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Mère sortant du temple de Nandrin (1932)

Publié le par antoiniste

Mère sortant du temple de Nandrin

Mère sortant du Temple des Quatre-Bras (Nandrin) avant la transformation de la façade.
(Information de Frère PIERREFEU, Merci à lui)
En 1932, selon les informations de Sœur Liliane Becquelin

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Antoine le Guérisseur (Le Jour, 9 février 1936)

Publié le par antoiniste

Antoine le Guérisseur (Le Jour, 9 février 1936)

Antoine le Guérisseur
UN PROPHÈTE AU PAYS DE LIÉGE

    Il ne faut pas confondre les antoinistes avec les antoniens. Les antoniens sont une secte fondée en Suisse, au début du dix-neuvième siècle, par un certain Antoine Unternoehrer, d'origine protestante. Cette secte ne pratique aucun culte et ne reconnait d'autre loi que la conscience individuelle. Les antoinistes sont les adeptes de Louis Antoine, ancien ouvrier du pays de Liége, né dans la confession catholique, devenu guérisseur et thaumaturge, et qui, après s'être livré à la pratique du spiritisme, prit figure de prophète dans les premières années de ce siècle. Le père Antoine, comme l'appelaient ses disciples, est mort en 1912. Les deux religions différentes portent également le nom d'Antoinisme.
    M. André Thérive, on s'en souvient, a décrit des milieux d'antoinistes français dans son roman « Sans Ame » (1), l'un des essais de psychologie populaire les plus profonds qui aient paru depuis la guerre.
    C'est encore M. Thérive qui persuada Robert Vivier d'écrire la Vie du père Antoine, qui vient de paraitre, sous ce titre « Délivrez-nous du Mal » (2).
    L'ouvrage n'est pas sans rappeler, littérairement, « La Vie d'un Simple », de Guillaumin. Il procède du même naturalisme honnête et se distingue par les mêmes vertus : soumission à l'objet, modestie du ton, émotion contenue et diffuse. Cet art scrupuleux fuit les lumières vives comme s'il pensait que, là où commence l'éclat, finit la sincérité. La grandeur du respect que l'auteur éprouve à l'égard des menus faits prête à chaque détail, en dehors de sa signification propre, une sorte d'orgueil d'humilité.
    Le danger de cette manière, c'est que le gris sur gris accable à la longue. A cela l'écrivain répondra : « Mon sujet est tel lui-même ». Ce sont, en effet, les destins asservis, les milieux pauvres et résignés, que cette esthétique un peu dolente, un peu morne choisit de préférence pour thème à ses peintures.
    Notez cependant qu'ici une lueur couve dans les fumées et les poussières du charbon : aux enfances sages et pieuses d'Antoine, à son apprentissage dans la mine, à son temps de caserne, à son mariage avec Catherine, à l'époque de ses voyages et de ses métiers divers (ouvrier métallurgiste, concierge, encaisseur, marchand de légumes) succèdent les années qu'on peut appeler sacerdotales.
    L'un des rares mérites de cette étude réside précisément dans la sûreté avec laquelle l'auteur nous fait passer par degrés insensibles de la période effacée à la période illuminée. Les tableaux réalistes de la campagne wallonne, les traits de mœurs empruntés à la vie des petites gens s'entrelacent à l'histoire toute intérieure d'une vocation religieuse, puis à celle, non moins étrange, d'une prédication et de la formation d'une secte.
    L'antoinisme réunit aujourd'hui une foule d'adeptes que d'aucuns, qui exagèrent peut-être un peu, évaluent au nombre de 300.000. La religion compte, en Belgique, une quarantaine de temples. Il y a deux temples antoinistes à Paris. On en trouve encore à Vichy, à Nice, à Monaco, à Tours, à Nantes, à Lyon, à Valenciennes.
    Si l'on met de côté certains caractères extérieurs qui lui sont particuliers (liturgie, cérémonial, costume des desservants, calendrier des fêtes, etc.), l'antoinisme présente, au fond, des analogies curieuses avec la christian science, voire avec les méthodes du pharmacien Coué. Ici et là, même principe : celui de la « guérison par l'esprit », comme dit Stéfan Zweig.
    Mais ce qu'il y a d'émouvant dans l'antoinisme, c'est l'humilité de ses origines. Il a pris source dans la conscience pure d'un simple, et de là s'est élevé, je n'ose pas dire avec prétention, mais avec une confiance naïve, jusqu'à devenir un corps de doctrine.
    C'est le mouvement inverse des religions établies. Celles-ci se penchent du haut de la chaire sur leurs ouailles. L'organisation séculaire du culte, sa grandeur, sa gloire, ne sont pas, quelquefois, sans mettre une distance énorme entre l'officiant et les fidèles, entre le consolateur et les affligés, Alors, au sein même du troupeau, Il arrive qu'un nouveau prophète se lève, il parle à ses frères de plain-pied, confondu qu'il est dans leurs rangs pressés, dans l'odeur âcre et sainte d'une sueur commune, et les malheureux l'écoutent, et l'hérésie fleurit.

