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Culte antoiniste - Hellemmes (La Wallonie, 12 septembre 1925)(Belgicapress)

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Culte antoiniste - Hellemmes (La Wallonie, 12 septembre 1925)(Belgicapress)

Culte Antoiniste

    La Mère Antoine ira consacrer un temple à Hellemennes [sic] (Lille) le 27 courant.
    Le train spécial qui emportera les adeptes partira de Liége Guillemins via Bruxelles, à 4 heures du matin et rentrera le même jour à 23 heures.
    Les prix du voyage sont fixés comme suit : 20 fr. 50 en 3e classe, 31 fr. en 2e classe.
    Les inscriptions sont reçues dans tous les temples antoinistes et les listes seront clôturées le 13 courant.

La Wallonie, 12 septembre 1925 (source : Belgicapress)

Cf. le billet sur les consécrations des temples antoinistes.

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Circulaire pour la consécration d'un temple

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Circulaire pour la consécration d'un temple

                                 CULTE ANTOINISTE

                Frères,
    Mère Antoine ira consacrer au nom du Père le nouveau Temple Antoiniste de Ecaussinnes-Carrières.
    La cérémonie aura lieu dimanche 19 avril à 10 heures. A cette occasion, Mère recevra les malades tous réunis dans le Temple, comme elle le fait à Jemeppe-sur-Meuse les quatre premiers jours de la semaine, à 10 heures.
    Recevez, chers frères, toutes nos bonnes Pensées.               Le Conseil d'administration.

 

Issu de l’article sur l’inauguration du temple d’Écaussinnes. On connaît également le texte du billet pour la consécration du premier temple de Paris. Pour la consécration du temple de Toulouse, un billet identique a été distribué. Cf. le billet sur les consécrations des temples antoinistes.

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Inauguration d'un temple antoiniste à Waremme (La Meuse, 27 février 1921)(Belgicapress)

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Inauguration d'un temple antoiniste à Waremme (La Meuse, 27 février 1921)(Belgicapress)

                                                                    WAREMME.

    Le culte antoiniste vient d'inaugurer un temple ici.

La Meuse, 27 février 1921 (source : Belgicapress)

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Curieuse Cérémonie Mystique à Hellemmes (L'Egalité de Roubaix-Tourcoing, 28 septembre 1925)(bn-r.cd-script.fr)

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Curieuse Cérémonie Mystique à Hellemmes (L'Egalité de Roubaix-Tourcoing, 28 septembre 1925)(bn-r.cd-script.fr)

Curieuse Cérémonie Mystique à Hellemmes

ELLE SE DEROULERA A L’OCCASION DE L’INAUGU-
RATION D’UN TEMPLE DU CULTE ANTOINISTE

    Un temple nouveau vient d'être achevé à Hellemmes. Très simple avec sa façade de briques rouges et blanches, il se dresse rue Jean-Bart, en plein quartier populaire, à deux pas de la Grand'Route de Lille à Tournai, à un quart d'heure de marche de notre capitale des Flandres.
    Devant cette bâtisse étrange, portant comme indication ces trois mots énigmatiques gravés dans la pierre blanche « 1925 – Culte Antoiniste », le profane s'arrête indécis... Que peut bien être cette église Nouvelle ? Quel culte y pratique-t-on ?
    Combien dans nos régions ignorent encore, en effet, qu'il est en Belgique, dans les environs de Liége et Verviers, en France, à Caudry... oui, à Caudry !... à Paris, à Lyon, à Tours, à Vichy, à Vervins, des milliers et des milliers d'adeptes au culte du Père Antoine, Antoine le Dieu Antoine le Guérisseur, à qui des foules de malades, de névroses, sont allés demander assistance, dans un faubourg de Liége, ou à l'instar de Raspoutine, le Dieu vivant faisait ses miracles voici quelque 12 ans ?
                  Un nouveau Jésus-Christ
    Antoine le Père était un simple ouvrier mineur, catholique pratiquant et modèle de piété. Il vivait dans une humble maison à Jemeppe-sur-Meuse, près de Liége. Il n'avait reçu qu'une instruction tout à fait élémentaire. Or, un beau jour, il se mit à prêcher, à enseigner les principes d'une haute philosophie. Vénérable aux longs cheveux, à barbe de patriarche, les foules crédules se portèrent vers lui. C'était en 1906. Une nouvelle religion venait de naître ! Antoine prêcha la Foi. Il guérit des malades... par suggestion. Son prestige augmenta... Aux yeux des disciples un nouveau Dieu était descendu sur terre. Mais, comme l'autre, il ne devait pas tarder à quitter notre monde de désolation.
    En 1912 il se « désincarnait », mais son enseignement resta, professé et perpétué par sa femme – car il était marié ! – La mère Antoine lui succéda à la tête du nouveau culte… C'est elle, âgée aujourd'hui de 75 ans, qui est « papesse » de la nouvelle religion – C'est elle qui représente sur terre le vénérable nouveau Dieu !
    C'est vers elle que se tournent les milliers de croyants. N'est-elle pas en communication constante avec son saint époux ?
                  Le Culte Antoiniste
   
