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aix-les-bains

Procession pour les fêtes - Nantes-Chantenay - Fête du Père en 1931

Publié le par antoiniste

    Le Dimanche 28 juin 1914, deuxième anniversaire de l'enterrement du Père Antoine. A 10 h on fit la Lecture de l'Enseignement, puis de travaux d'adeptes. Ensuite on visita à nouveau les appartements du Père. A 14 h on fit un cortège du Temple au cimetière.
source : Frère Jean-Marc Boffy, Historique du culte antoiniste

    Voici comment fut célébrée cette solennité en 1930 [organisation semblable les années suivantes]. A 9 1/2 h., Mère fit l'opération générale, suivie de la lecture des Dix Principes. Les membres du Conseil général se tenaient près de la tribune. La foule entrait par la rue A. Smeets et sortait du temple par le jardin du Père. A 10 h., à cause de l'affluence très grande, Mère fut une seconde opération générale sur le seuil du temple. Après ces opérations, un cortège se forma ; en tête, venait l'emblème [jadis l'emblème de Jemeppe était accompagné des emblèmes d'autres temples], porté par un vieil adeptes, entouré de deux frères et suivi par trois autres antoinistes, tous en robe ; ensuite, une pancarte avec les mots : "Fête du Père Antoine, 25 juin", porté par deux soeurs ; après cette pancarte, le portrait du Père et "l'Esprit consolateur" portés l'un et l'autre par deux adeptes. Mère suivait ; derrière elle, marchaient le frère Nihoul, la soeur Deregnaucourt, le conseil général, les desservants de temple, les adeptes en robe, tête nue (c'est seulement depuis 1914 que les hommes marchent tête nue), puis, la foule. Le trajet est très court (voici le parcours : rue Hullos, Avenue G. Lambert, devant le cimetière, retour par le rue A. Smeets) ; on passe devant le cimetière où repose Antoine, mais le cortège n'y pénètre pas. Rentrés au temple, les assistants défilent un à un dans la maison et le jardin d'Antoine ; et cela pendant environ deux heures.
Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.219

    A Paris, le 26 juin 1924, le Petit Parisien raconte la Fête du Père, dans le temple de la rue Vergniaud :
Les antoinistes célèbrent pour la première fois à Paris l'anniversaire de la mort du ''Père''
    Le 25 juin 1912, le Père Antoine "se désincarnait" ; entendez qu'il exhalait son âme simple et généreuse. Mais une religion nouvelle était née. A vrai dire, le culte antoiniste, spiritualisme nouveau, basé sur la foi pure, avait déjà six ans. Son fondateur, alors âgé de soixante ans, l'avait institué en 1906 à Jemeppe-sur-Meuse, qui est restée la Rome de cette Eglise. Depuis le 25 juin 1913, les anniversaires de la "désincarnation" ont toujours été célébrés, à Jemeppe, par des foules comparables à celle - 30 ou 40.000 personnes - qui avait suivi le cercueil du Père. Hier, pour la première fois, cette commémoration solennelle avait lieu à Paris.
    La chapelle antoiniste se trouve au fond du treizième arrondissement, à l'angle de la rue Vergniaud et de la rue Wurtz. Elle a les dimensions d'une église de village, et les voisins dominent nettement, du balcon de leur cinquième, le coq embroché en paratonnerre du clocher [à ma connaissance et d'après les vieilles photos, il n'y a jamais de coq en haut du clocher]. Un petit jardin précède le porche, où est peinte cette légende : "Le Père Antoine, le grand guérisseur de l'humanité pour celui qui a la foi".
    Tous les jours, matin et soir, la desservante, Mme Vitard, à qui, certes, on refuserait les soixante-dix ans qu'elle avoue, récite les dix principes révélés par le Père. Avant, pendant et après cette lecture, l'assistance médite profondément, les yeux fermés et les mains jointes, les quatre doigts de la main droite fortement étreints entre le pouce et l'index de la main gauche, et les poings à la hauteur des yeux.
    Hier matin, la foule des croyants débordait sur la rue et encombrait le carrefour.
    Le Frère Musin était venu de Jemeppe, avec la soeur Deregnaucourt, grâce aux libéralités de laquelle trente temple antoinistes ont déjà pu être élevés en Belgique.
    Aucun costume n'est imposé aux adeptes ; mais les "frères" et les "soeurs" portent la robe "révélée". Pour les hommes, c'est une soutane étroitement boutonnée et tombant aux genoux ; la coiffure est un "tromblon" assez bas, comme on en portait il y a trois quarts de siècle. Pour les femmes, la jupe noire se complète d'un corsage à manches pagode ; un ruban noir, noué sous le menton, retient une capote bordée de tulle plissé et agrémentée d'un long voile retombant dans le dos.
    C'est le frère Musin qui présidait : pendant qu'il dardait sur la foule muette son regard magnétique, des mains jointes se mirent à trembler et beaucoup de regards se mouillèrent.
    - C'est que, voyez-vous, me dit un "frère", nous sommes tous des gens renoncés par la science (sic).
    Il voulait dire que, presque tous malades, abandonnés par les médecins, les fidèles du culte antoiniste ne mettaient plus que dans la foi leur dernière espérance : la leur soulèverait des montagnes.
    Il y eut, après la méditation, une procession derrière l'emblème de la religion antoiniste : un arbre d'argent avec cette inscription : "L'arbre de la science de la vue du mal".
    L'année prochaine, on inaugurera un nouveau temple, à la porte Pouchet ; cette année, en septembre, un autre doit s'ouvrir à Aix-les-Bains, puis un encore à Orange...
    Sommes-nous à une ère de scepticisme ? - R.N.
Le Petit Parisien du 26-06-1924 (Numéro 17285)
source : Gallica

