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Anniversaire de la consécration du Temple de Stembert en 1961

Publié le par antoiniste

ANNONCE SPECIALE QUI A ETE FAITE
LE 10 SEPTEMBRE 1961, AU TEMPLE DE STEMBERT
A L'OCCASION DU 50ème ANNIVERSAIRE DE SA
CONSECRATION PAR LE PERE.


    Mes Frères,
Nous vous remercions premièrement d'être venus si nombreux pour revivre tous ensemble les instants inoubliables que vécurent ici même Notre Père et tous ses enfants, lors de la consécration, il y a aujourd'hui 50 ans, de ce petit Temple, symbole même de la simplicité et de l'humilité que le Père n'a jamais cessé de nous enseigner.
Cette consécration, le Père, nous l'a donnée en exemple, cet exemple que nous devons toujours nous efforcer de suivre afin de pouvoir autant que possible mettre en pratique ce que nous avons compris de Son Enseignement.
Enseignement qui est la véritable lumière où nous devons tous puiser pour nous confondre à la Foi pure, en Dieu même.
En 1911, un adepte eut la pensée de construire à côté de sa demeure, ici à Stembert, un modeste Temple sur le modèle de Jemeppe et en quelques mois, malgré la modicité des ressources il fût achevé. C'est ainsi que le 10 septembre de la même année le Père vint le consacrer.
Jamais les adeptes qui eurent le bonheur d'assister à cette cérémonie, n'oubierons ces quelques minutes où chacun se sentit transporté, pénétré d'un fluide exceptionnellement profond d'une telle force que tous furent convaincus de la puissance de la Foi.
Comme vous le voyez, la campagne de Bronde est vaste et solitaire, ce jour-là elle fut animée d'un mouvement extraordinaire, non seulement une partie de la population verviétoise, qui connaissait le Père, avait fait cortège à la voiture qui l'amenait avec Mère, mais des antoinistes du monde entier, pour la plupart revêtus de la robe, avaient tenu à prendre part à cette cérémonie. Une foule innombrable entourait le sanctuaire et le recueillement était général. Tous ressentaient plus ou moins inconsciemment l'influence du fluide éthéré. Le Père avait fait annoncer que pour la cérémonie il recevrait tous les malades réunis dans le Temple à 10 heures, comme il le faisait à Jemeppe. Leur nombre fut si grand qu'il dut renouveler cinq fois de suite l'Opération.
Après, le Père fit remercier ses adeptes, alors que nous ses enfants Lui devions tout. Quel bonheur inexprimable nous est donc réservé lorsque par le travail moral nous avons mérité de jouir de ce fluide céleste dont nous ressentons un avant goût lors de cérémonie semblable.
C'est ainsi qu'aujourd'hui nous sentons Notre Père en nos coeurs, comme par le passé pour nous diriger et nous soutenir. Certes les épreuves nous assaillent souvent mais prenons exemple sur le Père, le parfait modèle de la résignation, nous nous efforçons d'y voir une récompense puisque nous savons que sans elles, il n'est point d'avancement, qu'elles nous entourent d'un fluide plus éthéré et qu'il n'est pas d'autre chemin pour atteindre au Père, au sein duquel nous aspirons à nous confondre pour y jouir tous ensemble du vrai bonheur.

 

(Feuillet remis lors d'une Solidarité de Groupe à Stembert, en 2009).

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L'occultisme, la médecine et la justice (Le Figaro, 12 janvier 1922 - Numéro 29)

