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Un enterrement antoiniste (L'Action française, 4 novembre 1924)

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 Un enterrement antoiniste (L'Action française, 4 novembre 1924)

    Un enterrement antoiniste.
    « Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez, si ignorant que vous soyez, malgré votre ignorance, plus qu'on ne saurait vous apprendre. »
    Ce principe assez haut d'une large et noble tolérance est l'un des dix qui composent la révélation du père Antoine-le-Généreux, et constituent l'évangile de cette religion très humaine.
    Dimanche, vers midi, boulevard Edgar-Quinet, on a pu voir défiler l'enterrement d'une dame appartenant au culte antoiniste. Tous les frères et sœurs antoinistes de Paris, dans le costume de deuil rituel, robe noire et voile noir pour les femmes, redingote et chapeau à larges ailes pour les hommes, ont accompagné jusqu'à sa dernière demeure la défunte, après un cérémonie fort simple célébrée dans la cour même de la maison mortuaire. Le cercueil était placé sur deux chaises, recouvert d'un voile. Un adepte tenait l'emblème de la secte : l'arbre de la science de la vue du mal. Il n'y eut ni prières ni discours. Simplement la lecture des dix principes, base du culte.
    Et cela n'avait rien d'excentrique ni de ridicule.                       VERT-VERT.

L'Action française, 4 novembre 1924

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Thaumaturgie et Hypnotisme (Le Fraterniste, 1 août 1912)

Publié le par antoiniste

Thaumaturgie et Hypnotisme (Le Fraterniste, 1 août 1912)

 

    L'article semble faire référence au numéro 5 du Nouvel Éducateur Rationel, du 25 juillet 1912, un journal dont la rédactrice en chef est Lydie Martial. Voir l'article ici.

 

    Il est en tout cas assez étrange de critiquer l'Antoinisme comme une nouvelle religion dont on n’aurait pas besoin sur une page qui montre l'Institut Général Psychosique à son apogée, avec tous les signes d'une religion.

 

    Voici ce qu'on lit :

 

Thaumaturgie et Hypnotisme

 

ON SEMBLA DEMANDER NOTRE
AVIS (?)

 

    Le bulletin du Comte d'Amiens de Alliance Scientifique Universelle, association internationale des Hommes de Science, Littérature et Beaux-Arts, faisant suite à un article de la très distingue Lydie Martial, dans lequel il est question de la religion nouvelle forme en Belgique par les Antoinistes, publié sous les initiales H. C, les lignes suivantes, qui nous semblent être une question à nous posée :

 

    « Que le père Antoine opère au nom de Jésus de n'importe qui ou de n'importe quoi, il est évident pour nous et aucun thérapeute psychosique ne nous contredira, que ses guérisons sont dues aux forces latentes que possèdent certaines individualités d'influencer le moral des malades et de rendre la santé à quelques-uns d'entre eux, doués de leur côté de la réceptivité nécessaire. Il n'y a la aucune religion nouvelle à faire intervenir, et il est fort douteux que les législateurs belges soient aussi peu au courant de ce qui se passe dans le monde savant, qu'ils perdraient en considération la pétition, fut-elle signée de 10.000 citoyens belges, demandant la reconnaissance officielle de l'Antoinisme.
    Puisque le Père Antoine est thaumaturge. Il n'y qu'à laisser faire, jusqu’à ce qu'il ait épuisé la force fluidique ou autre dont il est muni, et que les malades aient cessé d'avoir confiance en lui, des précédents démontrent suffisamment que cela suffit.
    Nos médecins habituels font quelquefois, eux-mêmes de guérisons de cet ordre ; on a vu le grand Charcot en obtenir une il y a bien du temps déjà dans un convent des environs de Paris, avec une sœur malade, depuis longtemps clouée au lit sans apparence de maladie bien caractérisée ; il lui ordonna de se lever, celle-ci se mit immédiatement debout : elle était guérie. – Ab uno disce omnes !

 

    « La psycho-thérapie est, du reste, assez connue dès à présent et pratiquée pour que, parmi les populations éclairées, il ne soit plus nécessaire d'avoir recours au surnaturel afin d'expliquer certaines cures produites antérieurement, au hasard des tempéraments respectifs des opérateurs et des opérés.
    « Désormais, l'hypnotisme et le magnétisme maniés par les praticiens experts en pareille matière, ont permis de réglementer les faits dont il s'agit et les établissements ouverts aux malades à traiter sont déjà nombreux. »                           H. C.