Procession pour les fêtes - Nantes-Chantenay - Fête du Père en 1931

Procession à Seraing


    Au début du XXe siècle, au carrefour des Quatre Bras, se tenait un rassemblement important des Antoinistes.
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Villers-le-Temple

    Dans les archives de la ville d'Aix-les-Bains, on apprend que le culte demanda une autorisation de processions de 1926 à 1955.
Inventaires des archives modernes 1793-1983 - Série P - CULTES
souce : www.mairie-aixlesbains.com

    L’organisation de la fête du Père, le 25 juin, date de son décès, elle est l’occasion de rappeler sa présence au sein de chaque Temple, présence symbolisée par la manifestation de « fluides ». (l'Arbre de la science de la vue du mal est le porte fluide).
Les Mutations de la représentation du divin au sein d’un groupe à vocation thérapeutique - Le cas de l’antoinisme
Anne-Cécile Bégot
source : http://assr.revues.org/index20222.html

    En son souvenir, tous les temples de Belgique étaient fermés ce jour-là. Les adeptes belges se rendaient à Jemeppe. Cette pratique semble abandonnée, Benoît Narinx a constaté qu'en Belgique les temples se sont mis à recevoir le public le 25 juin et qu'actuellement, seules un millier de personnes font le pèlerinage aux sources. Les Tomes disent qu'à partir de 1929, les adeptes distribuaient deux par deux, de porte en porte, "sans se parler" un feuillet annonçant la commémoration. De nos jours, l'annonce est faite de manière permanente sur des petits rectangles de papier laissés dans le porche à la disposition des visiteurs. La procession a été supprimée en 1937. Dans les temples français, on célèbre la mémoire du Père comme à Jemeppe. Jusqu'en 1935, un cortège parcourait quelques rues avoisinnant le temple.
Régis Dericquebourg, Les Antoinistes, p.100

    Un cortège est aussi organisé lors des funérailles d'un adepte ayant demandé le rite antoiniste.

    L'origine des processions vient à la fois des processions spirites ou socialistes et des processions de fanfares. Rappelons que Louis Antoine appris un temps de la trompette. La tradition des fanfares est encore vivace dans le Nord de la France et en Belgique.

