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reconnaissance du culte

Antoine the Healer - The Illustrated London News (Saturday, December 17, 1910) (britishnewspaperarchive.co.uk)

Publié le par antoiniste

Antoine the Healer - The Illustrated London News (Saturday, December 17, 1910) Antoine the Healer - The Illustrated London News (Saturday, December 17, 1910)

     

Antoinisme - a new religion.

In Belgium a new cult has come into being under the name, of "Antoinistes," or followers of Antoine the Healer, of Jemeppe-sur-Meuse, near Liege. The number of his disciples has increased rapidly, and a petition, signed by 160,000 of them, has just been presented to the Belgian Government asking that the new cult may be legalised, as are the Catholic, Protestant, and Jewish religions, in order that it may share in certain civil advantages connected mainly with the property rights of its various temples. Antoine the Healer holds a silent service in his temple at Jemeppe-sur-Meuse on four days of each week (not on Sundays). He merely faces his congregation with lifted hand for a full minute, and walks out: then an adept save, "Everyone whose faith is strong enough must be cured." Louis Antoine, who is sixty-five, was formerly a coal miner. He is a vegetarian and a hermit, speaking to no one, except by telephone. His wife, Madame Antoine, "The Good Mother," performs cures as his deputy by waving her hand, and invoking "Antoine the Healer."

The Illustrated London News,
Saturday, December 17, 1910

cf. également https://archive.org

 

Traduction :

   Antoinisme - une nouvelle religion.
En Belgique, un nouveau culte a vu le jour sous le nom d'"Antoinistes", ou adeptes d'Antoine le Guérisseur, de Jemeppe-sur-Meuse, près de Liège. Le nombre de ses disciples a augmenté rapidement, et une pétition, signée par 160 000 d'entre eux, vient d'être présentée au gouvernement belge demandant que le nouveau culte soit légalisé, comme le sont les religions catholique, protestante et juive, afin qu'elle puisse bénéficier de certains avantages civils liés principalement aux droits de propriété de ses différents temples. Antoine le Guérisseur tient un culte silencieux dans son temple à Jemeppe-sur-Meuse quatre jours par semaine (pas le dimanche). Il se contente de faire face à sa congrégation la main levée pendant une minute entière, et s'en va : puis un sauf adepte, "Quiconque a la foi assez forte doit être guéri". Louis Antoine, soixante-cinq ans, est un ancien mineur de charbon. Il est végétarien et ermite, ne parlant à personne, sauf par téléphone. Sa femme, Madame Antoine, "La Bonne Mère", fait office d'adjointe en faisant un mouvement de la main et en invoquant "Antoine le Guérisseur".

    cf. l'article du New York Times.

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Histoire de la reconnaissance des cultes en Belgique

Publié le par antoiniste

L’Islam et les musulmans en Belgique - Aspects historiques
    Les migrations de travail de l’après-guerre et les nouvelles migrations1 vont interpeller, de manière directe et indirecte, le mode d’organisation de l’Etat belge par rapport aux cultes. C’est ainsi que le culte orthodoxe fut reconnu en 1985 et l’islam en 1974. Cette reconnaissance n’a pas suscité de nombreux débats. Si la reconnaissance du culte musulman n’a initialement pas soulevé davantage de controverses, il en va tout autrement en ce qui concerne le processus de son institutionnalisation.
    Il faut rappeler que la Belgique s’est très tôt distinguée dans la gestion de l’Islam. La religion islamique s’est vu reconnaître officiellement au même titre que la libre pensée et les religions catholique, protestante, anglicane, orthodoxe et juive. Si cette reconnaissance n’est pas le fruit d’une mobilisation sociale mais bien de rapports interétatiques au centre desquels se trouve l’enjeu de l’approvisionnement pétrolier de la Belgique, c’est que l’immigration musulmane est à l’époque encore très peu nombreuse et très peu structurée sur le plan collectif. La reconnaissance du culte islamique par la loi du 19 juillet 1974 va tarder à produire ses effets à cause de l’extrême difficulté qu’ont éprouvé les musulmans et les autorités belges à faire émerger pour les premiers, à reconnaître pour les seconds, un interlocuteur représentatif.
    Malgré les progrès importants accomplis depuis l’élection d’un Exécutif des musulmans de Belgique en 1998, le dossier de l’institutionnalisation du culte islamique reste à ce jour un chantier inachevé.