 

    Oh ! quant au besoin de former une nouvelle religion, nous n'en voyons aucune nécessité, nous sommes de Paris de M. H. C. Ils y en a déjà assez, nous dirons même : il y en a de trop. Une seules à notre avis, suffit à toute l'humanité : la reconnaissance d'une FORCE SUPERIEURE à celle de l'humain, laquelle peut lui venir en aide et qui l'assiste, quand il sait avec confiance Lui demander son concours.
    Nous partageons également sa manière de voir en ce qui concerne la reconnaissance officielle d'un nouveau culte par l'Etat Belge, nous n'en voyons nullement l'utilité. Qu'on laisse de côté tout ce qui a trait à la croyance. Que toutes soient égales devant la TOLERANCE et le RESPECT. L'étude et la raison feront le reste.
    Mais, où nous ne sommes plus du tout d'accord, c'est quand M. H. C. prétend que, désormais, l'hypnotisme et le magnétisme maniés par les praticiens experts en pareille matière, ont permis de réglementer les faits dont il s'agit.
    Dans ce même Bulletin se trouvent la relation d'une conférence faite par un hypnotiseur suivie d'une relate du même qui déclare traiter par la Psychothérapie les maladies nerveuses, la neurasthénie, les habitudes vicieuses et autres cas du même genre. Est-ce dans ce faible aperçu des maladies traitées que se trouve la réglementation des faits propres la Psychothérapie ? M. H. C. avouera que c'est bien maigre !
    Lisez donc, cher M. les cures obtenues à l'Institut General Psychosique et par MM. Bouvier, Saltzmann et tant d'autres, et vous jugerez de la différence qu'il y a dans l'étendue des faits, des guérisons produites el qui sont incontestables.
    Pour discuter de la Thaumaturgie, il faut être soi-même thaumaturge ou tout au moins s'être concerté ou avoir étudié auprès de quelqu'un qui exerce cette thaumaturgie. Autrement, on se trouve dans le cas de musicien soliste ne connaissant qu'une clef et qui voudrait juger d'une composition musicale en jetant les yeux sur une partition d'orchestre manuscrite. Bien qu'étant virtuose, il n'y verra que du noir sur du blanc. Vouloir apprécier sans connaître, c'est quelquefois scabreux, surtout que – peut être bien avec un peu d'ironie – vous semblez demander l'avis de thérapeutes psycho….siques, qui ceux-là, savent ce qu'ils font. Du musicien à l’harmoniste, c'est presque exactement le rapport qu'il y a entre l'hypnotiseur et le thaumaturge. Ce dernier possède toutes les clefs tandis que l'autre n'en a qu'une à sa disposition.
    Cependant, il est encore un point sur lequel nous pouvons nous accorder, c'est bien le moins que nous le déclarons en toute franchise, c'est quand vous dites en substance : Tout thaumaturge qu’on laisse faire va jusqu'à ce que ses forces fluidiques soient taries. Les thaumaturges seraient donc comme le commun des mortels : un quart d'heure avant leur mort, ils seraient encore en vie ?
    Charcot, le grand Charcot, ajoutez-vous, a obtenu UNE FOIS, une guérison d'ordre thaumaturgique. Quel résultat ! Mais c'est Charcolt l'illustre, qui l'a obtenue. Quelle gloire pour tous les savants hypnotiseurs, pour tous les praticiens EXPERTS en la matière !!! Jacob et d'autres ! c'est par milliers qu'ils comptent leurs cures. Qu'est cela ? Rien ! ils ne sont même pas académiciens !
    Lisez bien le Fraterniste, cher Monsieur H. C. et établissez la comparaison entre les cures produites par la thaumaturgie (1) ou la théurgie (2) comme on le voudra, et concluez, Le Fraterniste, dans ce numéro, donne de quoi étayer une conclusion.
    Celui qui le fera ne dira pas comme M. H.C. : les hypnotiseurs praticiens experts ont règlementé les faits. Il constatera qu'il leur reste encore beaucoup à travailler.
                                                           C. MOY

 

 (1) du grec : thauma, atos, prodige et ergon, œuvre.
 (2) du grec : theos, Dieu et ergon, œuvre.

