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reconnaissance du culte

Culte antoiniste - reconnaissance Liège (La Meuse, 3 février 1920)(Belgicapress)

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Culte antoiniste - reconnaissance Liège (La Meuse, 3 février 1920)(Belgicapress)

    LE CULTE ANTOINISTE. – Le Conseil communal de Liège est invité à émettre un vœu sur la demande de reconnaissance légale du culte antoiniste, qui a son siège principal à Jemeppe-sur-Meuse, où il fut fondé il y a quelques années déjà par celui que l'on appelait « le Père Antoine ».
    Ce culte, on ne l'ignore pas, a pris une extension considérable. La pétition adressée aux Chambres législatives, en décembre 1910, dans le but d'obtenir la reconnaissance légale, était suivie de plus de 160,000 signatures de citoyens belges. Et l'on dit que l'Œuvre a prospéré encore et que les années de guerre virent augmenter de façon sensible le nombre des adeptes.
    C'est le 15 août 1910 qu'eut lieu la consécration du temple de Jemeppe. Cette date peut être considérée comme coïncidant avec la fondation du culte antoiniste proprement dit, dont les préceptes visent à l'amélioration morale de l'homme et à l'enseignement, par l'exemple, du respect de la conscience et de la fraternité sociale. Depuis lors, une vingtaine de temples ont été fondés en Belgique. On en compte plus de la moitié dans la province de Liége. Celui de la rue Hors-Château, en notre ville, fut érigé il y a trois ans. Outre cela, de nombreux centres de lecture ont été institués pour la propagation des idées antoinistes.
    Les promoteurs du mouvement en faveur de la reconnaissance légale, visent surtout à ne pas perdre le fruit de cette organisation cultuelle, aujourd'hui bien établie. Il ne s'agit nullement pour eux de réclamer l'appui financier de l'Etat, mais plutôt d'obtenir une loi qui leur permette de rester en possession des temples existants et d'hériter le cas échéant.
    Il nous paraît que ce vœu n'a rien que de fort légitime.

La Meuse, 3 février 1920 (source : Belgicapress)

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Le Temple de Jemeppe-sur-Meuse (La Dernière Heure, 6 mars 1921)(Belgicapress)

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Les Antoinistes demandent la personnification civile - Le Temple Antoiniste (La Dernière Heure, 6 mars 1921)(Belgicapress)

issu de l'article Les Antoinistes demandent la personnification civile
(dans La Dernière Heure, 6 mars 1921)(source : Belgicapress)

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Les Antoinistes demandent la personnification civile (La Dernière Heure, 6 mars 1921)(Belgicapress)

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Les Antoinistes demandent la personnification civile (La Dernière Heure, 6 mars 1921)(Belgicapress)LES “ANTOINISTES„ DEMANDENT
LA PERSONNIFICATION CIVILE

    S'il advient qu’un jour l'idée vous taquine de fonder en Belgique une église nouvelle ou une secte religieuse plus « à la page », c'est dans un de nos grands centres industriels qu'il conviendra de claironner d'abord votre doctrine. (Il est sage, n'est-ce pas, de baser toutes ses actions sur l'expérience acquise par soi ou par autrui.)
    Sans doute en est-il parmi vos prédécesseurs qui vous montreront le chemin de la correctionnelle ou de la Cour d'assises. D'autres, qui ne furent point des rebouteux vous apprendront qu'il y a certain danger à détrousser les fidèles. Il faudra éviter tous ces errements. Les méthodes des « Darbistes » du Borinage, du bon-dieu de Ressaix ou du Père Dor à Roux mériteront quelque examen. S'il s'agit pourtant d'un succès à longue durée, c'est vers les « Antoinistes » de Jemeppe-sur-Meuse que votre attention devra s'orienter.
    Fondé en 1906, le culte Antoiniste comptait quatre ans plus tard 160.000 adeptes. Et le 2 décembre 1910 ceux-ci adressaient aux Chambres une position par laquelle ils demandaient

de reconnaître par un projet de loi le culte Antoiniste à seule fin que ses temples soient exonérés des impôts et droits de succession, avec la restriction formelle pour respecter la pensée du fondateur, qu'il ne peut être accordé le moindre subside aux personnes morales préposées à la direction et à l'entretien des temples.

