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Il est tellement plus simple et rapide de prescrire une molécule miracle

Publié le par antoiniste

   La législation récente a eu beau limiter à un mois la prescription des benzodiazépines, le nombre de patients ainsi dépendants ne diminue pas beaucoup. Les Français sont ainsi les champions du monde de la prise de tranquillisants. Et cela grâce à l'ignorance insondable des médecins de notre pays dans le domaine des médicaments ! L'enseignement de la thérapeutique a en effet longtemps été cantonné, en faculté, à de grandes généralités. L'internat, censé sélectionner l'élite des médecins hospitaliers, a jusqu'à une période toute récente complètement ignoré la pharmacologie et les dangers des médicaments pris au long cours. Outre les anxiolytiques, les antidéprésseurs lancés à coup de campagnes publicitaires ont un cote inégalée dans le corps médical. Il est tellement plus simple et rapide de prescrire une molécule miracle que de passer une demi-heure à écouter quelqu'un vider son sac. Et pourtant, de nombreuses études scientifiques ont démontré que, à long terme, l'accompagnement psychologique est aussi efficace, moins coûteux et plus durable sur l'anxiété et les sentiments dépressifs passagers que ne le sont les médicaments.

Martin Winckler, C'est grave docteur ?,
Ce que disent les patients, ce qu'entendent
, p.210
Editions de La Martinière, Paris, 2002

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Jemeppe-sur-Meuse - Le Temple d'Antoine le Guérisseur (façade rue Bois du Mont)

Publié le par antoiniste

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Justinus Kerner, mesmériste allemand du début du XIXe siècle

Publié le par antoiniste

Illustration : Justinus Kerner (1852, Ottavio d'Albuzzi)(wikipedia)

Justinus Andreas Christian Kerner (18 septembre 1786 - 21 février 1862) fut un médecin et un poète allemand de Weinsberg (près d'Heilbronn). Il donna la première description détaillée du botulisme  et fut aussi le précurseur des applications thérapeutiques de la toxine botulique dont il expérimenta les effets sur lui-même et sur de nombreux animaux. Il est l'auteur d'un livre sur la voyante de Prevorst.

 Magnétisme animal
    En 1815 il avait obtenu le poste de médecin officiel du district (Oberamtsarzt) à Gaildorf et en 1818 fut transféré à Weinsberg, où il passa le reste de sa vie. À côté de ces œuvres littéraires, Kerner fut l'auteur de plusieurs livres médicaux populaires traitant du magnétisme animal. Il fut le premier à faire une recherche sur la vie de Franz Anton Mesmer et à rassembler des documents biographiques s'y rapportant.
    En 1826 se présenta Friederike Hauffe, fille d'un garde-forestier de Prevorst et somnambule extra-lucide dont Kerner relata l'histoire dans son livre Die Seherin von Prevorst, Eröffnungen über das innere Leben des Menschen und über das Hineinragen einer Geisterwelt in die unsere (La voyante de Prevorst, considérations inaugurales sur la vie intérieure de l'être humain et l'intervention d'un monde des esprits dans le nôtre) (1829; 6ième édition, 1892).

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Justinus_Kerner

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la communauté des Frères du plateau

Publié le par antoiniste

Rencontre avec des membres de la communauté des Frères du plateau

Le Progrès 12 juin 2003 par Fabienne Mercier

[Texte intégral]

A la suite de la conférence de l'Avife, des membres de la communauté des Frères de Plymouth du plateau Vivarais-Lignon ont accepté de répondre à nos questions. Ils nous livrent les grandes lignes de leur pratique religieuse et évoquent certains aspects de leur mode de vie.

A la suite de la conférence de l'Avife (Association d'aide aux victimes des frères exclusifs) au Chambon-sur-Lignon, il nous a paru souhaitable de demander aux personnes appartenant à la communauté des Frères de Plymouth résidant sur le plateau Vivarais-Lignon, de réagir.
Cinq d'entre eux, présents mercredi soir à la maison des Bretchs, ont bien voulu le faire, lundi.

