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Groupe spirite de Seraing avec G.Gony en 1895

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Groupe spirite de Seraing avec G.Gony en 1895

Union Spirite de Seraing, secrétaire Monsieur G.[ustave] Gony, 1, Quai de la Saulx, à Jemeppe s. M.
Réunion le premier Dimanche de chaque mois à Seraing, N° 1, rue Vecquée. (300 membres).

Source : Die Übersinnliche Welt, v3-4, 1895-1896 (iapsop.com)

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Acte de mariage Gustave Gony et Marie Plumier à Seraing (12 septembre 1900)

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Acte de mariage Gustave Gony et Marie Plumier (12 septembre 1900)

   L'an mil neuf cent, le Mercredi Douze Septembre devant Nous sieur Garnier, le Conseiller Communal faisant fonction d'Échevin, Officier de l'état Civil de Seraing ont comparu publiquement en notre maison commune Gustave Jean Joseph Gony, chef de bureau, âgé de trente ans, domicilié à Seraing, né à Jemeppe, le cinq Juin Mil huit cent septante, fils majeur et légitime de François Édouard Joseph Gony et de Marie Élisabeth Looz, décédés sort extraits ci-annexés & Marie Catherine Guillemine Plumier, institutrice, âgée de trente un ans, domiciliée à Seraing, y née le Vingt quatre Octobre Mil huit cent Soixante huit, fille majeure et légitime de Pierre joseph Plumier, décédé sort extrait ci-annexé et de Florence Louise Joseph Leloup, sans profession, aussi domiciliée à Seraing, ici présente et consentante.

Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux et donc l a publication a été faite à Seraing, le Dimanche deux Septembre dernier, sans opposition.
Attendu que le futur étant âgé de plus de trente huit ans, n'a plus à fournir la preuve qu'il a satisfait en Belgique aux obligations de la milice.
Faisant droit à la réquisition des parties après leur avoir donné lecture des pièces ci-annexées relatives à leur état civil et aux formalités du mariage, comme aussi du chapitre VI du titre V du code civil, intitulé du Mariage, avons demandé au futur et à la future s'ils veulent se prendre pour mari et pour femme, chacun d'eux ayant répondu séparément et affirmativement prononçons au Nom de la loi, qu'ils sont unis par le Mariage et aussitôt les époux nous ont déclaré n'avoir arrêté aucune convention matrimoniale, cises avoir été leur Convention matrimoniale, faisant acte devant maître Hamal, notaire à Seraing, le Vingt Cinq Août dernier.
                                  Donc acte dressé en présente de Alphonse Gony, âgé de trente huit ans, adjudant de matériel d'Artillerie, de Édouard Heptin, âgé de trente huit ans, de Charles Mothy, âgé de cinquante un ans, de Félix Prudhomme, âgé de vingt six ans, instituteur, le premier frère de l'époux, domicilié à Huy, les autres non parents domiciliés à Seraing.
                                  Lecture faite, toutes les parties ont signées devant nous le présent acte.

(suivent les signatures).

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G. Gony est échevin de l'instruction publique

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Gustave Gony, spirite et socialiste     Un G. Gony est échevin de l'instruction publique de Seraing en 1898.
    Dans le Volksbelang du samedi 15 avril 1911, on apprend qu'il proposa, lors du travail du groupe socialiste de la Fédération liégeoise, que le flamand soit la langue d'enseignement en Frandre, alors que le français le resterait uniquement pour la Wallonie. Des cours de français et de flamand seront assurés cependant dans les deux côtés du pays. De ce fait, l'Université française de Gand devrait être transférée à Mons.

Voici l'article en entier :
    Een Waalsch socialist, gezel Gustave Gony, van Luik, zal over de Vlaamsche hoogeschool aan de Luiksche federatie van de socialistische werkliedenpartij eene oplossing voorstellen, die wij hier samenvatten.
    Na overwogen te hebben de « diepe beweging die in het Vlaamsche land bestaat voor de verdediging en bewaring van de moedertaal, alsmede het recht van elk volk zich in zijn eigen taat te ontwikkelen », wenscht de heer Gony dat alle scholen in het Walenland Fransch en in het Vlaamsche land Vlaamsch zouden zijn.
Een verplichtende leergang van Fransch en een leergang van Vlaamsch zouden in alle lagere en middelbare scholen der twee graden hetzij in het Vlaamsche land, hetzij in het Walenland, ingericht worden.
    De Fransche Universiteit van Gent zou naar Bergen overgebracht worden.
    Te Gent zou eene Vlaamsche hoogeschool ingericht worden.

source : ftp://digitaal.liberaalarchief.be/Periodieken/Volksbelang/1910-1914/1911/19110415/Volksbelang%20-%2019110415.pdf

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Gustave Gony, Nécrologie (Le Fraterniste, 3 octobre 1913)

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Gustave Gony, Nécrologie (Le Fraterniste, 3 octobre 1913)NECROLOGIE

    Deux grands amis de l'Humanité et de notre doctrine d'Amour viennent de disparaitre à nos yeux de chair, mais nous en conserverons le souvenir vivace en nos cœurs.