 

Le Fraterniste, 1er août 1912

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Salles de lecture à Tours vers 1920

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    Grâce à un Unitif datant de 1914, on apprend les adresses des salles de lecture de Tours :

- 33 rue de la Grosse Tour (en plein centre historique)
- 55 avenue de la Tranchée (partie Nord, outre la Loire)
- 4 rue des Orfèvres (également en plein centre historique)
- 26 rue du Cygne
- 15 rue Colbert
- 21 Bd Marchant Duplessis

    Dans celui de 1920 environ, on voit à quel point la ville de Tours, grande ville du spiritisme, était aussi un centre important pour l'Antoinisme. Avant la construction du temple, on y compte pas moins de 4 salles de lecture :

- 33 rue de la Grosse Tour (déjà en 1914)
- 55 avenue de la Tranchée (déjà en 1914)
- 4 rue des Orfèvres (déjà en 1914)
- rue de Chinon (non loin du temple actuel, rue d'Amboise)

    Le temple sera construit en 1921 dans la partie Sud de la ville, dans le quartier Grammont-Prébendes.

    Le même Unitif cite une salle de lecture à Rochecorbon.

    Il existera une salle de lecture antoiniste concurrente au temple lors de la dissidence entre les les antoinistes traditionalistes (qui suivent Jemeppe et le Frère  Nihoul) et les antoinistes réguliers (derrière le Frère Jeannin). Citons celle de la 35, rue Simon Vauquier, chez Soeur Clémence Bredif

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Une victime de l'antoinisme (L'Evénement, 28 juillet 1912)

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Une victime de l'antoinisme (L'Evénement, 28 juillet 1912)Une victime de l'antoinisme. -- M. Kastler, juge d'instruction, a procédé hier à l'interrogatoire des époux Leclercq, accusés d'avoir laissé mourir leur enfant, faute de soins.
    Leclercq, disciple d'un thaumaturge, « le père Antoine », ne croit pas à la science des médecins, aussi s'était-il contenté de suspendre au chevet de sa petite fille, malade, le portrait du père Antoine. Naturellement, l'enfant mourut et le médecin de l'état civil refusa le permis d'inhumer.
    Interrogé par le magistrat, Leclercq affirme hautement sa foi dans « l'antoinisme » qui, dit-il, prend à toutes les religions ce qu'elles ont de meilleur.
    – Vous n'en avez pas moins laissé mourir votre enfant, lui fait remarquer le juge.
    – C'est qu'elle devait mourir, répond l'antoiniste convaincu, d'ailleurs, je suis certain qu'un médecin ne l'aurait pas sauvée.
    Et l'inculpé se lance dans une longue dissertation sur l'incurie de la médecine à laquelle il oppose la resplendissante lumière de la doctrine du père Antoine.
    A noter que ledit père Antoine aurait été poursuivi dans cette affaire, mais par une simple coïncidence, il a rendu sa belle âme en même temps que l'infortunée petite victime.
    Ne pouvant rien tirer du fanatique Leclercq, M. Kastler a interrogé sa femme. Cette dernière n'a pas la foi robuste de son époux, elle se moque du père Antoine et de sa doctrine, mais elle a dû s'incliner devant la volonté de Leclercq qui ne voulut jamais qu'un médecin pénétrât chez lui.
    Leclercq et sa femme sont inculpés d'homicide volontaire, du fait d'avoir causé la mort de leur fille en la privant des soins qui pouvaient la sauver.
    Ils passeront en cour d'assises et pourront être condamnés à la réclusion ou aux travaux forcés à temps.
    Les époux Leclercq sont assistés de Mes Pierre Turpaud et Bigeard.

L'Evénement, 28 juillet 1912

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Temple antoiniste [34 rue Vergniaud, Paris, 13e]

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Temple antoiniste [34 rue Vergniaud, Paris, 13e][photographie de presse][Agence Rol](gallica)

[photographie de presse][Agence Rol]
(source : gallica)

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Antoine le Guérisseur (La Croix, 30 janvier 1921)

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Antoine le Guérisseur (La Croix, 30 janvier 1921)

FEUILLETON DU 30 JANVIER 1921

Revue des revues

Antoine « le Guérisseur »

    Sous le titre : « Un prophète contemporain », les Etudes du 20 janvier publient un article de M. Lucien Roure sur Antoine le guérisseur et sa secte. Antoine et les antoinistes ne méritent pas qu'on s'occupe d'eux ; mais il est utile de les signaler aux lecteurs catholiques pour les mettre en garde contre l'erreur.
    L'étude de M. Lucien Roure démontre abondamment qu'Antoine le guérisseur ne diffère pas des spirites, occultistes, théosophes, scientistes qui s'efforcent de mille manières à doter l'humanité d'une religion commode.
    L'antoinisme en particulier se signale par l'incohérence doctrinale la plus fantastique, ce qui n'empêche pas la secte de compter 18000 adeptes en Belgique et une vingtaine de temples en divers lieux.
    Nous citons le passage de l'article relatif à la vie d'Antoine le guérisseur.

