintéressement & la foi, p.55).
    Je vais essayer maintenant, en puisant dans l'Enseignement, d'expliquer ce que voulait dire Louis Antoine :

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Comment nous souffrons :

Chaque fois que nous sommes à l'épreuve nous ressentons par notre manque d'amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. Ce venin que nous dégageons nous revient parce qu'au lieu d'envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons pour un mal. Nous nous attardons parfois dans ces fluides et notre santé s'altère à tel point que nous parvenons bien difficilement à la recouvrer. Elle est au prix du travail que nous devions fournir dans l'épreuve pour obtenir la parcelle de foi que comportait notre acte de dévoûment. (p.148)
[Car] la matière ne fait qu'égarer celui qui croit devoir passer par elle pour trouver des lois qui n'existent qu'ailleurs. (p.34)
La cause de tous nos obstacles, c'est nous-même, notre intelligence. (p.71)
Ce sont les fluides de nos actes accomplis dans les temps les plus reculés qui font nos épreuves. (p.50)
Le siège de toutes nos sensations est l'intelligence : Le cerveau, nos sens lui servent d'intermédiaire ; c'est par eux qu'elle nous dirige matériellement, qu'elle fait ses découvertes scientifiques. Disons donc que nos cinq sens sont les attributs de l'intelligence, de  notre âme imparfaite, âme de la matière, opposée à la réalité. Cependant le progrès démontre que nous devons surmonter la matière pour nous perfectionner. Lorsque nous sommes arrivés à ce point, celle-ci n'existe plus pour nous, les sens n'ont pas davantage de raison d'être. A quoi pourrait alors servir l'intelligence, puisqu'elle n'est créée que pour nos relations matérielles ? Par conséquent, dire que nous devons surmonter la matière, c'est dire que nous devons surmonter les sens et par suite la faculté par laquelle nous y correspondons, l'intelligence. (p.185)

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Comment nous pouvons penser guérir sans la médecine du corps :

Notre peu d'avancement nous empêche de reconnaître la réalité. (p.92)
En supposant même que nous ayons la foi, sommes-nous bien préparés pour savoir à quel moment l'épreuve va éclater ? Il faut une grande élévation, posséder déjà une partie de l'instinct du bien pour avoir toujours la bonne pensée, à même d'anéantir le fluide de la mauvaise. (p.23)

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Comment l'intelligence nous trompe et nous fait penser pouvoir guérir sans médecine du corps :

Tout ce qui provient de l'intelligence n'est que de la malice, s'il n'est basé sur la conscience. L'intelligence croit cependant qu'elle est le guide de l'humanité, que celle-ci ne peut s'améliorer que par elle. Quand elle n'est pas l'instrument de la conscience, l'intelligence se développe dans le vice ; tandis qu'elle devrait être la loi vivante, le reflet de celles qui ont été révélées pour servir d'exemple aux moins avancés ; voilà de quelle façon elle se pénètre plutôt du mal que du bien. (p.156)
Rendons-nous compte de notre situation et nous reconnaîtrons que les besoins factices nous dirigent dans le sens opposé à notre amélioration, qu'ils nous obligent à marcher vers le malheur plutôt que vers le bonheur ; nous en sommes véritablement l'esclave car ils nous font dépasser en tout la mesure du nécessaire. Voilà où nous voyons que l'intelligence est le siège de notre imperfection. Si elle était ce qu'on la croit généralement, pourrait-elle nous diriger de la sorte ? (p.179)
L'intelligence est incompatible avec la foi puisqu'elle est le siège de notre imperfection. Cependant elle se déploie de toutes manières, elle s'ingénie à pénétrer partout pour prêcher la morale, pour anéantir le mal dont elle est seule le moteur. Elle recourt à la prudence pour éviter l'épreuve qu'elle suscite et qui doit plutôt nous guérir. Voilà ce qui nous fait dire que la prudence, conséquence du doute, est une vertu au point de vue matériel, mais une faiblesse au point de vue moral. (p.XXXX)

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Comment et pourquoi nous devons nous soigner :