Quels sont exactement les principes du culte Antoiniste ? Qui pourrait le dire, à moins d'avoir reçu la grande Révélation ?
    Quant à moi, j'avoue n'avoir rien compris de ses formules obscures et compliquées. Antoine dit : « Aimez vos ennemis ! – Notre Religion est celle de l'Amour, du Désintéressement et de la Conscience ».
    Toutes les religions en disent autant...
    Lisez cependant ses principes, ses commandements et comprenez si vous pouvez ! « Si vous m'aimez, dit Antoine, par l'organe de sa femme, de la Mère Antoine, vous ne l'enseignerez à personne. Puisque vous savez que je ne réside qu'au sein de l'homme, vous ne pouvez témoigner qu'il existe une suprême bonté, alors que du prochain vous m'isolez ! »
    Le dogme Antoiniste comprend dix principes dans le genre de celui-ci. C'est avec ces principes qu'Antoine fit des milliers d'adeptes, c'est avec la révélation de ce dogme qu'il fit, paraît-il, des miracles !... et ceci en plein vingtième siècle...
    La guerre a passé... 15-20 années se sont écoulées... le culte Antoiniste a subsisté... Il construit de nouveaux temples... A Hellemmes, aux portes de Lille. Il a ses fervents, ses fanatiques... Les souvenir du Père Antoine est évoqué. Des têtes s'inclinent avec humilité… Pauvre Humanité !!!
                  L'« Opération générale »
    Hier, donc, les Antoinistes inauguraient à Hellemmes un nouveau temple.
    La grande solennité était prévue pour 10 heures. Dès le début de la matinée trois trains spéciaux avaient amené de Belgique des milliers d'adeptes, foule pittoresque et hétéroclite s'il en fut, composée de jeunes, de vieux, de campagnards, de citadins. Dans cette foule on remarquait les « fervents », les « fanatiques », qui avaient revêtu le costume de l'ordre : les hommes, le chapeau haut de forme à bords plats, la redingote boutonnée jusqu'au col du clergyman anglais ; les femmes, le bonnet noir à double feston orné du voile de même couleur, tombant sur un manteau noir plissé.
    Dix heures du matin. Quand nous arrivons la foule est massée dans la rue trop étroite devant le temple. Elle s'écrase silencieusement. Toutes les lèvres s'agitent. De toute évidence c'est le Père Antoine qu'on invoque dans les prières. Il n'y a que la Foi qui sauve… La Foi va-t-elle faire des miracles ?
    La grande solennité s'appelle chez les Antoinistes l'« opération générale ». C'est aujourd'hui, jour d'« opération générale » ! La Mère Antoine est là. Beaucoup d'adeptes, sinon tous, sont venus pour recevoir la grâce du Père. Seront-ils exaucés ? Attendons pour juger.
                  « Donnons notre pensée au Père ! »
    Les portes du temple s'ouvrent. La foule s'écrase et pénètre péniblement... résignée... Nous sommes trop loin de l'entrée… impossible d'avancer... Nous n'y perdrons rien... La foule est si dense en effet, que l'« opération générale » se déroulera en plein air. Le Père Antoine est si bon qu'il ne manquera pas, comme à nos semblables, de nous faire bénéficier de sa grâce sanctifiante...
    Le premier service étant terminé, la porte s'ouvre nouveau...
                             LIRE LA SUITE EN DEUXIEME PAGE