Il s'agit d'Yves Chastagnier, responsable d'une entreprise de métallurgie à Tence ; de Paul Mas, retraité de l'agriculture à Fay-sur-Lignon ; d'Edmond Pelissier, commerçant en matériel de protection contre l'incendie au Chambon-sur-Lignon ; de Gérard Vergnon, chef d'une entreprise de stores, protections solaires, à Saint-Agrève et son père, Jean, aujourd'hui retraité.

En préambule, ils exprimèrent le sentiment « d'avoir vécu une forme de lynchage, mercredi soir. Nous regrettons que l'Avife ne nous aient pas invités à assister à sa conférence. Aussi, avons-nous adressé, ce jour, un courrier au président de l'Avife, lui demandant qu'à l'avenir, si d'autres conférences sur ce thème devaient être organisées, nous puissions en être informés au préalable ».

Combien comptez-vous de membres dans vos rangs, sur le Plateau ?
« Autour de 250. En France, nous sommes 1 125 et dans le monde, quelques 45 000, plutôt concentrés dans les pays anglo-saxons, mais aussi en Espagne, en Italie, en Argentine etc. »

Où vous réunissez-vous ?
« Nous disposons de six lieux de rencontres : trois assemblées au Chambon-sur Lignon (une principale et deux plus modestes), une à Fay-sur-Lignon, une à Tence, une à Saint-Agrève. Ces assemblées sont gérées dans le cadre d'associations régulièrement déclarées, l'une au nom de l'association chrétienne du Grand pré, l'autre du Haut-Vivarais ».

Comment résumeriez-vous votre mode de fonctionnement ?
« S'il n'y a pas de hiérarchie, ce n'est pas l'anarchie pour autant. Dans nos assemblées, chacun peut prendre la parole (NDLR : les hommes uniquement et la langue habituellement en usage est l'anglais). La conduite parmi les Frères est totalement dénuée de caractère officiel. Des « Frères conducteurs » émergent dans les assemblées locales et, en ce qui concerne la communion universelle, il existe un Frère reconnu, spécialement aimé, dont la parole est considérée comme exprimant les instigations du Saint-Esprit Le dimanche est la journée du Seigneur, marquée par trois rencontres. Puis, chaque soir de la semaine, entre 20 et 21 heures, nous nous réunissons, dans l'une ou l'autre assemblée, pour des prières, des études de thèmes bibliques ».

Quelles sont les grandes lignes de votre mode vie ?
« Notre vie de chrétien est centrée sur la Cène du Seigneur. Notre vie sociale sur la communauté. Nous accordons un grand intérêt à la famille. La place des femmes est celle qui découle d'un principe établi dans la Bible. Il est exact qu'elles doivent garder la tête couverte, comme les écritures saintes le préconisent. Nous ne partageons de repas, de boissons qu'avec des membres de notre communauté. Nous n'écoutons ni radio, ni télé, n'utilisons pas l'informatique ».

Comment se déroule la scolarité des enfants ?
« Nous avons à coeur que nos enfants aient un bagage correct car nous sommes bien conscients que, pour une bonne insertion économique, un minimum est indispensable. Nous encourageons les filles, comme les garçons, à aller jusqu'au bac mais pas au-delà. Car nous considérons qu'il faut vivre sa foi chrétienne dans la simplicité. Il est clair que notre vie religieuse passe avant notre vie professionnelle. Toutefois, il faut noter qu'aucun d'entre nous n'est au chômage.
En primaire, en général, les enfants vont à l'école publique. Ensuite, nous considérons que la vie dans un collège est rarement compatible avec nos valeurs (problèmes de moralité, violence, drogue). Aussi, les enfants poursuivent leur scolarité avec les cours à distance. Cependant, nous avons souhaité les aider et avons mis en place, depuis deux ans, un centre de soutien, à Tence, les Cardamines, où sept professeurs diplômés - et non Frères - prennent en charge vingt élèves de la 6e à la 3e ».