Si la matière existe nous n'en sommes que l'effet ; nous ne pouvons nous dispenser de respecter ses lois, nous devons nécessairement y obéir. Surmonter sa nature pour être d'accord avec le loi morale, est une chose impossible, car nous ne pouvons obéir à deux lois opposées l'une à l'autre et toutes deux naturelles, l'une matérielle et l'autre morale ; respecter l'une c'est enfreindre l'autre. Si nous devions surmonter la nature, ce ne serait plus elle qui produirait l'effet, mais celui-ci qui produirait la nature. (p.170)

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Pourquoi faut-il soigner aussi l'âme :

Soignant l'effet, elles [les personnes] ne peuvent être soulagées que temporairement, parce que la  matière ne peut s'assimiler qu'à la matière et non à l'âme où réside la cause. (p.78)
Demandons à l'âme de quoi elle souffre, c'est le seul point que nous devons viser. Elle souffrira aussi longtemps qu'elle imaginera la matière qui l'impose pour autant qu'elle croit en elle et dont elle doit s'affranchir. (p.169)
Nous disons que la matière n'existe pas parce que nous en avons surmonté l'imagination. Nous en trouvons la preuve dans la guérisons des maladies : un guérisseur quelque peu expérimenté sent la foi du malade et peut lui dire : "Vous êtes guéri." Il coupe littéralement le fluide qui le terrassait, c'est-à-dire son imagination ; il ne va pas directement au mal mais à sa cause. Voici une constatation qui peut-être grandement utile à ceux qui sont au contact de personnes souffrantes : certaines sont accablées de s'imaginer qu'elles ont une maladie grave, qu'il va leur survenir quelque désagrément. Cette pensée les tourmente moralement ; or tout personne qui présume avoir telle ou telle affection, souffre atrocement ; c'est la preuve qu'elle ne l'a pas, car si elle en était réellement atteinte, elle n'en souffrirait pas moralement puisqu'il n'y a que le doute qui puisse nous accabler ; dans la vérité il n'y a pas de souffrance morale. (p.158)

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Comment la foi nous protège ?

Elle [la foi] nous protège, nous n'apercevons plus aucun effet de la matière parce que nous n'avons plus d'imperfections. (p.118)
La foi annule toute loi que nous impose la matière, notre imperfection de laquelle nous sommes l'esclave. (p.157)
Nous ne souffrons que parce que la foi nous manque. Toutes nos souffrances ne proviennent-elles pas de ce que nous n'avons pas ? (p.10)


En résumé : si nous tombons malade, c'est que nous ressentons encore la matière qu'est notre corps. Et donc nous n'avons pas suffisamment la foi. Si nous aurions la foi, nous ne ressentirions plus la matière, nous ne ressentirions plus la souffrance dans notre corps.

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Initiatives et Changement (Réarmement moral)

Publié le par antoiniste

L'histoire

Initiatives et Changement est né en 1938 d'un mouvement, les "Groupes d'Oxford", qui s'était développé notamment à Oxford et dans d'autres universités britanniques. En cette période de réarmement militaire, Frank Buchman, le fondateur, a proposé la vision d'un "monde sans haine, sans peur, sans égoïsme" et a lancé un mouvement de "réarmement moral et spirituel". Au lendemain de la seconde guerre mondiale, sous le nom de Réarmement moral, s'est développé un programme de reconstruction (morale et spirituelle) visant au rapprochement des anciens ennemis, notamment la France et l'Allemagne.

Aujourd'hui, au début d'un nouveau millénaire, ce mouvement s'ayant donné le nom Initiatives et Changement en août 2001, est un réseau actif d'hommes et de femmes de tous âges, de toutes origines géographiques, culturelles ou confessionnelles, engagés dans le combat éternel pour la "transformation du monde".
Frank Buchman, le fondateur

Né le 4 juin 1878 en Pennsylvanie, aux États-Unis.
En 1908, lors d'un séjour en Europe, il fait une profonde expérience dans une petite église anglaise. Le cours de sa vie en est complètement modifié.

"Je me suis vu comme Dieu me voyait, une image bien différente de celle que je me faisais de moi-même, a-t-il raconté. J'ai compris que mon péché, mon orgueil, mon égoïsme, m'avaient séparé de Dieu. J'étais devenu le centre de ma vie. Mon gros "Moi" devait disparaître..."

