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Le Notre-Père de Mrs Baker-Eddy

Publié le par antoiniste

Mrs Eddy modifie le pater en ces termes :

« Notre Père-Mère Dieu, tout harmonieux,
« Seul adorable,
« Ton règne est arrivé, tu es toujours présent.
« Rends-nous capables de connaître que Dieu, sur la terre comme au ciel, est tout puissant, suprême,
« Donne-nous ta grâce pour aujourd'hui ; nourris l'ardeur languissante,
« Et l'amour se reflète dans l'amour.
« Et Dieu ne nous induit pas en tentation, mais nous délivre du péché, de la maladie et de la mort.
« Car Dieu est infini, toute Force, toute Vie, toute Vérité, tout Amour, par-dessus tout et tous. »

La Science chrétienne et la Pensée Nouvelle
par M. Charles-Baudouin
Foi et vie 16/01/1924
source : gallica

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La Nouvelle Pensée

Publié le par antoiniste

     La Nouvelle Pensée (New Thought ou Neugeist-Bewegung)

    Albert-Louis Caillet (1869-1928) crée en 1912 la Société unitive au 26, Rue Vavin à Paris. Il consacrera un chapitre à Louis Antoine dans son livre Traitement mental et culture spirituelle (1912).
    Le docteur Paul Carton, qui inspirera à Maxence van der Meersch son livre Corps et âme sera aussi intéressé par ce mouvement.
    Cependant on trouve peu de rapprochement entre le mouvement de la Nouvelle Pensée et l'Antoinisme. La Science chrétienne par contre est souvent comparée à l'Antoinisme, l'histoire de leur origine se trouvant présenter des similitudes particulières. Cependant la Science chrétienne se dit dissociée de la Nouvelle Pensée. En effet, plusieurs initiateurs de la Nouvelle Pensée sont issue de la Science chrétienne, même si cette première prend sa source dans une constellation de pensée dans l'air du temps de l'époque : la Théosophie (issue en partie du spiritisme), le Réveil du protestantisme, panthéisme, idéalisme immatérialiste de Berkeley, mesmérisme, transcendantalisme américain, et universalisme mais aussi hindouisme ou d'autres religions. La Science chrétienne comme les mouvements de la Nouvelle Pensée prennent leur source dans la philosophie de Phineas Quimby qui repanda le mesmérisme aux Etats-Unis.
    L'éveil d'Emma Curtis Hopkins à d’autres spiritualités la pousse à rompre avec le mouvement de la Science chrétienne en 1885. La Science chrétienne déposera alors son nom et menace de procès ceux qui l’emploient sans son autorisation, ce qui pousse plusieurs mouvements au sein de la Nouvelle Pensée à modifier leur nom au cours des années 1890. Ernest Holmes après avoir été en contact avec la Science chrétienne, s'intéresse au transcendantalisme et aux divers religions orientales. Myrtle Fillmore s'intéresse quand à elle à la Science chrétienne, mais aussi à l'Unitarisme, à la Rose-Croix et à la Théosophie.
    Régis Dericquebourg aborde le sujet en 1997 : "Dans ces mouvements, la légitimité religieuse de la guérison repose sur le gnosticisme Celui qui sait manipuler les lois secrètes de l’univers peut obtenir ce dont il a besoin. On trouve cette idée dans le courant de la Nouvelle Pensée et dans celui de la Pensée positive qui refait actuellement surface dans les séminaires de développement. Elle a influencé certains groupes chrétiens (Science chrétienne, Pentecôtisme). Elle est qualifiée de Théologie de la prospérité." (http://www.regis-dericquebourg.com/2010/01/20/la-guerison-par-la-religion/).
    Très féminin, de Mary Baker Eddy à Emma Curtis Hopkins, Myrtle Fillmore, Malinda Cramer, et Nona L. Brooks, on peut rapprocher cette tendance avec la reprise par Mère.
    Les principes-clefs de la Nouvelle Pensée sont :
    * une Intelligence infini ou Dieu est omnipotent et omniprésent (Dieu est dans le "connais-toi").
    * l'Esprit est la réalité ultime (on atteindra tous l'Unité de l'Ensemble).
    * la véritable identité humaine est divine (Dieu réside en nous et la matière n'est qu'apparente).
    * une pensé harmonisée divine est une force positive pour de bon (nous avons le libre-arbitre nous gérer les fluides).
    * toutes les maladies sont mentales à l'origine (le mal n'existe pas).
    * la pensée positive a un effet curatif (la foi devrait être seule suffisante pour soulager la douleur).

    La Pensée est évolutive, comme il est dit que Louis Antoine est un prophète parmi d'autres déjà venus et à venir. Mais surtout, comme déjà dit dans un des principes "Les partisans de la Nouvelle Pensée adhèrent tout d'abord à une théorie de la guérison mentale selon laquelle toute maladie est provoquée par des croyances erronées : selon eux, une « pensée correcte » a un effet guérisseur. Ce même principe s'appliquerait à d'autres aspects de l'existence : il existerait ainsi une loi d'attraction permettant qu'une pensée positive dirigée vers un but déterminé aboutisse à sa concrétisation dans la réalité." On est donc là proche de la doctrine antoiniste.
 
