A l'automne 1798, cinq Quakers évangélisent les Sénécas Allegheny réfugiés à Burnt House après s'être coupés des Sénécas pro-britanniques, habitant près de Buffalo. C'est un interpête Quaker qui retranscrit les visions de Handsome Lake, en 1799. Se fonde alors la religion du Gai'wiio (gaïwiyou).
A lire aussi (en français) : Bernadette Rigal-Cellard, “Le millénarisme d’Handsome Lake”. (La religion des Iroquois USA-Canada inspirée du Quakerisme).” (1998) http://classiques.uqac.ca/
On peut diviser les maladies en trois grandes classes : 1° Les maladies qui guérissent par l'usage de quelques boissons calmantes et émollientes, par le régime et le repos. 2° Les maladies qui guérissent a l'aide de moyens rationnellement indiqués. 3° Les maladies réputées incurables, que l'on guérit ou par des opérations chirurgicales, ou par l'emploi de médicaments énergiques sagement administrés. [...] La science qui apprend à guérir est grande, admirable ; mais celle qui enseigne les moyens de prévenir la maladie l'est bien plus encore !... Comme nous l'avons dit, à la suite de nombreuses expériences et d'observations recueillies au lit du malade, nous avons reconnu que la goutte, le rhumatisme, la sciatique, etc., tenaient à de mauvaises digestions, et surtout au séjour trop prolongé des matières alimentaires dans les intestins.
Dr Levrat aîné, Nouvelle méthode pour prévenir et guérir la goutte, le rhumatisme, la sciatique, la migraine, l'hypochondrie, le spleen, etc. (1850) source : gallica
- Oui, oui, tout s'efface, en effet ! reprit-il ; - même les reflets sur le collodion, même les pointillés sur les feuilles d'étain. Vanité des vanités ! tout est, bien décidément, vanité. Ce serait à se briser l'objectif, à se faire sauter le phonographe, à se demander - les yeux aux voûtes (purement apparentes, d'ailleurs, du ciel), - si la location de ce pan de l'Univers nous est gratuite et qui en solde le luminaire ? - qui, en un mot, nous avance les frais de cette Salle si peu solide où se joue le vieux logogriphe - et, enfin, d'où l'on s'est procuré tout ces lourds décors de Temps et d'Espace, si usés, si rapiécés, auxquels personne ne croit plus.
Auguste Villiers de l'Isle-Adam, L'Eve future (1886) Livre I, Chapitre IX source : http://www.gutenberg.org/files/26681/26681-h/26681-h.htm
Cette lucidité tardive, comment m'est-elle venue ? Je ne sais. Comment l'ai-je méritée ? Comment en donner aux autres la formule, l'indispensable formule, inaccessible et refusée à tant d'êtres qui vivront et mourront aveugle sur eux-mêmes ? Je ne sais. Il me semble que c'est à force d'humiliation et, surtout, d'humilité. Le jour où j'ai reconnu et surtout accepté mon impuissance, peut-être ? Oui. Il me semble. Le jour où j'ai compris que je ne pouvais plus rien contre moi-même, mais que cela ne me dispensait pas de la lutte, ce jour-là j'ai senti que j'avais fait un grand pas dans la connaissance de mon propre coeur. Il a fallu abdiquer, renoncer à toute espérance et tout orgueil. Alors j'ai vu clair en moi, j'ai cessé de me mentir.
Maxence Van der Meersch, Masque de chair Albin Michel, Paris, 1958 (p.22)