Buchman sent qu'il a mis le doigt sur quelque chose d'essentiel pour sa vie. La force de cette expérience le convainc que toute compromission sape le caractère et pèse sur les relations avec les autres. Que rigueur et vigueur morales sont les conditions premières de l'instauration d'une société juste. Il décide de consacrer le reste de sa vie à aider les autres, fondant son action sur l'échange de personne à personne et sur le témoignage personnel. Parmi ceux qu'il a ainsi connus et aidés se trouvent les fondateurs d'Alcooliques Anonymes. Si la naissance de ce mouvement est typique de la façon d'agir de Buchman, c'est la création, en 1946, du centre international de Caux, et le rôle que celui-ci joue dans la réconciliation de l'Europe, qui exprime le mieux le rayonnement de son action.

En 1938, à la veille de la guerre, Buchman lance le Réarmement moral. "L'hostilité s'accumule entre les peuples, déclare-t-il lors d'une grande manifestation à Londres. Les rancoeurs et la peur nous coûtent tous les jours plus chers.(...) Le remède serait peut-être le retour à ces vérités si simples que nous avons souvent oubliées ou négligées: l'honnêteté, la pureté, le désintéressement et l'amour. La crise est essentiellement d'ordre moral. Il faut que les nations réarment moralement."

Buchman sentait que les personnes qui avaient fait une expérience personnelle de foi renouvelée pouvaient œuvrer pour la solution des problèmes du monde. La philosophie du mouvement qu'il lance se base sur l'idée que le changement personnel peut déboucher sur le changement de la société. En mettant l'accent sur l'expérience plus que sur la doctrine, le Réarmement moral fournit un terrain d'action permettant à des personnes de convictions religieuses et politiques différentes de travailler ensemble sans renoncer à leurs croyances.

Buchman a été décoré par plusieurs gouvernements, dont ceux de la France, de l'Allemagne et du Japon, pour son travail en faveur de la réconciliation. Il est mort en 1961.

source : http://www.caux.ch/fr/reseau-histoire

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Invention de l'aspirine en 1899

Publié le par antoiniste

En 1835, Karl Löwig montre que l'acide spirique, extrait de la reine-des-prés, est chimiquement identique à l'acide salicylique.

On utilise cette préparation pour faire tomber la fièvre, soulager les douleurs et les rhumatismes articulaires, mais elle provoque des brûlures d'estomac.

En 1853, le chimiste strasbourgeois Charles Frédéric Gerhardt expérimente la synthèse de l'acide acétylsalicylique et dépose un brevet. Il meurt trois ans plus tard et ses travaux tombent dans l'oubli.

En 1859, Kolbe réussit la synthèse chimique de l'acide salicylique, mais c'est Felix Hoffmann, chimiste allemand entré au service des laboratoires Bayer en 1894, qui, en octobre 1897, reprenant les travaux antérieurs de Gerhardt, trouve le moyen d'obtenir de l'acide acétylsalicylique pur et réalise sa production industrielle. Il s'en sert d'abord pour soigner son père, qui souffrait de rhumatisme chronique. D'après des recherches de Walter Sneader de l'université de Strathclyde à Glasgow, c'était cependant le supérieur de Hoffmann, Arthur Eichengrün, qui eut l'idée de synthétiser l'acide salicylique.

Finalement, le brevet et la marque de l'aspirine sont déposés par la société Bayer en 1899, sous la dénomination « Aspirin ». La préparation arrive en France en 1908 et est commercialisée par la Société chimique des usines du Rhône. Cependant, après la Première Guerre mondiale, le Traité de Versailles stipule que la marque et le procédé de fabrication tombent dans le domaine public dans un certain nombre de pays (France, États-Unis... mais ils perdurent dans d'autres pays comme le Canada).

l'aspirine favorise l'ulcère comme les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens. Aujourd'hui, l'automédication par aspirine, par ses effets sur l'estomac et sur le sang (antiagrégant plaquettaire, qui entraîne une diminution des capacités du sang à coaguler) en fait un médicament qui demande un maniement délicat et précis, qu'on remplace avantageusement par le paracétamol s'il s'agit de lutter contre des douleurs légères ou moyennes.