La cérémonie Antoiniste

                             SUITE DE LA PREMIERE PAGE
   
Les pasteurs, prêtres ou pères (comme on veut) sortent... L'un d'eux tient haut et ferme une pancarte en tôle repoussée portant ces mots « L'arbre de la Science de la Vue et du Mal »... (Que veut bien dire tout cela ?)
    Un silence de mort plane sur la foule. On entendrait une mouche voler !
    Un prêtre, pasteur ou père, s'avance et prononce ces mots :
    « Chers frères… La Mère Antoine vient consacrer son temple au nom du Père ! » Trois coups de sonnette retentissent, puis l'officiant ajoute :
    « Donnons notre pensée au Père et chacun de nous obtiendra satisfaction, selon se foi en lui ! »
    Toutes les têtes s'inclinent...
    Voici la Mère qui s'avance. C'est une vieille femme octogénaire, aux cheveux blancs, séparés en bandeaux par une large raie. Elle a le regard fixe et vitreux d'un être détaché des choses d'ici-bas. La voix de l'officiant retentit impérieuse :
    « Mes frères, le moment solennel approche. Pensons bien tous au Père !... »
    La Mère étend les mains, fait de larges gestes cabalistiques, bénit la foule.
    Comme les adeptes nous pensons au Père. Oui, mais, beaucoup !... Comme Sœur Anne, nous ne voyons rien venir !...
    Ceux qui ont la Foi seront-ils exaucés, c'est peu probables !... Voici, en effet, qu'on lit les 10 principes... Rien d'anormal ne s'est produit !...
    Principe ? Voulez-vous savoir ce qu'est un principe ? En voici un. Dites-moi si vous avez compris.
    « Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi, dont l'intention serait de vous convertir, si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu'il ne pourrait vous dire ».
    La cérémonie est terminée, de même que l'« opération générale ». Le temple est inauguré. Tout le monde est content, même le Père Antoine qui doit se réjouir là-haut de l'effet produit par sa profonde doctrine. Tout le monde se retire et va déguster en paix les provisions apportées dans les volumineux paniers.
    En nous retirant nous ne pouvons qu'évoquer cette pensée d'un philosophe du siècle dernier :
    « Respectons toute croyance, même le doute, aucun dogme n'est au-dessus de la tolérance et de la bonté ! »
    Nous ne pouvons cependant nous empêcher de nous dire aussi : Une telle comédie est-elle digne de notre siècle ? »
                                                Marcel POLVENT.

L'Egalité de Roubaix-Tourcoing, 28 septembre 1925 (source : bn-r.cd-script.fr)

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La religion antoiniste (Gazette de Lausanne, 29 octobre 1913)

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La religion antoiniste (Gazette de Lausanne, 29 octobre 1913)La religion antoiniste