    Le fondateur de la religion nouvelle, Louis Antoine, naquit à Flémalle-Grande, à quelques kilomètres de Liége. Depuis, le territoire de la maison paternelle a été rattaché à la commune de Mons-Crotteux. Les parents, gens pauvres et simples, eurent onze enfants. Le père était mineur. A douze ans, Louis Antoine commença à descendre dans la mine. Il se lassa vite de ce métier et se fit ouvrier métallurgiste. A vingt-quatre ans, il quitte la Belgique, travaille en Allemagne, puis près de Varsovie. Dans l'intervalle, il revient au pays épouser Jeanne-Catherine Collon. Un fils leur naquit en Prusse. En 1879, on le voit s'établir définitivement à Jemeppe-sur-Meuse. Louis Antoine rapportait un petit pécule. Il s'occupa d'assurances, puis devint concierge aux « Tôleries liégeoises ».
    En ce temps, une famille de Jemeppe s'adonnait au spiritisme. Dès la première séance, Louis Antoine est conquis. Vite, il constate qu'il a en lui l'étoffe d'un spirite. Il organise des réunions. Le public accourt. Sa femme et son fils le secondent avec ferveur. Tantôt assure-t-on, l'esprit du curé d'Ars, tantôt l'esprit du docteur Demeure se font les guides d'Antoine. En 1893, mourait son fils unique qui s'était toujours montré maladif et bizarre, et dont les parents s'étaient peu occupés. Il leur fit savoir après sa désincarnation qu'il était devenu pharmacien à Paris.
    Cependant Antoine commençait à donner des consultations médicales, mêlées de recommandations morales. L'esprit du docteur Carita se chargea d'abord de dicter les ordonnances. La vogue plus grande et la Société des « Vignerons du Seigneur (pourquoi les Vignerons dans un pays qui ne se distingue guère par la culture de la vigne ?) fut fondée.
    L'autorité personnelle d'Antoine s'accrut si. bien qu'il estima pouvoir se passer des esprits et s'établir lui-même guérisseur. Le remède préconisé contre toutes les maladies était une certaine liqueur Coune. Antoine fut poursuivi pour exercice illégal de la médecine, condamné, mais n'en devint que plus populaire. Il eut recours alors à l'eau magnétisée, puis au papier magnétisé qu'on trempait dans l'eau et qui lui communiquait les plus merveilleuses vertus thérapeutiques, puis aux passes, soit en particulier, soit en public. Finalement, il abandonna tous ces procédés, et demanda à la seule foi des malades le secret de toute guérison. Il se laissa proclamer Antoine le Guérisseur.
    Atteint lui-même d'une maladie d'estomac chronique, dont toute sa foi ne pouvait le guérir, il suivait un régime strictement végétarien. Il ne prenait ni viande, ni œufs, ni beurre, ni lait, rien qui provint d'un animal. Il a seulement confessé, avec humilité, en publie, que sa femme l'avait obligé quelquefois à manger de la viande quand elle le trouvait trop affaibli. Sa femme, d'ailleurs, est la Mère comme lui le Père. Elle partage l'autorité et le prestige de son auguste époux.
    Cependant la santé d'Antoine déclinait. Il avait déjà plusieurs fois annoncé sa désincarnation prochaine : on sentait qu'elle ne saurait beaucoup tarder. Est-ce à cette période de sa vie qu'il faut placer son changement de titre ? Au nom d'Antoine le Guérisseur, se substitue le nom d'Antoine le Généreux. Peut-être voulait-on éviter de laisser croire que l'antoinisme était tout entier dans le don de guérir et que ce don allait disparaitre avec Louis Antoine ? Au surplus, à partir de 1906, l'enseignement moral remporte de plus en plus. Antoine prend toujours davantage conscience de sa mission de révélateur. Le prophète mourait à Jemeppe, le 25 juin 1912 : il était âgé de 66 ans.
    La Mère a succédé au Père avec toutes ses prérogatives. En 1913, elle inaugurait le temple de Monaco au milieu d'une foule qui l'acclamait comme une puissance surhumaine. Elle est aidée par un certain nombre de propagandistes, hommes et femmes, qui président les assemblées et sont porter au dehors la bonne nouvelle.