    Cette requête ne fut pas accueillie.
    Dans le courant de l'année dernière, la pétition était renouvelée, recouverte de 360,000 signatures belges et accompagnée des témoignages de sympathie d'un certain nombre d'administrations communales.
    Il y fut répondu en substance :
    Votre cuite peut être considéré comme fondation ou comme société à but lucratif.
   
Et voici les Antoinistes repartis pour une nouvelle campagne, si bien repartis d'ailleurs, que l'administration communale de Liége leur adressait également, il y a une quinzaine de jours, ce qu'ils dénomment « un témoignage de sympathie ».
    Evidemment, Jésus, Mahomet et – comme dit Schuré – tous les « grands Initiés » n'avaient pas ces moyens à leur disposition, mais ils bénéficiaient par contre, de circonstances de temps et de lieux.
    L'histoire nous apprendra si la manière des Antoinistes s'applique parfaitement à l'époque actuelle.

          EN PELERINAGE A JEMEPPE-SUR-MEUSE
    Jusqu'à présent, les échos de « l'Antoinisme » dans la capitale n'avaient guère retenti qu'à Forest où des adeptes ont fondé un temple. Nous aurions pu nous y adresser pour « éclairer notre religion ». Nous avons tenu pourtant à remonter à la source et c'est pourquoi nous avons fait, en profane, le pèlerinage de Jemeppe-sur-Meuse. Le gros bourg mosan n'a rien d'un Eden.
    Par des rues à l'aspect mi-campagnard mi-citadin, nous arrivons à l'entrée du Temple.
    Une inscription rappelle la date de fondation : « Culte Antoiniste : 1910 », ni tourelles, ni clochers, ni flèches. Une façade en pisé et qui ne surpasse pas les maisons voisines. Aucun motif architectonique.
    Une « Sœur » nous reçoit, à qui nous exposons le but de notre visite.
    – Je ne suis pas instruite, nous dit-elle ; je suis concierge.
    Puis une autre sœur (épouse d'un richard volontairement appauvri pour servir l'Antoinisme) :
    – Mère ne reçoit pas... Vous désirez des renseignements ! C'est regrettable que « frère » Delcroix soit absent. Il est le secrétaire du Comité général : il vous aurait documenté ; mais il est professeur à l'Athénée de Liége et il a des cours en ce moment. Je ne demande cependant qu'à vous être agréable : aussi je vais appeler notre « frère lecteur ».
    Et nous voici bientôt devant un ouvrier mineur, accueillant et prolixe.

          QU'EST-CE QUE L'ANTOINISME ?
    Le Père Antoine, dit-il, est né à Mons-Crotteux. Il avait débuté dans la mine à l'âge de 12 ans. Puis, métallurgiste, il avait passé 3 ans en Allemagne et plusieurs années près de Varsovie où il s'était acquis un petit pécule. C'est dès lors qu'il commença à prodiguer ses soins à l'humanité.
    Il revint à Jemeppe et s'adonna au spiritisme moral, non expérimental. Mais bientôt il devait faire sa révélation.
    – Sa… ?
    – Oui, sa révélation : c'est-à-dire qu'ayant amené à lui des adeptes, il leur démontra que