    Samedi, à la gare du Nord, à Paris, un train de Belgique a déversé sur le quai six cents fidèles de la religion antoiniste.
    Le père Antoine était un obscur ouvrier qui se reconnut un jour la vertu de guérir les malades et les infirmes. A la voix du nouveau Messie, les paralytiques se levèrent, les aveugles virent : ils l'assurent du moins. Car des six cents fidèles qui, un petit sac à la main, vêtus, les hommes d'une lévite noire et coiffés d'un chapeau mat à bords plats, les femmes d'une robe noire et couvertes d'un voile, débarquaient l'autre jour à Paris, il n'en est guère qui ne soient prêts à témoigner du miraculeux pouvoir du père Antoine.
    Le culte antoiniste dédaigne les formes extérieures. Il suffit de posséder la foi pour être guéri des maux du corps et de ceux de l'âme. La mère Antoine, dépositaire du pouvoir spirituel de son défunt mari, étend la main sur la foule recueillie – et chacun s'en retourne guéri ou amélioré selon la ferveur de sa foi ; le mécréant seul s'en va comme il était venu.
    Pour les croyants français, on a édifié rue Vergniaud, un temple que la mère Antoine a inauguré dimanche matin. C'est un petit monument qui possède pour tout mobilier une chaire devant laquelle est un panneau portant l'image sommaire d'un arbre avec cette inscription : « L'arbre de la science de la vue du mal. »
    D'autres inscriptions sont des formules dogmatiques : « L'enseignement du Père, c'est l'enseignement du Christ révélé à cette époque par la Foi... Un seul remède peut guérir l'humanité : la Foi ; c'est de la Foi que naît l'amour, qui nous montre dans nos ennemis Dieu lui-même. »
    – En effet, expliquait un frère antoiniste à un reporter du Temps, le Christ venant après les prophètes, marquait une étape nouvelle dans l'évolution morale : à la rigoureuse loi du talion, il substituait le pardon des offenses. Le Père (Antoine) a fait mieux : comme nos ennemis sont les meilleurs auxiliaires et les seuls guides de notre progrès en nous révélant à nous-mêmes les défauts qui ternissent la netteté de notre conscience, ils sont les véritables instruments de notre épuration. Il ne suffit plus de leur pardonner ; nous devons reconnaître en eux nos fidèles amis, et les aimer comme tels.
    » Il faut retourner à l'essence même, au principe initial des religions : à la loi de la conscience ; il faut dégager cette loi de toutes les liturgies qui en obscurcissent la notion. Puisque nous vivons entourés d'un fluide fait de tous les actes et de toutes les pensées commis ou conçues pendant nos existences antérieures fluide que le Père maniait à volonté et d'où il tirait ses guérisons – il faut l'exalter au cours de l'existence actuelle en pratiquant le désintéressement les plus absolu. La douleur, les épreuves nous sont envoyées pour nous permettre de nous élever successivement jusqu'à la quasi-perfection morale et à l'amour universel...
    – Mais, interrompit le journaliste, se dogme des réincarnations, n'est-il point hérétique ? Ne sentez-vous pas quelque peu le soufre ?
    – Nullement, cher monsieur, nous respectons toutes les religions : nous remontons seulement à leur principe commun.
    – Mais vous ne les pratiquez pas ?
    – Nous sommes les fidèles du Père. Il est pour nous la réincarnation du prophète qui parut plusieurs fois pour révéler au monde la loi de la conscience...
    – Et votre foi justifie vos miracles ?
    – Assurément.
    – Et vos miracles justifient votre foi ?
    – Sans doute... comme dans toutes les religions, ajouta le frère antoiniste.

Gazette de Lausanne, 29 octobre 1913

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Herstal - construction du temple (Le Télégraphe, 17 novembre 1917)(Belgicapress)

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Herstal - construction du temple (Le Télégraphe, 17 novembre 1917)(Belgicapress)

EN PROVINCE

    HERSTAL. – Dans le courant de cet été, il a été construit, à Herstal, un temple Antoiniste, rue du Chou.
    L'inauguration en et fixée à ce dimanche à 10 h.

Le Télégraphe, 17 novembre 1917 (source : Belgicapress)

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Le fait du jour (Journal de Charleroi, 4 octobre 1912)(Belgicapress)

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Le fait du jour (Journal de Charleroi, 4 octobre 1912)(Belgicapress)LE FAIT DU JOUR