Quels sont les motifs qui peuvent conduire à l'exclusion d'un membre de votre communauté ?
« Ils sont extrêmement rares et découlent principalement d'une conduite incompatible avec les enseignements de la Bible, ainsi la fornication, l'adultère, le mariage hors de la communauté, les erreurs de doctrine M. Darby a écrit « la discipline d'exclusion est toujours effectuée en vue de la restauration de la personne qui y a été soumise et jamais dans le but de se débarrasser d'elle ».

source : http://www.prevensectes.com/rev0306.htm#12a


pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Brethren

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Anthropocène

Publié le par antoiniste

    L'Anthropocène est le terme créé et utilisé par certains scientifiques, dont Paul Crutzen, prix Nobel de chimie, pour désigner une nouvelle époque géologique, qui aurait débuté vers 1800, avec la révolution industrielle et où l'action de l'espèce humaine est devenu une force géophysique agissant sur la planète. Cette époque nouvelle a été déclenchée par le déstockage de ressources fossiles enfouies telles que le charbon, puis le pétrole et le gaz naturel. Elle est caractérisée par l’impact devenu majeur de l’homme sur le système Terrestre (y compris climatique).
    L'anthropocène succèderait ainsi à l'holocène qui avait débuté il y a dix mille ans.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropocène

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Musajjakawa Malaki (1875-1929), leader d'une église thaumatrugique en Uganda

Publié le par antoiniste

Malaki, Musajjakawa
c. 1875 to 1929
Malakite Church
Uganda

    Musajjakawa Malaki was a Christian leader who formed a separatist church, the Society of the One Almighty God, popularly known as the Malakites.
    Malaki, a Baganda, was twice refused baptism by Anglican missionaries, and in 1914 he founded the Malakite movement, which soon developed into a formal denomination that claimed more than 90,000 adherents within seven years. The Malakites were also the first independent church in Uganda.
    Although the Malakites were a religious group, they also carried the seeds of anticolonial dissent. The movement was confined almost entirely to the Baganda, Uganda's dominant ethnic group, which by 1914 was substantially Christian. Malaki taught that Western medicine was to be rejected, which created conflict with both the missionaries and the government. Perhaps more serious was his advocacy of land redistribution. The Malakites proposed that ancestral lands be the property of clans rather than of individuals. This proposal was a threat to the local chiefs. The incident that brought about the suppression of the Malakites by the colonial government, however, was their refusal to cooperate in a vaccination program. Malaki himself died as the result of a hunger strike.
    The movement declined swiftly from its peak in 1921 until it disappeared around 1930. The Malakites' church was among the very few large independent churches in Africa that have collapsed. Its appearance caused the missionary churches to reconsider their attitudes toward African religious aspirations.
Norbert C. Brockman

Bibliography:
Lipschutz, Mark R., and R. Kent Rasmussen. Dictionary of African Historical Biography. 2nd edition. Berkeley: University of California Press, 1986.

This article is reproduced, with permission, from An African Biographical Dictionary, copyright © 1994, edited by Norbert C. Brockman, Santa Barbara, California. All rights reserved.
source : http://www.dacb.org/stories/uganda/malaki_musaj1.html


    The Bamalaki (followers of Malaki) who called their movement K.O.A.B.-- an abbreviation of Katonda omu ayinza byona which means "God is omnipotent"-- were dissident protestants whose faith rested on their devotion to the Bible. Malaki was a disciple of Joswa Kate Mugema, a rich and influential Buganda chief who refused to recognize any authority but the Bible and differed from the protestants on many religious principles. He regarded Saturday as the Sabbath and requested the British authorities to accept this officially. To do so would have created difficulties at work and administrative problems, and thus Mugema clashed with the British on this issue. He began comparing himself to Moses who was sent by God to Pharoah (in this case, the British Government) and gave his nation a new code of laws. Mugema violently fought any sign of idol worship. He forbade his followers to eat pork, but allowed polygamy, claiming that the patriarch Abraham married more than one wife. In this too, he deviated from accepted Christian practice. But the most important principle in the new faith, which spread rapidly through Uganda (in 1921 there were about 100,000 believers), was violent opposition to the use of medicines and immunizations for humans and animals. Doctors were regarded as Satan's representatives. If God could save man from the burning fiery furnace (Daniel 3), he could definitely help them in time of illness, no matter how severe. There was no need for human aid--faith alone would suffice. The Malaki referred to the Old Testament on this question, quoting amongst many other verses, Jeremiah 46:11: In vein shall you use many medicines; for you shall not be cured. Their objection to immunization during an outbreak of plague resulted in violence between them and the British authorities. Their leader Malaki was exiled to northern Uganda in 1926 and died that year of a protracted hunger strike.
source : http://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/Judaism/uganda1.html


