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La Révélation, Comment nous progressons (p.84)

Publié le par antoiniste

La Révélation, Comment nous progressons (p.84)

 

 

   Un atome de matière en nous est une souffrance.

La Révélation, Comment nous progressons, p.84

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La Révélation, La charité morale (p.83)

Publié le par antoiniste

Peut être une image de 1 personne et texte : « "LA VIE SPIRITUELLE EST LA SEULE VIE, [...] LE MONDE CORPOREL N'EN EST QUE LE REFLET, UNE ILLUSION, UNE CHIMÈRE BIEN MISÉRABLE." LARÉVÉLATION, Lascharité i morale, p.83 http:/ »

 

 

 

 

 

    La vie spirituelle est la seule vie, [...] le monde corporel n'en est que le reflet, une illusion, une chimère bien misérable.

La Révélation, La charité morale, p.83

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La charité morale

Publié le par antoiniste

    Le Père. - Mes enfants, l'homme recherche toujours ce qui correspond le mieux à ses faiblesse ou à ses vertus. Ici-bas dans ce monde de tribulations et de vicissitudes, nous parlons autant de la morale que nous le mettons peu en pratique. C'est pourquoi elle demeure très vague pour l'esprit qui a le désir de posséder matériellement plutôt que moralement. Ceux qui se croient élevés, principalement dans la matière, ne se figurent pas que d'autres, quoique humbles et modestes pourraient un jour les dépasser. Sans les vertus, il n'est pas possible d'apprécier ses imperfections : plus sommes-nous faibles et plus forts nous croyons être : dupes des apparences, nous ne voulons pas pénétrer l'intérieur ; cependant nous serons convaincus par la pratique de la morale, que le malheureux n'est pas celui qui tend la main mais plutôt celui qui, pouvant épargner à son frère cette humiliation, refuse de satisfaire sa conscience.
    Nous avons dit que pour trouver le bonheur, il faut pratiquer la loi d'amour et de charité. Pauvres comme riches ont les moyens de faire le bien. A défaut d'argent, notre pitié porte aux malheureux des consolations et de bons conseils. L'homme qui travaille à remplir ses devoirs sait que la charité morale est autrement efficace que la charité matérielle et qu'elle donne aussi plus de satisfaction ; guidés par elle, nous pouvons marcher de l'avant ; notre conscience ne nous reprochera jamais d'avoir dépassé la mesure. Quand nous sentirons l'amour vibrer en nous, nous ferons couler les larmes, nous toucherons les coeurs, nous serons en harmonie avec notre enseignement et ainsi nous rendrons de très grands services ; car l'homme moral est consulté, écouté par tous ceux qui ont besoin de lumière. Quoique pauvres, nous pouvons être plus utiles à notre prochain que par les plus grandes richesses.
    Les plus douces consolations sont souvent impuissantes en face des grandes souffrances. Cependant quoique subissant épreuves sur épreuves, devons-nous céder au découragement et demeurer inactifs, négliger la pratique de la loi d'amour et de charité ? Une autre façon d'exercer la charité morale, c'est de se maintenir dans un bon fluide pour être à même de supporter toute épreuve. Nous sommes souvent découragés, mais nous préparons-nous bien quand nous sommes dans un milieu favorable ? Sachons que nous n'y sommes que dans un repos momentané, attendons-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout-à-coup sur notre chemin ; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal, d'y voir plutôt l'instrument de notre progrès ; nous savons que nous ne pouvons souffrir à cause d'autrui ; acceptons l'épreuve avec patience et résignation, il en sortira un bonheur aussi grand que la souffrance aura été vive, nous obtiendrons un fluide éthéré qui nous rendra plus d'énergie, qui fera comprendre à l'un comme à l'autre que la vie spirituelle est la seule vie, que le monde corporel n'est qu'une illusion, une chimère bien misérable. Nous souffrances nous permettent, par contraste, de mieux savourer le bonheur ; n'est-ce point dans les grands froids de l'hiver, au milieu de la neige et des glaces que nous apprécions surtout les joies de l'été ? Nous disons souvent aux heures ensoleillées : "Il fait doux aujourd'hui, le beau temps !" c'est qu'alors nous nous souvenons du mauvais et nous établissons une comparaison.