    La plus grande organisation de la Nouvelle Pensée est L’Église d’unité, ou plus simplement Unité regroupant environ 2 millions de membres dans le monde. Aujourd'hui, toutes les principales organisations sont chapeauté par l'INTA (International New Thought Alliance).

source : http://www.phineasquimby.com/
http://en.wikipedia.org/wiki/New_Thought
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_Pensée
http://de.wikipedia.org/wiki/Neugeist-Bewegung
http://pagesperso-orange.fr/sos.derivesectaire/FICHES/penser_nouveau.htm

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La science juive (Jewish Science)

Publié le par antoiniste

illustration : Morris Lichtenstein (1889-1938)(irenedanon.com) & Tehilla Lichtenstein (1893-1973)(americanjewisharchives.org)

    Alfred Geiger Moses est un rabbin réformé de Sha’arai Shomayim U-Maskil El Dol (Les Portes du ciel et de la Société des Amis des nécessiteux, ou simplement “The Temple”) à Mobile (Alabama). En 1904, il écrit une histoire des Juifs de sa ville. En 1907, il participe à la consécration de la nouvelle synagogue de la Government Street de Mobile.
    Il arrive à la constatation que "the modern Synagogue had lost this spiritual art, and that, under the influence of radical thought which minimized Emotion and Sentiment, and exalted Reason and Logic, the average Jew of to-day was losing his prayerful sense." (p.11). Voyant de plus en plus de ses coreligionnaires se tourner, en partie pour cette raison, vers la Science Chrétienne, il écrit en 1916 Jewish science. Divine healing in Judaism, with special reference to the Jewish scriptures and prayer book (à lire et télécharger sur archive.org) où il explore le mouvement Hassidique d'Europe où la pratique de la guérison spirituelle est encore en cours et cherche dans les textes bibliques les liens entre spiritualité et guérisons, comme Mary Baker Eddy. Dans son esprit, celle-ci peut-être remplacé par le fondateur du Hassidisme, le Baal Shem Tov. En 1920, il écrit Jewish science; psychology of health, joy and success: or, The applied psychology of Judaism.
    Convaincus de ses idées le rabbin Morris Lichtenstein (1889–1938) et sa femme Tehilla Hirschenson Lichtenstein (1893-1973) se joignent à lui et fonde la Science Juive (Jewish Science) en 1921 ou 1922 dans la West 85th Street à Manhattan (New York).
    Tout comme la Science chrétienne, la Science juive estime que la prière est la clé pour le bonheur intérieur et le bien-être physique. Elle minimise le rôle des rituels et d'action sociale, et met l'accent sur la puissance de "l'auto-suggestion" et l'efficacité de l'activité de dévotion. Contrairement aux scientistes chrétiens, cependant, les scientistes juifs ne sont pas opposés à demander de l'aide médicale, si nécessaire.
   Ne se voulant pas en désaccord avec le judaïsme traditionnel, il propose des heures de guérisons le dimanche. Ainsi comme dans l'antoinisme, on précise que l'on peut rester juif tout en pratiquant le judaïsme appliqué.
    A la mort de Morris Lichtenstein, sa femme reprend son poste et devient la première femme juive en Amérique à la tête de sa propre congrégation. Elle n'a toutefois jamais été ordonné, et n'a jamais eu un titre rabbinique (elle préférait elle-même se dire une spiritual leader). Elle a également repris ses fonctions de rédacteur en chef du magazine Jewish Science Interpreter jusqu'à sa mort en 1973.

    Sur le site internet du Judaïsme appliqué, on lit :
Spirituality   •   Meditation   •   Healing   •   Tradition   •   Worship,
c'est-à-dire Spiritualité, Méditation, Guérison, Tradition, Culte.
    On est proche des idées New-Age et le groupe a même abordé la question de la réincarnation car comme le dit le 9e fondement : Nous croyons que la mort est une élévation vers la vie éternelle, et non pas une cessation de l'existence. Cependant le mouvement est plus à rapproché de la Nouvelle Pensée (New Thought), qui démarre avec Phineas Quimby et adhèrent à une théorie de la guérison mentale selon laquelle toute maladie est provoquée par des croyances erronées.
    Le mouvement n'a certainement jamais dépassé les 1000 adhérents mais son Journal continue d'être édité. Ses membres continuent d'assister aux services conventionnels. Le sanctuaire se trouve maintenant au 109 East 39th Street, toujours à Manhattan. Chaque service offre la possibilité d'une expérience spirituelle, la prière traditionnelle, la méditation et un sermon portant sur les défis de la vie quotidienne.
    Il existe par ailleurs une autre congrégation de la Society of Jewish Science à Los Angeles (Californie),
     Parmi les affirmations, on trouve "Dieu est en moi et avec moi tout le temps, donc je n'ai pas peur !" et que la meilleure prière positive qui soit, est celle faite en silence.
    Il existe également 10 fondements qui ne sont pas imposées, mais sont une conséquence d'une recherche de la vérité spirituelle. Il sont à lire ici : http://www.irenedanon.com/Rabbi.htm
    La profession de foi pourrait être : Sur ces fondements, nous, dans la science juive, professons notre foi sincère en l'efficacité de la prière, nous reconnaissons le droit de rester serein et joyeux, de chérir la bonne volonté et le contentement, de bannir l'inquiétude et la peur, nous déclarons notre confiance en Dieu, la bonté et l'amour, nous professons notre assurance de l'immortalité, car nous avons foi en Dieu, la bonté et la pérennité de ses créations.