Le cadre constitutionnel et législatif : neutralité de l’état et laïcité
    La Belgique développe une approche originale par rapport aux confessions religieuses. Pour comprendre la logique qui préside à ces relations, il importe de se reporter aux règles fondamentales mises en place dès 1830 (articles 19, 20, 21 et 181 de la Constitution). Ces dispositions instituent le principe de la liberté des cultes (art. 19), l’interdiction de contraindre autrui à la pratique d’un culte, et le principe de la séparation de l’Etat et des cultes entendu comme non-immixion dans l’organisation interne de ces derniers (art. 21). Il y a donc neutralité de l’Etat en matière religieuse. L’article 181 dispose cependant que les traitements et pensions des ministres des cultes, ainsi que ceux des délégués des organisations reconnues qui offrent une assistance morale selon une conception philosophique non confessionnelle, sont à la charge de l’Etat. La traduction juridique de ces règles constitutionnelles est régie par un texte de loi d’une grande importance, la loi du 4 mars 1870.
    Par conséquent, le principe de la laïcité en Belgique est subtil car il ne signifie pas une séparation radicale entre l’Etat et les cultes. Ces relations ne sont toutefois pas dénuées d’ambiguïté dans la mesure où la loi du 4 mars 1870, relative au financement des bâtiments et du personnel religieux (i.e. le temporel du culte), prévoit un système de reconnaissance formelle des religions. Cette loi de 1870 donne compétence au Roi, politiquement au gouvernement fédéral et à son Ministre de la Justice, pour octroyer une reconnaissance publique et une subsidiation aux cultes qui en font la demande. A ce jour, six cultes ont reçu cette reconnaissance officielle : Culte catholique (1830), Laïcité organisée (1985), Culte islamique (1974), Culte protestant (1830), Culte israélite (1832), Culte orthodoxe (1985).
    Le 26 août 2005, l'Église syriaque orthodoxe d'Antioche, a introduit une telle demande de reconnaissance. L'Union bouddhique belge a également pris des contacts avec le cabinet de Laurette Onkelinx et une délégation a été reçue pour la première fois le 10 février 2006. L'UBB a introduit le 20 mars 2006 une demande de reconnaissance officielle du bouddhisme, en vertu de la loi du 4 mars 1870 sur le temporel des cultes, comme philosophie non confessionnelle. Le Gouvernement fédéral a entamé le processus de reconnaissance le 30 mars 2007.

source :
www.icampus.ucl.ac.be
http://fr.wikipedia.org/wiki/Religion_en_Belgique

    Les autres religions sont reconnues comme ASBL (Association sans but lucratif) : Les Témoins de Jéhovah (1932), la Scientologie, les Mormons (Église des Saints du Dernier Jour)(1928), la Société Théosophique belge (1924), Antoinisme (1922), Vie et Conscience (1988)...

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L'Indépendance Belge - Jeudi 7 mai 1914 - reconnaissance légale

Publié le par antoiniste

La paille et la poutre.

    M. le sénateur Magnette avait posé au ministre de la justice une question au sujet de la reconnaissance légale du culte antoiniste.
    Et M. Carton de Wiart a répondu que ce culte « ne se rattache, dans son ensemble, à aucun service public du culte organisé par la loi du 4 mars 1870. La loi seule pourrait lui attribuer là reconnaissance légale ».
    A ce propos, un organe de droite fait remarqué :
    « S'il est fort probable que M. Antoine n'a jamais rendu d'autre service aux rnalades que de relever leur courage par la promesse d'une guérison et la vente d'une bouteille d'eau plus ou moins filtrée, il est certain que les enseignements de l'antoinisme ont pu et peuvent avoir les plus fâcheuses conséquences au point de vue de la santé publique. Pour quelques fanatiques de cette secte, la foi remplace tous les remèdes. »
    Comme à Lourdes alors, où M. Carton de Wiart porte le baldaquin aux processions. Aussi comprenons-nous que le ministre ne veuille faire nulle peine, même légère, à la Vierge dont le petit commerce d'eau filtrée est si rémunérateur pour Notre-Mère la Sainte-Eglise.

L'Indépendance Belge - Jeudi 7 mai 1914 - n°127

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Les Salles de lectures en même temps que le temple de Jemeppe

Publié le par antoiniste

    Pierre Debouxhtay nous renseigne sur les salles de lecture qui existaient dans les environs de Jemeppe, avant qu'elles ne soient fermées par Mère en 1932 : Flémalle-Grande (11 au grand Trixhe), Grâce-Berleur (23 rue sous l'Enclos), Hollogne-aux-Pierres (12 rue Grosses Pierres), Mons-Crotteux (chez P. Debroux en 1914, rue Méan vers 1922), Velroux (chez Henri Bovy), mais à Jemeppe même (167, rue Aripette)...