Ce sont CARLO BOURLET, décédé le 13 août à Annecy (Haute Savoie), et
GUSTAVE GONY, décédé en Belgique.

    Gustave Gony était un vieil ami pour moi.
    Avec son ami Félix Paulsen, actuellement rédacteur au « Peuple » de Bruxelles, il avait fondé, voici une vingtaine d'années, à Jemmepes sur Meuse, près Liège, un journal spirite hebdomadaire, à tendance socialiste, qui fut d'une belle tenue et qui représenta un vaillant effort vers l'élargissement de la portée du spiritisme.
    « Le Flambeau » (tel était son titre), fut, je crois, le premier journal spirite hebdomadaire. J'eus le plaisir et l'honneur d'y collaborer. Et voilà que ce brave Gony, si ardent et si dévoué, est enlevé lui aussi en pleine force. Le « Fraterniste » qui représente un idéal si semblable au sien, lui enverra, j'en suis sûr, à tous égards, une chaleureuse pensée de sympathie

                                       J.-C. CHAIGNEAU.

Le Fraterniste, 3 octobre 1913

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Le Docteur Demeure (Revue spirite, 8e année, n°3, mars 1865)

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Le Docteur Demeure (Revue spirite, 8e année, n°3, mars 1865)

Le docteur Demeure,

Mort à Albi (Tarn), le 26 janvier 1865.

    Encore une âme d'élite qui vient de quitter la terre ! M. Demeure était un médecin homœopathe très-distingué d'Albi. Son caractère, autant que son savoir, lui avait concilié l'estime et la vénération de ses concitoyens. Nous ne l'avons connu que par sa correspondance et celle de ses amis, mais elle a suffi pour nous révéler toute la grandeur et toute la noblesse de ses sentiments. Sa bonté et sa charité étaient inépuisables, et, malgré son grand âge, aucune fatigue ne lui coûtait quand il s'agissait d'aller donner des soins à de pauvres malades. Le prix de ses visites était le moindre de ses soucis ; il regardait moins à se déranger pour le malheureux que pour celui qu'il savait pouvoir payer, parce que, disait-il, ce dernier, à défaut de lui, pouvait toujours se procurer un médecin. Au premier, non-seulement il donnait les remèdes gratuitement, mais souvent il laissait de quoi subvenir aux besoins matériels, ce qui, parfois, est le plus utile des médicaments. On peut dire de lui qu'il était le Curé d'Ars de la médecine.
    M. Demeure avait embrassé avec ardeur la doctrine spirite, dans laquelle il avait trouvé la clef des plus graves problèmes dont il avait vainement demandé la solution à la science et à toutes les philosophies. Son esprit profond et investigateur lui en fit immédiatement comprendre toute la portée, aussi fut-il un de ses plus zélés propagateurs. Quoique nous ne nous fussions jamais vus, il nous disait, dans une de ses lettres, qu'il avait la conviction que nous n'étions point étrangers l'un à l'autre, et que des rapports antérieurs existaient entre nous. Son empressement à se rendre auprès de nous dès qu'il fut mort, sa sollicitude pour nous et les soins qu'il nous a rendus dans la circonstance où nous nous trouvions à ce moment, le rôle qu'il paraît appelé à remplir, semblent confirmer cette prévision que nous n'avons pas encore pu vérifier.
    Nous apprîmes sa mort le 30 janvier, et notre première pensée fut de nous entretenir avec lui. Voici la communication qu'il nous donna le soir même par l'intermédiaire de madame Cazemajour, médium.

    « Me voilà. Je m'étais promis, vivant, que, dès que je serais mort, je viendrais, si cela m'était possible, serrer la main à mon cher maître et ami, M. Allan Kardec.
    « La mort avait donné à mon âme ce lourd sommeil qu'on nomme léthargie ; mais ma pensée veillait. J'ai secoué cette torpeur funeste qui prolonge le trouble qui suit la mort, je me suis réveillé, et d'un bond j'ai fait le voyage.
    « Que je suis heureux ! Je ne suis plus vieux ni infirme ; mon corps n'était qu'un déguisement imposé ; je suis jeune et beau, beau de cette éternelle jeunesse des Esprits dont les rides ne plissent jamais le visage, dont les cheveux ne blanchissent pas sous la durée du temps. Je suis léger comme l'oiseau qui traverse d'un vol rapide l'horizon de votre ciel nébuleux, et j'admire, je contemple, je bénis, j'aime et je n'incline, atome, devant la grandeur, la sagesse, la science de notre Créateur, devant les merveilles qui m'entourent.
    « J'étais près de vous, cher et vénéré ami, quand M. Sabó a parlé de faire mon évocation, et je l'ai suivi.
    « Je suis heureux ; je suis dans la gloire ! Oh ! qui pourra jamais redire les splendides beautés de la terre des élus : les cieux, les mondes, les soleils, leur rôle dans le grand concours de l'harmonie universelle ? Eh bien ! j'essayerai, ô mon maître ; je vais en faire l'étude, je viendrai déposer près de vous l'hommage de mes travaux d'Esprit que je vous dédie à l'avance. A bientôt.