     Tout comme la Science chrétienne, le mouvement est typiquement américain dans son optimisme et sa foi en la puissance de l'individu ; d'après la science juive, on pense que si seulement les gens ont la bonne attitude, ils pourraient résoudre leurs problèmes.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_Pens%C3%A9e
livres de et sur la Nouvelle Pensée en anglais : http://newthoughtlibrary.com/
http://en.wikipedia.org/wiki/Jewish_Science
http://forward.com/articles/2890/
http://en.wikipedia.org/wiki/Morris_Lichtenstein
http://www.americanjewisharchives.org/aja/FindingAids/Lichten.htm
http://www.appliedjudaism.org/
http://www.irenedanon.com/Rabbi.htm
http://www.jweekly.com/article/full/7394/jewish-science-groups-explore-karma-reincarnation/

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Hélène Hatte,Valérie Rialland-Addach, Promenades dans le quartier des Gobelins et la Butte-aux-Cailles (2008)

Publié le par antoiniste

Promenade n°4
Du jardin Brassaï au temple antoiniste
Les coteaux de la Butte
[...]
Reprendre la rue Daviel et la descendre, puis prendre à gauche la rue Vergniaud.

Rue Vergniaud
Un vrai remède
Au n°34, une petite église, construire en 1913, appartient au culte antoiniste. Au temple, les hommes sont habillés de longues redingotes et les femmes, elle aussi vêtues de noir, portent un voile. La lutte contre la souffrance est le fondement de l'antoinisme. Pour en savoir plus, il est possible d'acheter le livre de référence du fondateur, Délivrez-nous du mal. (1)

Culte antoiniste
La lecture de l'enseignement du Père se fait chaque dimanche à 10 h, les autres jours à 19 h escepté le samedi. L'Opération au nom du père a lieu du domanche au jeudi à 10 h.

Antoinisme ou culte antoiniste
Ce mouvement a été créé en Belgique le 15 août 1910 par Louis Antoine (1846-1912). Pendant vingt-deux ans, il assista des malades auxquels il consacra sa fortune. Onfluencé par les écrits d'Allan Kardec, il constitua d'abord une association nommé "Les Vignerons du Seigneur" dans laquelle il utilisa ses talents de médium. Il examinait quotidiennement près de 60 malades qu'il se proposait de guérir gratuitement. Mais il est condamné, à Liège, pour pratique illégale de la médecine. Puis les années passent et Louis Antoine s'éloigne progressivement du magnétisme pour ne plus s'appuyer que sur la foi et aider, par la seule prière, les personnes souffrantes. Le culte antoiniste n'a pas d'objectif de conversion : le fidèle peut fréquenter un autre culte. Les adeptes du mouvement appellent le fondateur Louis Antoine, le Père, et son épouse, qui avait pris sa succession, la Mère. En Belgique, ce culte est reconnu d'utilité publique. En France, il se développe parallèlement aux autres mouvements religieux sous la forme d'une association cultuelle régie par la loi de 1905.

Take away
Juste à côté du temple, au 2 rue Wurtz, laissez-vous tenter par la pâtisserie de Laurent Duchêne, meilleur ouvrier de France (01 45 65 00 77).

Poursuivre la rue Vergniaud dans l'autre sens jusqu'au boulevard Auguste-Blanqui et tourner à gauche pour arriver au métro Glacière.

Hélène Hatte,Valérie Rialland-Addach, Promenades dans le quartier des Gobelins et la Butte-aux-Cailles, p.105-106
source : Google Books

note : (1) Délivrez-nous du mal est la biographie de Louis Antoine écrite par l'écrivain belge Robert Vivier. Les écrits de Louis Antoine sont aussi en vente dans les temples.

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Eliette Abécassis - Une intuition divine

Publié le par antoiniste

    Une intuition divine me souleva le coeur et l'esprit, et m'emmena, coûte que coûte, vers l'union avec le Créateur. Par Son Nom, j'invoquai celui de mon père, comme s'il était là, comme s'il était en moi et que j'étais en lui, comme si c'était Dieu lui-même qui m'annonçait qu'il n'était pas mort, mais bien vivant, qu'il vivait à travers moi et à travers lui, et que bientôt je le retrouverais, et ainsi nous serions tous unis. Et ce fut une consolation. La raison me commandait de ne pas faillir, et me soufflait, par des pages que je connaissais bien, que l'instantanéité de l'intuition surnaturelle n'était que la paresse de la pensée et l'envers d'un rationalisme englué dans l'imaginaire. Mais la raison était vaine, le fait inexplicable ; j'étais emporté.

Eliette Abécassis, Qumran, p.298
Le Livre de Poche, Paris, 1996

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Eduard von Hartmann - Philosophie de l'inconscient

Publié le par antoiniste

Hartmann (Eduard de), philosophe né à Berlin le 23 février 1842, mort en 1916. Fils d'un général d'artillerie, il eut peu de goût pour les études classiques, mais étudia avec succès les mathématiques et la physique, avec intérêt les auteurs grecs, surtout Sophocle et Thucydide, et, en 1858, sortit du gymnase après de brillants examens. II fit son volontariat dans les dragons de la garde, et passa ensuite trois ans à l'école d'artillerie de Berlin, fréquentant pendant ce temps la meilleure société, se plaisant surtout au commerce des femmes. II était premier lieutenant, en 1864, lorsque sa mauvaise santé le força à quitter le service. Il se livra d'abord à la musique et à la peinture, mais les abandonna bientôt pour la philosophie. Dès 1858, il avait commencé à écrire ses réflexions. Son grand ouvrage fut conçu en 1863. Retiré à Grosslichterfelde, près de Berlin, il y travailla dès 1864. En 1867, il se fit recevoir docteur à l'université de Rostock. Mais il ne fréquentait pas les cours ni les professeurs; c'est à ses études personnelles et à quelques amis médecins, surtout à Flemming, qu'il dut le développement de son esprit.

