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l'isopathie, en 1898

Publié le par antoiniste

Isopathie : théorie affirmant que l'organisme sécrète des anticorps à la maladie lorsqu'il est en présence de cette maladie.

Voilà comment on proposait de guérir une pneumonie en 1898, in "Isopathie, méthode Pasteur par voie interne : démontrant la certitude et l'unité de la science médicale" / par le dr T.-J.-M. Collet (1898)


Pneumonies. 1° Pneumonie aiguë. - Le 15 décembre 1874, à Mossoul (Mésopotamie), je fus mandé auprès de Mustapha Assen, jeune homme robuste de 24 ans, qui s'était refroidi étant en sueur, deux jours auparavant. Il avait été pris quelques heures après d'un fort frisson, suivi de fièvre, avec soif vive, perte d'appétit, céphalalgie, douleur dans le côté droit, oppression, toux et expectoration de quelques crachats visqueux et rouillés. A l'auscultation le murmure respiratoire est net, mais renforcé dans le poumon gauche ; à droite, dans la moitié inférieure environ du poumon, râle crépitant fin à l'inspiration, avec matité pectorale correspondante. Nous avons affaire à une pneumonie type du côté droit, au 1er degré. Je prends de la sécrétion pectorale dans les crachats et j'en compose la 4e dilution centésimale. J'en fais donner une cuillerée toutes les demi-heures pendant cinq heures; et pas d'autre alimentation qu'une tisane de figues et de raisins aiguisée d'un peu de jus de citron. Le 16, moins de fièvre, moins d'oppression, transpiration abondante. Le même traitement est continué, mais à la dose d'une cuilleré à soupe toutes les heures, pendant quatre heures. Le 17, le malade se sent mieux la respiration est plus facile ; il y a peu de toux, le point de côté est disparu. A l'auscultation, on entend du râle sous-crépitant de retour à l'expiration. Le traitement est encore continué, mais à la dose d'une seule cuillerée dans la journée. Tisane et lait. Le 18, le malade se trouve bien : la fièvre est disparue, la respiration est libre, le murmure respiratoire s'entend presque partout dans la partie atteinte mêlés à quelques râles muqueux assez rares. Les crachats sont aérés, à peine visqueux. La faim se fait sentir. On donne du lait et un peu d'alimentation légère: toute médication est suspendue. Le 20, le malade peut être considéré comme guéri. Après quelques jours de repos et d'atimentation progressive, il pourra reprendre ses occupations en se ménageant les premiers temps.

N. B. Voilà un malade atteint d'une maladie grave, une fluxion de poitrine, guéri en quelques jours par une médication aussi simple que possible, répondant à toutes les indications, sans besoin d'autres médicaments adjuvants, comme cela arrive dans les médications habituelles. Quels soucis de moins et quelle sûreté !

 source : gallica2

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Paul Dupuy - Essai critique et théorique de philosophie médicale (1862)

Publié le par antoiniste

Livre II, chapitre V, Septième section

De la nature médicatrice.