                                                          François PORCHÉ.

(1) et (2) Grasset, éditeur.

 

Le Jour, 9 février 1936

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Encart dans Le Fraterniste (Revue générale de psychosie)(de Paul PILLAULT & Jean BÉZIAT)

Publié le par antoiniste

Encart dans Le Fraterniste (Revue générale de psychosie)(de Paul PILLAULT & Jean BÉZIAT)

    M. Pillault reçoit les malades les mar-
dis, mercredis, vendredis et samedis à
8 heures du matin et à 2 heures précises
du soir. Ses soins sont gratuits.              
    L'Institut est ouvert à tout le monde,
malade ou non, aux jours et heures ci-
dessus indiqués.                                
   Les visiteurs sont invités à assister à
la Conférence que fait M. Béziat le matin
à 9 heures.                                         

Encart dans Le Fraterniste (Revue générale de psychosie, de Paul PILLAULT & Jean BÉZIAT)

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Dorisme - Vieille rue du Moulin 344, Uccle

Publié le par antoiniste

Dorisme - Vieille rue du Moulin 344, Uccle

Uccle-Fort-Jaco - Rue du moulin (le n° 344 est tout à droite)

    On apprend par divers journaux et par les livres du Père Dor que le bâtiment de Roux qui lui servit de Temple est vendu en novembre 1917. En 1929, ce bâtiment devient un cloître pour religieuses (kloosterzusters) nous apprend le Pasteur Verlinden. On a déjà évoqué son état et son utilisation actuelle.
    Le Père Dor a habité ensuite à Uccle (quartier Fort Jaco), Vieille rue du Moulin 344, de 1917 environ à 1947. On lit dans le Bruxellois en avril 1917 :
    " Sur la lisière de Saint-Job, dans un endroit pittoresquement écarté, rue du Moulin, 234, ou pour mieux dire « Drève », — car c'en est une dans toute l'acception du mot, — se dresse une modeste maison basse, construite plutôt en profondeur qu'en hauteur, et dont l'architecture un peu spéciale frappe tout de suite le regard. Sur une sorte de porte cochère, toute pimpante de fraîche peinture, se détache, à hauteur d'homme, une enseigne, qui porte en belles lettres bien lisibles : « Ecole Morale » avec, en dessous, la mention : Le Père reçoit le jeudi de 7 à 2 heures. D'autres indications de jours de la semaine sont supprimées au moyen d'une simple bande de papier blanc collée dessus...
    " C'est là, — dans son sanctuaire, — que le « Père » nous reçoit, — le « Père » tout court, car son pontificat ne semble pas trop volontiers s'encombrer d'une désignation familiale plus précise. On longe le bâtiment dans toute sa longueur, pour pénétrer, dans le fond, sur la gauche, dans une salle, qui a plus d'un prétoire de justice de paix, que d'un temple ou d'une salle d'école. De nombreux bancs sans dossiers, simples, mais confortables, s'alignent là. Dans le fond, au centre, en plein mur, se détache une photo au charbon, presque grandeur nature, représentant le « Père » Dor qui, d'un geste accueillant et protecteur encourage une femme éplorée, qui se traîne, suppliante, à ses pieds. Cela rappelle un peu, — oh ! très vaguement, — le fameux tableau figurant le Christ accueillant d'un geste plein de mansuétude et d'indulgence, Madeleine repentie, se prosternant devant lui... En face de la petite porte donnant accès dans la salle de réunions, dans un coin, se dresse un petit pupitre devant lequel trône une brave dame, dans laquelle, du premier coup d'œil, on reconnaît une fervente adepte. Elle est préposée à la vente des « ouvrages » du Père, dont le prix, — 2 fr. 50 le volume — est affiché bien visiblement sur les murs." (Le bruxellois, 14 avril 1917).