          NOUS SOMMES TOUS DES DIEUX,
    car si Dieu est notre Père, notre essence ne peut différer de la sienne. Cette révélation dura de 1906 1909.
    – Ensuite !
    – Ensuite, il fit le « développement » des choses qu'il avait enseignées. En 1910, il construisit ce temple. Il avait été traduit devant le tribunal de Liége comme guérisseur. Mais il déclara : « Je n'ai jamais dit que je guérissais, mais que c'est la Foi qui guérit ». Et c'était exact. Il fut acquitté.
    Il s'est désincarné le 25 juin 1912 après avoir désigné pour lui succéder « Mère Antoine » qui compte 70 ans sonnés. Aujourd'hui donc, c'est elle qui fait les opérations.
    – Qu'entendez-vous par opérations ?
    – les quatre premiers jours de la semaine et le dimanche à 10 heures du matin, les fidèles viennent au Temple. Ils se recueillent, élèvent leur pensée vers le Père. Mère monte alors à la tribune et donne sa bénédiction à l'assemblée. Chaque assistant obtient ainsi la foi qu'il peut « requérir ». C'est en cela que consiste « l'opération ». Après cela je donne lecture des dix principes révélés.
    – C'est là tout le rituel ?
    – Il y a en outre des lectures qui se font le soir à 7 h. 1/2 chaque jour, sauf le samedi : car il faut nettoyer le temple.
    Puis il y a le baptême et le mariage Antoinistes qui consistent uniquement en bénédictions données par Mère Antoine.
    – Les Antoinistes admettent-ils le divorce ?
    – Il n'en est point fait mention dans l'enseignement du Père. Mon avis, c'est que ceux qui voudraient divorcer ne sont pas encore à même de supporter leurs épreuves ; le cas ne s'est jamais présenté.
    – Vous avez aussi des enterrements Antoinistes ?
    – Ils se font dans la plus grande simplicité, sans discours, musique, ni bannière. A la levée du corps, un adepte lit les « dix principes » et la « réincarnation ».
    Ici, le « lecteur » nous répète sous forme de conversation les théories, apprises dans « l'enseignement ». Mais tantôt nous avons fait le tour du Temple – une salle bien chauffée où, au parterre et aux galeries, s'alignent des bancs pour 200 personnes – et, sur le mur du fond, derrière une chaire et estrade à laquelle s'adosse une tribune nous est apparue, en lettres blanches sur fond bleu, la doctrine du Père :
    « L'enseignement du Père, c'est l'enseignement du Christ révélé à cette époque par la Foi. » Puis, en dessous est expliquée « L'auréole de la Conscience ». Nous lisons : « Un seul remède peut guérir l'humanité : la Foi. C'est de la Foi que naît l'amour, l'amour qui nous montre dans nos ennemis, Dieu lui-même. Ne pus aimer ses ennemis c'est ne pas aimer Dieu, car c'est l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de le servir. C'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer, parce qu'il est pur et de vérité. »
    Cet amour de l'ennemi est, pourrait-on dire, le mobile des sympathies recueillies par les Antoinistes.
    – Jamais, nous disent des habitants de l'endroit, un Antoiniste ne supporte que l'on « décause » quelqu'un.

          LA MULTIPLICATION DES TEMPLES
   
Revenons à notre « lecteur » :
    – Les Antoinistes ont beaucoup d'adeptes ?
    Nous avons actuellement des temples à Visé, à Villers-le-Bouillet, à Paris, à Vichy, à Monaco, à Liége, à Jupille, à Jumet, à Souvret, à Herstal, à Jemeppe, à Forest-lez-Bruxelles, à Bierset, à Montegnée, à Seraing, à Momalle, à Stembert, à Ecaussines, à Verviers.
    Bientôt, nous en aurons un à Tours
    – Diable... !
    – En outre, nous avons des groupes nombreux – une soixantaine – qui n'ont point encore de temple. Il y en a jusqu'en Amérique et au Canada.
    Tout cela demande une organisation et de l'argent ?
    – Un Conseil général nommé par la mère gère les intérêts matériels du Culte, à Jemeppe ; enfin pour chaque temple, la Mère désigne un Conseil d'administration de 7 membres. Les desservants des temples sont aussi nommés par la Mère.
    Celle-ci, avant sa « désincarnation » déléguera ses pouvoirs à celui qu'elle jugera le plus digne.
    Tous les temples sont bâtis grâce à des dons anonymes ; car tous nos services sont gratuits ; nous nous bornons à vendre nos brochures. Tout adepte qui fait payer sa prière n'est plus d'accord avec la loi divine. Nous avons notre imprimerie, nos dactylographes.
    – Vous avez obtenu, par la foi de nombreuses guérisons ?
    – Je ne puis vous dire cela moi-même. Il faudrait le demander aux malades.
    – En quels termes êtes-vous avec le clergé ?
    – Pour nous ce sont des « frères » comme nous. Dans le temps, les prêtres ont combattu l'Antoinisme ; maintenant je n'en ai pas connaissance. J'ignore s'ils nous ont excommuniés.