La Croix, 30 janvier 1921

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Culte Antoiniste à Bordeaux (photo de @grinus sur gramho.com)

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Culte Antoiniste à Bordeaux (photo de @grinus sur gramho.com)

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À propos des jours de fêtes religieuses (Unitif 11, vers 1920)

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À propos des jours de fêtes religieuses (Unitif 11, vers 1940)

À propos
des jours de fêtes religieuses

    Je demande au Père de permettre cette insertion si toutefois elle est conforme au fluide qui régit l'Unitif :
    Les jours de fêtes religieuses les étrangers se trouvent parfois embarrassés, ils hésitent à se rendre au temple de Jemeppe parce qu'ils ignorent si le Père fait une opération ces jours-là comme d'ordinaire. J'ai eu bien des fois l'occasion de renseigner des personnes à ce sujet.
    L'antoinisme ayant le plus grand respect du libre arbitre de chacun, ne condamne en rien les us et coutumes des différents cultes existant sur le globe : n'obéissant qu'à la conscience, il ne fait aucune distinction entre telle et telle secte ou religion, ne contrarie aucune des règles qui y sont établies. Mais il n'en prescrit particulièrement aucune, il n'impose à ses adeptes aucune obligation.
   Un seul jour, cependant, doit nous être sacré, à nous qui nous disons antoinistes : c'est le 15 août, jour anniversaire de la sanctification du culte et de la consécration du Temple. Le 15 août doit être pour nous une date à jamais mémorable, il serait bon que celui qui peut se déplacer assiste à l'opération ce jour-là, ce serait un bon accomplissement du devoir, afin de perpétuer dans les siècles à venir la cérémonie qui a eu lieu le 15 août 1910.
    Ah ! quand on réfléchit au travail colossal accompli par le Père pour édifier cette cuvre sublime que nous résumons dans le mot « Antoinisme, » on ne peut s'empêcher d'être vivement ému, on pressent que pour en arriver là le Père a eu à surmonter des obstacles de tous genres. Mais aussi l'édifice entier a été construit sur la base inébranlable entre toutes de l'amour et du désintéressement.
    J'ai éprouvé un bonheur indicible à prendre place dans les rangs de l'Antoinisme, pressentant que j'y trouverais la paix de l'âme et conscient du but grandiose qu'il poursuit.
                                                      Un adepte encore novice.

Unitif n°11, vers 1940
cf. également ce fascicule disponibles dans les temples


    Durant la société d'Ancien Régime, il existe dans l'année des dizaines de fêtes religieuses qui sont obligatoirement chômées. Elles servent alors souvent d'éléments chronologiques pour dater du jour. Cependant, dès le XVIIe siècle, la hiérarchie catholique en supprime pour appuyer l'activité économique. Par exemple, en Auvergne, elles passent de 53 par an à la fin du XVe siècle à 26 quand arrive la Révolution.
    À la Révolution française, on assiste à une plus grande pression de la mise en scène du pouvoir politique. La fête sert à entretenir la flamme révolutionnaire. (https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fêtes_et_jours_fériés_en_France)
    En France, l'abolition de la royauté est proclamée en septembre 1792 aboutissant à la naissance de la Première République française. Les citoyens de Liège votent alors le rattachement à la République française en 1793 dans l'élan de la révolution liégeoise. Après les campagnes militaires de 1794 de la Révolution française, les Pays-Bas autrichiens sont également annexés par la Première République française. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Belgique#Révolutions_de_1789_et_annexion_française)

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Une cérémonie à l'Église antoiniste (L'Œuvre, 1er sept 1928)

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Une cérémonie à l'Église antoiniste (L'Œuvre, 1er sept 1928)Une cérémonie à l'Église antoiniste (L'Œuvre, 1er sept 1928)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES PETITES RELIGIONS DE PARIS