La doctrine de la nature médicatrice, principe intelligent qui lutte contre les maladies, est d'origine hippocratique, et on la voit se continuer au sein de la science médicale, pendant la série des siècles. On la retrouve chez Proxagoras, Celse, Galien, Paul d'Égine, Fernel, Sydenham, Stahl, Baglivi, Sauvage, Boërhaave, Van Swieten, Sloll, Bordeu, Barthez. Avec des principes bien différents, vitalistes, solidistes, humoristes, pénétrés du même respect pour la parole du divin vieillard, ont juré à qui mieux mieux sur le dire du maître. Les uns furent conséquents avec eux-mêmes, les autres en contradiction formelle.
Asclépiade, grand partisan de l'atomisme, nia les crises, l'autocratisme de la nature et son rôle toujours bienfaisant. Il fut suivi,dans sa tentative révolutionnaire, par les fondateurs du méthodisme : Thémison, Thessalus et Soranus, qui, en ramenant les divers états morbides au strictum, au laxum et au mixtum, matérialisèrent tout dans l'homme. Leur oeuvre, interrompue depuis Caelius Aurelianus, a été reprise de nos jours avec éclat par Baglivi, Hoffmann et Broussais.
Les Arabes, comme le leur reproche avec juste raison Baglivi, n'ont guère été que de serviles imitateurs de Galien. L'invasion de la chimie dans la médecine fit oublier la nature médicatrice pour le jeu des ferments, de l'alcali et de l'acide. (Paracelse, Sylvius, etc.)
Gulleu rejette la force médicatrice : le spasme et l'atonie lui suffisent; Haller la remplace par l'irritabilité de la libre contractile; Brown explique toutes les modifications physiologiques ou pathologiques de l'organisme, par l'excitabilité qui en est la force fondamentale (1).
La réaction (2) est dans les maladies un fait très-fréquent, mais non universel. Son existence ordinaire, mise en rapport avec certains phénomènes appelés critiques, et que jadis on rattachait à l'expulsion de la matière morbifique , a donné lieu à la théorie de la nature médicatrice. Que faut-il en penser ?
D'après M. Monneret : « On ne saurait méconnaître, dans le cours des maladies aiguës principalement, des efforts sympathiques, conservateurs et réparateurs, qui vont dans une direction déterminée, dont le siège est évidemment le système nerveux, et la cause le principe vital » M. Monneret est loin de MM. Hardy et Béhier, qui ne consacrent dans leur ouvrage de pathologie générale (3) aucun article spécial à la nature médicatrice. Y aurait-il donc réellement dans les maladies des efforts conservateurs et réparateurs ? Analysant le sujet pour mieux répondre à la question posée, on trouvera à côté du fait réaction, un autre élément qui a une grande importance ; je veux parler de la sympathie.

Notre organisme, abandonnée lui-même, lorsqu'il est sous l'empire d'une affection quelconque, réagit, produit des phénomènes critiques, dus à la sympathie ou à quelque autre cause encore. C'est là une vérité d'expérience. Les anciens y reconnaissant une aptitude curative, cherchèrent à en attribuer l'honneur à une nature douée d'une certaine intelligence. En ceci, précisément, consiste leur erreur. Pour faire ici l'application du principe des causes finales, il serait nécessaire, suivant l'observation de M. Pelletan :
« Que la force qui, dans l'organisme, produit quelquefois le rétablissement de la santé, ne fût point dans bien des cas la cause de la mort. Cette force est donc indifféremment utile et nuisible, ce qui ne permet point de l'assimiler à un principe intelligent. »
Les anciens ont rarement omis de placer l'âge d'or à l'origine des choses; c'est dans l'espèce l'application de la méthode à priori. Il existe une force en nous qui a pu nous être utile dans certains cas ; donc elle a pour mission de nous être toujours utile, et c'est un but qu'elle poursuit avec conscience et volonté.



(1) Pelletan, thèse de concours, 1850.
(2) Dans toute maladie produite par les causes externes, il y a d'ordinaire impression et réaction. Ce dernier phénomène ayant paru constituer la maladie à beaucoup de vitalistes, rexpectation est devenue pour eux article de lui en thérapeutique, car ils ont cru devoir respecter une opération salutaire et une l'onction momentanée. Si la maladie n'est rien autre que la réaction, on doit en conclure qu'elle est un bien, et que le médecin, ministre fidèle de la nature, doit suivre ponctuellement et à la lettre ses observations.
   L'expectation ne me paraît pas, toutefois, la loi fondamentale de l'art de guérir :
1° parce que la réaction n'est point constante; 2° parce qu'elle peut dépasser le but qu'elle est appelée à remplir; 3° parce que les phénomènes critiques sont loin d'avoir toujours lieu ; 4° parce que la sympathie peut aussi bien produire de mauvaises que de bonnes crises.
   En dehors du principe de vie, condition sine qua non de toutes les fonctions vitales et organico-vitales, la nature médicatrice est une abstraction réalisée, une conception chimérique. Mais qui admet le principe de vie, n'est point tenu de reconnaître l'existence de la nature médicatrice.
(3) Je parle de la première édition, la seule que j'aie sous les yeux.

 source : gallica2

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La maladie, la douleur et Louis Antoine - Historique des avancées médicales et sociales

Publié le par antoiniste

    Remettons en contexte Louis Antoine : à cette époque, la médecine moderne commençait à peine, et le temps qu'elle atteigne la masse de la population, Louis Antoine était mort.