    Ne croyez pas qu'il faille être le pape, ou le légat du pape au Congrès Eucharistique de Vienne, avec les carrosses de l'empereur d'Autriche, pour faire une religion impressionnante et traîner en procession des milliers d'extasiés. Il suffit d'être la veuve d'un prophète désincarné : «La Mère ».
    « La Mère Antoine, grande prêtresse de l'Antoinisme depuis la désincarnation de l'immortel Père Antoine, le guérisseur, préside à un extraordinaire développement du culte nouveau, entre Liége et Bruxelles. Dimanche elle inaugura, à Bierset-Awans, son troisième temple. Ses « opérations » – vocable vulgaire qui désigne la liturgie antoiniste – attirèrent tant de fidèles que le sanctuaire se remplit une vingtaine de fois d'une foule renouvelée.
    Et que faut-il à « la Mère » pour que s'exerce l'attirance ? Simplement la foi des crédules. Ses moyens de grande-prêtresse sont, en effet, très rudimentaires. Mais il y a au fond de l'homme un irréductible besoin de sottise.
    A Bierset-Awans, le troisième temple est une très banale bâtisse, extérieurement peinturlurée de rouge. L'intérieur est une grange à murs blancs, éclairée par des fenêtres étroites qui trouent à peine la toiture, sans aucun ornement, ni emblème, ni inscription. On aperçoit seulement au fond, dans la lumière diffuse, une tribune recouverte d'un drap verdâtre. Sur un carré de toile bleue se lit « l'auréole de la conscience » c'est-à-dire quelques-uns des préceptes de la sagesse antoiniste.
    Là, monta dimanche, après trois tintements de clochette, la Mère Antoine. Et la cérémonie commença. Silence absolu. Pas un discours, pas une prière, ni de la prêtresse, ni des fidèles.
    Seulement un geste. Dans une attitude extatique, la Mère leva les yeux au toit, croisa ses mains sur la poitrine. Puis, lentement elle étendit le bras droit pour faire l'opération qui consiste à couvrir l'assistance d'un geste large, la paume ouverte comme devant répandre des bénédictions.
    Cela dure deux minutes. Et cela se répète vingt fois, pour vingt opérations. Il n'en faut pas davantage. La foule pieuse est contente. La Mère se retire, non sans avoir fait présenter dans la grange le plateau des offrandes.
    Et cela fait concurrence à la grande « opération » catholique. A tel point qu'un antoiniste du nom de Noël, ayant introduit « l'opération » de l'antoinisme au 13e arrondissement de Paris, le cardinal Amette l'a excommunié, lui et ses fidèles. Ça se passe entre augures !

Journal de Charleroi, 4 octobre 1912 (source : Belgicapress)

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Quotidiennes - sur l'inauguration d'un temple (Gazette de Charleroi, 5 octobre 1912)(Belgicapress)

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Quotidiennes - sur l'inauguration d'un temple (Gazette de Charleroi, 5 octobre 1912)(Belgicapress)Quotidiennes

    Si les sectateurs d'une religion étaient aussi clairvoyants à l'endroit de leurs croyances qu'ils le sont à l'endroit de celles des autres, il n'y aurait plus sur terre que des sceptiques peu enclins à prendre pour argent comptant des histoires plutôt sujettes à caution.
    Un confrère bruxellois s'est rendu à l'inauguration d'un nouveau temple antoiniste. Cérémonie curieuse, digne d'intéresser tout esprit que préoccupent les phénomènes et les manifestations collectives du sentiment religieux. L'antoinisme constitue probablement la plus singulière de ces manifestations à notre époque, que l'on estimait trop peu mystique pour permettre l'éclosion et l'extension d'une secte nouvelle. Or, celle du père Antoine progresse assez rapidement, et gagne déjà l'Amérique. Elle est simple et simpliste comme son fondateur, dont la « philosophie » enfantine et brumeuse se ressent de sa culture plus que rudimentaire. Cet avantage lui assurerait peut-être la conquête du monde si l'antoinisme n'avait pas contre lui cette malchance de pouvoir se pratiquer paisiblement. La liberté est la pire ennemie des religions neuves. Il leur faut le stimulant précieux des persécutions. Antoine a eu le tort, dont il n'est d'ailleurs pas responsable, de mourir tranquillement dans son lit. S'il avait eu le bonheur de périr sous la hache, ou au sommet d'une potence, la fortune de sa doctrine était faite. Il aurait ressuscité certainement, et des centaines de disciples auraient, avec allégresse, subi le martyre, en témoignage de sa sainteté, vite métamorphosée en divinité. La foule aurait, convaincue par ces merveilles, confessé la foi d'Antoine, Dieu incarné, et aurait brisé ses anciens dieux devenus des idoles. Les prêtres antoinistes auraient pullulé, et rien n'affirme qu'ils se fussent montrés supérieurs aux prêtres d'à présent.
    Notre confrère s'est donc dit, avec raison, qu'une cérémonie antoiniste, encore mal connue, méritait d'être vue et contée.
    Cette idée lui vaut d'être traité de gâteux par la presse catholique qui n'aime guère ce qu'elle nomme les lubies de feu Antoine.
    Gâteux ? Fort bien. Mais comment cette presse qualifierait-elle l'antoiniste convaincu ou le vulgaire mécréant qui déclarerait imbéciles, crétins, abrutis, aliénés les gens, depuis l'archevêque jusqu'au dernier laïc, assistant à la consécration d'une église ?                     ALCESTE