Dès lors, il a publié un grand nombre d'écrits sur des sujets de philosophie, d'esthétique, de religion. Le principal de beaucoup est la Philosophie de l'Inconscient. Cet ouvrage est divisé en deux parties, dont l'une a pour titre : la Phénoménologie, l'autre la Métaphysique de l'Inconscient, division qui marque assez bien celle de la doctrine. Cette doctrine (la première partie) est expérimentale, et prétend être scientifique; peut-être même est-ce la première ambition de Hartmann, que d'avoir essayé d'unir étroitement la philosophie et la science, l'une étant considérée comme le complément nécessaire de l'autre. L'autre partie du système est purement métaphysique, et a pour objet des spéculations analogues à celles de Schelling ou de Schopenhauer, sur la nature et la fin de l'univers, sur le bonheur, le néant, l'être, les principes suprêmes.

La vie corporelle nous oblige à recourir à l'inconscient. Celui-ci est conçu soit comme volonté, soit comme idée. L'organisme ne peut être expliqué suffisamment comme en mécanisme (Philosophie mécanique). Il est une société d'organismes individuels, c'est-à-dire, d'un bout à l'autre, une activité. Il en est de même de ses fonctions. L'inconscient apparaît dans l'instinct, dont il explique la clairvoyance, la plasticité. Le réflexe doit être conçu comme une réaction de l'instinct. et suppose lui-même une finalité intérieure. Comment comprendre, sans elle, la finalité évidente, la promptitude, la variété infinie des mouvements réflexes? Le réflexe est en effet le type de l'acte du système nerveux, et nos fonctions les plus hautes tombent sous sa définition. Le mouvement volontaire lui-même ne s'expliquerait pas sans des réflexes qui mettent en mouvement avec une rapidité et une précision parfaites une multitude de fibres inconnues à la conscience. A tous ses degrés, le réflexe a une face subjective inséparable de la face objective, des éléments de volonté et d'idée inséparable du mouvement. La même finalité inconsciente se retrouve dans les actes curateurs de l'organisme, inexplicables mécaniquement, sans une vertu curative spontanée. Il en est de même des actes formateurs, ceux par exemple qui dépendent de la nutrition; nulle explication mécaniste ne rendra compte de la formation des tissus. Sans doute la plupart du temps l'activité inconsciente a confié son oeuvre à un mécanisme ; mais le mécanisme lui-même la manifeste. Il y a dans chaque organisme une providence intérieure, que notre conscience ne connaît pas et qui veille toujours. C'est elle qu'il faut entendre dans ce mot de Schopenhauer, que Hartmann a choisi pour épigraphe de ce premier livre :

    « Chaque être se présente à nous comme son oeuvre propre; mais on ne comprend pas le langage de la nature, parce qu'il est trop simple. »

Cet inconscient, qui a créé l'organisme, y a partout établi la subordination et l'unité. Chaque centre nerveux est à la fois dépendant et actif : actif pour la besogne qui lui est propre et à laquelle il suffit ; dépendant pour les fonctions supérieures pour lesquelles un centre supérieur lui commande.

L'inconscient est aussi partout dans la vie de l'esprit. Il suffit, pour le reconnaître, d'analyser les instincts humains, la coquetterie, la pudeur, l'amour maternel, l'amour. Ce sont autant de volontés inconscientes de leur but, au service de l'inconscient. Le type de cette activité, à la fois intelligente et aveugle, c'est l'amour, par lequel l'inconscient mobilise toutes les forces de l'individu en vue d'un but supérieur à l'individu même : la conservation de l'espèce. L'amour est la grande tromperie de la nature, que Schopenhauer déjà avait aperçue. L'activité inconsciente se trahit, lorsqu'elle accomplit son acte, par le plaisir et la douleur. La sensibilité consciente n'est que l'écho des satisfactions ou des contrariétés d'une activité inconsciente. Les plaisirs et les douleurs sont donc identiques dans leur fond. Ainsi s'expliquent des caractères autrement inexplicables. Il arrive que nous avons du plaisir à des actes dont l'idée nous rebutait : n'est-ce pas la preuve que la conscience ne connaît pas les fins de l'inconscient? Si notre sensibilité est si mystérieuse, c'est que nos plaisirs et nos peines sont surtout déterminés par des idées et des désirs inconscients. Si la réflexion réussit parfois à y pénétrer, c'est que l'inconscient a aussi sa logique, distincte, mais semblable à celle de l'esprit conscient. Mieux encore que dans les sensations, l'inconscient se révèle dans la manière dont l'âme réagit contre elles; c'est le caractère. Cette réaction a tout à fait le type de l'action réflexe ou des mouvements réflexes de l'instinct. De là la résistance, l'immutabilité du caractère. Tout ce que peut contre lui l'habitude ou l'exercice, c'est de développer plus spécialement certaines de ses tendances. Par suite la moralité ne descend point dans ses profondeurs.