 Une cérémonie
à l'Eglise antoiniste

     Tout près des quais, une rue toute par fumée de fruitiers. Une boutique comme les autres. A sa devanture qui fut claire, on croirait une crémerie. On entre, c'est tout noir.
    Jamais église ne donne une pénombre semblable à celle qui habite cette petite pièce. Par une fenêtre, au fond, vient un jour si fatigué qu'il n'a pas la force de pénétrer. La nuit ici est chez elle.
    Il y a des bancs bien alignés. Au fond, ayant seul le privilège d'une demi-portion de lumière, un pupitre surélevé comme une chaire de professeur. On dirait une salle d'école pour un cours du soir sans crédit.
    Derrière le pupitre, il y avait une femme toute noire. Sur les bancs, il y en avait une autre, une seule toute noire aussi. Placée à contre-jour, on ne voyait pas le visage de celle qui était au pupitre et qui lisait. Et le jour n'atteignait pas la figure de celle qui était assise sur un banc et qui écoutait. On aurait dit que ces deux femmes recherchaient l'ombre, comme un uniforme.
    Lorsque j'ai ouvert la porte, j'ai pensé tout d'abord me retirer pour ne pas troubler ce tête à tête de deux ombres. Mais celle qui lisait n'a pas interrompu sa lecture et celle qui écoutait n'a pas levé les yeux.
    Je me suis assis sans qu'elles parussent s'apercevoir de ma présence. Au mur étaient inscrits des mots que je ne pus lire. Une sorte de réveil-matin placé sur une tablette marquait l'heure. Dans cette obscurité, étranger entre ces deux ombres, j'avais l'impression qu'il ne sonnerait que pour le jugement dernier. Je n'eus pas à attendre jusque-là. La grande aiguille avait fait à peine la moitié du tour du cadran que l'ombre qui lisait ferme son livre. L'ombre qui écoutait glissa vers la porte. Je me retrouvai dans la rue comme on revient à la vie.
    Le service du soir, à la chapelle antoiniste de la rue des Grands-Augustins était terminé.
    Si les Antoinistes ont à travers Paris des chapelles, ils ont une cathédrale où est révélée la vérité due à l'ouvrier Antoine. C'est au fond du 13e arrondissement, derrière la Glacière, au milieu d'un quartier où les maisons n'ont pas l'air d'être terminées. Un jardin sans fleurs précède l'église qui ne porte pas de croix. J'en ai fait lentement le tour. Derrière, une femme élégante sonnait à une porte basse : le presbytère, un presbytère sans gaité.
    J'ai attendu l'heure de l'office. L'église antoiniste ne diffère guère de ses chapelles. Il y a les mêmes bancs et la même chaire de professeur. Mais, cette fois, c'est un homme qui l'occupait. Tout vêtu de noir. Il lisait lui aussi, d'une voix à côté de laquelle celle de l'ombre de la rue des Grands-Augustins paraissait céleste.
    Et ici, si le jour était pauvre, il était honnête. Il permettait de lire les inscriptions murales : on pouvait en effet déchiffrer : « Culte antoiniste. L'auréole de la conscience. Un seul remède pour guérir l'humanité : La Foi. C'est de la Foi que naît l'amour. L'Enseignement du Père Antoine, c'est l'enseignement du Christ révélé à cette époque par la Foi. »
    Ils étaient une quinzaine qui écoutaient muets et recueillis : des ouvriers aux vêtements bien brossés. Des femmes en cheveux. Je ne revis pas la silhouette coquette qui avait sonné à la porte du presbytère.
    L'homme lisait toujours.
    – Si nous disons que Dieu est notre père, disait-il, ajoutons que le Démon est notre mère qui nous nourrit de son sein et nous est utile. L'enfant n'appartient-il pas pour les trois-quarts à sa mère ? Nous sommes donc plutôt enfants du Démon ! S'il faut l'épreuve pour guérir le mal, ne devrions-nous pas adorer le démon dont l'amour nous fournit le moyen d'abréger nos souffrances ? »
    Un lourd silence aggrava l'ombre. Puis on entendit :
    – Mes frères, au nom du Père, merci. Dans le petit jardin maigre comme un square sans jardinier s'écoulèrent les fidèles aussi peu nombreux que ceux d'une messe du matin.
    L'homme qui avait lu se coiffa alors d'un chapeau haut de forme. Car les Antoinistes, sont, avec les diplomates, les derniers qui aient conservé le culte du gibus.

                                                                 Pierre Benard

L'Œuvre, 1er septembre 1928

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Temple de Paris - rue du Pré Saint-Gervais (FaceBook Historia Nuntius)

Publié le par antoiniste

Temple de Paris - rue du Pré Saint-Gervais (FaceBook Historia Nuntius)

Het Antoinisme

Louis Antoine (1846-1912) werd geboren in Bergen (België), in een katholiek gezin. Hij werkte in verschillende beroepen (mijnwerker, fabrieksarbeider, plantaardige koopman ...) in België, Pruisen en Polen. In 1888: vestigt hij zich definitief in Jemeppe (België); sticht hij een spiritualistische groep, Les Vignerons du Seigneur, breekt met het katholicisme, ontdekt hij zichzelf zo snel als geschenken van de middelgrote en genezing - door middel van spreuken en toverdrankjes. In zijn kleine spirituele catechismus (1896), beweert hij dat de “wijnboeren des Heers” de zieken genezen, demonen uitdrijven, de doden opwekken en spreken met de “verdwenen” van deze wereld. . Hij werd beïnvloed door de geschriften van Allan Kardec.