Le Père Dor y meurt en mars 1947. Jacques Cécius rapporte dans un article : "Lors de sa dernière « Instruction de la Toussaint », en 1936, il dira aux fidèles rassemblés « Tout mon travail consiste uniquement à rendre les âmes lucides et fortes. Lucides afin qu’elles voient clair en elles-mêmes, et soient fortes pour vaincre. Sans cela, je ferais fausse route comme tant d’autres qui se sont révélés « Prophète » ou « Sauveur du monde »."

Son fils Louis Léon y habite et y décède en 1958 environ. Un deuxième fils, Pierre Joseph Napoléon semble s'y installer. Son fils en tout cas naît à Etterbeek en 1926, il décède à Uccle (mais pas dans cette même maison) en 2017. Il a été Docteur en Médecine, chirurgien à l'Institut Bordet et professeur à l'ULB.

Dorisme - Vieille rue du Moulin 344, Uccle

photo de la façade (merci à Henri Paulissen)

Dorisme - Vieille rue du Moulin 344, UccleDorisme - Vieille rue du Moulin 344, Uccle

photo vue du ciel 1944-1953 (ici.be)                                               photo satellite 1996 (ici.be)

Dorisme - Vieille rue du Moulin 344, Uccle

Vieille rue du Moulin 344, Uccle (Google, Vue globe)

    On aperçoit bien sur ces photos la dépendance à l'arrière de la maison qui servait de salle de réception au Père Dor pendant son activité à Uccle, toujours avec les lucarnes donnant de la lumière par le haut comme au temple de Roux.

(Merci à Henri Paulissen pour son concours à l'élaboration de ce billet)

Dorisme - Vieille rue du Moulin 344, Uccle

Bruxelles - Uccle - Chaussée de Waterloo et vieille rue du Moulin (le n°344 se trouve tout dans le fond)

Jean-Paul D'Haeyer a laissé un commentaire qui informe sur le passé proche de la maison, merci à lui :

J'ai eu l'occasion de voir et de visiter cette maison; et la personne qui l'habitait à l'époque (maintenant je l'ignore, parce qu'elle n'avait pas l'air si âgée à l'époque; mais je vous parle d'il y a plus de 35 ans) elle ignorait tout de cette maison, et qu'elle avait abrité un guérisseur ... peut être bien qu'elle en avait fait l'achat à Pierre Louis Napoléon qui si ma mémoire est bonne est le petit fils du Père Dor. (Nota : en fait, Pierre Joseph Napoléon est le 2e fils du Père Dor et Pierre Jean Louis est son fils, donc le petit-fils du Père Dor)

J'ai d'ailleurs eu l'occasion de l'avoir au téléphone, Pierre Louis Napoléon, (il y a 30 ans ...) et à la question "vous ne savez pas, par hasard où est enterré votre grand-père ?" Il me fût répondu "vous savez on n'est pas fétichiste dans la famille, et moi quand je mourrai on ne saura pas où je suis enterré non plus ..."

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