                                                                           « Demeure. »

    Remarque. – Les deux communications suivantes, données le 1er et le 2 février, sont relatives à la maladie dont nous fûmes atteint subitement le 31 janvier. Quoiqu'elles soient personnelles, nous les reproduisons, parce qu'elles prouvent que M. Demeure est aussi bon comme Esprit qu'il l'était comme homme, et qu'elles offrent en outre un enseignement. C'est un témoignage de gratitude que nous devons à la sollicitude dont nous avons été l'objet de sa part en cette circonstance :

    « Mon bon ami, ayez confiance en nous, et bon courage ; cette crise, quoique fatigante et douloureuse, ne sera pas longue, et, avec les ménagements prescrits, vous pourrez, selon vos désirs, compléter l'œuvre dont votre existence a été le but principal. C'est pourtant moi qui suis toujours là, près de vous, avec l'Esprit de vérité, qui me permets de prendre en son nom la parole comme le dernier de vos amis venus parmi les Esprits ! Ils me font les honneurs de la bienvenue. Cher maître, que je suis heureux d'être mort à temps pour être avec eux en ce moment ! Si j'étais mort plus tôt, j'aurais peut-être pu vous éviter cette crise que je ne prévoyais pas ; il y avait trop peu de temps que j'étais désincarné pour m'occuper d'autre chose que du spirituel ; mais maintenant je veillerai sur vous, cher maître, c'est votre frère et ami qui est heureux d'être Esprit pour être auprès de vous et vous donner des soins dans votre maladie ; mais vous connaissez le proverbe : « Aide-toi, le ciel t'aidera. » Aidez donc les bons Esprits dans les soins qu'ils vous donnent, en vous conformant strictement à leurs prescriptions.
    « Il fait trop chaud ici ; ce charbon est fatigant. Tant que vous êtes malade, n'en brûlez pas ; il continue à augmenter votre oppression ; les gaz qui s'en dégagent sont délétères.

                                                      « Votre ami, Demeure. »

    « C'est moi, Demeure, l'ami de M. Kardec. Je viens lui dire que j'étais près de lui lors de l'accident qui lui est arrivé, et qui aurait pu être funeste sans une intervention efficace à laquelle j'ai été heureux de concourir. D'après mes observations et les renseignements que j'ai puisés à bonne source, il est évident pour moi que, plus tôt sa désincarnation s'opérera, plus tôt pourra se faire la réincarnation par laquelle il viendra achever son œuvre. Cependant il lui faut donner, avant de partir, la dernière main aux ouvrages qui doivent compléter la théorie doctrinale dont il est l'initiateur, et il se rend coupable d'homicide volontaire en contribuant, par excès de travail, à la défectuosité de son organisation qui le menace d'un subit départ pour nos mondes. Il ne faut pas craindre de lui dire toute la vérité, pour qu'il se tienne sur ses gardes et suive à la lettre nos prescriptions.

                                                                            « Demeure »

    La communication suivante a été obtenue à Montauban, le 1er février, dans le cercle des amis spirites qu'il avait dans cette ville.

    « Antoine Demeure. Je ne suis pas mort pour vous, mes bons amis, mais pour ceux qui ne connaissent pas, comme vous, cette sainte doctrine qui réunit ceux qui se sont aimés sur cette terre, et qui ont eu les mêmes pensées et les mêmes sentiments d'amour et de charité.
    « Je suis heureux ; plus heureux que je ne pouvais l'espérer, car je jouis d'une lucidité rare chez les Esprits dégagés de la matière depuis si peu de temps. Prenez courage, mes bons amis ; je serai souvent près de vous, et ne manquerai pas de vous instruire sur bien des choses que nous ignorons lorsque nous sommes attachés à notre pauvre matière qui nous cache tant de magnificences et tant de jouissances. Priez pour ceux qui sont privés de ce bonheur, car ils ne savent pas le mal qu'ils se font à eux-mêmes.
    « Je ne continuerai pas plus longtemps aujourd'hui, mais je vous dirai que je ne me trouve pas du tout étranger dans ce monde des invisibles ; il me semble que je l'ai toujours habité. J'y suis heureux, car je vois mes amis, et je peux me communiquer à eux tous les fois que je le désire.
    « Ne pleurez pas, mes amis ; vous me feriez regretter de vous avoir connus. Laissez faire le temps, et Dieu vous conduira à ce séjour où nous devons tous nous trouver réunis. Bonsoir, mes amis : que Dieu vous console ; je suis là près de vous.