    L'article wikipedia sur la Médecine dit : "C'est à cette époque qu'ont été développés de véritables remèdes contre certaines maladies infectieuses endémiques. Cependant, le déclin de la plupart des maladies mortelles est davantage lié à l'amélioration de la santé publique et de la nutrition qu'à la médecine. Ce n'est pas avant le XXe siècle que l'application de la méthode scientifique à la recherche médicale a commencé à provoquer plusieurs innovations importantes dans le domaine médical, avec de grands progrès en pharmacologie et en chirurgie.
    Les traitement médicaux font des progrès spectaculaires avec l'invention de nouvelles classes de médicaments. Felix Hoffmann dépose le brevet de l'aspirine le 6 mars 1899. En 1909, le Nobel de médecine Paul Ehrlich invente la première chimiothérapie en créant un traitement à base d'arsenic contre la syphilis. En 1921 Frederick Banting de l'université de Toronto isole l'insuline et invente un traitement du diabète sucré. Le premier antibiotique date de 1928 avec la découverte de la pénicilline par Alexander Fleming. En 1952, la découverte des neuroleptiques par Henri Laborit, Jean Delay et Pierre Deniker révolutionne la psychiatrie en permettant d'envisager une resocialisation pour des milliers d'internés. En 1957 Roland Kuhn découvre le premier antidépresseur. En 1982, J. Robin Warren et Barry J. Marshall permettent le traitement médical de l'ulcère de l'estomac en découvrant qu'il est d'origine bactérienne.
    La chirurgie cardiaque est également née pendant le siècle. En 1929 Werner Forssmann introduit un cathéter dans son propre ventricule cardiaque. Le 29 novembre 1944 c'est la première opération à cœur ouvert par Alfred Blalock de Baltimore. Le stimulateur cardiaque est inventé en 1958. En 1960 la valve cardiaque artificielle inventée par Lowell Edwards est implantée pour la première fois par Albert Starr. Christiaan Barnard réalise la première transplantation du cœur en 1967."

    Sur les médicaments, la même source dit : "Au début du XXe siècle, n'étaient considérés comme médicaments qu'une douzaine de molécules de synthèse, et une centaine de produits naturels. Au début du XXIe siècle, nous utilisons des centaines de molécules de synthèse et il ne reste que très peu de remèdes courants d'origine exclusivement naturelle. Le XXe siècle a vu l'essor des médicaments à base de molécules de synthèse produits par des laboratoires pharmaceutiques. Depuis peu les protéines, molécules du vivant sont de plus en plus utilisées comme médicament."

    L'espérance de vie en 1890 était de 43 ans pour les hommes et 46 ans pour les hommes. Ces chiffres sont des moyennes, dans le milieu ouvrier, cela devait être beaucoup moins. La pénicilline, qui est une classe d'antibiotique fut officiellement découverte en 1928. Mais aussi à l'époque, le tabac n'était pas dénigré, et l'alcool ne l'était juste parce qu'elle provoqué des "sautes d'humeur".

    Concernant la sécurité sociale, voilà ce qu'en dit le site www.socialsecurity.be : "Suite à la crise énorme qui engendra les grèves nationales de 1886, il devenait clair qu'une intervention de l'Etat était indispensable. A partir de 1891, l'Etat a accordé des subsides aux mutualités. Sur les plans financier et structurel, cette intervention de l'Etat a produit des effets positifs. Les différentes mutualités locales ont été regroupées et bénéficiaient de la sorte d'une gestion plus efficace. Ainsi se sont créées les "Unions nationales" que nous connaissons toujours. Pourtant, il s'agissait toujours d'une assurance libre et les ouvriers n'étaient pas obligés de participer.
    "La première assurance obligatoire n'a vu le jour qu'en 1903 seulement. Il s'agissait de l'assurance contre les accidents du travail. Puis, l'ensemble des assurances obligatoires s'est fortement développé durant l'entre-deux-guerres."

