Thé Chambard - Le Centaure
Mémorial du Grand-Duché du Luxembourg - Recueil officiel des marques de fabrique et de commerce (1923)
Mémorial du Grand-Duché du Luxembourg - Recueil officiel des marques de fabrique et de commerce (1923)
Louis Antoine sera condamné le 19 février 1901 pour avoir conseillé des drogues ou des tisanes de plantes. L'amende est de 60 francs avec sursis de deux ans, mais il doit payer les dépenses du procès s'élevant à 78,25 francs.
Pour sa défense, il précise qu'il "prescrivait" de la "liqueur Koene ferrugineuse à enrichir le sang", il connaît la liqueur Koene "grâce à un prospectus qui a été répandu ainsi dans le pays". "Suivant mes inspirations, je fixe la dose à prendre par chaque personne et en tenant compte des instructions qui se trouvent dans le prospectus."
Mais, il a aussi "une recette générale, la principale", un morceau de papier magnétisé à tremper dans l'eau que devra boire le malade. Il fait également des appositions de mains. Même s'il ne prend aucune rétributions pour cela, les oboles qu'il veut anonymes sont nombreuses.

Le Père et la Mère à la sortie du Palais de justice (archives de Roland AE Collignon)
Le 22 octobre 1907, Louis Antoine est jugé en correctionnelle sur le chef "d'exercice illégal de l'art de guérir". Il sera acquitté, sa défense convainquit les juges. Voici la dernière phrase (cité de Antoine le guérisseur et l'Antoinisme de Pierre Debouxhtay) : "Je ne dis pas que je suis guérisseur du corps. Disons plutôt que je suis guérisseur de l'âme. Je ne traite pas le corps, je traite l'âme". (Historique du Culte antoiniste, p.31)
Une carte postale porte la mention :
Le PÈRE pleure de joie en quittant le Palais de Justice de Liège où il vient d'être acquitté. L'Avocat général chargé de le condamner avait pris sa défense. Le jour même, cet avocat général recevait d'un adepte du PÈRE une lettre où il était dit : "Une fois l'humanité régénérée d'après les enseignements du PÈRE, le nom de M. Meyers sera glorifié. Alors, en ce temps-là. M. l'avocat général sera inscrit au panthéon d'amour et de charité, à la colonne lumineuse qui doit éclairer l'humanité."
À droite il est indiqué :
22 OCTOBRE 1907
PÈRE. MÈRE ET LE FRÈRE DU PÈRE
On retrouve la femme à la gauche du Père sur une carte postale de la maison d'Antoine le Guérisseur. Si l'homme est Eloy-Joseph, il s'agit peut-être de son épouse Zoée Joséphine Mombret ?