    The main proponent of the spread of Malakitism in eastern Uganda was Semei Kakungulu, who - embittered with the colonial authorities after his retirmeent from the 'presidency' of Busoga in 1913 - heartily embraced the anti-establishmentarianism of the breakaway faith. Kakungulu withdrew from politics to focus his attention on spiritual matters, he soon started to develop his own variations on the established Malakite doctrines, leading to a dispute that would eventually split the Mbale Malakites into two opposing factions. The key issue was male circumcision, which most other Malakites regarded as sacrilege. The true reason behind the widespread Malakite objection to circumcision was rooted in Kiganda tradition, which forbade bodily mutilation of any sort. But this was rationalised away by claiming that circumcision was the way of the Abayudaya, people who don't believe in Jesus Christ.
    The present-day Abayudaya communitu was founded in 1920, when Kakungulu, fed up with the wuarrelling, announced to the Malakites that 'because of your insults... I have separated completely from you and stay with those who want to be circumcised: and wa wil be known as the Jews'. Kakungulu - at the age of 50 - was circumcised along with his first-born son. He circumcised all his subsequently born sons eight days after their birth, and gave all his children Old Tertament names. In 1922, he published an idiosyncratic Luganda religions text steeped in the Jewish religion, demanding complete faith in the Old Testament and all its commandments from himself and his followers.

Philip Briggs, Uganda, 5th: The Bradt Travel Guide, p.438-39
Bradt Travel Guides, 2007 - 512 pages
source : Google Books

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Rue Hors-Château - temples antoiniste et protestant (entre 1917 et 1930)

Publié le par antoiniste

source : Société d'Histoire du Protestantisme du 01-12-1929 (gallica)

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Spa - Square du Père Antoine

Publié le par antoiniste

Spa - Square du Père Antoine

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Dans un autre domaine, ces deux planètes existent déjà

Publié le par antoiniste

    Les écologistes, désespérés par l’épuisement des ressources et le déclin des écosystèmes, font remarquer qu’il nous faudra deux planètes pour survivre. Dans un autre domaine, ces deux planètes existent déjà, tout le monde sait bien qu’il y a une planète des riches et une autre des pauvres. La première, usurpée, n’est pas pour nous déplaire… Un milliard de riches occupe l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Australie, le Japon et un club très privé de privilégiés qui règnent tyranniquement sur les pays du Tiers-monde. Ce milliard de riches cache aussi sa misère (qu’on ne saurait voir) : Quart-monde dormant sur les trottoirs des quartiers boursiers, Enfants de Don Quichotte s’adonnant aux joies du camping urbain, gastronomes des restos du cœur, etc. Le solde de la communauté terrienne, soit un peu plus de 5 milliards et demi de gens dont le pauvre destin est joué d’avance, croupit dans le reste (et les restes) du Monde. Le premier Monde s’approprie (en tout bien tout honneur !) les 7/10 de l'énergie, les 4/5 du bois et autant des produits de la pêche, les 3/4 des métaux, les 5/6 des crédits d'éducation, les 9/10 des budgets de recherche et de développement, possède les 3/4 des automobiles, neuf avions sur 10, etc. Voilà des chiffres bien peu consensuels et équitables qui prouvent l’excessive mainmise du milliard de privilégiés dont la liberté de puiser et d’épuiser ne s’arrête pas où commence celle des autres 5 milliards soumis au diktat. Nous garantissons ainsi aux plus pauvres de continuer à stagner, voire à s’enfoncer, dans leur état de pauvreté. En terme d’empreinte écologique insoutenable, un Nord-américain ou un Français valent combien d’Africains ? L'état américain le moins densément peuplé qu’est le Wyoming (510 000 habitants) émet plus de CO2 que 69 pays en développement réunis et totalisant 357 millions de personnes.