Gazette de Charleroi, 5 octobre 1912 (source : Belgicapress)

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Un nouveau Messie à Paris (Le Temps, 27 octobre 1913)

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Un nouveau Messie à Paris (Le Temps, 27 octobre 1913)AU JOUR LE JOUR

Un nouveau Messie à Paris

    Depuis ce matin Paris possède une nouvelle Eglise, un nouveau culte, un nouveau Messie. Une brave femme de Jemeppe-sur-Meuse, en Belgique, est venue, suivie de six cents fidèles tout de noir habillés, propager en France le culte d'Antoine : non point du saint personnage dont Flaubert, après Téniers et Jacques Callot, immortalisa les tentations, mais d'un bon vieillard qui mourut l'an dernier, entouré du respect et de la reconnaissance d'un peuple entier.
    Qu'était le père Antoine ? Un jour, un obscur ouvrier reconnut en lui la vertu qui fait les prophètes. Il s'en alla vaticinant, et comme il était convaincu, il persuada les hommes qui l'entendaient. Il y avait parmi ceux-ci des malades, des infirmes. A la voix du nouveau Messie, les paralytiques se levèrent, les aveugles virent : ils l'assurent, du moins. Car des six cents fidèles qui, un petit sac à la main, vêtus, les hommes d'une lévite noire et coiffés d'un chapeau mat à bords plats, les femmes d'une robe noire et couvertes d'un voile, débarquaient hier à Paris, au grand émoi des badauds, il n'en est guère qui ne soient prêts à témoigner du miraculeux pouvoir du père Antoine.
    Miraculeux en effet ; le culte antoiniste dédaigne les formes extérieures qui sollicitent l'admiration des foules. Il suffit de posséder la foi pour être guéri des maux du corps et de ceux de l'âme. Foin des drogues, des thérapeutiques grossières, des chirurgies sanglantes ! La mère Antoine, dépositaire après décès du pouvoir spirituel de son mari, étend la main sur la foule recueillie – et chacun s'en retourne guéri ou amélioré selon la ferveur de sa foi ; le mécréant seul s'en va comme il était venu, car les dieux ne prennent soin que de leurs fidèles.
    Pour les croyants français, on a donc édifié au fond de la Glacière, rue Vergniaud, un temple que la mère Antoine inaugurait ce matin. C'est un vilain petit monument de style indéterminé, surmonté d'un clocheton minuscule et possédant pour tout mobilier une manière de chaire adossée au chevet, devant laquelle est un panneau portant l'image sommaire d'un arbre, avec cette inscription : « L'arbre de la science de la vue du mal ». Langage hermétique évidemment. Le plus grand miracle de la foi antoiniste est sans doute de le rendre clair aux sectateurs du vieil ouvrier guérisseur.
    D'autres inscriptions ornent le chevet : ce sont des formules dogmatiques : « L'enseignement du Père, c'est l'enseignement du Christ révélé à cette époque par la Foi... Un seul remède peut, guérir l'humanité : la Foi ; c'est de la Foi que naît l'amour, qui nous montre dans nos ennemis Dieu lui-même. »
    – En effet, nous expliquait hier un frère antoiniste, le Christ, venant après les prophètes, marquait une étape nouvelle dans l'évolution morale : à la rigoureuse loi du talion, il substituait le pardon des offenses. Le Père (c'est Antoine) a fait mieux : comme nos ennemis sont les meilleurs auxiliaires et les seuls guides de notre progrès en nous révélant à nous-mêmes les défauts qui ternissent la netteté de notre conscience, ils sont les véritables instruments de notre épuration. Il ne suffit plus de leur pardonner ; nous devons reconnaître en eux nos fidèles amis, et les aimer comme tels.
    » Il faut, ajoutait notre interlocuteur, retourner à l'essence même, au principe initial des religions : à la loi de la conscience ; il faut dégager cette loi de toutes les formes extérieures, de tous les rites, de toutes les liturgies qui en obscurcissent la notion. Puisque nous vivons entourés d'un fluide fait de tous les actes et de toutes les pensées commis ou conçues pendant nos existences antérieures – fluide que le Père maniait à sa volonté et d'où il tirait ses guérisons, – il faut l'exalter au cours de l'existence actuelle en pratiquant le désintéressement le plus absolu. La douleur, les épreuves nous sont envoyées pour nous permettre de nous élever successivement jusqu'à la quasi-perfection morale et à l'amour universel...
    – Mais, interrompons-nous, fort inquiet, ce dogme des réincarnations n'est-il point hérétique ? Ne sentez-vous pas quelque peu le soufre ?
    – Nullement, cher monsieur, nous respectons toutes les religions : nous remontons seulement à leur principe commun.
    – Mais vous ne les pratiquez pas ?
    – Nous sommes les fidèles du Père. Il est pour nous la réincarnation du prophète qui parut plusieurs fois pour révéler au monde la loi de la conscience...
    – Et votre foi justifie vos miracles ?
    – Assurément.
    – Et vos miracles justifient votre foi ?
    – Sans doute... comme dans toutes les religions, ajoute le frère antoiniste.
    Cependant une femme vient interrompre notre entretien. Avec quelle conviction notre interlocuteur lui répond-il :
    – Tout à l'heure... Ici je suis utile...
    Et comme elle revint peu après le tirer par sa lévite, il nous a semblé surprendre une grimace irritée... Pour être saint, n'en serait-on pas moins homme ? – G. J.