    On le voit, toute les personnes qui venait voir Louis Antoine pouvait mourir de la grippe, de la fièvre ou d'une bronchite très facilement, et les Antoine le savaient bien, eux qui avaient vu mourir le fils à 20 ans d'une phlébite, certainement. Souvenons-nous de la grippe espagnole, qui provoqua une mortalité plus importante en une temps record que l'avait fait la peste de 1349, et que le fait encore le sida actuellement.

    A cette époque, il fallait accepter de vivre avec la douleur, et voir mourir des proches à un âge où l'on considère que "c'est trop tôt". Les médecins ne savaient pas toujours quoi faire, et leur science, ou plutôt leur art de guérir, n'était qu'encore à ses balbutiements. Il y avait beaucoup de guérisseur à l'époque de Louis Antoine. Autant que des médecins.

    Ainsi à l'époque, qu'on aille voir un médecin ou un guérisseur, notre sort pouvait être le même, la différence est que le guérisseur parlait wallon, alors que le médecin mettait des mots compliqués en latin pour expliquer le mal. Ainsi dans sa Révélation, il peut dire : "Certains malades, en effet, peuvent avoir eu la pensée d'aller chez le médecin avant de me consulter. Si je sens qu'ils ont plus de confiance dans le médecin, il est de mon devoir de les y envoyer. S'il n'y trouvent pas la guérison, c'est que leur pensée de venir chez moi a porté obstacle dans le travail du médecin, comme celle d'aller chez le médecin a pu porter obstacle dans le mien".

    Mais Louis Antoine lui-même recourait à la matière, mais il voulait y ajouter un soutien dans l'acte de guérison. On sait que cela peut-être important dans les cas de cancer. Dans le roman vrai de Robert Vivier, on lit p.348 :
    "- Il faut que nous trouvions du feu quelque part.
    "Ils comprirent que ce qui le poussait ce n'était plus le désir d'un feu matériel. Il voulait, dans ce coin de campagne, trouver une âme humaine en qui serait caché l'amour."

     Dans la Révélation, on lit un peut plus loin : "le médecin ne peut donner que le résultat de ses études et elles ont pour base la matière. Qui recourt à lui ne songe qu'à guérir l'effet et n'a pas l'intention de s'améliorer ; la cause reste donc et le mal reparaîtra, sous cette forme ou sous une autre, parce que tout ce qui est matière ne pourrait guérir que temporairement. La guérison radicale ne s'obtient qu'en enlevant la cause qui est une plaie de l'âme et cela n'est pas de la compétence du médecin. Le malade soucieux d'avancer moralement, s'adresse à quelqu'un qui traite l'âme plutôt que le corps, qui ne s'inquiète que de la cause des maux ; il éprouve une grande satisfaction, non seulement d'être débarrassé de la souffrance mais aussi d'en connaître l'origine et de savoir combien le travail moral est efficace." (Être ou paraître, p.73)

    Mais la médecine a fait tant de progrès maintenant qu'elle est capable de détecter un problème de santé avant ses effets. La médecine va à la cause. Je pense à la mammographie qui permet de détecter un cancer du sein avant son évolution et les souffrances qui en résultent.

    A notre époque, l'effet (la conséquence) de la maladie a changé par rapport à l'époque de Louis Antoine. Mais ce qu'apporte l'Enseignement reste d'actualité, car on sait que la psychiatrie n'est pas toujours à porté de tous, et un soutien quel qu'il soit ne peut qu'être, oserai-je dire "salvateur".

     "Le médecin ne peut donner que le résultat de ses études et elles ont pour base la matière", allons donc chercher où l'on veut la guérison de son âme, auprès de gens qui nous semblent pouvoir nous l'apporter, en prenant garde que ces gens respectent notre libre-arbitre.

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EXERCICE DU CULTE PAR LES SIMPLES ADEPTES. Petit aperçu historique.