                                                                            « Demeure »

    Remarque. – La situation de M. Demeure, comme Esprit, est bien celle que pouvait faire pressentir sa vie si dignement et si utilement remplie ; mais un autre fait non moins instructif ressort de ses communications, c'est l'activité qu'il déploie presque immédiatement après sa mort pour être utile. Par sa haute intelligence et ses qualités morales, il appartient à l'ordre des Esprits très avancés ; il est très heureux, mais son bonheur n'est pas dans l'inaction. A quelques jours de distance, il soignait des malades comme médecin, et, à peine dégagé, il s'empresse d'aller en soigner comme Esprit. Que gagne-t-on donc à être dans l'autre monde, diront certaines personnes, si l'on n'y jouit pas du repos ? A cela nous leur demanderons d'abord si ce n'est rien de n'avoir plus ni les soucis, ni les besoins, ni les infirmités de la vie, d'être libre, et de pouvoir, sans fatigue, parcourir l'espace avec la rapidité de la pensée, aller voir ses amis à toute heure, à quelque distance qu'ils se trouvent ? Puis nous ajouterons : Lorsque vous serez dans l'autre monde, rien ne vous forcera de faire quoi que ce soit ; vous serez parfaitement libres de rester dans une béate oisiveté aussi longtemps que cela vous plaira ; mais vous vous lasserez bientôt de cette oisiveté égoïste ; vous serez les premiers à demander une occupation. Alors il vous sera répondu : Si vous vous ennuyez de ne rien faire, cherchez vous-mêmes à faire quelque chose ; les occasions d'être utile ne manquent pas plus dans le monde des Esprits que parmi les hommes. S'est ainsi que l'activité spirituelle n'est point une contrainte ; elle est un besoin, une satisfaction pour les Esprits qui recherchent les occupations en rapport avec leurs goûts et leurs aptitudes, et choisissent de préférence celles qui peuvent aider à leur avancement.

Revue spirite, 8e année, n°3, mars 1865

Le Docteur Demeure (Revue spirite, 8e année, n°3, mars 1865)

(in J. Malgras, Les pionniers du spiritisme en France, 1906)

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Écho des Fêtes Antoinistes du 29 Juin 1913 (Le Fraterniste, 11 juillet 1913)

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Écho des Fêtes Antoinistes du 29 Juin 1913 (Le Fraterniste, 11 juillet 1913)Echo des Fêtes Antoinistes

– du 29 Juin 1913 –

    Nous insérions dans notre précédent numéro que nous tiendrions nos lecteurs au courant des fêtes qui viennent d'être organisées à Jemmeppe sur Meuse à l'occasion de l'anniversaire de la désincarnation du Père Antoine, survenue l'an dernier, le 25 juin.
    Voici ce que rapporte à ce sujet l'un de nos confrères, qui a fait partie de ce nouveau pèlerinage :

    Antoine, à qui son regard fulgurant et sa barbe de fleuve donnaient l'aspect d'un des anciens prophètes d'Israël, exerçait sur la plupart des gens qui l'approchaient un ascendant extraordinaire.
    Il disait posséder la révélation de la vérité. Il passait pour opérer, par le seul pouvoir de sa volonté, des guérisons miraculeuses.
    De tous côtés, de pauvres gens s'adressaient à lui pour obtenir, par son intervention puissante et mystérieuse, la fin ou l'adoucissement de leurs maux. Et le culte antoiniste compta des adeptes un peu partout...
    Le 25 juin 1912, Antoine le Guérisseur se désincarnait.
    Mais l'antoinisme ne mourut pas avec Antoine et le temple édifié à Jemeppe continue à être le centre d'un mouvement intense, centre où parviennent chaque jour, sous forme d'un courrier formidable, les plaintes et les vœux de l'humanité malheureuse.
    C'est qu'Antoine avait pris là une précaution pour assurer la pérennité de son œuvre.
    Quand il fut sur le point de mourir, il fit savoir à ses disciples que sa femme lui succéderait, qu'elle pourrait s'assimiler à son fluide éthéré et il la chargea de recueillir et de lui transmettre les désirs des antoinistes.
    C'est en vertu de cette désignation que la veuve du guérisseur guérit à son tour.
    Pour célébrer l'anniversaire de la désincarnation d'Antoine, celle qui fut sa femme conviait les antoinistes du monde entier à se rendre mercredi dernier, à Jemeppe-sur-Meuse : elle annonçait que les malades obtiendraient de grandes guérisons.
    Les antoinistes vinrent au nombre de plusieurs milliers. La Belgique, les Pays-Bas, certaines provinces du Nord de la France fournirent le gros de cette armée. Paris, qui compte quatre ou cinq groupes antoinistes, avait, pour sa part, envoyé environ cent-cinquante pèlerins.