          L'UNIFORME
    Et longuement, le « lecteur du temple » nous parle encore de l'uniforme des adeptes : pour les frères – lisez les hommes – la jaquette fermée tombant jusqu'à mi-mollet et le haut chapeau à visière ; pour les « sœurs » (les femmes) la robe noire à bonnet ruché retenant un petit voile qui descend jusqu'aux épaules.

          LA POUSSE DES CULTES
    – Des cultes, nous disent quelques instants plus tard, des habitants de Jemeppe, il en pousse partout dans les environs : on parle déjà d'un certain Père Martin ; en outre, on construit, à Sclessin, un temple d'un nouveau genre. Il s'intitulera : La maison de Dieu, et sera dédié à la fois au Père Antoine, à Allan Kardec et à... Jeanne d'Arc.
    Des cultes ? Mais on en fonde comme on veut au pays de Liége. Mais cela ne « tient » pas toujours longtemps.
    Le Père Antoine, pensons-nous, n'a pas fait que des adeptes. – R. H.

La Dernière Heure, 6 mars 1921 (source : Belgicapress)

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Le culte antoiniste - reconnaissance (La Dernière Heure, 8 juillet 1925)(Belgicapress)

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Le culte antoiniste - reconnaissance (La Dernière Heure, 8 juillet 1925)(Belgicapress)

Le culte antoiniste

    On annonce que les « Antoinistes » vont renouveler la demande en reconnaissances de leur culte qu'ils ont adressée au Parlement il y a quelques années.
    Cette demande portait un nombre incalculable de signatures. Des personnes appartenant à tous les rangs de la société avaient appuyé cette requête qui fut, à cette époque, renvoyée au département de la Justice.
    Plusieurs députés, tant libéraux que socialistes auxquels nous avons demandé ce qu'ils pensaient de la reconnaissance officielle du culte antoiniste, au même titre que les différents cultes existant en Belgique, nous ont déclaré qu'ils étaient prêts à l'appuyer. Mais, nous ont-ils ajouté, il va de soi que l'initiative doit émaner directement des intéressés.
    On sait que le culte antoiniste s'est très sérieusement développé depuis quelque temps. Il compte des temples non seulement en Belgique, mais encore à l'étranger. J.

La Dernière Heure, 8 juillet 1925 (source : Belgicapress)

 

    Un article similaire est publié par La Wallonie le 9 septembre 1925 (source : Belgicapress) :

Le culte antoiniste - reconnaissance (La Dernière Heure, 8 juillet 1925)(Belgicapress)

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Culte antoiniste - reconnaissance (La Meuse, 5 mai 1920)(Belgicapress)

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Culte antoiniste - reconnaissance (La Meuse, 5 mai 1920)(Belgicapress)

 LE CULTE ANTOINISTE

    Quelques objets sont ajournés.
    A propos de l'un d'eux, qui concerne un vœu à émettre pour la reconnaissance du culte Antoiniste, M. Goblet demande qu'on ne porte plus à l'ordre du jour des questions sur lesquelles les Commissions n'ont pas délibéré.
    M. Falloise, échevin. Cette affaire figura à l'ordre du jour de la Commission de l'instruction publique, mais vu l'heure tardive, elle ne put être abordée.
    M. Bologne. Voilà longtemps qu'on nous a demandé de nous prononcer sur cette question. Nous pouvons en rire, mais il y a bien des gens que la chose intéresse. Je demande donc que le vœu à émettre en faveur de la reconnaissance du culte Antoiniste figure à l'ordre du jour d'une très prochaine séance de Commission.