    « La nature en elle-même n'est ni bonne ni mauvaise [...]. Le bien et le mal n'existent pas pour elle, mais seulement pour la volonté-consciente de l'individu. »

Par l'inconscient, la vie intellectuelle tient aussi de très près au caractère. Elle y tient d'abord dans tout ce qui concerne l'art. La perception-esthétique est la réaction spontanée de l'âme contre les impressions sensibles. L'inspiration de l'oeuvre d'art appartient à l'inconscient, qui suggère à l'artiste ses associations d'idées et d'images. La beauté est un besoin de la nature, besoin universel qui est dans tous les êtres vivants; elle est le désir de l'inconscient même. Il y a dans la beauté une logique; c'est une idée inconsciente, plus ou moins parente de notre pensée. La même logique, inexplicable pour les mécanistes, se retrouve dans les lois de la formation et du développement et du langage : ce sont les effets

    « d'un esprit qui soumet le développement du langage aux mêmes lois, dans ses périodes de floraison comme de développement ».

L'inconscient agit enfin dans la pensée discursive ou abstraite. Les lois de l'esprit sont a priori parce qu'elles sont les lois des choses, l'oeuvre d'un esprit universel. Les procédés de la connaissance appartiennent à l'inconscient; c'est à lui qu'appartient l'induction, à lui aussi l'action créatrice de la pensée.

    « Ce n'est qu'après coup que les raisons sont recherchées pour la conscience, lorsque le jugement est déjà arrêté. »

La perception extérieure enfin doit à l'inconscient ses éléments essentiels : l'espace qui n'est pas, comme le croit Kant, purement subjectif, mais qui est une fonction de l'idée inconsciente; les qualités des diverses sensations, qui sont l'oeuvre de lois psychologiques inconnues, mais certaines, qu'on ne petit attribuer qu'à l'inconscient.

Tel est le rôle de l'inconscient dans la vie humaine tout ce qui est activité spontanée, et il n'est rien qui au fond ne se résolve dans une telle activité, lui appartient. Cette théorie a le mérite, pour la physiologie, de montrer les lacunes du mécanisme, et par suite, de le forcer à devenir plus exact, plus complet; pour la psychologie, de délimiter la part de l'inconnu, de l'instinctif en nous, et de mesurer ainsi l'importance des idées abstraite, et de leurs lois; elle tend a rendre la morale plus concrète; elle donne enfin à l'esthétique une idée féconde, que Schopenhauer avait déjà développée, il est vrai, mais avec une méthode moins rigoureuse, trop intuitive et trop personnelle.

La Métaphysique de l'inconscient examine en eux-mêmes les principes que la Phénoménologie a étudiés dans leurs effets. L'inconscient, sous ses deux formes, volonté et idée, est le principe actif que nous avons trouvé dans toutes les manifestations de la vie. Ce principe appartient à la conscience. A-t-on le droit de le considérer comme réel, et de le transformer en une force agissant dans le monde? La pensée est elle-même l'oeuvre du monde, analogue à lui, et leurs lois sont communes : le principe que l'expérience intime nous fait connaître appartient donc bien à l'univers. ll s'agit seulement de le débarrasser des formes qui sont particulières à l'humain. Ces formes tiennent toutes à la conscience. Nous n'avons le droit de considérer la volonté et l'idée comme principes métaphysiques qu'à la condition d'admettre qu'ils ne se connaissent pas.

Comment expliquer l'apparition de la conscience? Elle résulte de la lutte de forces opposées. Partout où il y a des forces distinctes, il peut y avoir conscience. Peut-être existe-t-il une conscience des atomes. Il y a une conscience des cellules vivantes, du protoplasmes. La conscience n'a pas de degrés, elle est ou elle n'est pas. Sa richesse, son étendue tiennent à son objet. Elles dépendent des conditions physiologiques, de la facilité de communication entre les cellules nerveuses. L'être le plus pauvre, la matière, n'est donc pas inconscient et inerte. On ne peut concevoir les atomes que comme des centres de force. Or, toute force, toute action est une volonté et une fin, par suite une idée. Ainsi est rétablie l'unité de l'être sans que la science ait à en souffrir. Par suite, il n'y a pas de solution de continuité métaphysique entre la matière et la vie et la vie peut spontanément sortir de la matière. La vie produit l'individu, suivant les quatre lois d'unité suivantes :

    1° unité d'espace ou de forme;

    2° de temps ou d'action;

    3° de cause ;

    4° de fin.

Les individus se perfectionnent en enfermant dans ces unités une multiplicité sans cesse croissante. Ils se développent suivant des lois externes et internes, l'action extérieure, l'hérédité, l'inconscient surtout, qui tend à enfermer en chacun d'eux la plus grande somme possible de vie, luttant pour cela contre les lois de la matière. Ainsi s'expliquent les individus dans leur diversité. Leurs ressemblances s'expliquent en partie par les lois de l'évolution, l'adaptation, la sélection naturelle, l'hérédité, mais aussi par la finalité de l'inconscient, qui demeure la cause principale, inventrice et directrice. L'inconscient ne se divise ni dans les individus ni dans les espèces. L'harmonie de tous les actes de la nature prouve l'unité de la force qui les accomplit. L'inconscient est l'âme universelle, l'un-tout. Inconscient, il n'est pas aveugle, il a la sagesse absolue. Le monde qu'il crée est le meilleur possible (Leibniz, Optimisme).