       De plus, les villes de Grâce-Berleur, Hollogne-aux-Pierres et Velroux votèrent un vœu de sympathie au collège communal en faveur de la reconnaissance légale du culte.

    On lit dans Michel Meeus p.30 : Dans la Haute-Meuse, les antoinistes sévissaient surtout à Jemeppe, le village de leur maison-mère, et ils réussissaient à faire des recrues un peu partout dans le bassin. Il y avait aussi des spirites. En 1923, le doyen de Seraing estima toutefois que le nombre d'antoinistes ne paraissait pas augmenter, au contraire. Ils s'étaient infiltrés dans les trois quarts des paroisses en 1929 et étaient nombreux à Bois-de-Mont et à Ougrée, peu à Flémalle-Haute, Lize Saint-Joseph, Plainevaux et Ruy. 1,5 % des habitants de La Troque étaient antoinistes et 0,5 % au Val Saint-Lambert.

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Les Salles de lectures avant le temple de Spa

Publié le par antoiniste

    Le 7 septembre 1913, l'Historique du Culte Antoiniste indique que l'Inauguration et la Consécration par Mère d'une salle de lecture à Spa. "A Spa, une première salle de lecture de l’Enseignement du Père fut aménagée au domicile privé de Léopold LAMBORAY, n°1, Chemin de la Platte, vers 1913." (sparealites.be)

    Pierre Debouxhtay nous renseigne sur les salles de lecture qui existaient dans les environs de Spa, avant qu'elles ne soient fermées par Mère en 1932 : Aissômont (Aisomont-Warme, chez Lemaire, est indiqué dans un Unitif), Remouchamps (route de Louvegne), Stavelot (50 rue des Iles), Theux (28 rue Leys), Trooz (chez Loicq), Spa même bien sûr (route du Tonnelet), puisque qu'elle abouti à un temple en 1931...

    Les adresses des salles de lecture ont été trouvées dans un Unitif datant de 1920 environ. La route du Tonnelet croise le chemin de la Platte. Le Temple est de l'autre côté de la rue de la Sauvenière. 

    La ville de Theux fut aussi une de celles qui votèrent un voeu de sympathie au collège communal en faveur de la reconnaissance légale du culte.

    Michel Meeus signale (p.32) que : Dans la région ardennaise, ceux-ci connurent un certain succès à Spa et alentours. Ils avaient recruté des disciples dans 9 paroisses sur 16 du doyenné, tout en étant vraiment peu nombreux, soit 7 pour 1000 de la population de Desnié, Juslenville, Polleur et Wegnez-centre. Ils avaient mieux réussi à Goffontaine, une population travaillée de longue date par le spiritisme et l'antoinisme. Des consultations antoinistes se tenaient de temps en temps à La Reid et une maison de réunion était établie à Juslenville. Par contre, dans le doyenné de Stavelot, l'antoinisme n'était apparu en 1921 que dans 2 paroisses sur 17, au chef-lieu et à Roanne, mais ici ils avaient fait faillite.
    Il continue p.39 : Le doyen de Spa avait constaté que des antoinistes figuraient parmi les non-baptisés. Trois ou quatre familles y adhéraient en 1930 à Stavelot, soit 0,25 % de la population et un enterrement à leur mode y fut célébré en 1936. Quelques familles disposaient aussi d'une salle de réunions à Trois-Ponts.

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Les Salles de lectures avant le temple de Retinne

Publié le par antoiniste

   Pierre Debouxhtay nous renseigne qu'une salle de lecture existait à Retinne déjà le 1er septembre 1912 (Trois Chênes, chez M. Jh. Samson). Une autre salle exista rue Carl Jost, à 800m environs du temple actuel. Ce dernier ne put être construit que tardivement en 1968. C'est le dernier construit en Belgique.

    Cette ville vota un vœu de sympathie au collège communal en faveur de la reconnaissance légale du culte.

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Les Salles de lectures avant le temple de Montegnée

Publié le par antoiniste

Les Salles de lectures avant le temple de Montegnée

Salle de lecture du dimanche (Unitif de 1914)

   Pierre Debouxhtay nous renseigne qu'une salle de lecture existait à Grâce-Berleur (23 rue sous l'Enclos et 82 rue du Berleur) en 1914 et à Montegnée (69 rue Mavis) en juillet 1913. Cette dernière a été ouverte par le Frère et la Sœur Elskens dans leur maison. Le temple put être construit en 1919.