Michel Tarrier, Démographie : la vraie vérité qui dérange
source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1494_demographie_la_vraie_verite_derange.php

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Père Dor - Catéchisme de la Restauration de l'âme (1912)

Publié le par antoiniste

Auteur :     Pierre Dor, dit Père Dor, stimulateur des vertus surnommé aussi le docteur sans médicament
Titre :     Catéchisme de la restauration de l'âme
Editions :    Roux-lez-Charleroi, 1912, 80 pages

Table des matières :
    Avis (p.2)
    Introduction (p.3)
    Chapitre I - Instruction - Mes très chers Malades (p.5)
    Chapitre II (p.8)
    Chapitre III (p.14)
    Chapitre IV (p.14)
    Deuxième partie (p.17)(demandes et réponses)
    Chapitre V - Mes chers amis (p.17)
    Chapitre VI (p.22)
    Chapitre VII (p.25)
    Chapitre VIII (p.28)
    Chapitre IX (p.31)
    Troisième partie (p.35)(demandes et réponses)
    Chapitre X (p.35)
    Chapitre XI (p.41)
    Chapitre XII (p.47)
    Quatrième partie - Evangile des Evangiles - Jésus-Christ parle à nouveau, Mes Frères (p.49)
    Chapitre XIII - Ce qu'il faut pour être véritablement chrétien (p.55)
    Chapitre XIV (p.56)
    Chapitre XV - Qu'est-ce que Dieu ? (p.58)
    Chapitre XVI (p.59)
    Chapitre XVII (p.61)
    Chapitre XII (p.47)
    Chapitre XVIII - L'effet de la colère (p.62)
    Chapitre XIX - Les effets de la Richesse (p.64)
    Chapitre XX (p.68)
    Chapitre XXI - La malheur réel (p.71)
    Conclusion (p.73)
    Mes chers Malades (p.77)
    L'Image d'un monde moderne (p.79)