Pourtant la souffrance y domine infiniment la joie. Hartmann analyse alors l'espérance du bonheur, sous toutes sa formes; bonheur individuel, bonheur de l'espèce, bonheur dans une autre vie. Sous toutes ses formes, cette espérance est illusoire. A mesure que l'humanité fait des progrès, elle souffre davantage. Un jour viendra où sa souffrance sera telle, et l'illusion de ses espérances si visible, qu'elle aspirera elle-même à sa délivrance, et que la volonté renoncera à la vie. Ce renoncement ne sera pas le suicide individuel de Schopenhauer, révolte enfantine et inutile de l'humain qui n'a su comprendre ni quelles sont les forces qu'il a contre lui, ni celles dont il dispose, mais le renoncement de l'humanité tout entière, résultat de pénibles efforts et d'un progrès séculaire. Le devoir pour nous n'est pas le suicide, mais le progrès dans tous les ordres de la vie; le progrès augmente la souffrance, découvre l'illusion et prépare le renoncement. Quel peut donc être le plan du monde et le but de l'inconscient créateur? Si l'inconscient veut la vie, comment les êtres vivants peuvent-ils vouloir le néant, et quelle sera la fin de cette lutte? Hartmann répond à cette question par l'examen des Derniers Principes. Le principe des choses n'est pas l'idée, comme l'a cru Hegel. Admettre dans l'idée un élément illogique, c'est en réalité reconnaître l'existence d'un autre principe que l'idée? Le principe suprême n'est pas davantage la volonté de Schopenhauer. Donner pour fondement à sa philosophie une volonté aveugle, c'est choisir un principe trop étroit, incapable d'expliquer la logique et la fécondité de l'univers. Le principe suprême de comprendre les deux principes, comme ses attributs. Ils sont, du reste, inséparables dans l'univers.

    « L'idée détermine l'essence, la volonté l'existence [...]. L'entendement donne la mesure à la volonté infinie, sans limites. »

La volonté et l'idée ont la même essence, cherchent à s'unir.

    « L'état de la volonté est une éternelle aspiration vers un contenu qui ne peut lui être donné que par l'idée. »

La volonté et idée s'unissent comme le principe masculin et le féminin. L'idée vierge se sacrifie pour sauver la volonté de sa souffrance. Mais leur rapport est celui du fini à l'infini, et la souffrance ne peut être calmée. Une fois que la volonté est entrée dans l'existence, elle s'est condamnée à la servitude du vouloir. Elle ne saurait être affranchie que par l'excès même de sa souffrance. Le jour ou le vouloir saura renoncer à lui-même, la volonté retournera à la puissance pure, à l'absolue liberté. Elle pourra dès lors recommencer à chercher l'être. La probabilité de sa renaissance sera 1/2. Mais si n mondes ont existé déjà, si le vouloir est sorti n fois de la volonté, la probabilité est réduite à 1/2n. Cela suffit à légitimer notre effort pour le progrès. Ainsi, par l'introduction d'un élément logique, le pessimisme de Schopenhauer est ici achevé d'une façon plus systématique. Mais si le raisonnement est plus rigoureux, l'intuition est moins riche. Il n'y a pas dans le livre de Hartmann la plénitude de la pensée, la beauté du style, qui feront vivre le Monde comme Volonté et Représentation. (Cramaussel).

   
Les principaux ouvrages de Hartmann sont : Die Philosophie des Unbewussten (Berlin, 1869; 2e édit., 1882. trad. en français par Nolen).- Ueber die dialektische Methode (1868). - Schellings positive Philosophie als Einheit von Hegel und Schopenhauer (1869). - Gesammelte philosophische Abhandlungen (1872). - Erlœuterungen zur  Metaphysik des Unbewussten (1874). - Neukantianismus und Hegelianismus (1874); etc.

source : http://www.cosmovisions.com/Hartmann.htm

Plusieurs de ses oeuvres en allemand, ou en français sont à télécharger sur gallica.fr et archive.org

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Albert van der Naillen, adepte de San Fransisco

Publié le par antoiniste

Illustration : The attached picture (taken in 1902) shows the Vander Naillen men.
From left to right: Albert, Jr.; Edmund; Albert, Sr. (father); Ralph.


Albert van der Naillen (Overboelare [Grammont] 1830 - Oakland 1928)
    Auteur, scientifique et éducateur, Chevalier de l'Ordre de Léopold (reçu en 1903 pour les service rendu à la nation dans les liens commerciaux et l'image de la Belgique donné aux Etats-Unis), Membre de la California Academy of Sciences, Président de la School of Engineering de San Fransisco, Membre fondateur de l'Institut Général Psychologique de Paris, Ancien Président de la California Psychical Research Society, Membre de l'American Association for the Advandement of Sciences, Membre de la California Academy of Sciences, Membre de la National Geography Society. Né en Belgique, il émigre en 1859 avec sa femme (ils se sont mariés en 1857) et son fils sur le Mascononau qui part d'Anvers, il est alors noté comme fermier (farmer) dans les registres de l'immigration. Il eut plusieurs enfants de son épouse Victoria (né Herladeberpen, 1835-1920) :
 - Albert Victor Joseph, Jr. (né à Overboelare en 1858, épouse Lillian Kramer de San Francisco en 1887), ont une fille Jeanne Lucy (1889-1954). Il fit un voyage dans le Diamond avec le Capitaine Van Tassel, le plus grand ballon construit à la côte pacfique. Il meurt en 1968 à Alameda.
 - Edward Edmund Herla (1892-1961), épouse Edith May Simpson (1881-1966), il participera aux livres de son père The great Message
 - Ralph Leo (1874-1925, épouse en 1896 Pauline E. Schlueter), également féru d'occultisme, il fit les premières expériences en 1896 de rayon X en Californie. Son nom devient Vander Nelly ou Vander Nellen
 - Mary ou Maria (1865-?),
 - Lucy (1864-1926, épouse en 1884 John Loupy), 
 - Gasparine (connue sous le pseudonyme de Rena, 1885-1945, épouse d'abord Alexander G. Brockoff en 1902, puis Eugene Steve Campomenosi (1889-1981), plus tard abrégé en Campi)
 - Dorathy ou Dorothy Cecelia (1888-1964, épouse James C. Rosemeyer)
 - Charlotte Therese C. (1878-1942, épouse Eugene H. Kast en 1898 (?), puis Joseph Bullock)

    Il habita San Fransisco puis Oakland en Californie (Etats-Unis, où il fut chargé notamment de tracer une ligne de chemin de fer). Il y sera très tôt en contact avec le médium Mr. Miller (né à Nancy et habitant à San Fransisco). Il porte parfois le titre de baron, plus souvent de Professor. Il sera naturalisé américain.