Publié le par antoiniste

ACCES DES ADEPTES A L'EXERCICE DU CULTE.


Au départ, il y avait, une certaine méfiance à confier l'exercice du Culte aux adeptes ordinaires. Manifestement, l'exercice des consultations et des opérations devait être réservé au Père ANTOINE. A l'origine, c'était bien ainsi: seul le Temple de JEMEPPE – SUR – MEUSE existait et seul le Père ANTOINE opérait.

Pourtant, dès la première Opération Générale, le 28 mars 1910, il se fait assister par Mère: le Père ANTOINE occupait la tribune et, durant le temps de l'Opération, Mère ANTOINE se tint au-dessous de la tribune, gardant les mains jointes tout au long de l'Opération.

Le Père expliqua pour quelle raison il avait associé Mère pour faire l'Opération Générale:

« Mère me permet d'assimiler mes fluides à des malades qui, sans elle, ne pourraient être soulagés ou guéris. Les adeptes peuvent rendre le même service, et, par leur contact, m'aider à réconforter bien des personnes qui, sans leur intermédiaire, ne seraient pas touchés et partiraient découragés. Je vous prie donc de les informer de cette révélation; ils seront heureux d'être utiles et ils profiteront du bon fluide que, grâce à eux, j'aurai pu distribuer. Vous voyez une fois de plus que rien n'est bien s'il n'est solidaire. Seulement ayez bien soin de leur dire qu'ils ne doivent rien négliger de leurs devoirs de famille pour prendre part à l'Opération, que c'est une question d'opportunité. »

Deux remarques donc:

1° l'assistance de Mère ANTOINE pour l'Opération Générale, n'est pas une faveur particulière qui lui serait réservée; elle préfigure, au contraire, la même possibilité pour tout adepte;

2° le Père ne se comporte pas en gourou, il met bien en garde les adeptes qui seraient trop fervents: il ne faut pas que l'exercice du Culte leur fasse perdre de vue le respect de leurs obligations familiales.

Nous trouvons aussi cet extrait du Développement dans le chapitre « NOUS DEVONS TOUJOURS RESPECTER NOTRE NATUREL ». Le Père ANTOINE y répond à une adepte qui se lamente parce qu'un groupe d'antoinistes a ouvert un local autonome à LIEGE. Voici ce qu'elle dit, entre autres choses: 

« ...je me trompais, car ce n'était pas tout et il me semble aujourd'hui qu'au lieu de ramener les brebis au bercail en disant qu'elles ont fait le bien, on les a égarées davantage puisque, depuis dimanche dernier, elles ont établi un groupe à LIEGE... »

Le Père temporise et ne songe qu'à calmer les esprits. J'ai puisé quelques passages de sa longue réponse: 

« ...Mon Enseignement n'étant pas plus basé sur le bien que sur le mal, puisque l'un n'est pas plus réel que l'autre, je crois qu'on aurait tort de se plaindre à moi et de dire que certains adeptes agissent contrairement à ce qu'il proclame. Ne visons-nous pas ces personnes avec la vue du mal ? »

« Si nous interprétons les choses erronément par notre fausse vue, ce mal que nous voyons dans certains adeptes n'est-il pas le bien véritable ? »

Et, encore plus clairement plus loin: 

« Vous me parlez de l'unité de l'ensemble, disant que ces adeptes en sortent plutôt que de s'y maintenir, puisqu'ils se divisent et tenteraient les autres à le faire également. Mais comment interprétez-vous cette unité ? Car c'est là, je crois, que vous vous trompez. Vous entendez par elle que tous les adeptes devraient s'unir et ne faire qu'un groupe, que tous devraient revêtir la robe et qu'ainsi, toute distinction disparaissant, tous seraient dans cette unité. C'est là que vous faites erreur, car si votre vue ne se porte que sur l'effet, vous serez d'autant plus divisés à la cause. La manière d'agir de ces adeptes doit vous prouver qu'ils sont dans l'unité, car c'est bien au sein de ce que vous envisagez comme telle que gît l'imperfection, puisque tous ceux qui y participeraient en vue de montrer qu'ils font le bien, ne seraient basés que sur l'apparence, ce serait la véritable imperfection tandis que, je le répète, si même vous êtes divisés à l'effet en agissant naturellement, vous ne le serez pas à la cause. »

On découvre ainsi que, au début du Culte, certains adeptes estimaient que tout devrait se grouper au Temple de JEMEPPE. Tout groupe extérieur était considéré par ceux-ci comme des dissidences ou, en tout cas, des menaces de dissidences. Le Père remet les choses au point.