La Meuse, 5 mai 1920 (source : Belgicapress)

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Culte antoiniste - reconnaissance (La Meuse, 16 février 1921)(Belgicapress)

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Culte antoiniste - reconnaissance (La Meuse, 16 février 1921)(Belgicapress)

CULTE ANTOINISTE

    Sur une demande de reconnaissance légale du culte antoiniste, le Conseil émet le vœu de voir l'Etat donner satisfaction aux affiliés de cette nouvelle religion.
    M. Troclet, chargé du rapport, donne à la délibération qu'il propose un sens de manifestation en faveur de la liberté des cultes et de conscience.
    M. Goblet déclare qu'il votera contre la proposition, cette intervention du Conseil communal de Liége étant un coup de sabre dans la l'eau, la Chambre étant saisie d'un projet dans le sens désiré par les pétitionnaires.

La Meuse, 16 février 1921 (source : Belgicapress)

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Vœu de sympathie en faveur de la reconnaissance du culte

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    Les villes d'Ansival, Andrimont, Pépinster, Heusy et Verviers votèrent un vœu de sympathie au collège communal en faveur de la reconnaissance légale du culte (Pierre Debouxhtay, p.278-79).

 

Verviers appuie la reconnaissance (La Libre Belgique, 1er août 1919)(Belgicapress)

    A VERVIERS. – De notre correspondant,29 :
    Le conseil communal s'est réuni aujourd'hui.
    Le culte Antoiniste demandait au conseil d'appuyer sa requête au gouvernement tendant à obtenir sa reconnaissance légale. Par 9 voix contre 13 abstentions et 1 non, cette demande est appuyée.

La Libre Belgique, 1er août 1919 (source : Belgicapress)

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Eine neue Religion (Neue Zürcher Zeitung, 10 décembre 1910)(e-newspaperarchives.ch)

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Eine neue Religion (Neue Zürcher Zeitung, 10 décembre 1910)(e-newspaperarchives.ch)

Eine neue Religion.
(W. Orig.-Korr.) 

                                                                                                    Brüssel, 7. Dez.
    In Belgien wurde dieser Tage eine neue Religion gegründet und zwar unter den folgenden Umständen. In der Ortschaft Jemappes-sur-Meuse (Provinz Lüttich) ließ sich vor etlichen Jahren ein Heilkünstler nieder, welcher unter dem Namen Antoine le Guérisseur und auch unter dem Namen Antoine le Généreux bald weit und breit bekannt wurde. Woher er kam, wußte niemand, eben so wenig, wie er eigentlich mit seinem richtigen Namen hieß. Nur so viel wurde bald bekannt, daß er eine Menge von Wunderkuren vollzog und Leute heilte, die von den Aerzten aufgegeben wurden. Da der Wunderdoktor keinerlei ärztliches Diplom ausweisen konnte, schritt die belgische Behörde ein und die Gerichte bestraften den Mann mehrmals wegen unbefugter Ausübung der ärztlichen Kunst. Aber schwer konnten die Strafen niemals sein, weil Antoine für feine Heilkünste keinerlei Entlohnung beanspruchte, seine geheimnisvolle Kunst also aus reiner Menschenfreundlichkeit übte. Die Zahl seiner Anhänger wurde mit jedem Tage größer, und gegenwärtig hat sich die Verehrung für Antoine le Guérisseur zu einem regelrechten religiösen kurz ausgebildet. Der Heilkünstler wird, so unglaublich dies klingt, als neuer Heiland verehrt. Die Gläubigen errichteten ihm in Jemappes-sur-Meuse einen eigenen Tempel, welcher 100,000 Franken kostete, und seine Anhänger, etwa 200,000 an der Zahl, sagten sich kürzlich in aller Form vom Katholizismus los und begründeten eine „Antoninische Religionsgenossenschaft“. In einer mit nicht weniger als 160,000 Unterschriften versehenen Petition an das Brüsseler Parlament verlangten die „Antonisten“ soeben die förmliche Staatliche Anerkennung ihrer Religionsgenossenschaft, womit der Staat nach der belgischen Verfassung verpflichtet wäre, die Priester der neuen Religion zu besolden und zum Baue ihrer Gebetshäuser beizutragen. Seltsamerweise trägt die Petition auch Unterschriften gebildeter Leute, wie Lehrer und Notare, die zu den eifrigsten Anhängern des neuen Propheten zu gehören scheinen.
    Nach den Bestimmungen unserer Verfassung wird die klerikale Regierung der neuen Religionsgenossenschaft die Anerkennung kaum verweigern können, und sie wird dann nach dem Katholizismus die stärkste Konfession in Belgien darstellen, da wir in diesem Lande nur etwa 20,000 Israeliten und 15,000 Protestanten zählen. Bei dem Umstande, daß die 200,000 „Antonisten“ in demselben Bezirke wohnen, ist es keineswegs ausgeschlossen, daß unser Parlament schon anläßlich der nächsten Wahlen mit etlichen „Antoninischen“ Abgeordneten geziert wird.
    Die Ultramontanen sind natürlich außer sich vor Wut über diese unerwartete Konkurrenz, wobei sie nur vergessen, daß sie es sind, welche den Boden für den Aberglauben in Belgien durch die Errichtung und finanzielle Ausbeutung ihrer zahlreichen Wunderheilstätten geschaffen haben. Antoine le Guérisseur verlangt wenigstens nichts für seine Wunderkuren, und darin ist er den Wunderkapellen des heiligen Hubertus, des heiligen Remacle und der unzähligen Notredames immerhin überlegen.