La Révélation, p.80

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André Thérive - Sans âme - Quartier Vaugirard

Publié le par antoiniste

Illustration : Construction du chemin de fer métropolitain municipal de Paris. Boulevard d'Italie, viaduc en cours de construction (côté sud en avant de la rue Vergniaud)-1905 (gallica)

    Tout ce coin de Vaugirard formé de ruelles inachevées, d'impasses, de chantiers herbus où pousse çà et là une maison neuve et déjà noire de fumée, semble accroupi sous la rampe du chemin de fer. Parfois elle l'enjambe sur des ponts maussades qui puent le charbon et l'urine ; parfois elle le coupe et l'écartèle, pareille à une digue sur un marécage. Les rues se heurtent soudain à un long mur infranchissable, que domine seul un ciel morne, traversé du hurlement de la vapeur ou de fumées rougeoyantes. Une espèce de chasse nocturne hante les airs au-dessus des masures terrifiées. Quant à la rue Du Cange, c'est un misérable boyau sans pavés, sans réverbères ; un ruisseau intarissable y baigne des maisonnettes de banlieue, qui ont gardé des jardinets où la volaille picore les poubelles, des perrons d'auberge, des cours de fermes, des balcons de bois, des fils de fer chargés de linge, des murs étayés où quelque enfant pâle a accroché une balançoire.

André Thérive, Sans âme (p.115)
Grasset, Paris, 1927

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André Thérive - Sans âme - Temple de la rue du Château

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    - Vous êtes nombreux dans le quartier ?
    - Oh ! bien sûr ; mais on ne se connaît pas trop bien à présent. L'an dernier il y avait un petit temple installé, rue du Château, dans une boutique, et c'était bien commode pour moi. Mais le propriétaire a fait expulser l'adepte qui n'était que sous-locataire ; et à présent on y vend des appareils à gaz. Ça me fend le coeur chaque fois que je fais mon marché par là, et si on veut voir l'Opération, il faut courir de vos côtés, à la Glacière, où est le grand temple, notre cathédrale enfin. Mais le fluide y est fort, vous pensez ! et toute personne qui se présente ayant la foi, son compte est bon ; elle palpe les croyances qui alimentent l'âme et crac ! elle est guérie. C'est une chose tout de même de voir ça, monsieur ! Vous y viendrez tous deux...

André Thérive, Sans âme (p.125)
Grasset, Paris, 1927

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Thierry Renard - Silence(s) (Objets)

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George Orwell - 1984 - Première Partie, Chapitre VII

Publié le par antoiniste

    Je comprends comment. Je ne comprends pas pourquoi.
    Il se demanda, comme il l’avait fait plusieurs fois déjà, s’il n’était pas lui-même fou. Peut-être un fou n’était-il qu’une minorité réduite à l’unité. À une certaine époque, c’était un signe de folie que de croire aux révolutions de la terre autour du soleil. Aujourd’hui, la folie était de croire que le passé était immuable. Peut-être était-il le seul à avoir cette croyance. S’il était le seul, il était donc fou. Mais la pensée d’être fou ne le troublait pas beaucoup. L’horreur était qu’il se pouvait qu’il se trompât.
    Il prit le livre d’Histoire élémentaire et regarda le portrait de Big Brother qui en formait le frontispice. Les yeux hypnotiseurs le regardaient dans les yeux. C’était comme si une force énorme exerçait sa pression sur vous. Cela pénétrait votre crâne, frappait contre votre cerveau, vous effrayait jusqu’à vous faire renier vos croyances, vous persuadant presque de nier le témoignage de vos sens.
    Le Parti finirait par annoncer que deux et deux font cinq et il faudrait le croire. Il était inéluctable que, tôt ou tard, il fasse cette déclaration. La logique de sa position l’exigeait. Ce n’était pas seulement la validité de l’expérience, mais l’existence même d’une réalité extérieure qui était tacitement niée par sa philosophie. L’hérésie des hérésies était le sens commun. Et le terrible n’était pas que le Parti tuait ceux qui pensaient autrement, mais qu’il se pourrait qu’il eût raison.
    Après tout, comment pouvons-nous savoir que deux et deux font quatre ?
que la gravitation exerce une force ? Ou que le passé est immuable ? Si le passé et le monde extérieur n’existent que dans l’esprit et si l’esprit est susceptible de recevoir des directives ? Alors quoi ?

George Orwell - 1984
Première Partie, Chapitre VII

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Comment nos sens nous trompent - l'anamorphose

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Claire Lejeune - Être est faire, penser, dire

Publié le par antoiniste

    Être est faire, penser, dire. Quoi ? L'amour. Être c'est donc aimer. Cela ne change pas. Et cependant reconnaître cela c'est consentir à changer.

Claire Lejeune, Mémoire de Rien, La geste, Scories
Editions Labor - Espace Nord, p.129

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Maxence Van der Meersch, Masque de chair - A-t-on le temps ?

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    A-t-on le temps d'y voir très clair en soi quand l'existence vous emporte ? L'homme a eu à peine le temps d'un éclair de réflexion sur lui, son aventure terrestre, et déjà, il est mort.

Maxence Van der Meersch, Masque de chair
Albin Michel, Paris, 1958 (p.11)

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