    De plus, la ville de Montegnée vota un vœu de sympathie au collège communal en faveur de la reconnaissance légale du culte.

    Michel Meeus signale (p.37) : Contrairement aux années 1919-1930, la période 1931-1940 fournit de nombreux renseignements au sujet des paroisses de l'agglomération liégeoise. S'il y avait en 1933 quelques antoinistes dans celle de Saint-François de Sales et en 1938 un enterrement spirite parmi les 33 décès à Cointe, la population de Saint-Nicolas-lez-Liège était fortement entamée par l'antoinisme. Un « thaumaturge et ses prétendues guérisons à Liège » vint s'installer en 1929 dans ce village et acheta un local-temple, mais en 1933 les adhérents y semblaient néanmoins en recul.

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Les Salles de lectures avant le temple de Seraing

Publié le par antoiniste

   Pierre Debouxhtay nous renseigne sur les salles de lecture qui existaient dans les environs de Seraing, avant qu'elles ne soient fermées par Mère en 1932 : Ivoz-Ramet (chez M. Rousselet rue du Moulin), Lize (66 rue du Pairay, tout proche du temple actuel), Ougrée (24 rue de l'Hôtel communal), Seraing même (deux maisons, dont 44 rue due Marais)...

    De plus, les villes de Seraing, de Ivoz-Ramet et de Neuville-en-Condroz votèrent un vœu de sympathie au collège communal en faveur de la reconnaissance légale du culte.

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Les Salles de lectures avant le temple de Visé

Publié le par antoiniste


    Pierre Debouxhtay nous renseigne qu'il y avait une salle de lecture qui existaient dans les environs de Visé, à Oupeye (21 rue Sandeville), depuis mai 1913 avant qu'elle ne soit fermées par Mère en 1932.

    De plus, cette ville vota un vœu de sympathie au collège communal en faveur de la reconnaissance légale du culte.

    Michel Meeus signale que dans les années 30 : Dans le doyenné de Visé, c'était essentiellement Haccourt qui était travaillé par les antoinistes, où ils étaient très nombreux et très fanatiques avec des réunions régulières dans leur temple ouvert jour et nuit. L'infiltration était lente et tous les adeptes mouraient sans sacrements. Devant-le-Pont fut doté d'un temple, mais il attirait peu d'adhérents dans la paroisse même.
    Le doyenné de Soumagne, dans le Pays de Herve, n'était guère atteint. 2 paroisses sur 27 étaient signalées en 1920, dont Bouny avec une famille (0,7 % des habitants), où les enfants ne faisaient pas leur communion solennelle.

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Les Salles de lectures avant le temple de Villers-le-Bouillet

Publié le par antoiniste

    Pierre Debouxhtay nous renseigne sur les salles de lecture qui existaient dans les environs de Villers-le-Bouillet, avant qu'elles ne soient fermées par Mère en 1932 : Amay (rue Lapage), Warnant-Dreye (chez Poelmans), Haccourt (rue Lemaire), Villers-le-Bouillet même (chez L. Parent)...

    De plus, les villes de Warnant-Dreye et Villers-le-Bouillet votèrent un vœu de sympathie au collège communal en faveur de la reconnaissance légale du culte.

    Michel Meeus signale p.28 que : L'antoinisme s'était installé à Villers-le-Bouillet et faisait beaucoup de propagande en organisant ci et là des réunions hebdomadaires. Ses disciples donnèrent beaucoup d'éclat à l'inauguration du local, ouvert tous les jours et fréquenté.
    Pour les années 30 (p.33), il indique : L'antoinisme comptait quelques adhérents disséminés dans le doyenné de Saint-Georges. Ils étaient plus nombreux à Villers-le-Bouillet où ils possédaient un temple. En général, ils faisaient baptiser leurs enfants et les admettaient à la première communion. D'autres membres habitaient Fize-Fontaine, Sur-les-Bois et Warnant. Nulle part ils ne semblaient en augmentation. En 1929, des antoinistes habitaient dans 5 paroisses sur 17. Ils représentaient 1 % de la population à Bodegnée, Fize-Fontaine, Jehay et Warnant. Le temple de Villers-le-Bouillet était peu fréquenté.

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