Publié le par antoiniste

Le Figaro - 29-01-1922 (Numéro 29)L'occultisme, la médecine et la justice

    Occultisme ! Hypnotisme ! Sorcellerie ! Passes magnétiques ! Incantations !
    Tout cet attirail diabolique, scientifique, ou niais - les distinctions ne sont peut-être qu'une affaire de milieu et de degré - envahit tous les mondes. L'actualité en est comme saturée.
    Il y a un mois, les farces d'une petite fille, dans un coin perdu de la Bretagne, causaient la terreur de tout un village, à l'entour d'une maison hantée. La police intervint et découvrit le mystère.
    Hier, toujours en Bretagne, une famille, en proie au mauvais sort, fait appeler une tzigane pour le conjurer. On ne sait pas si les incantations de la bohémienne réussirent à redresser le destin. Mais son apparition dans la famille coïncida avec la disparition de quelque pécule.
    La famille volée s'adressa, cette fois, à la justice, et le tribunal de Lorient condamna la romanichelle, qui n'avait sans doute pas prévu cette fin, ni su conjurer à son bénéfice le mauvais sort.
    Dans l'Agenois, un drame sinistre, renouvelé d'on ne sait quel moyen âge, d'on ne sait quelle paysanne Cour des miracles, nous transporte dans la nécromancie. Un sieur Paget, sorcier de son état, fait assassiner un métayer par sa famille, sous prétexte que ce métayer avait le mauvais oeil et portait malheur aux siens, tout en contrariant l'influence du magicien.
    A Tulle, un juge d'instruction fait appel à l'hypnotisme pour découvrir l'auteur de lettres anonymes. Le ministre le frappe d'une peine disciplinaire pour lui apprendre que le code d'instruction criminelle ne prévoit pas ce moyen d'investigation et de découverte.
    Au Sénat, une interpellation se greffe sur l'aventure. L'interpellateur ne peut pas admettre que de telles pratiques pénètrent dans les cabinets des juges d'instruction. Il a raison.
    Il ne trouve pas ces pratiques capables de faire découvrir les criminels. Mais il reconnaît que l'occultisme est arrivé peut-être, s'empresse-t-il d'atténuer sur certains points, à des résultats scientifiquement contrôlés au point de vue de la guérison de certaines maladies.
    Les médecins, du moins ceux d'une certaine école, ne se font pas faute de recourir à l'hypnotisme, à l'occultisme, à l'autosuggestion, à toute' cette prétendue science, pour traiter les malades.
    Au surplus, le monopole de l'exercice de la médecine, ou, si l'on préfère, de l'art de soigner les gens de cette manière, n'appartient pas au corps médical.
    Vous n'ignorez pas que l'exercice légal de la médecine exige un diplôme, à défaut duquel celui qui essaie de guérir les malades se rend coupable du délit d'exercice illégal de la médecine, qui comporte des pénalités correctionnelles.
    Or, justement, l'occultisme, l'incantation et les passes magnétiques, ainsi que le magnétisme, appliqués par n'importe qui au traitement des maladies, ne constituent pas le délit d'exercice illégal de la médecine. Illégal, c'est-à-dire sans diplôme.
    La Cour de cassation admet en principe que ne commet pas le délit d'exercice illégal de la médecine celui qui, sans ordonner aucun remède, sans faire aucune prescription, sans donner aucune direction aux malades, se borne, quelle que soit la nature du mal, à placer pendant un certain temps une de ses mains sur le siège de la douleur, en adressant une invocation mentale à un esprit dont il se croit le pouvoir de provoquer l'intervention favorable.
    Et cette solution est logique. Si ce principe n'était pas reconnu, on serait entraîné, comme conséquence, à poursuivre et à persécuter n'importe quelle religion pour exercice illégal, de la médecine. Les prières en faveur des malades seraient un délit.
    Le Tribunal correctionnel de Villefranche-de-Rouergue a acquitté dernièrement un guérisseur non docteur en médecine qui avait conseillé à deux malades de s'abstenir de médicaments « de fiole » et de ne pas employer de gouttière, considérant que ce n'était pas un conseil d'abstention assez caractérisé pour constituer une véritable prescription médicale.
    Ce guérisseur, à part ces deux cas - et il a huit mille clients, dit le jugement - se borne, quelle que soit la nature de la maladie, à promener ses mains, à les imposer sur le siège du mal tout en prononçant une invocation a une puissance mystérieuse et bienfaisante ; il dit qu'il communique ainsi au malade une force extérieure à lui-même, dont il prétend n'être que l'agent conducteur, force dont il ignore la nature, mais dont il a vérifié, dit-il, les vertus curatives.
    Les juges ont déclaré que les découvertes récentes de forces nouvelles dont la nature, la puissance et le degré d'utilisation sont encore mal définis, commandent une grande circonspection dans la négation comme dans l'affirmation de phénomènes a priori inadmissibles, mais qui ne nous apparaissent peut-être comme tels que parce qu'ils bouleversent la quiétude de nos connaissances et de nos habitudes.
    De nombreux témoins avaient affirmé, avec des accents de certitude troublants, la vertu curative des pratiques du guérisseur. Sans doute.
    « Il y a, dit Hamlet à Horatio, plus de choses dans le ciel et sur la terre que n'en rêve notre philosophie. »
                 Daniel Massé.

