La Révélation, L'intelligence et la foi (p.34)

La foi est une puissance acquise par l'expérience qui donne la certitude qu'une chose existe.
La Révélation, L'intelligence et la foi, p.34

La foi est une puissance acquise par l'expérience qui donne la certitude qu'une chose existe.
La Révélation, L'intelligence et la foi, p.34

Il n'est pas facile de se guider, sans espoir de jours meilleurs. La foi seule, qui est toute puissante, peut nous empêcher de tomber dans l'abîme, parce qu'elle donne un but à notre amélioration.
La Révélation, L'intelligence et la foi, p.33
État particulier dans lequel une personne, se trouvant comme transportée hors d'elle-même, est soustraite aux modalités du monde sensible en découvrant par une sorte d'illumination certaines révélations du monde intelligible, ou en participant à l'expérience d'une identification, d'une union avec une réalité transcendante, essentielle. Les ravissements de l'extase; être plongé dans la béatitude de l'extase. Rien de ce qui se passe autour d'eux ne les frappe, tant est grande leur absorption, leur extase (Balzac, Physiol. mar., 1826, p. 91). Au retour de l'extase, le rêveur solitaire est « ramené à soi-même » (Béguin, Âme romant., 1939, p. 335) :
"La vie, dit V. Jankélévitch, s'affirme malgré la mort et contre la mort et en dépit de la mort, mais en même temps et au même point de vue, la vie n'est vitale que parce que voué à la mort ; la mort est l'organe-obstacle de la vie". De même que la formule "credo quia absurdum" constate l'indicibilité de la mort par similitude métaphysique (la croyance n'est pas un credo quamvis absurdum), de même la mort joue sur l'équivoque infinie d'une "organe-obstacle" : l'esprit est toujours ramené à des successions de contradictions qui ne se résolvent jamais en "ruses d'ingénieur" car "si l'obstacle seul nous permet dérisoirement de vivre, l'organe continue tragiquement à nous en empêcher. En somme le vivant a besoin du poison dont il meurt". Le vieillissement, en particulier, s'explique par ces ballottements de la pensée entre obstacle et organe qui correspondent à la temporalité vécue. L'être se déploie en niant le non-être de la mort, mais le temps qu'il recrée à son image est celui d'une mort progressive.
L'ambiguïté de "l'organe-obstacle" amène sans cesse aux rapports de la pensée au corps, cet "organe-obstacle de l'âme". L'âme représente une déviation du fonctionnement des organes mais aussi le "principe d'animation sans lequel la chair inerte ne serait que charogne". Réciproquement, "la chair alourdit, défigure et dément l'esprit". La vie et la pensée entretiennent une parenté profonde alors que le corps possède une inertie qui le rapporte de manière préférentielle à la mort. L'idéalisme de Jankélévitch, son "vitalisme spiritualiste" se découvre là. "Généralement, dit-il, l'organe-obstacle est surtout un organe, un organe contrarié et compliqué : ainsi le cerveau est l'organe-obstacle de la pensée, l'oeil, l'organe-obstacle de la vision, le langage l'organe-obstacle du sens".
Jean-Claude Beaune, Les spectres mécaniques (1988)
L'erreur de Semmelweis, p.141
source : GoogleBooks
L'homme convaincu cherche à s'acquérir toujours plus d'amour, il trouve sa joie dans les efforts qu'il accomplit, il sait que l'épreuve l'élève et il souhaite de s'en montrer digne.
La Révélation, La science et la foi, p.21
Le mysticisme a des idées trop hautes de la dignité de la nature humaine, quand il imagine qu'elle peut s'unir directement avec Dieu ; le piétiste (ou le méthodiste) en a une idée beaucoup trop basse, puisqu'il lui refuse tout pouvoir de faire le bien, et lui enlève jusqu'à la possibilité de se former une notion du devoir.
Le mystique se sent fortement attiré vers Dieu, qu'il embrasse avec toute l'ardeur d'un amour souvent sensuel ; le piétiste tremble devant Dieu, juge austère et inexorable, au souvenir de son entière perversité.
Le mystique regarde la vie d'un oeil serein, et espère que toute contradiction se résoudra un jour dans une harmonie universelle, et que les hommes qui se séparent encore de Dieu, reconnaîtront leur erreur et se réuniront finalement avec lui ; c'est pour cela qu'il considère les pêcheurs comme des frères malheureux, dignes de toute sa compassion. Pour le piétiste, au contraire, tout ce que dont les hommes est mauvais et damnable ; le monde impie s'est insurgé contre Dieu, et se trouve vis-à-vis de lui dans la plus coupable hostilité. Quand il est arrivé au point de se croire régénéré par une grâce particulière, et sauvé de la corruption générale, il méprise ceux qui ne sont pas encore illuminés, ou, quand ils ont la hardiesse de nier la dépravation radicale de leur nature et de ne pas se prêter à ses tentatives de conversion, il peut aller jusqu'à les haïr et à les persécuter.
Le mystique est le plus souvent un homme doux et bienveillant, et réclame, même pour ses aberrations les plus extravagantes, la sympathie de toute âme généreuse ; tandis que le piétiste est presque toujours fier, ombrageux, méfiant, égoïste, avide de faire des prosélytes, et provoquant ainsi de la part de l'homme le plus paisible une résistance énergique à ses arrogantes prétentions.