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Aix-les-Bains - 3, Chemin St Exupéry

Publié le par antoiniste

source : www.cadastre.gouv.fr

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Rue Isaline - Aix-les-Bains en 1914

Publié le par antoiniste

    Sur la carte, en B5.

source : lib.utexas.edu

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Aix (Louis Barron - Le nouveau voyage de France (1899))

Publié le par antoiniste

    Pour les milliers de malades riches qui recourent à ses eaux bienfaisantes, Aix s'est extraordinairement parée, il n'est guère de ville à la mode plus coquette ; mais n'eût-elle pas un somptueux casino, une villa des Fleurs, un parc où le figuier et l'olivier avoisinent les sapins du Nord et les gramens des Alpes, quelle station thermale pourrait rivaliser avec celle qui possède le lac du Bourget ? A moins d'une lieue de la ville on s'embarque à toute heure, à son gré, sur ce beau lac, et déjà, d'un faible promontoire, on aperçoit une assez grande étendue de sa nappe bleue, sombre et limpide, dormant entre des rochers escarpés, âpres et nus sur la côte occidentale, plus mollement abaissés et boisés sur la côte orientale. Il a seize kilomètres de longueur, cinq de largueur moyenne, jauge cent mètres d'une extrémité à l'autre. Parfois le vent y soulève les flots ; mais ces bonaces peu dangereuses sont rares, et quand rien ne trouble le cristal du beau lac chanté par Lamartine en des vers immortels, les promenades en bateau y ont quelque chose d'enchanteur.

Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
souce : gallica

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Questions d'Aix-les-Bains / [signé l'Ermite] (1897)

Publié le par antoiniste

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Façade principale

Publié le par antoiniste

Façade principale

source : Phot. Inv. F. Fouger- patrimoine-aixlesbains.fr

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Elévation latérale droite

Publié le par antoiniste

Elévation latérale droite

source : Phot. Inv. F. Fouger- patrimoine-aixlesbains.fr

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Façade postérieure

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Façade postérieure

source : Phot. Inv. F. Fouger- patrimoine-aixlesbains.fr

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Thésophie et Antoinisme à Aix-les-Bains et Monte-Carlo

Publié le par antoiniste

    Il y va carrément, ce guérisseur-là, il ne ménage point comme nous les susceptibilités, les langages catholiques; l'Antoinisme, à coups de boutoir assez adroits, démolit prières, charités, croyances, morales, tout l'échafaudage des curés et des sacristains. La haute théosophie suit avec intérêt ce progrès de la lumière parmi les humbles, et la consolatrice clarté va grandissant, surtout auprès de nos villes d'eaux Royat, Aix-les-Bains, Monte-Carlo. Peut-être, au contact de la haute société et de la grande vie, les âmes frustes s'éveillent-elles mieux; je préfère cette explication à celle qui prétend constater, autour de nos villes d'eaux et de jeux, une floraison particulière de pratiques superstitieuses.

Études / publiées par des Pères de la Compagnie de Jésus
Avril 1916
source : gallica

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Groupe à Aix (évoqué par Juliette Vittart)

Publié le par antoiniste

    Ma soeur de son côté continuait à propager l'Enseignement, aidée par d'autres personnes qui comme nous avaient été guéries. L'une d'elles se mit à opérer à Vichy au nom de notre Père et ce fut comme une traînée de poudre. On accourut de partout, lettres et dépêches affluèrent. De grandes et sensationnelles guérisons se produisirent également à Aix-les-Bains. Des adeptes y fondèrent un groupe comme à Monaco, à Vichy, et ils attirèrent à l'Enseignement bien des personnes qui y étaient préparées par leur progrès.

extrait la profession de foi de Juliette Vittart "Montrons-nous extérieurement ce que nous sommes naturellement"
in L'Unitif n°5, p.14-15

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