Neue Zürcher Zeitung, 10. Dezember 1910 (source: e-newspaperarchives.ch)

 

Traduction :

Une nouvelle religion.

                                                                                                        Bruxelles, 7 déc.
    Une nouvelle religion a été fondée ces jours-ci en Belgique dans les circonstances suivantes. Dans la localité de Jemappes-sur-Meuse (province de Liège) s'est établi, il y a quelques années, un guérisseur qui, sous le nom d'Antoine le Guérisseur et aussi sous celui d'Antoine le Généreux, fut bientôt connu à des kilomètres à la ronde. Personne ne savait d'où il venait, pas plus qu'il ne connaissait son vrai nom. Tout ce que l'on sut bientôt, c'est qu'il pratiquait une multitude de cures miraculeuses et guérissait les personnes abandonnées par les médecins. Comme le thaumaturge ne pouvait présenter aucun diplôme médical, les autorités belges sont intervenues et les tribunaux ont sanctionné l'homme à plusieurs reprises pour exercice illégal de la médecine. Mais les peines n'ont jamais pu être lourdes, car Antoine ne réclamait aucune rémunération pour ses talents de guérisseur et pratiquait donc son art mystérieux par pure philanthropie. Le nombre de ses adeptes augmentait de jour en jour, et actuellement, la vénération d'Antoine le Guérisseur s'est transformée en un véritable culte religieux. Aussi incroyable que cela puisse paraître, l'artiste guérisseur est vénéré comme un nouveau sauveur. Les fidèles lui ont érigé un temple à Jemappes-sur-Meuse, qui a coûté 100 000 francs, et ses adeptes, au nombre de 200 000 environ, ont récemment renoncé formellement au catholicisme et fondé une "coopérative religieuse antoiniste". Dans une pétition adressée au Parlement de Bruxelles et munie de pas moins de 160 000 signatures, les "antoinistes" viennent de demander la reconnaissance formelle par l'Etat de leur association religieuse, ce qui obligerait l'Etat, selon la Constitution belge, à rémunérer les prêtres de la nouvelle religion et à contribuer à la construction de leurs maisons de prière. Curieusement, la pétition porte également les signatures de personnes instruites, comme des enseignants et des notaires, qui semblent être parmi les plus fervents partisans du nouveau prophète.
    Selon les dispositions de notre constitution, le gouvernement clérical ne pourra guère refuser la reconnaissance de la nouvelle association religieuse, qui constituera alors la confession la plus forte en Belgique après le catholicisme, puisque nous ne comptons dans ce pays qu'environ 20 000 israélites et 15 000 protestants. Etant donné que les 200 000 "antoinistes" habitent dans le même arrondissement, il n'est pas du tout exclu que notre parlement s'orne déjà de quelques députés "antoinistes" à l'occasion des prochaines élections.
    Les ultramontains sont évidemment furieux de cette concurrence inattendue, oubliant seulement que ce sont eux qui ont créé le terreau de la superstition en Belgique par la construction et l'exploitation financière de leurs nombreuses maisons de santé miraculeuses. Antoine le Guérisseur ne demande au moins rien pour ses cures miraculeuses, et en cela il est tout de même supérieur aux chapelles miraculeuses de Saint-Hubert, de Saint-Remacle et des innombrables Notre-Dames.