In 1901 werd Louis Antoine veroordeeld voor illegale uitoefening van de geneeskunde Hij werd veroordeeld tot een boete van 60 FR, hij keerde daarna richting ”magnetische genezing”, dit beperkt zich alleen tot het geloof van de genezer en die van zijn patiënt. Er worden regeneratieve golven uitgezonden door goede ”geesten”. In 1906 breekt hij met spiritisme. Hij plaatst een tempel op zijn eigendom in Jemeppe. Hij is de ”Vader” die profeteert, geneest vanaf zijn tribune en per brief zijn volgelingen ”Antoinisten ”. Hij geneest door het gebruik van gemagnetiseerd papier en thee. Hij schreef zijn ervaringen in zijn geschriften, die door zijn volgelingen worden gelezen in de tempels en de zogenaamde 'leeszalen' (gebed kamers). De supporters noemen oprichter Louis Antoine ”de vader” en zijn vrouw ”de moeder”. Na de dood van Antoine's, nam zijn vrouw, Jeanne-Catherine Collon, het landgoed over. Er waren toen twee antoinistische tempels en een paar dozijn ”leeszalen” in België en Frankrijk. Er was sterke groei onder leiding van J.-C. Collon, de ”Moeder”, ”vertegenwoordiger van de Vader”; bij haar dood (1940). Er waren 26 tempels in België. De beweging wordt voornamelijk vertegenwoordigd in Frankrijk en België, waar er 64 tempels zijn, waarvan 31 in Frankrijk. In Frankrijk zijn er 2.500 Antoinisten actief.

Gebed neemt een belangrijke plaats in de religieuze praktijk van de Antoinisten. Een zeer eenvoudige religieuze ceremonie: het lezen van de geschriften van ”Vader Anthony ”, lofzangen. Genezing getuigenissen tijdens ”samenkomsten” in tempels. Viering van dopen van kinderen, bruiloften en begrafenissen, maar niet van de maaltijd van de Heer. De leden zijn niet verplicht om de vergaderingen bij te wonen, en ze mogen bij andere bewegingen. Op de top van de algemene christelijke feesten, hebben de Antoinisten twee andere feesten van hun eigen geloof: ter ere van het oprichtingspaar. 25 juni is voor ”de vader” en 3 november is voor ”de moeder”. Ze vieren ook de inwijding van de tempel in Jemeppe en de aanbidding van de beweging op 15 augustus. Het doel van deze beweging is om hulp te geven aan lijdende mensen door middel van gebed en zonder enig doel van bekering. Het bestaan van God, het kwaad, materie, ziekte en dood (geloof in reïncarnatie) word ontkend. Het is intelligentie (en dus de wetenschap) dat lijden creëert, het geloof in zichzelf dat onderdrukt is; Niettemin, mensen die denken dat ze ”ziek ” mogen deel nemen aan collectieve of individuele healing sessies, de zogenaamde ”operaties ”, om schadelijke stromen af te snijden. Strikte naleving van de natuurwetten: noch arts, noch apotheker, maar uniek beroep op het geloof (uitzondering voor de aftreksels van planten).

ORGANISATIE Vandaag, collegiaal leiderschap zonder een”vader 's vertegenwoordiger”: 61 tempels (waaronder 34 in Frankrijk) en 190 leeszalen in België, Frankrijk (93 kamers), Engeland, Duitsland, Italië, Luxemburg, Polen, Congo, Australië, Brazilië; 2.500 tot 3.000 ”gekostumeerde ” Antoinisten (Leviet en hoge hoed voor mannen, zwarte jurk, hoed voor vrouwen); 20.000 beoefenaars (waarvan 2.500 in Frankrijk); onbepaald aantal consultants. Erkenning van Antoinisme In Frankrijk: Vereniging Culturelle antoiniste du Collège des desservants de France, (wet van 1901); gevestigd te Parijs (19e). 1910: instelling van een ”Antoinistische cult”. In België werd het een vereniging van openbaar nut. (Koninklijk Besluit van 3 oktober 1922)

Verhaal & Foto: Ronald & Antoinette van Grinsven

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Traduction :

