foi
Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, La croyance & la foi (p.XXXXIV)
C'est toujours avec l'espoir d'une double récompense que l'on agit par la croyance : pour que Dieu en tienne compte et pour que notre obligé nous témoigne sa reconnaissance. Nous perdons ainsi de vue que la main gauche ne doit pas savoir ce que fait la main droite, nos actes alors restent ignorés de Dieu parce qu'au lieu de les effectuer par l'amour, nous les puisons dans notre imperfection.
Couronnement de l'Œuvre Révélée, La croyance & la foi, p.XXXXIV
Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, La croyance & la foi (p.XXXXV)
Ce n'est pas qu'une religion soit meilleure que l'autre, puisque toutes n'ont qu'une seule et même base, la foi. Elles diffèrent uniquement par la forme, le côté extérieur.
Couronnement de l'Œuvre Révélée, La croyance & la foi, p.XXXXV
La foi juive (emouna) comme confiance
La foi juive (emouna) doit d’abord et avant tout s’entendre dans le sens de confiance dans la justice et l’amour divin.
"Le contraire de la négation de Dieu est la foi. Mais de même que nous constatons que la première n’est pas négation de l’existence de Dieu mais rejet de Sa providence, de même la croyance en Dieu n’est pas seulement reconnaissance de Son existence mais confiance en Lui. " (Ephraïm Urbach, Les sages d'Israël, p 37).
Avoir foi en Dieu, signifie avoir confiance en Sa parole et en particulier en la possibilité de transformer le monde et le rendre meilleur, qu'il s'agisse de la venu du Roi Messie qui restaurera la royauté de David en terre d'Israël pour les juifs les plus religieux, ou simplement d'améliorer la condition des êtres humains quels qu'ils soient. C'est ainsi que de nombreux juifs américains, dont le Rabbin Abraham Joshua Heschel, se sont engagés aux côtés des Noirs américains dans les années 1960 pour qu'ils obtiennent l'égalité des droits civiques. Dans les deux cas, il y a un optimisme fondamentalement juif que le monde tel qu'il est n'est pas tel qu'il devrait être et qu'il faut avoir confiance dans son amélioration. Cette idée se trouve dans toute la Bible, mais également dans la pensée rabbinique jusqu'aux courants modernes, qu'ils soient Haredi ou laïques.
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pens%C3%A9e_juive#La_foi_juive_comme_confiance
Max Elskamp - Les Jumelles
LES JUMELLES
Il y a la Foi qui est blanche,
Ainsi qu'un enfant dans ses langes,
Il y a la Joie qui est bleue,
Comme est d'été l'azur des cieux ;
Et dans le désir qu'on a d'elles,
On ne sait celle que l'on veut,
Car c'est l'une qui donne l'autre
Pour des fins qui sont éternelles,
Et l'une du ciel est l'apôtre,
Et l'autre nous donne des ailes.
Musique en elles d'harmonie,
C'est comme d'un choeur à deux voix.
Qui se résolvent et se marient,
L'une plus haut, l'autre plus bas.
Mais dans un même chant qui monte,
Soit dans le coeur ou soit dans l'âme,
Comme il en est d'amour au monde,
Qui est de rêve ou bien de flammes.
Or vie, que chacun cherche heureuse,
Aux jours que l'on a sous les cieux,
En heures luies ou amoureuses,
Elle est, en elles, toutes deux,
Et que ce soit désir du ciel,
Qu'on appète suivant son voeu,
Ou dans l'amour, où coeur prend ailes,
Sa chair apaiser que l'on veut,
Foi tue le doute et fait clarté
En la compréhension de Dieu,
Et Joie donne le bonheur vrai,
Et dit l'amour clair comme cieux.
Max Elskamp, La chanson de la rue Saint-Paul
Aegri Somnia (1924), En la vie, IX Les Jumelles, p.116-118
Editions Labor - Espace Nord, Bruxelles, 1987
Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, Le libre arbitre (p.X)
Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, L'Arbre de la Science de la Vue du Mal (p.VII)
Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, L'Arbre de la Science de la Vue du Mal (p.V)
Il avait failli et cependant il l'ignorait, ne se figurant pas que Ève n'était pas réelle, qu'elle n'était qu'apparente, il avait cru trouver ainsi le bon chemin. Toutefois Dieu ne l'abandonna pas. Mais l'inspiration ne produisait plus sur lui la même impression qu'auparavant parce qu'il la confondait avec ses pensées. Voilà où le doute fait son apparition, où commencent les tribulations, les vicissitudes.
Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, L'Arbre de la Science de la Vue du Mal, p.V
Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, L'Arbre de la Science de la Vue du Mal (p.III)
Un précruseur de l'antoinisme, Christophe Ozanne (1633-1713)
Simple paysan, du hameau de Chaudray près de Mantes, acquit, à la fin du dix-septième siècle, une réputation extraordinaire par les cures qu'il opérait à l'aide de quelques médicaments et de simples. Coulanges écrivant à Mme de Sévigné le 27 janvier 1696, lui disait : "Le duc de Nevers partit avant-hier pour aller dans le voisinage de la Roche-Guyon, consulter Christophe aux Anes, qui est un laboureur, mais un homme admirable pour la guérison de tous les maux par la connaissance qu'il a des simples, qu'il tient de son père ; ce qu'il laissera, faute d'enfants, à un de ses neveux... On ne parle que des cures étonnantes qu'il fait et de son désintéressement. Il donne aux pauvres ses remèdes pour rien ; il les fait payer aux riches précisément ce qu'ils valent, n'exige pour toute récompense que trente sols ou un écu qu'il fait mettre dans un tronc pour les pauvres... Le Duc de Gramont et Turmenies sont guéris par lui ; le dernier lui a envoyé cent pistoles qu'il lui a renvoyées aussitôt." On peut voir dans le tome VIII des Diversités curieuses de l'abbé Bordelonn d'autres détails singuliers sur cet honnête charlatan, qui, très-différent de ceux de notre siècle, ne dut à ce qu'il paraît toute sa renommée qu'à la recommandation qu'il faisait à ses malades d'observer une diète austère et de boire beaucoup d'eau. La poésie lui paya son tribut de reconnaissance : plusieurs pièces de vers furent composées à son sujet ; nous ne citerons que celle-ci qui paraît être l'ouvrage d'un homme qui se croyait en droit de se plaindre de la faculté :
Ozanne n'eut jamais dessein
De s'ériger en médecin ;
L'honneur qu'un lui fait le chagrine :
Lui médecin ! Comment ? Par où ?
Il guérit ceux qu'il traite, et n'en veut pas un sou ;
Deux points essentiels contre la médecine
Le portrait de Christophe Ozanne a été gravé par Bonnart et par Lochon : il destinait, comme le dit Coulanges, son neveu Jean Ozanne à lui succéder ; mais aucun mémoire ne nous étant parvenu sur ce dernier, nous présumons qu'il aura renoncé à l'art de guérir pour reprendre sa charrue.
M-É.
source : Biographie universelle, ancienne et moderne ou histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes, 1822, p.320 (Google Books)





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