Le Figaro, 12 janvier 1922 (Numéro 29)
source : gallica

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E.M. Cioran - Ebauches de vertige - p.69

Publié le par antoiniste

    L'apparition de la vie ? Une folie passagère, une frasque, une fantaisie des éléments, une toquade de la matière. Les seuls qui aient quelque raison de ronchonner sont les êtres individuels, victimes pitoyables d'une lubie.

        E.M. Cioran, Ebauches de vertige
        Folio - 2E, p.69

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Lizzy Mercier-Descloux - Lotus esquimaude

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L'invention de l'homosexualité et Michel Foucault

Publié le par antoiniste

Selon Michel Foucault, l’homosexualité est une création institutionnelle récente puisqu’elle résulte du discours psychiatrique du XIXe siècle. Il offre ainsi aux mouvements gays et lesbiens un formidable argument de dépassement des inégalités, trop souvent perçues comme naturelles.

« Cette chasse nouvelle aux sexualités périphériques entraîne une incorporation des perversions et une spécification nouvelle des individus. La sodomie - celle des anciens droits, civil ou canonique - était un type d'actes interdits ; leur auteur n'en était que le sujet juridique. L’homosexuel du XIXe siècle est devenu un personnage : un passé, une histoire et une enfance, un caractère, une forme de vie ; une morphologie aussi, avec une anatomie indiscrète et peut-être une physiologie mystérieuse. Rien de ce qu’il est au total n’échappe à sa sexualité. Partout en lui, elle est présente : sous-jacente à toutes ses conduites parce qu’elle en est le principe insidieux et indéfiniment actif ; inscrite sans pudeur sur son visage et sur son corps parce qu'elle est un secret qui se trahit toujours. Elle lui est consubstantielle, moins comme un péché d’habitude que comme une nature singulière.

source : http://culture-et-debats.over-blog.com/article-515732.html

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Marcel Moreau, Monstre - Avec ou sans Dieu

Publié le par antoiniste

    Nous mourrons d'avoir perdu, d'une manière à ce point lamentable, notre pari : faire aussi bien sans Dieu qu'avec lui.

Marcel Moreau, Monstre (1986), p.20 - Avec ou sans Dieu
Luneau Ascot Editeurs, Paris

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William Penn - l'esprit donne l'explication à chacun pour soi

Publié le par antoiniste

    L'écriture est le texte, l'esprit donne l'explication, et il la donne à chacun pour soi.

William Penn, Histoire abrégée de l'origine et de la formation de la société dite des Quakers (1839), p.14
source : Google Books

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Simone Weil - La réalité hors du monde

Publié le par antoiniste

« Il y a une réalité située hors du monde, c’est-à-dire hors de l’espace et du temps, hors de l’univers mental de l’homme, hors de tout le domaine que les facultés humaines peuvent atteindre. A cette réalité répond au centre du cœur de l’homme cette exigence d’un bien absolu qui y habite toujours et ne trouve jamais aucun objet en ce monde. (…) De même que la réalité de ce monde-ci est l’unique fondement des faits, de même l’autre réalité est l’unique fondement du bien. C’est d’elle uniquement que descend en ce monde tout le bien susceptible d’y exister, toute beauté, toute vérité, toute justice, toute légitimité, tout ordre, toute subordination de la condition humaine à des obligations. »

Simone Weil, Écrits de Londres, p. 74
source : wikipedia

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Marcel Moreau, Monstre - Les Abîmes

Publié le par antoiniste

    Celui qui s'émerveille des performances technologiques est déjà un homme perdu pour les vraies connaissances, vertigineuses, celles auxquelles nous invite le mystère humain, charnel, spirituel, ces abîmes dont l'exploration fut à peine commencée et resta en l'état, par excès de raison, d'humanisme, par haine de la folie.

Marcel Moreau, Monstre (1986), p.15 - Les Abîmes
Luneau Ascot Editeurs, Paris

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Rudolf Steiner - La pensée est un fait

Publié le par antoiniste

    Il y aura des gens pour objecter que la justesse ou la fausseté de nos pensées sont choses impossibles à certifier, et que, par conséquent, notre point de départ est suspect. C'est là faire preuve d'un aussi maigre bon sens que si l'on se demandait, pris de scrupules : Cet arbre est-il juste ou faux ? La pensée est un fait. Parler de la justesse ou de la fausseté d'un fait, c'est un non-sens. Tout ce qu'on peut faire, c'est douter que la pensée soit employée avec justesse, comme on peut douter qu'un arbre fournisse de bon bois pour la fabrication d'un outil vraiment pratique.

Rudolf Steiner, La Philosophie de la liberté, 1918 (p.57)
source : Gallica

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