Comme le nombre d'adeptes augmentait et que le rayonnement du Culte s'étendait bien au delà de JEMEPPE et même de la région liégeoise, la nécessité de créer de tels groupes apparut rapidement. Une question se posa rapidement aussi: comment diriger ces groupes ? Le Père ANTOINE y répond dans le chapitre « COMMENT DOOT-ON AGIR DANS LES REUNIONS SI L'ON VEUT RESPECTER L'ENSEIGNEMENT. »: 

« J'ai déjà reçu de plusieurs groupes des lettres me demandant comment on doit faire pour être d'accord avec l'ENSEIGNEMENT. Nous le savons, nous n'en sommes encore qu'à l'aurore de sa proclamation. Pour le répandre nous en faisons la lecture dans des maisons ou dans des salles suivant l'importance des groupes; Plus grand est le nombre d'adeptes, plus il est besoin de salles indépendantes et plus aussi le silence est nécessaire; Les groupes qui se dirigeront avec amour attireront de nouveaux adhérents en proportion et des personnes dévouées et désintéressées seront heureuses de faire construire des temples; c'est en travaillant à notre amélioration que nous trouverons tout ce dont nous avons besoin, tout se résoudra à notre satisfaction, nous finirons par avoir dans chaque groupe un temple et vous savez qu'on y parle pas; nous devrions commencer dès maintenant à ne plus le faire, avant ni après la lecture. »

Le Père reconnaît ainsi, officiellement, la nécessité d'instaurer des groupes autonomes et de construire des Temples, le Temple de JEMEPPE étant, en quelque sorte, le Temple par excellence.

Revenons maintenant à l'exercice du Culte proprement dit et à l'intervention des adeptes. Avant la fin de l'année 1910, le Père faisait l'Opération Générale les quatre premiers jours de la semaine, à 10 Heures tandis que Mère ANTOINE faisait seule l'Opération au nom du Père , le vendredi.

Voilà pour l'Opération Générale. Ne recevant plus personne en particulier, le Père ANTOINE avait chargé la Mère et le frère Florian DEREGNAUCOURT pour recevoir les consultants les personnes affligées qui souhaitaient être reçues en particulier.

En plus des Opérations Générales, un adepte faisait la lecture de ( dans ) l'ENSEIGNEMENT dans le temple, le dimanche à 10 heures et un soir par semaine, le jeudi, à 19 heures 30, en 1911.

Toutefois, après la désincarnation du Père ANTOINE, le problème de la prééminence du Temple de JEMEPPE continua à se poser. Le Temple de JEMEPPE resta longtemps le seul Temple où pouvait se faire l'Opération Générale. C'est ce qui fut rappelé à plusieurs reprise par le bulletin « L'Unitif » ( avril 1913, novembre 1913, décembre 1913 ) . Il était rappelé que l'action cultuelle par excellence était l'apanage exclusif du Premier Représentant du Père qui, lui, était unique.

La situation se modifia seulement en 1930 ( 17 juin 1930 ) . A cette date, Mère délégua ses pouvoirs à un coadjuteur ( le Frère Narcisse NIHOUL ) . Celui-ci la remplaça à JEMEPPE, à la grande tribune, pour l'Opération Générale.