    Pierre Debouxhtay nous dit dans L'antoinisme publié en 1945 : "ce qui nous semble certain, c'est que dans ses livres sacrés, Antoine n'est pas un plagiaire, comme nous pourrions prouver que l'a été son neveu, le Père Dor, autre prophète wallon, qui s'identifiant avec le Christ, considérait son oncle comme son saint Jean-Baptiste".
    Il semble que Pierre Debouxhtay n'ai pas consacré d'étude au neveu prophète.
    Comme auteur, on connaît de lui ce Catéchisme de 1912, Christ parle à nouveau de 1913 ainsi que quelques fascicules.
    Comme étude, citons le chapitre que lui consacre Régis Dericquebourg et surtout Le Père Dor ou le Messie du XXe siècle de Bertha Mertens (Bruxelles, 1936).
    Pierre Dor voyagea beaucoup également, puisque il aurait rencontré Mme Guillaume, adepte new-yorkaise sur le bateau Le Havre-New York et lui aurait parlé de Louis Antoine, puis il alla en Russie, où il fut inquiété par les autorités du Tsar.
   Revenu en Wallonie, il s'installa à Jemeppe, puis à Roux-Wilbeauroux en août 1909. Après une premier temple, il fonda une salle, l'Ecole morale, « le Temple de la vertu. Culte de la miséricorde » en 1912. Ayant laissé pousser barbe et cheveux, et s’étant revêtu d’une robe noire, il va dispenser son enseignement spirituel et recevoir les malades.
    Un descente du Parquet de Charleroi à Roux le 24 février 1914, escorté de huit gendarmes, donne lieu à un procès en 1916 pour escroquerie, attentat à la pudeur et exercice illégal de l'art de guérir. Il fut acquitté pour les deux premiers délits mais condamné pour l'exercice illégal de l'art de guérir. Il s'en revendiquait d'ailleurs avec un certain humour puisqu'il reprochait aux médecins qui l'attaquaient de pratiquer "l'exercice légal de l'art de ne pas guérir... (note de JP sur mon blogg).
    Il s'installa à Uccle, Fort Jaco, où il continua à recevoir les malades, sans toutefois donner autant d'instructions qu'à Roux. Il mourut à Uccle le 5 mars 1947, et avec lui le dorisme.
    Régis Dericquebourg précise : "l'instruction de Pierre Dor ressemble à celle de son oncle mais il y ajoute une touche plus moralisatrice". (p.32)
    Citons le chapitre XII du Catéchisme :
    " 18ème DEMANDE. - Vous avez dit, au chapitre X, 1e demande : « Que toutes les maladies n'étaient pour vous que des obsessions ». Or je désirerais être instruit plus longuement sur cette question, car elle m'embarrasse ?
    REPONSE. - Si celà en était autrement, comment moi, homme simple et ignorant au point de vue scientifique, arriverais-je à guérir une foule de graves maladies internes, où la science se perd, par le seul fait d'avoir confiance en moi. Combien de personnes, condamnées par la science à subir une opération, même très dangereuse, ne guérissent-elles pas par mon intervention ? En constatant ces faits, est-il besoins de faire plus pour que vous compreniez cette question ?
    19ème DEMANDE. - Comment se fait-il alors que les médecins ne reconnaissent pas ces faits ?
    REPONSE. - Pour que les médecins en arrivent là, il faut un certain temps ; il s'en trouve déjà (peut-être) qui savent que les médicaments ne guérissent pas ; ceux-là se contentent seulement de donner des conseils qu'ils ont acquis, par leur expérience.
    20ème DEMANDE. - Alors, ceux-là qui donnent des conseils, pourquoi ne guérissent-ils pas comme vous ?
    REPONSE. - Je ne peux pas vous répondre, car ce serait aller trop loin.
    27ème DEMANDE. -  Que deviendra donc la science ? Que deviendront ceux qui l'embrassent, qui se donnent tant de mal pour inventer des ultra-microscopes dans le but de découvrir les microbes inconnus qui, selon eux font tant de ravages.
    REPONSE. - La science deviendra ce qu'elle pourra, mais je dois vous dire, que tant qu'on cherche et qu'on fouille dans l'air, dans l'eau et dans la boue pour trouver ce qui tue le corps de l'homme, on ne trouvera qu'un abîme, qui permettra à la fin de reconnaître qu'on s'est trompé de chemin. Mes chers amis, celui qui s'efforce de comprendre la question morale, ne tarde pas à reconnaître que le seul microbe qui tue le corps, est simplement l'imperfection. Il sait et il voit, qu'il n'est comme remède que l'amour de la perfection.

    La REPONSE de la p.45 précise en quoi consiste l'imperfection pour le Père Dor : « Brûler » est une chose bien mauvaise.
    C'est une passion ou plutôt une obsession qui cache presque toujours sous l'écorce de l'honneur et de la vertu, les désordres les plus honteux et qui couvre inévitablement les maux les plus cuisants et les plus dangereux, les remords les plus affreux. C'est enfin un commerce impur qui mène sûrement ceux qui le font, aux douleurs terribles, à des maladies graves qui les emportent souvent à la fleur de l'âge, dans un état, qui fait horreur à l'humanité. Notez que cette faiblesse de brûler, se fait remarquer déjà dans le plus jeune âge, même dans le berceau.
    Quel remède, me dira-t-on à tous ces maux ? Quels moyens surtout contre les terribles initiations qui sont la source de tous ces désordres ?
    Ma réponse sera courte. D'abord, on doit savoir que je ne suis pas un juge, mais un consolateur, un sauveur. Vous serez donc sincère devant moi, si, par ma sensibilité, je découvre cette habitude en vous. Vous penserez à moi pour repousser cette pensée, aussitôt qu'elle apparaîtra en vous. Vous direz : « Mon Père Dor, aidez-moi à écarter cet esprit qui m'entoure, faites, mon père, pour que je ne me laisse pas aller à ce vice éminemment destructeur du physique et du moral » !