L'UNIFORME ANTOINISTE ....

    Les plus zélés des Antoinistes suivent les recommandations du père Antoine à la lettre. C'est ainsi qu'ils s'imposent le port d'un costume dont le guérisseur fixa la couleur et la coupe : c'est, en serge noire, un vêtement qui réalise une manière de compromis entre la soutane des prêtres maronistes et la redingote de certains pasteurs américains ; comme coiffure, un « gibus », qui rappelle, avec moins d'ampleur, l'antique « bolivar » que nous pouvons voir, sur de vieilles gravures, couvrir le chef vénérable de nos arrière-grands-pères.
    C'est Mère qui procède aux « opérations ». Les Antoinistes désignent ainsi les traitements psychiques de leur culte.
    Les fidèles se tassèrent dans le temple. Dans le silence qui précède les grands événements, ils attendirent, regardant devant eux une tribune étroite et longue, sur le bord de laquelle étaient peint – blanc sur fond noir – l'arbre de la vie, symbole de l'Antoinisme. Devant la tribune principale, quelques mètres plus bas, une autre tribune plus petite.
    Au bout d'une demi - heure d'attente, l'Antoiniste Deregnaucourt, celui-là même qui a fait le plus pour le nouveau culte, apparut sur la tribune la moins élevée et resta là, un gros moment, sans rien dire, en méditant profondément, les yeux perdus dans l'Espace. On dit même qu'à la mort de Mère, ce sera notre ami Deregnaucourt qui lui succèdera s'il est encore de ce monde (1).
    Deregnaucourt attendit... L'assistance était haletante et recueillie. Seule, la béquille d'un infirme en tombant sur le plancher, troubla un instant le silence.
    Mais soudain, on entendit le tintement aigrelet d'une sonnette. Tous les pèlerins se dressent d'un seul élan. C'est la Mère qui apparait. Elle est sur la tribune. Toute blanche dans ses vêtements noirs, elle regarde vers le plafond, en se tordant les poignets...
    Cinq minutes, elle reste là, le regard fixe, les poings crispés... Puis, elle s'en va... C'est fini. Les fidèles se retirent.
    C'est là l'opération annoncée… La mère dut la recommencer cinq fois, chaque fois devant cinq à six cents personnes.
    Après les opérations, les Antoinistes ont fait un pieux pélerinage à travers le jardinet où, tout en repiquant ses salades et en échenillant ses choux, le père Antoine sentit naître sa vocation...
    Les fêtes antoinistes ont recommencé hier. Les fidèles, en cortège, conduits par la Mère et le frère Deregnaucourt, ont fait le parcours que fit, il y a un an, la dépouille funèbre du guérisseur, de la maison au cimetière.
    Quant aux guérisons obtenues, sans doute y en a-t-il, mais il faudrait ne voir tous ces pèlerins l'un après l'autre et les voilà dispersés… Dans tous les cas, on ne doute plus aujourd'hui des guérisons psychiques. Et, en somme, le culte Antoiniste est plus vivace que jamais...
                                                                      J. B.
(1) Monsieur Pillault a eu l'occasion de s'entretenir à plusieurs reprises avec lui.

 

Le Fraterniste, 11 juillet 1913

Reprend en partie l'article paru dans Le Matin du 30 juin 1913.

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Die Fortschritte des Antoinismus (Psychische Studien-Heft 8-August 1914)

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Die Fortschritte des Antoinismus (Psychische Studien-Heft 8-August 1914)

    Die Fortschritte des Antoinismus. Diejenigen, welche geglaubt haben, daß mit dem Tode von Antoine, dem Heiler, die antoinistische Bewegung rasch absterben würde, haben sich geirrt. Dieselbe breitet sich im Gegenteil in Belgien und Nordfrankreich noch weiter aus. Beweis dafür ist die bevorstehende Eröffnung von zwei neuen antoinistischen Tempeln. Solche sind soeben in Verviers und in Momalle fertig gestellt und sollen dieser Tage von der Frau des verstorbenen Heilers, der „Mutter Antoine“, eingeweiht werden. Freudenberg - Brüssel.

Psychische Studien (Heft 8, August 1914)

 

Traduction :

    Les progrès de l'antoinisme. Ceux qui croyaient qu'avec la mort d'Antoine, le guérisseur, le mouvement antoiniste allait rapidement s'éteindre, se trompaient. Au contraire, celui-ci se répand encore plus loin en Belgique et dans le nord de la France. La preuve en est l'ouverture imminente de deux nouveaux temples antoinistes. De tels temples viennent d'être achevées à Verviers et à Momalle et doivent être inaugurées ces jours-ci par l'épouse de feu le guérisseur, "Mère Antoine". Freudenberg - Bruxelles.