Le Temps, 27 octobre 1913

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Un temple antoiniste à Stembert (Le Soir, 12 septembre 1911)(Belgicapress)

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Un temple antoiniste à Stembert (Le Soir, 21 septembre 1926)(Belgicapress)

Un temple antoiniste

    Hier, à Verviers, a eu lieu l'inauguration d'un petit temple érigé en l'honneur de la doctrine antoiniste. Il est construit au milieu d'une vaste campagne, sur le plateau qui domine Surdents, à une lieue de Verviers. Cinq à six cents adeptes étaient là, appartenant essentiellement à la classe populaire.
    Un grand nombre (hommes et femmes) étaient vêtus d'un uniforme noir, d'une austérité, d'un renoncement presque farouches. A 10 h. 30, Antoine le Guérisseur, le prophète de Jemeppe, est arrivé en landau fermé, avec sa femme. Il est passé entre les rangs d'une foule recueillie, en bénissant de la main droite à la façon des évêques.
    La chapelle ne pouvant guère contenir que 150 à 200 personnes, il a fallu la vider à quatre reprises pour y laisser pénétrer les antoinistes et les profanes, ces derniers en très petit nombre.
    Antoine, debout sur un socle au fond de la chapelle nue, semblable à une idole de pierre, recueilli, les yeux dans le vide, faisait lentement un signe de croix bénisseur au-dessus de la foule(1). Puis un coup de sonnette annonçait que la cérémonie était terminée et qu'il fallait évacuer la chapelle pour faire place à d'autres.
    Tel est l'ascendant de cet apôtre aux origines ouvrières sur ses fidèles que la plupart des assistants avaient les yeux pleins de larmes en se retirant !

Le Soir, 12 septembre 1911 (source : Belgicapress)

(1) Dans l'article du Figaro relatant les faits, on dit plus vraisemblablement qu'"Antoine s'est contenté d'étendre les mains, sans une parole, pour bénir", et ce "comme Il le faisait à Jemeppe", nous dit l'Unitif de novembre 1912.

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