    Albert et Victoria sont enterrés au Saint Marys Cemetery à Oakland (Calofornie). Edmund est enterré au Mountain View Cemetery (également à Oakland). D'autres enfants dans le Comté de San Mateo (à San Mateo ou Colma, également en Californie).

    Théosophe et spirite, convaincu de la réincarnation, il a écrit sur des sujets spirituels divers, notamment les guérisons et les révélations divines dans le monde :
- Une fleur brisée (1856, imprimé à Gand, recension ici),
- The actual religious battle, or, Free religion vs. the old creeds: lecture delivered at the Mercantile Library Hall, San Francisco, Cal., January 10, 1875,
- On the eights of Himalaya (Dans les Temples de l'Himalaya),
- In the Sanctuary (Dans le Sanctuaire, 1895),
- The scribe of a soul (avec Clara Von Ravn, 1901),
- Balthazer the Magus (Balthazar le Mage, 1904), 
- The strenuous life spiritual and The submissive life (1912)...
- Et surtout Most sacred revelations given to the world by Antoine the wonderful Belgian healer (1927).
    Plusieurs de ses livres sont à télécharger sur le site archive.org. On peut se procurer les traductions françaises sur les sites de ventes d'occasions. Certains de ses livres ont également été traduits en espagnol et portugais.

    Le Rosicrucian Digest en 1944, nous dit :
    " It is small wonder that Van der Naillen's interest in occultism and mysticism overflowed into the lives of his sons. In 1921 two of his sons, Ralph and Edward, visited the ancient Maya Indians of Mexico. They brought back messages to the world from ancient masters of old religions in America. The title of one of the communications was "A Message to Mankind from the Master in Cabala". It is very curious to note that these messages about the Cabala are very similar to the views of the ancient Egytians, Chaldeans, Hebrews, ans Rosicrucian.
    " Incidentally the son of Van der Naillen, Albert V., Jr., who likewise is interested in his father's mystical studies, is living in Oakland today. He is 87 years of age. [...]
    " It is not feasible to go into the discussion of other works of Van der Naillen. Enough has been written here to give a general appreciation of his writings. The man's long, useful life and his contributions to mystical literature can stand as a sign post to science that someday science must come around to viewpoint of the occultist if it would progress.
    " Those who visit Van der Naillen's mountain home are deeply impressed whith the lingering spirit of this humble seeker after truth - this lover of solitue, who ascended the mountainside in the misty morning to watch from this Shangri-la the ever changing naturel garments of God. "
Rosicrucian Digest 1944 , Rosicrucian Editors, p.337
source : Google Books

    A propos de son fils Edward :
    " The San Francisco Examiner 1925
Ratana Invisible Maori Faith Healer Works Cures it was stated by one American paper that the famous praying tribesman from New Zealand, with 26 followers, camped in San Francisco; that he accepts no money and has received 287,000 letters from the sick and the infirm for divine healing. An interesting symptom of our times is the faith cures. It is useless to deny they happen, for hundreds of cases have been investigated and found true, with many faith cures being mentioned in the Holy Bible that have happened throughout the ages. San Francisco is a fair example of a modern city, and for the past two years, her citizens have listened to Coue and admired the cures he brought about by autosuggestion.
    " They heard Edward Vander Naillen, engineer and mining man, who for sook most of his business interests to preach the Miracle Man in Mexico. Vander Naillen, after being cured, of Cancer, according to his claim, has personally performed over forty years. During these two years, San Francisco read about the followers of the Emmanuel Movement of the Episcopal Church, claiming wonderful recovery of health through the agency of prayer. They heard numerous Christian Scientists give thanks for divine healing at their testimonial meetings. (Editor WM, pp6-7: October 1966) "
source : http://www.theratanachurch.org.nz/worldtour.html

   Edward fonda la Van der Naillen School of Mining à San Francisco.

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La source du Père Antoine ou ''Ri Chèrâ'' (brochure Seraing)

Publié le par antoiniste

    LA FORÊT
S é r é s i e n n e

    Promenez-vous dans un parc magnifique, unique en son genre dans la
région, un véritable musée forestier.
    Laissez-vous mener le long d’un ruisseau auquel on attribuait autrefois des vertus curatives.
    Le « Ri Chèrâ » doit certainement son appellation au ruisseau longeant la voie carrossable.
    Les disciples du Père Antoine (1846 - 1912 ) et lui-même, considéraient des vertus curatives à l’eau d’une source émergeant à cet endroit.
    Qui était le Père Antoine ?
   Vous le découvrirez durant cette visite commentée d’environ 2 heures.