Antoinisme

Louis Antoine (1846-1912) est né à Mons (Belgique), dans une famille catholique. Il a travaillé dans diverses professions (mineur, ouvrier d'usine, marchand d'usine...) en Belgique, en Prusse et en Pologne. En 1888 : il s'installe définitivement à Jemeppe (Belgique) ; il fonde un groupe spirite, Les Vignerons du Seigneur, en rupture avec le catholicisme, se découvre aussi vite que les dons du médium et de la guérison - par des invocations et des formules magiques. Dans son petit catéchisme spirite (1896), il affirme que les "vignerons du Seigneur" guérissent les malades, exorcisent les démons, ressuscitent les morts, et parlent aux "disparus" de ce monde.... Il a été influencé par les écrits d'Allan Kardec.

En 1901, Louis Antoine est condamné pour exercice illégal de la médecine. Il est condamné à une amende de 60 FR, il se tourne alors vers la "guérison magnétique", qui se limite à la seule foi du guérisseur et à celle de son patient. Les ondes régénératrices sont émises par les bons "esprits". En 1906, il a rompu avec le spiritisme. Il a placé un temple sur sa propriété à Jemeppe. Il était le "Père" qui a prophétisé, guéri depuis sa tribune et a répond aux lettres à ses disciples "Antoinistes". Il guérit grâce à l'utilisation de papier magnétisé et de thé. Il a consigné ses expériences dans ses écrits, qui sont lus par ses disciples dans les temples et dans les "salles de lecture" (salles de prière). Les partisans appellent le fondateur Louis Antoine "le père" et sa femme "la mère". Après la mort d'Antoine, sa femme, Jeanne-Catherine Collon, a repris le flambeau. Il y avait alors deux temples antoinistes et quelques dizaines de "salles de lecture" en Belgique et en France. La croissance a été forte, sous l'impulsion de J.-C. Collon, la "mère", "représentante du père", à sa mort (1940). Il y avait 26 temples en Belgique. Le mouvement est principalement représenté en France et en Belgique, où l'on compte 64 temples, dont 31 en France. En France, 2.500 antoinistes sont actifs.

La prière occupe une place importante dans la pratique religieuse des antoinistes. Une cérémonie religieuse très simple : lecture des écrits du "Père Antoine", textes de louange ; témoignages de guérison lors de "rencontres" dans les temples : célébration des baptêmes, des mariages et des enterrements d'enfants, mais pas du repas du Seigneur. Les membres ne sont pas obligés d'assister aux réunions, et ils sont autorisés à rejoindre d'autres mouvements. En plus des fêtes chrétiennes générales, les antoinistes ont deux autres fêtes de leur propre foi : en l'honneur du couple fondateur. Le 25 juin est pour "le père" et le 3 novembre est pour "la mère". Ils célèbrent également la consécration du temple de Jemeppe et la création du mouvement le 15 août. Le but de ce mouvement est d'apporter une aide aux personnes en souffrance par la prière et sans but de conversion. L'existence de Dieu, du mal, de la matière, de la maladie et de la mort (foi en la réincarnation) est niée. C'est l'intelligence (et donc la science) qui crée la souffrance, la croyance en soi qui est alors supprimée ; néanmoins, les personnes qui se croient "malades" sont autorisées à participer à des séances de guérison collectives ou individuelles, appelées "opérations", pour couper les fluides nocifs. Stricte observation des lois de la nature : ni médecin ni pharmacien, mais unique appel à la foi (exception pour les infusions de plantes).

ORGANISATION Aujourd'hui, direction collégiale sans "représentant du père" : 61 temples (dont 34 en France) et 190 salles de lecture en Belgique, France (93 pièces), Angleterre, Allemagne, Italie, Luxembourg, Pologne, Congo, Australie, Brésil ; 2 500 à 3 000 antoinistes "costumés" (lévite et haut-de-forme pour les hommes, robe noire, chapeau pour les femmes) ; 20 000 praticiens (dont 2 500 en France) ; nombre indéterminé de consultants. Reconnaissance de l'antoinisme en France : Association Culturelle antoiniste du Collège des desservants de France, (loi de 1901) ; basée à Paris (19ème). 1910 : Création d'un "culte antoiniste". En Belgique, elle est devenue une association d'utilité publique. (Arrêté royal du 3 octobre 1922)

Histoire et photo : Ronald & Antoinette van Grinsven

    On croit pouvoir reconnaître frère Jeannin et sa famille à droite du groupe. Il utilisa encore longtemps une béquille.

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