À cette époque, d'autres produits sont utilisés comme remède contre la douleur et la fièvre : en 1897, l'aspirine est synthétisée par Felix Hoffmann et connaît un grand succès. L'acétanilide (1886) et la phénacétine (1887) sont aussi utilisés jusqu'à se révéler être des produits dotés d'effets secondaires graves et que les inconvénients de l'aspirine commencent à être connus. Le paracétamol réapparaît alors et les premières études sur les propriétés antipyrétique et antalgique du paracétamol sont conduites à la fin du XIXe siècle.

source : wikipedia

Image : Medicine carton containing soluble aspirin powder, c 1900 (www.scienceandsociety.co.uk)

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Liebig Fleischextrakt Nota-Block von ca.1890

Publié le par antoiniste

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Extrait de viande de Liebig (1905)

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L'extrait de viandes

Publié le par antoiniste

Sur l'extrait de viande
Par M. POCGIALE
    On sait qu'il existe dans les immenses prairies de l'Australie et de la Plata de nombreux troupeaux de bœufs et de moutons, que la viande a peu de valeur dans ces pays, que les animaux sont généralement abattus pour en retirer la graisse, la peau et la laine, et que la partie la plus utile pour l'alimentation de l'homme est perdue. On a eu naturellement la pensée de conserver les viandes pour les transporter en Europe, et l'on a employé pour cela divers moyens tels que la salaison, l'acide phénique et le procédé d'Appert, mais jusqu'à présent aucun de ces procédés n'a entièrement réussi. Les produits de la Plata que j'ai eu souvent l'occasion d'examiner et ceux qui ont paru à l'Exposition universelle étaient de qualité médiocre et quelquefois même altérés. Mais lorsqu'on voudra faire l'application sérieuse du procédé perfectionné d'Appert comme on le pratique en Europe, je ne doute pas que l'industrie ne livre à la consommation d'excellentes conserves.
    En attendant ce résultat si désirable, on a cherché à utiliser la chair des animaux pour la préparation de l'extrait de viande dont l'emploi est conseillé depuis longtemps par les médecins et les chimistes. Ainsi Parmentier, ancien pharmacien, inspecteur général de l'armée, en recommanda l'usage dans les ambulances. Mêlé avec du vin, dit-il, l'extrait de viande relève les forces des blessés épuisés par les perte de sang et leur permet de supporter les fatigues d'un long transport. M. Liebig, qui a étudié avec tant de persévérance et de talent depuis une vingtaine d'années toutes les questions relatives à l'alimentation, considère comme un acte de conscience que de faire connaître aux gouvernements l'importance de l'extrait de viande pour la préparation du bouillon. Il a été le promoteur de cette industrie dans l'Amérique méridionale et les hommes qui s'intéressent aux classes pauvres font des vœux pour le succès complet de son entreprise. [...]
    Suivant M. Liebig, l'extrait de viande sec contient environ 25 pour 100 de matières minérales. Mais si l'on ne connaît qu'imparfaitement la composition de l'extrait de viande, personne ne doute de son action bienfaisante lorsqu'il est convenablement préparé.

Extrait de viande de M.Liebig
    L'extrait de viande auquel M. Liebig a accordé son puissant patronage a été bien accueilli, assure-t-on, en Angleterre et en Allemagne, mais en France, il n'a eu jusqu'ici, selon l'expression de M. Payen, qu'un succès d'estime.

Journal de pharmacie et de chimie, 1868, pp.172-176 (Google Books)

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Lichen pulmonaire

Publié le par antoiniste

LICHEN PULMONAIRE, Lobaria pulmonaria, DC. ; Sticta pulmonaria, Ach. - LICHÉNACÉES.
    Angl. Oak-lungs tree, Lungwort. - All. Lungenkraut.
    Le Lichen pulmonaire, ou Pulmonaire de Chêne, ainsi nommé de son aspect lacuneux et de l'un de ses habitat, se rencontre sur les troncs d'arbres dans l'Europe centrale et septentrionale.