RENSEIGNEMENTS :
SERVICE DE LA CULTURE ET DU TOURISME DE SERAING
Quai des Carmes 45
à 4101 SERAING (JEMEPPE)
Tél. : 04 / 330.84.64
FAX : 04 / 330.84.63

Documentation : Livre « Seraing à travers ses forêts »
disponible au Syndicat d’Initiative et au Service de la Culture et du Tourisme de Seraing.
rue du Val 243 à 4100 SERAING (Porche d’entrée du domaine)
Tél. 04/336.66.16 (ou à défaut 0475/35.75.95) Fax : 04/385.14.23
Courrier électronique : s.i.seraing@advalvas.be
Site Internet : http://www.syndicat-initiative-seraing.be

Chaque visite peut être commentée par un guide-nature.
En fonction des desideratas de chaque organisateur, la durée des différentes balades peut être diminuée ou allongée.
Le balisage des différentes promenades pédestres, VTT, cavaliers, est en cours. Une carte sera disponible au Service de la Culture et du Tourisme de Seraing.

source : http://www.seraing.be/IMG/pdf/brochure_tourisme.pdf


    Note : Il existe une avenue du Ry Chéra à Neupré (Neuville-en-Condroz), menant à la forêt où se trouve la source. Le sens du nom est "ruisseau du chemin pour charrette" (du liégeois tchérave [vôye], du latin carrabilis [uia]). (source : Jean-Jacques Jespers, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Google Books)
    Régis Dericquebourg précise, en contradiction avec dit plus haut : "Actuellement, l'eau de la source où le Père avait coutume d'étancher sa soif pendant ses promenades fait l'objet d'une dévotion particulière. Même si le Père a lutté contre ses dévotions, imité en ceci par ses suiveurs, elles n'en représentent pas moins une forme de religiosité accessible au plus grand nombre" (Les Antoinistes, p.125).

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Louis Antoine faisait-il partie de l'Aristocratie ouvrière ?

Publié le par antoiniste

    On entend souvent que les métallurgistes faisaient partie de l'aristocratie ouvrière. Plusieurs journaux qualifièrent Louis Antoine à sa mort, de "petit bourgeois, presque du peuple" (Le Progrès spirite reprenant l'Eclaireur de l'Est (Reims) et La Liberté, Journal politique, religieux, social - Fribourg, Suisse). Tachons d'en savoir plus sur cette catégorie d'ouvrier.


L'aristocratie ouvrière : une théorie sociologique pour diviser la classe ouvrière

    Il y aurait un antagonisme de classe au sein de la classe ouvrière elle-même, un antagonisme entre les couches "les plus exploitées" et les couches "privilégiées".  Il y aurait une "aristocratie ouvrière jouissant des plus hauts salaires, des meilleures conditions de travail, une fraction ouvrière qui partagerait avec "son impérialisme" les miettes des sur profits tirés de l'exploitation coloniale.  Il y aurait donc une frange de la classe ouvrière qui en fait n'appartiendrait pas à la classe ouvrière, mais à la bourgeoisie, une couche d"'ouvriers-bourgeois".
    Voila les grandes lignes communes à toutes les théorisations sur l'existence d'une "aristocratie ouvrière".  C'est un instrument théorique dont la principale utilité est de permettre d'estomper dans un flou plus ou moins étendu, suivant les besoins, les frontières qui opposent la classe ouvrière au capital mondial.
    Cette théorisation "permet" de taxer des parties entières de la classe ouvrière (les ouvriers des pays les plus industrialisés par exemple) de "bourgeois", et de qualifier des organes bourgeois (les partis de "gauche", les syndicats, par exemple) d"'ouvriers".
    Cette théorie trouve son origine dans les formulations de Lénine pendant la 1ère Guerre Mondiale, formulations reprises par la 3ème Internationale.  Certains courants politiques prolétariens, ceux qui tiennent à se désigner par l'étrange qualificatif de "léninistes", traînent encore aujourd'hui avec eux cet avatar théorique dont ils ne savent pas toujours que faire, si ce n'est de maintenir un flou sur des questions de première importance dans la lutte de classe.  La contre-révolution stalinienne, elle, s'est depuis des décennies servi de cette théorie à tout propos pour tenter de recouvrir ses politiques du prestige de Lénine.

sommaire :
    Une theorie sociologique
    Une conception "ouvrieriste"
    L'aristocratie ouvriere: une definition impossible
    Une theorie pour diviser la classe
    Une conception ambiguë des partis et des syndicats
    Critique de l‘explication de Lenine de la trahison de la seconde internationale
    Une deformation grossière du marxisme

    On y apprend donc que cette catégorie date des environs de la Première Guerre mondiale, et qu'elle est critiqué dans les milieux militants communistes.

 Publié par Revue Internationale le 15 Octobre, 2005
source : http://fr.internationalism.org/rinte25/aristocratie.htm

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Tim Noble & Sue Webster - Shigeo Fukuda

Publié le par antoiniste

Tim Noble et Sue Webster sont deux artistes britanniques dont les œuvres sont étranges.

    Avec des matériaux courants ramassés dans les rues de Londres, ils ont réalisé quelques montages qui regardés seuls, paraissent hétéroclites.
    Mais si l'on dispose une source de lumière d'une façon stratégique, les ombres portées sont stupéfiantes de réalisme et de détails.                                                                    
    Le bâteau l'œuvre du Japonais Shigeo Fukuda récemment décédé et qui fut l'un des premiers artistes à avoir cultivé cette forme d'art. Elle vient d'une masse de fourchettes, couteaux et cuillères...

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