    L'âge ne doit pas, comme je viens de le dire, éloigner toutes espèces de soupçons à cet égard, et les parents, s'ils ne sont pas atteints eux-mêmes par ces esprits obsesseurs, ne sauraient, par conséquent, trop et trop tôt surveiller leurs enfants sous ce rapport, s'ils ne veulent s'exposer à entendre un jour ce cri de désespoir d'un enfant qui périssait dans cette dernière faute : « Malheur à celui qui m'a perdu ! malheur à celui qui m'a perdu » ! « Qu'ils sont barbares, disait plus doucement un autre enfant dont un docteur a reçu les dernières paroles ; qu'ils sont barbares, les parents, les maîtres, les amis, qui ne m'ont pas averti du terrible danger où conduit ce vice affreux » !


    On voit donc en effet que la teneur est plus moralisante. De plus, même s'il y a plagiat dans les textes et le mode d'opération, le Père alla plus loin : il prêcha un végétalisme dur, et on lit ici qu'il conseille d'initier les enfants très jeunes à sa morale, ainsi qu'à des personnes qui ne le demandent pas, ce que le Père Antoine ne fit jamais. Ensuite, le Père Dor ne semble pas s'appuyer sur la réincarnation pour expliquer les épreuves. Ainsi ce sont les excès qui en sont la source. Il cite le Nouveau Testament très fréquemment et évoque le Christ (c'est la raison pour laquelle il se disait le Christ et Louis Antoine son Saint Jean-Baptiste). Puis il s'affuble lui-même de noms tous aussi gratifiant les uns que les autres : consolateur, sauveur, sauveur du monde, prophète, messie, stimulateur des vertus, docteur sans médicament,  docteur de l'âme,etc., etc., etc.
    Signalons qu'il reproduit l'allure de son oncle (barbe et robe noire), Régis Dericquebourg reproduit une photo de lui bénissant un malade comme le Christ guérisseur, la couverture de ce catéchisme est verte, et porte Un seul remède peut guérir l'humanité : l'amour du bien (c'est-à-dire désintéressement). Oh ! Amour du bien fluide béni et consolant : Heureux ceux qui te connaisse. Pour eux, la voie est éclairée, car tout le long de leur route, ils peuvent lire les moyens d'arriver au but. Cet amour résume tous les devoirs de l'homme et le mène sûrement à Dieu, c'est-à-dire à la charité pure. Ensuite le Père Dor dans son introduction fait parler le Livre D'OR (quand Louis Antoine faisait parler Dieu dans les dix principes) Dans la quatrième partie, ou Evangile des Evangiles, ou encore Jésus-Christ parle à nouveau, le Père Dor, prend la même forme que les dix principes, numéroté et en vers rhymés. Dans l'introduction, on lit notamment : "J'enseigne en faisant comprendre ce que le Christ n'a dit qu'en paraboles, parce que le monde en ce temps-là n'était pas assez mûr pour comprendre" (p.3). Dans l'Avis du début, on lit que le seul salaire du Père DOR "est de soulager ceux qui ont foi en lui".
    Le dos de ce Catéchisme annonce : On reçoit tous les jours ordinaires, excepté le Samedi, de 7 heures du matin à midi. Tous les Dimanches à 2 h. 30, il y a opération générale suivie d'une instruction morale.
    D'autres extraits sont tout aussi parlants :
- "Quand je dis le mal, vous devez comprendre que je ne parle qu'au point de vue matériel, puisqu'au point de vue moral, tout est pour un bien" (p.5).
- "L'expérience me donne le droit de parler ; j'ai passé par une filière d'épreuves qui me permet de raisonner ainsi" (p.8).
- "Cesse de te plaindre et remercie l'épreuve plutôt que de la critiquer" (p.9).
- "Ne perdons pas de vue que la vie matérielle a pour seul but l'amélioration des êtres ; nous devons donc chercher, que ce qui peut aider à notre progrès moral" (p.12).