Études psychiques (Numéro 8, Août 1914)

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Amour prime Foi (Le Fraterniste, 25 janvier 1912)

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Amour prime Foi (Le Fraterniste, 25 janvier 1912)

AMOUR PRIME FOI

    On dit que Dieu est tout amour.
    Avoir la foi en Dieu, c'est croire d'abord à son existence, ensuite à sa puissance.
    Avoir l'amour, c'est être Lui, puisqu'il est amour.
    L'essentiel est donc d'avoir l'amour profond, parfait, absolu, d'aimer tout le monde, même ses ennemis, même ceux qui nous font du tort. Nous jouirons alors des attributs de la Divinité et nous serons Dieu. Le difficile est d'atteindre à ce degré.
    On dit qu'avec la foi on soulèverait des montagnes, il est temps de modifier cette expression en remplaçant le mot Foi, par le mot Amour.
    Avoir Foi : c'est croire à
    Avoir l'amour : c'est être
    Amour, prime Foi.
    Aimons, Aimons de plus en plus !...
    Le guérisseur ne guérit pas simplement parce qu'il a la foi, il agit par l'Amour fraternel qui sature son âme.
                                                                   Jean BEZIAT.

Le Fraterniste, 25 janvier 1912

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Antoinistischer Dienst (introduction à l'Enseignement en allemand)

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Antoinistischer Dienst

Antoinistischer Dienst

Antoinistischer Dienst

ANTОINISTISCHER
DIENST

VATER ANTOINE
DER GROSSE HEILER DER MENSCHHEIT
FUR DEN, DIE ZUVERSICHT HAT

        Die Lehre des VATERS beruht auf Liebe, sie offenbart das Sittengesetz, das Gewissen der Menschheit, sie ermahnt den Menschen der Pflichten, die er seinem Mitmenschen gegenüber zu erfüllen hat, wäre er selbst soweit zurück, sie nicht verstehen zu können, so wird er doch, in Berührung derer, die sie verbreiten, sich die ihr entströmende Liebe einprägen können; dieselbe wird ihm bessere Absichten einflößen und in ihm edlere Gefühle zum Keimen bringen.
        Die wahre Glaubenslehre, sagt der VATER, ist der Ausdruck der reinen, aus Gottes Busen geschöpften Liebe, die uns zum Lieben Aller ohne Unterschied bewegt. Laßt uns nie das Sittengesetz aus dem Auge verlieren, denn durch dasselbe ahnen wir das Bedürfnis uns zu bessern. Wir sind nicht Alle zum gleichen Grad geistiger und sittlicher Entwicklung gelangt und Gott stellt uns immer die Schwachen in den Weg, um uns Gelegenheit zu geben, sich Ihm zu nähern. Es gibt unter uns Wesen, die jeder Fähigkeit bar, unsrer Stütze bedürfen, unsre Pflicht erheischt es, ihnen unserm Glauben an einen guten und barmherzigen Gott gemäß, Hilfe zu leisten. Ihre Entwicklung gestattet ihnen nicht, einen Gottesdienst zu üben, dessen Lehrsätze über ihre Fassungskraft gehen, aber unsre Handlungsweise ihnen gegenüber, wird ihnen die ihm gebührende Achtung einflößen und sie dazu bewegen, den ihrem Fortschritt vorteilhaftesten Umgang aufzusuchen. Wollen wir sie durch eine Sittenlehre an uns ziehen, deren Grundsätze ihrem Begriffsvermögen unerreichbar find, so werden wir sie verwirren, zum Verzagen bringen und die geringste Belehrung darüber wird ihnen unausstehlich werden ; sie werden schließlich gar nichts mehr verstehen ; an der Glaubenslehre zweifelnd werden sie alsdann zur Stofflehre ihre Zuflucht nehmen.
        Dies ist der Grund, weshalb unsre Menschheit mit jedem Tage an ihrem wahren Glauben an Gott zu Gunsten des Sinnlichen einbüßt. Der VATER hat offenbart, daß es ehemals ebenso selten war einen Stoffgläubigen anzutreffen wie heutzutage einen wahren Gläubigen.
        Solange wir das Sittengesetz nicht kennen, nach dem wir uns lenken, werden wir es überschreiten.
        Die Lehre des VATERS beurteilt dieses Sittengesetz, das alle, sich der Verbesserung der Menschheit widmenden Gemüter begeistert ; sie betrifft nicht nur die den Glauben an Gott Hegenden, sondern alle Menschen ohne Unterschied, Gläubige und Ungläubige, zu welcher Stufe man auch gehören mag. Geben Sie sich nicht der Meinung hin, der VATER verlange die Gründung eines Gottesdienstes, der seine Anhänger in einen Kreis zusammenzieht, sie zwingt, seine Lehre zu üben, gewisse Gebräuche zu beachten, irgend eine Ansicht zu befolgen, ihres Glaubens zu entsagen, um sich Ihm anzuschließen. Nein, dem ist nicht so : wir belehren die sich an uns Wendenden über das, was wir von der Lehre des VATERS verstanden und ermahnen sie der aufrichtigen Befolgung der Gotteslehre, zu welcher sie Glauben hegen, damit sie sich die im Verhältnis zu ihrem Verständnis stehenden sittlichen Anfangsgründe aneignen können. Wir wissen, daß der Glaube nur auf Liebe beruhen darf ; aber wir müssen stets bestrebt sein zu lieben und nicht suchen uns beliebt zu machen, denn dies ist die größte Plage. Werden wir von der Lehre des VATERS durchdrungen sein, dann wird kein Glaubenszwist mehr bestehen, weil es keine Gleichgültigkeit mehr geben wird, wir werden uns Alle einander lieben, weil wir endlich das Fortschrittsgesetz verstanden, wir werden die gleiche Achtung vor jeglichem Glauben und selbst vor dem Unglauben hegen, überzeugt, daß keiner uns irgend ein Leid zufügen könnte, wollen wir unsren Mitmenschen nützlich sein, so müssen wir ihnen zeigen, daß wir eine gute Glaubenslehre üben, indem wir die ihrige achten und ihnen gewogen sind. Wir werden alsdann überzeugt sein, daß die Liebe der Zuversicht entspringt, welche die Wahrheit ist, aber wir werden sie nur besitzen, wenn wir nicht behaupten sie zu haben.

