La croyance a été imaginée par l'intelligence qui a toujours cru que Dieu existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous faire agir toujours contrairement, avec la pensée que Dieu nous voit, qu'Il nous observe, qu'Il nous punit et nous donne des récompenses ; c'est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien. C'est la croyance en Dieu qui nous divise parce que nous n'avons pas tous de Lui la même conception ; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c'est en pensant qu'un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes. [...] Je le répète, la croyance en Dieu telle qu'on l'envisage résulte de l'intelligence, elle nous fait prier en égoïstes, toujours par la crainte et non par l'amour, nous montrant tout autour de nous le mal qui suscite notre haine. Elle est contraire à la foi qui est le fruit de l'expérience acquise par la pratique de la loi d'amour et de charité. [...] Si des personnes ont une autre croyance que la nôtre et si d'autres n'en ont pas, c'est que Dieu le veut ainsi ; car s'il n'y avait qu'une seule religion dans la vérité, toutes les autres seraient nécessairement dans l'erreur, leurs adeptes travailleraient contrairement à la vraie religion et Dieu en serait le seul coupable, puisque c'est Lui qui nous fait naître dans telle ou telle religion. Dieu serait loin d'être juste, faisant des privilèges, il serait partial. Disons donc qu'il n'en est pas ainsi, si les familles accomplissent différemment leur devoir religieux, ce n'est pas qu'une religion soit meilleure que l'autre, puisque toutes n'ont qu'une seule et même base, la foi. Elles diffèrent uniquement par la forme, le côté extérieur.
Couronnement de l'Œuvre Révélée, La croyance & la foi, p.XXXXII
Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme.
J'ai déjà dit que, aussi longtemps que nous n'aurons pas acquis la vraie foi, nous n'aurons toujours qu'une croyance de parti pris ; qu'elle ait pour objet le serpent ou tout autre animal, quelque fétiche ou bien un pur esprit, ce ne sont là que des figures. Je viens de dire que c'est nous qui faisons Dieu à notre gré, tel que nous prétendons Le servir.
Couronnement de l'Œuvre Révélée, Le vrai bonheur ne résulte que du malheur, p.LIV
Les faits dits miraculeux, et je n'ai pas la prétention d'exprimer ici rien de bien neuf, ont un double caractère : ils sont engendrés par une disposition spéciale de l'esprit du malade ; une confiance, une crédibilité, une suggestibilité, comme on dit aujourd'hui, constitutives de la faith-healing dont la mise en mouvement est d'ordre variable. D'autre part, le domaine de la faith-healing est limité; pour produire ses effets, elle doit s'adresser à des cas dont la guérison n'exige aucune autre intervention que cette puissance que possède l'esprit sur le corps, dont le Dr Hack Tuke a donné, dans son beau livre1, une si remarquable analyse.
1. Illustrations of the influence of the mind upon the body in health and disease designed to elucidate the action of the imagination. London, Churchill, 1872.
J.-M. Charcot, La foi qui guérit (1897) source : gallica
Car rien, en notre temps de justice incertaine, ne rallume autant la foi en la prédominance de l'esprit que l'exemple vécu du fait qu'il suffit toujours qu'un seul homme ait le courage de la vérité pour augmenter le vrai dans tout l'univers.
Stefan Zweig - La guérison par l'esprit, p.291 Le Livre de Poche, n°9524, 1931 (1982 & 1991 pour la traduction française)
Quel remède donc ordonner à ceux qui sont atteints d'obsessions cruelles et de maux cuisants ? Un seul est infaillible, c'est la foi, c'est le regard au ciel. Si, dans l'accès de vos plus cruelles souffrances, votre voix chante le Seigneur, l'ange, à votre chevet, de sa main vous montrera le signe du salut et la place que vous devez occuper un jour... La foi, c'est le remède certain de la souffrance ; elle montre toujours les horizons de l'infini devant lesquels s'effacent les quelques jours sombres du présent. Ne nous demandez donc plus quel remède il faut employer pour guérir tel ulcère ou telle plaie, telle tentation ou telle épreuve ; souvenez-vous que celui qui croit est fort du remède de la foi, et que celui qui doute une seconde de son efficacité est puni sur l'heure, parce qu'il ressent à l'instant même les poignantes angoisses de l'affliction.
Allan Kardec, L'Evangile selon le Spiritisme - Chapitre V Instructions des esprits - Le mal et le remède
Croire est notre premier besoin, car c'est pas la foi que la vie commence, se conserve et se transmet et la plupart des hommes, détournés de la spéculation par les travaux du corps, les affaires, les vaines distractions, les plaisirs, ne sortent guère de la simple croyance.
F. Lamennais, Esquisse d'une philosophie, Tome Premier, Préface, p.52 Pangnerre, Editeur, Paris, 1840
On peut dire que la science agit directement [...] sur la production de la richesse, et indirectement sur sa distribution ; et que la foi religieuse ou morale agit directement sur la distribution de la richesse, indirectement sur sa production.
F. Lamennais, Esquisse d'une philosophie, Tome Premier, Préface, p.33 Pangnerre, Editeur, Paris, 1840
Le Père. - Ce qui a servi à guérir le malade, c'est e que sa foi a pu requérir. celui qui consulte un médecin a confiance en lui et naturellement aussi dans ses prescriptions ; ce n'est que la foi au médecin qui rend les médicaments efficaces. Le médecin n'a pas assez la foi en sa prière pour être certain que par elle seule il pourrait réussir, c'est pourquoi il a recours à la matière ; mais aussi bien matériellement que moralement, c'est par sa foi au guérisseur que le malade trouve sa guérison.
La Révélation, La foi & l'amour ne s'acquièrent que par le travail moral, p.89
Autrement dit, si nous souffrons du corps, notre foi au médicament donné par le médecin nous fera certainement guérir. Si la foi nous manque, peut-être cela empirera. Si nous pensons souffrir du psyhisme, notre foi au psychiatre, nous fera certainement guérir, par cette introspection personnelle. Quoi qu'il en soit, il est nécessaire de chercher de l'aide pour son corps ou pour son esprit, car rien n'est bien s'il n'est solidaire.