Fritzsche
source : Charles Schmidt, Introduction sur l'origine et la nature du mysticisme (Gallica)
Ce texte est inauguré par la formule : ani maamin béémouna chéléma : "Je crois d'une foi parfaite…"
3 - C'est en forçant ainsi la volonté corrompue de notre nature dégradée, qui est absolument opposée à la volonté divine, que nous travaillons le plus à nous dépouiller du vieil homme ; c'est par cette violence que notre âme force le royaume de Dieu.
4 - Il est utile et nécessaire de rompre souvent sa volonté propre et de lui résister, même dans les plus petites choses, en le faisant par un zèle ardent pour Jésus-Christ le crucifié. Cette lutte continuelle contre sa propre volonté, soutenue dans une bonne vue, nous prépare particulièrement à la vraie abnégation, et attire l'esprit de la grâce.
5 - Il faut aussi suivre la voie de la conscience, ou du -mouvement le plus intime de notre coeur ; mais il faut user d'une extrême précaution dans l'examen de ses émotions ; car elles sont très sujettes à se corrompre, lorsqu'en sortant du sanctuaire de la conscience, elles passent par une atmosphère épaisse et impure, qui forme une espèce d'enceinte autour de l'intérieur de notre coeur.
6 - Il faut donc f aire violence à sa volonté, pour qu'elle obéisse à la volonté divine. Par exemple, la volonté de l'homme déchu le porte uniquement à sa propre jouissance ; et il faut qu'il la tourne à ce qui est agréable à Dieu, quoi qu'il puisse lui en coûter. Jésus-Christ commande d'aimer ses ennemis : obligation très pénible à remplir pour la chair qui s'aime elle-même, et dans laquelle le diable a versé son orgueil ; aussi l'homme, gouverné encore par ses sens, et qui vit sans l'esprit de Jésus-Christ, est incapable de la remplir.
Mais que peut-il, que doit-il faire ? Il doit et il peut se faire violence et lutter intérieurement avec l'inimitié qu'il a contre son prochain ; il doit se forcer à prier pour lui ' à s'humilier devant lui, à lui rendre service, à le bénir, etc.
IVAN VLADIMIROVICH LOPUKHIN, QUELQUES TRAITS DE L'ÉGLISE INTÉRIEURE, CHAPITRE VIII Des principaux moyens pour entrer dans les voies de la vie divine, A. La Violence faite à la volonté.
source : http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Textes/index.html
Telle est aussi, Charmide, la nature de l’incantation. Je l’ai apprise là-bas, à l’armée, d’un médecin thrace, un de ces disciples de Zalmoxis dont la science va, dit-on, jusqu’à rendre les gens immortels. Ce Thrace disait que les médecins grecs avaient raison de professer la doctrine que je viens de rapporter ; mais, ajouta-t-il, Zalmoxis, notre roi, qui est un dieu, affirme que, s’il ne faut pas essayer de guérir les yeux sans la tête, ni la tête sans les yeux, il ne faut pas non plus traiter la tête sans l’âme et que, si la plupart des maladies échappent aux médecins grecs, la raison en est qu’ils méconnaissent le tout dont ils devraient prendre soin ; car, quand le tout est en mauvais état, il est impossible que la partie se porte bien. En effet, disait-il, c’est de l’âme que viennent pour le corps et pour l’homme tout entier tous les maux et tous les biens ; ils en découlent comme ils découlent de la tête dans les yeux. C’est donc l’âme qu’il faut tout d’abord et avant tout soigner, si l’on veut que la tête et tout le corps soient en bon état. Or l’âme se soigne, disait-il, par des incantations, et ces incantations, cher ami, ce sont les beaux discours. Ces discours engendrent la sagesse dans les âmes, et une fois qu’elle est formée et présente, il est facile de procurer la santé à la tête et au reste du corps.
Et lorsqu’il m’enseigna le remède et les incantations, il me dit : Garde-toi bien de te laisser engager par qui que ce soit à soigner sa tête avec ce remède, s’il ne t’a d’abord livré son âme pour que tu la soignes par l’incantation. C’est aujourd’hui, disait-il, l’erreur répandue parmi les hommes de vouloir guérir séparément l’âme ou le corps. Et il me recommanda instamment de ne céder à personne, si riche, si noble, si beau qu’il fût, qui voudrait me persuader d’agir autrement. J’en ai fait le serment, je dois le tenir et je le tiendrai. Si donc tu veux, conformément aux recommandations de cet étranger, livrer d’abord ton âme aux incantations du Thrace, j’appliquerai mon remède à ta tête ; sinon, je ne puis rien faire pour toi, mon cher Charmide.
PLATON - Charmide (sur la Sagesse)
Traduction Émile Chambry
source : http://ugo.bratelli.free.fr/Platon/Platon-Charmide.htm
Nous devons savoir qu'il y a aussi des épreuves qui viennent nous enlever si même nous avons une très grande foi, le médecin pourrait-il l'empêcher s'il est plus utile pour nous de nous désincarner, par exemple après avoir accompli tout notre progrès ici-bas ? il le pourrait bien moins encore que notre foi réelle.
Le Développement de l'Œuvre Révélée, Nous devons toujours respecter notre naturel, p.185-86