Neue Zürcher Zeitung, 10 décembre 1910 

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Une proposition de FF. Goblet et Magnette (L'Ami de l'Ordre, 14 mai 1914)(Belgicapress)

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Une proposition de FF. Goblet et Magnette (L'Ami de l'Ordre, 14 mai 1914)(Belgicapress)Une proposition
de FF.
. Goblet et Magnette

    Nous trouvons, dans un journal anticatholique, la note suivante :

    MM. le comte Goblet d'Alviella et Magnette préparent une proposition de loi ayant pour but d'accorder la reconnaissance de leur culte aux antoinistes.
    Les auteurs de la proposition estiment que ce culte remplit les conditions nécessaires ad hoc. Il compte plus de 150,000 adeptes tant en Belgique qu'en France et en Hollande. Au surplus, ce que les antoinistes réclament, c'est, non une subvention, mais la reconnaissance en ce qui concerne uniquement le droit de propriété de leur temple.

    Personne n'ignore que MM. le comte Goblet d'Alviella et Magnette sont des sectaires de premier ordre, et qu'ils sont fiers de se mettre au rang des chefs de la libre-pensée.
    Hélas ! ces deux libres-penseurs ne pensent pas librement du tout ! Ils sont les esclaves de leur prévention anticléricale.
    Est-ce, par hasard, une préoccupation d'équité qui les pousse à s'occuper de la farce antoiniste ?
    Nullement. Ces bonshommes ont vu là une occasion de tourner en dérision les cultes en protégeant cette mascarade.
    Prenez garde, messieurs, que le ridicule ne couvre que vous, hauts dignitaires du « culte » maçonnique.

L'Ami de l'Ordre, 14 mai 1914 (source : Belgicapress)

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Une proposition de FF. Goblet et Magnette (L'Ami de l'Ordre, 14 mai 1914)(Belgicapress)

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Une proposition de FF. Goblet et Magnette (L'Ami de l'Ordre, 14 mai 1914)(Belgicapress)Une proposition
de FF.
. Goblet et Magnette

    Nous trouvons, dans un journal anticatholique, la note suivante :

    MM. le comte Goblet d'Alviella et Magnette préparent une proposition de loi ayant pour but d'accorder la reconnaissance de leur culte aux antoinistes.
    Les auteurs de la proposition estiment que ce culte remplit les conditions nécessaires ad hoc. Il compte plus de 150,000 adeptes tant en Belgique qu'en France et en Hollande. Au surplus, ce que les antoinistes réclament, c'est, non une subvention, mais la reconnaissance en ce qui concerne uniquement le droit de propriété de leur temple.

    Personne n'ignore que MM. le comte Goblet d'Alviella et Magnette sont des sectaires de premier ordre, et qu'ils sont fiers de se mettre au rang des chefs de la libre-pensée.
    Hélas ! ces deux libres-penseurs ne pensent pas librement du tout ! Ils sont les esclaves de leur prévention anticléricale.
    Est-ce, par hasard, une préoccupation d'équité qui les pousse à s'occuper de la farce antoiniste ?
    Nullement. Ces bonshommes ont vu là une occasion de tourner en dérision les cultes en protégeant cette mascarade.
    Prenez garde, messieurs, que le ridicule ne couvre que vous, hauts dignitaires du « culte » maçonnique.

L'Ami de l'Ordre, 14 mai 1914 (source : Belgicapress)

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