DIE LEHRE DES VATERS
IST
DIE LEHRE CHRISTI
IN UNSERER ZEIT DURCH DIE
ZUVERSICHT OFFENBART

Druck & Verlag :
F. Deregnaucourt
Jemeppe bei Lüttich (Belgien. )

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Point de culte, mais de l'amour (Le Fraterniste, 15 décembre 1910)

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Point de culte, mais de l'amour (Le Fraterniste, 15 décembre 1910)

Point de culte, mais de l'amour

    Pourquoi établir de nouveaux cultes ? Quelle peut bien être leur utilité ? J'ai beau chercher, je ne vois pas. Je trouve au contraire que toute nouvelle organisation de ce genre ne peut que nuire et mettre des entraves à la pensée libre.
    En Amérique vient de mourir Mrs Eddy, la fondatrice et le chef de la « Christian-Science », culte qui a 600 églises et 30.000 adhérents dans la seule ville de Boston. Que va devenir cette organisation qui reposait sur cette conception que beaucoup de pratiquants s'étaient faite : Mrs Eddy guérit les malades, elle ne peut mourir ? Maintenant que la voilà décédée, des scissions ne vont-elles pas se produire ? C'est très probable. Tant qu'elle a vécu, par respect pour elle et à cause des guérisons qu'elle a produites, toutes ces églises sont demeurées conjointes, en sera-t-il de même demain ?
    La Belgique, avec M. Antoine, médium guérisseur de Jemmeppes-sur-Meuse, va avoir, elle aussi, un nouveau culte : « l'Antoinisme ». 160.000 belges, tous majeurs ont donné leurs signatures et envoyé une pétition à la Chambre des représentants en en réclamant la reconnaissance.
    A quoi pourra bien servir cette nouvelle religion si ce n'est à semer, dans l'avenir, de nouvelles et inutiles divisions ?
    En effet, que M. Antoine vienne à décéder, cette nouvelle Eglise devra changer de direction. Tous ceux qui entourent M. Antoine et écoutent ses conseils seront bientôt amenés à les interpréter de différentes façons, et là commencera pour « l'Antoinisme » ce qui est arrivé à toutes les religions qui l'ont précédée.
    Au lendemain du départ de Christ naquit la dégénérescence. Qu'on le veuille ou non, cela sera, il ne peut en être autrement, parce que chacun a sa manière de juger les choses, et comme tout humain a la certitude d'être dans le vrai, il s'en suivra des heurts inévitables. L'un dira : le maître disait ceci, l'autre répondra : le maître faisait cela, en sorte que chacun voulant avoir raison et ne pouvant se mettre d'accord tant au point de vue théorique que pratique, forcément il arrivera des complications. Et si plus tard quelque question d'ambition vient à surgir, oh ! alors...
    J'ai eu le plaisir de rencontrer plusieurs fois M. Antoine à son domicile et de causer longuement avec lui ; il est de ceux qui peuvent dire : gardez-moi de mes amis. Ceux-ci ne Iui parlent qu'avec le plus grand respect, quand ils l'approchent ils prononcent le mot : Maître, en somme, ils l'ont juché sur un piédestal inaccessible à l'humain, ils en font un Dieu. Ils le veulent adorer, c'est le Christ des antoinistes. Ah ! pauvre et cher Antoine, est-ce bien cela que tu as envisagé ? Non, je ne le puis croire, puisque tu sais que Christ comme toi fut un humain, et que la Divinité ne peut être qu'Une.
    Mais M. Antoine est presqu'un illettré, il fait, dans sa Chapelle, des conférences qui sont très suivies, il parle en inspiré sous l'influence constante des bons esprits, qui l'assistent, un sténographe le suit, et pour la rédaction de ses écrits il lui faut l'aide de personnes instruites. Son mérite est des plus grands, il a guéri un nombre incalculable de malades, estropiés, aveugles, etc..., etc... il ne voit que le soulagement et le bien que l'on peut produire à ses semblables, rien d'étonnant qu'il ait su grouper autour de lui un nombre aussi considérable d'admirateurs et une si grande reconnaissance.