- "Si réellement nous étions créés par Dieu, n'aurions-nous pas le droit de douter de sa bonté ?" (p.15).
- "Disons plutôt que rien ne se crée. Tout existe de toute éternité et par une loi naturelle et impénétrable, tout se transforme, évolue depuis l'infinité rossière jusqu'à l'infinité éthérée" (p.15).
- "Comment comprendre l'effet de la chaleur, si l'on n'a jamais senti l'effet du froid ? Pourquoi dit-on : sans épreuve, point d'avancement" (p.18).
- "Nous devons bien comprendre que faire de la morale, ce n'est pas la pratiquer" (p.19).
- "La vraie vie n'est pas de ce monde" (p.20).
- "Il est vrai qu'on n'en sait jamais de trop, mais dites ce que vous voulez à l'homme, il ne peut être convaincu d'une chose, que par sa propre expérience ; à chacun selon ses oeuvres. je l'ai encore dit : le voile cache les choses, se lève, au fur et à mesure que l'homme s'épure" (p.22).
- "Mais si l'on veut paraître ce que l'on n'est pas, l'on s'engage dans un chemin où se trouve, au bout, des pleurs et des grincements de dents" (p.24).
- "Si toutefois, on ne comprenait pas bien ces instructions, je vous engage à les relire. Seulement, il est une chose indispensable, c'est de savoir les appliquer à soi-même" (p.27).
- "Tant qu'il verra le mal chez autrui, ce mal sera en lui" (p.27).
- "Il est impossible de prêcher la morale autrement que par l'exemple" (p.27).
- "Ils ne souffrent jamais d'un mal qu'on peut leur faire, mais bien de l'importance qu'ils y attachent" (p.28).
- "Si vous êtes d'une religion, il est un fait certain que vous n'êtes pas d'une autre ; il y a donc en vous, un parti-pris, il y a un manque d'amour pour ceux qui ne pensent pas comme vous" (p.37).
- "Quand on comprendra Dieu, on ne dira plus, ne croyez pas en Dieu et n'espérez rien de Lui" (p.58).
- "La charité est à la portée de tout le monde, de l'ignorant et du savant, du riche et du pauvre ; elle est indépendante de toute croyance particulière puisqu'elle est Dieu" (p.59).
- "L'humanité terrestre ne saurait prétendre ni aspirer qu'à une vérité relative, proportionné à son avancement" (p.60).
- "C'est le malheur mais seulement pour ceux qui ne s'inquiètent et qui ne connaissent que les effets" (p.71).
- "Tout connaître en dehors de soi, ce n'est rien savoir du tout" (p.77).

    Je crois qu'il est clair qu'il s'agit d'un plagiat, puisque la définition est : "OEuvre faite d'emprunts; reproduction non avouée d'une oeuvre originale ou d'une partie de cette dernière." Signalons tout de même que Père Dor a ajouté de son cru quelques autres maximes ou proverbes ("Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez-pas que l'on vous fît", p.57) ainsi que quelques citations des Evangiles ("Jésus a dit : Aimez votre prochain comme vous même", p.57), avec parfois des explications bien personnelles (voir le passage avec "brûler" de la page 45, et cité dans billet). En conclusion, on peut se demander si le Père Dor n'a pas participé à sa manière à propager la pensée de son oncle, notamment dans la région carolorégienne ? En tout cas, dans la conclusion, il explique pourquoi a du quitter la région liégesoise : car comme Jésus l'a dit, "nul n'est prophète dans son pays" (p.74), car "l'habitude de se voir depuis l'enfance, dans les circonstances vulgaires de la vie, établit entre les hommes une sorte d'égalité matérielle qui fait que souvent, pour ne pas dire toujours, on ne refuse à reconnaître une supériorité morale en celui dont on a été le compagnon de jeunesse ou qui est sorti du même milieu" (p.74). Voilà un prophète bien orgueilleux.

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