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Bernay - Culte Antoiniste - Consécration le 16 septembre 1951

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Bernay - Culte Antoiniste - Consécration le 16 septembre 1951

source : page FaceBook "Y avait ça chez mémé"

Frère ZEMEISS fait l'Opération devant la foule rassemblée.

Frère Robert Pierrefeu ajoute que frère Zemeiss avait été envoyé par le PERE en Normandie pour guérir les malades et propager l'Enseignement. Il fut délégué par le Collège des desservants de France pour consacrer les Temples d'Evreux, de Rouen et aussi de Bernay. Frère RAUX a été formé par lui et a été le premier desservant du Temple de Bernay. Il s'est désincarné au début de l'année 1986. Son fils est le desservant actuel (souvenirs de Sœur Betty)

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la rue Anne de Ticheville

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le mur d'enceinte de l'Hôpital à droite, le temple antoiniste au fond

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vue d'ensemble du temple de Bernay

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Bernay - vue de la façade

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entrée du temple, façade, porte et fenêtre

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Les adeptes à Bernay

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    Normandie. - A Bernay un temple, construit grâce "au dévouement des adeptes qui ont donné leur temps pour excaver et transporter les terres, pour abattre les arbres et les transporter, pour aider bénévolement à la maçonnerie et à la menuiserie". A Brionne, deux propagandistes. (En 1952, le même auteur y note même la présence d'un temple).
    - A Orbec, une salle de lecture avec réunions chaque dimanche après-midi, une trentaine d'assistants ; la propagandiste vient de Lisieux ; propagande sur les foires et les marchés, visite des malades ; trois familles converties à Meulles (canton d'Orbec, 525 habitants).
C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.262

    Il semble que le mouvement se soit surtout développé dans ses régions dans les années 40-50.

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Construction du temple de Bernay

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Construction du temple de Bernay
Excavation du terrain, 1945 (remonterletemps.ign.fr)

    Il arrive que les adeptes se mobilisent et se mettent à la tâche pour rendre les travaux moins couteux. Yves Montreuil raconte qu'à Bernay, des adeptes ont excavé le terrain, abattu des arbres, aidé à la maçonnerie et à la menuiserie pour réduire le coût de la construction du temple. Cela ne va pas sans rappeler la façon dont les Témoins de Jéhovah érigent leur 'salle du Royaume'.
Régis Dericquebourg, les Antoinistes, p.135

    Aucun des desservants n'est payé. Les testaments sont refusés, parce qu'ils ne sont pas anonymes.
    Malgré ce désintéressement, les dons anonymes (ou le travail non rémunéré des adeptes) ont permis la construction des temples, par exemple celui de Bernay en 1951 : un peu plus de 4 millions de francs.
C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.260

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Bernay - Temple Antoiniste - consacré le 16 septembre 1951

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Bernay - 4, rue Anne de Ticheville - plan cadastral

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source : www.cadastre.gouv.fr

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Bernay (Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899))

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    On passe alors à Bernay, franche ville normande, d'art normand, d'industrie normande, de commerce normand. Car le portail de son église paroissiale et celui de Notre-Dame de la Couture, qui fut une célèbre abbaye de femmes, sont dignes par leur ampleur et la richesse de leur décoration du temps où les Normands semaient de merveilles gothiques la Neustrie. Car ses fabriques de toiles, de drap, de papier et de cuir, sont rigoureusement organisées selon les doctrines de l'intérêt personnel bien entendu. Car enfin, s'il vous arrive d'assister à la fameuse foire aux chevaux, dite foire fleurie, parce qu'elle a lieu le dimanche des Rameaux, et de vous mêler à la foule des éleveurs en chapeaux de soie et en blouse, des maquignons en chapeau rond et veste ronde, vous apprendrez a connaître tout ce qu'un gars normand, éduqué ou rustaud, n'importe, peut déployer de finesse, de ruse et d'âpreté au gain. C'est là qu'il faut voir les plus gesticulantes disputes s'engager entre des adversaires défiants, dont la préoccupation continuelle est de ne jamais dire oui ou non « par horreur de la parole qui lie ». Aux cris, aux jurons, aux colères feintes des adversaires, à leur mimique indignée, stupéfaite, effarée, on croirait qu'il s'agit d'un incommensurable écart entre l'offre du marchand et la demande du chaland. Et comme on est loin de compte ! C'est pour cent, pour vingt sous, pour dix centimes qu'ils dépensent tant de diplomatie, tant de verve tragique et comique tour à tour. Aussi tout finit-il entre eux par se conclure. Nos gens se tapent dans la main et, dans le cabaret le plus proche, vont terminer en buvant du meilleur cidre, du vré bon bère. Dame ! à tant parler on s'échauffe, et quand i fait cat, un coup de bessin fait plâsi. Mais pourquoi perdre le temps en contestations superflues ? A quoi bon haricoter ? Eh ! que voulez-vous ! L'z affé sont l'z affé ! Maintenant aboulez mé vot' argent, m'nami. Pas de spectacle plus divertissant joué par des comédiens plus accomplis.

Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
souce : gallica

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