    Ce que je ne vois pas bien, c'est la déification de M. Antoine. Réfléchissons : M. Antoine n'a pas besoin de cela, je suis convaincu que jamais il n'a dû y songer, pourquoi alors ?... Je crains... je crains... qu'ici sombrent et le désintéressement et l'abnégation de soi-même, l'apanage de M. Antoine. Oh ! je m'empresse de dire que ce n'est pas pour lui que je crains...
    Et puis, pourquoi ne dirais-je pas ma pensée : Un nouveau culte ne me dit rien qui vaille.
    Qui dit culte dit arrêt dans la voie du progrès. Or, j'ai horreur de la stagnation et plus je vieillis, et plus je comprends le bonheur dans l'action, qu'elle soit matérielle ou spirituelle, et mieux j'estime que les deux sont indispensables à l'humain.
    L'usage que l'on fait de la pensée est toujours de l'action, donc la prière pour autrui est action, celui qui suit cette recommandation de Christ : lorsque tu veux prier, retire-toi dans un coin à l'écart et élève ta pensée vers Dieu, se livre à l'action, celle-ci peut être de tous les instants et je dis : Où que tu te trouves, dans quelque endroit ou costume que tu soies, la tête couverte ou non, si ta pensée est bonne ou mauvaise elle ira toujours vers le but où tu la destines, puisqu'elle est action, si elle va vers Dieu elle ira vers la Grande Bonté du Grand-Tout ; si elle vient vers moi, elle servira à assister les malades dans leur guérison ; si elle va vers un de tes frères, elle l'assistera dans ses vicissitudes. Si ta pensée est mauvaise, elle sera recueillie par les méchants, qui ne sont autres que les tardigrades de la dé-chaotisation qui te seconderont dans le mal que tu voudras à autrui. Ils t'aideront, inconscients qu'ils sont encore de ces deux notions : bien et mal. S'il t'en vient de mauvaises, chasse-les aussitôt. La vraie, la bonne prière, doit être l'élan du cœur. Ah ! que je voudrais la guérison de mes frères malades qui vont à l'Institut ! Voilà l'élan, l'action de pitié et de commisération. Dieu, je le considère comme la Grande-Force des forces bonnes universellement répandues. Devenons bons, soyons bons, aidons au bien de nos semblables, à la prospérité sociale, pour cela nous n'avons pas besoin d'intermédiaire, qu'ils soient Eddy, Antoine ou autres. Eddy et Antoine et tous les guérisseurs ne sont que des médiums, tout comme Christ en fut un – sans doute le plus puissant que la Terre ait jamais eu, – tous ne sont pas égaux en puissance, voilà tout. La médiumnité appartient à tous, nous en possédons tous plusieurs, elles sont innombrables et c'est à nous, humains de les rechercher en nous-même et chez nos frères, afin de pouvoir les mettre au service de l'humanité.
    Mais n'anticipons pas, tout viendra en son temps, un avenir prochain nous promet une ample moisson, appuyons-nous sur le travail et la raison, c'est le meilleur moyen d'arriver à la solution.
    De déduction en déduction, nous arrivons à remonter aux causes, par des études poursuivies sans relâche dans le domaine de la métaphysique de nouvelles découvertes tangibles ou invisibles, matérielles ou immatérielles nous attendent.
    Laissons de côté tout ce qui peut barrer le chemin, l'essor de la pensée, et disons : plus de dogme, plus de culte !
    Le grand culte, la grande religion, doit être : Travail au profit de tous ! Amour pour tous ! et non pas l'adoration d'un être quelconque ayant passé sur la Terre.
    Dieu, c'est Tout, et c'est Tous.
    Donc point de culte religieux, un seul culte : La Bonté, Dieu-Amour !

                                                                       Paul PILLAULT.

Le Fraterniste, 15 décembre 1910

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