C'est un succédané du précédent [Lichen d'Islande] et sa composition, d'après John, se résume ainsi : résine, chlorophylle, extractif amer, amidon spécial, matière insoluble et sels.
    On l'emploie comme pectoral dans la phthisie pulmonaire et les bronchites, comme amer-astringent dans les hémorrhagies.
   La bière fabriquée en Sibérie avec ce Lichen passe pour efficace contre l'ictère.
   Le Lichen pulmonaire se prescrit en poudre à la dose de 4 grammes. On en donne deux fois plus en infusion ou décoction. Il entre dans le Sirop de mou de Veau. Les Anglais en font une teinture.

Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarious; ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française  ; Adolphe Gubler, Ernest Labbée, 1868, p.183 (Google Books)

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Universal Pills No 2, c 1825-1850

Publié le par antoiniste

    The pharmacist is asking, “What d'ye say, your Father's confined too? Bless me, why don't he try Morrison's Pills?”. The boy replies, “Cos I dont think he knowd as they wos good things to get him out of Witecross Street Prisun!”.

    Le pharmacien demande : "Qu'est-ce à dire, votre père est aussi en prison ? Crois-moi, pourquoi n'essaye-t-il pas les Pullules Morrison ?". Le garçon replies, "Pasque, j'pense pas qu'ça peut être des bonnes choses pour le faire sortir de la Prison de Witecross Street !".

 source : www.scienceandsociety.co.uk

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Pillules Morisson

Publié le par antoiniste

Empoisonnement par les pilules de Morisson

    Dans le tome 10 p.722 du Journal de chimie, nous avons fait connaître l'empoisonnement d'un jeune homme par les pilules de Morisson, Morisson's pills. Voici un second exemple du danger que présente cette composition formée de crème de tartre, de gomme gutte et d'une petite quantité de rhubarbe et d'essence, sans doute de teinture d'aloïs.
    Le 9 août 1836, mistriss Rebecca Russell, habitant Hull, se trouvant légèrement indisposée, alla consulter l'apothicaire voisin, M. La Mott, qui lui prescrivit les pilules de Morisson, dont il tient le dépôt : mistriss Russell commença le 9 août à prendre les pilules à la dose de 4 À 5 par jour ; elle était arrivée, sur l'ordonnance de M. La Mott à en prendre 15 toutes les trois heures. Lorsqu'elle expira, le 22 du même mois, au milieu de souffrances atroces, en éprouvant des crampes d'estomac et des convulsions qui se faisaient ressentir dans tous les membres, la bouche répandait une salive épaisse.
    Deux chirurgiens, MM. Casson et Walworth, appelés trop tard pour donner des secours à la malade, furent chargés de faire l'autopsie du corps ; ils déclarèrent que mistris Russel était morte d'une inflammation des intestins causée par des purgations excessives. Le coroner convoqua un jury d'enquête, dont le verdict fut que mistriss Russell élait morte victime de la grossière ignorance de l'apothicaire qui l'avait soignée, et qu'il y avait lieu d'accuser Thomas La Mott d'homicide simple (Manslaughter). Le coroner lance aussitôt un mandat d'arrêt contre l'accusé qui attend en prison les prochaines assises.
    Le jugement de La Mott aura lieu en vertu d'un statut qui date de la neuvième année du règne de Georges II : il est dit dans ce statut, que le manslaugther sera puni de la déportation, de l'emprisonnement ou de l'amende, suivant les circonstances de la cause et la conscience du juge. La responsabilité médicale récemment sujet de discussion chez nous ne fait pas question en Angleterre. Un statut rendu dans la 33e année du règne de Henri III dit qu'il y a manslaugther, meurtre simple, quand la mort du patient est amenée par la négligence, l'ignorance grossière, ou les expériences téméraires du médecin, du chirurgien ou de l'apothicaire. Et dans ce cas, outre l'action publique, la loi ouvre une action en dommages-intérêts à tous ceux que la mort du patient a pu léser. (Le Droit, mardi, 13 septembre i836.)

Journal de chimie médicale, de pharmacie et de toxicologie, p.607 (Google Books)

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