Dès lors, logiquement, du fait que, du vivant de Mère ( Premier Représentant du Père ) un adepte pouvait, au Temple de JEMEPPE,procéder à l'Opération Générale, on ne voyait plus ce qui, pouvait empêcher les desservants de recevoir les mêmes pouvoirs. Mère invita les desservants à faire l'Opération Générale dans leurs temples comme à JEMEPPE. Mère prescrivit que l'Opération Générale soit précédée de l'annonce suivante: 

« Le Père fait l'Opération, suivie de la lecture des Dix Principes. Celui qui a foi au Père trouvera satisfaction. » Simultanément, elle fit placer sur l'image du Père, au-dessus, l'inscription « LE PERE FAIT L'OPERATION »

 source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/

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Période spirite et son héritage chez Louis Antoine

Publié le par antoiniste

    A lire et découvrir ses livres de spirites, on pourrait penser que Louis Antoine n'ai rien inventé, ou pire, qu'il aurait tout plagiait. On le voit, autant les livres d'Allan Kardec que ceux de Léon Denis ont simplement servi à Antoine pour construire lui-même sa vision du monde, aidé aussi en cela par ses expériences d'autres peuples aux autres religions, lors de ses voyages en tant qu'ouvrier métallurgique. Mais en y ajoutant quelque chose d'important : la Foi et la part de Dieu en l'homme.

    N'oublions pas que le spiritisme était à l'époque quelque chose de réserver à une population aisée, Louis Antoine l'a ramener à la hauteur des gens simples qu'il voulait aider, en impliquant la douleur pour les atteindre. De plus, la référence au christianisme disparait à la fois pour libérer la population de l'emprise de l'Eglise, et pour effacer les différence faite par la religion.

   Il y a quelque chose de complémentaire dans les deux approches : il est de notoriété que beaucoup d'antoinistes sont aussi spirites. Dans l'antoinisme, il y a une sphère spirituelle en plus. Rappelons-nous qu'au début, le mouvement s'appelait le Nouveau Spiritualisme. D'une doctrine, il a fait une philosophie, ces adpetes et Mère en ont fait une religion, en demandant par exemple s'ils pouvaient porter une lévite comme la sienne et en réfléchissant à l'avenir de son Enseignement.

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Allan Kardec - Le Livre des Esprits-Livre II. Chap.II (1866)

Publié le par antoiniste

 source : Google Books

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Allan Kardec - Le Livre des Esprits (1866)

Publié le par antoiniste


CHAPITRE II - ELEMENTS GENERAUX DE L'UNIVERS

2. Esprit et matière.

21. La matière est-elle de toute éternité comme Dieu, ou bien a-t-elle été créée par lui dans un temps quelconque ?
" Dieu seul le sait. Cependant, il est une chose que votre raison doit vous indiquer, c'est que Dieu, type d'amour et de charité, n'a jamais été inactif. Quelque éloigné que vous puissiez vous représenter le début de son action, pouvez-vous le comprendre une seconde dans l'oisiveté ? "

22. On définit généralement la matière : ce qui a de l'étendue ; ce qui peut faire impression sur nos sens ; ce qui est impénétrable ; ces définitions sont-elles exactes ?
" A votre point de vue, cela est exact parce que vous ne parlez que d'après ce que vous connaissez ; mais la matière existe à des états qui vous sont inconnus ; elle peut être, par exemple, tellement éthérée et subtile, qu'elle ne fasse aucune impression sur vos sens ; cependant c'est toujours de la matière, mais pour vous ce n'en serait pas. "
- Quelle définition pouvez-vous donner de la matière ?
" La matière est le lien qui enchaîne l'esprit ; c'est l'instrument qui le sert et sur lequel, en même temps, il exerce son action. " A ce point de vue, on peut dire que la matière est l'agent, l'intermédiaire à l'aide duquel et sur lequel agit l'esprit.

23. Qu'est-ce que l'esprit ?
" Le principe intelligent de l'univers. "
- Quelle est la nature intime de l'esprit ?
" L'esprit n'est pas facile à analyser dans votre langage. Pour vous, ce n'est rien, parce que l'esprit n'est pas une chose palpable ; mais pour nous c'est quelque chose. Sachez-le bien, rien c'est le néant, et le néant n'existe pas. "

24. L'esprit est-il synonyme d'intelligence ?
" L'intelligence est un attribut essentiel de l'esprit ; mais l'un et l'autre se confondent dans un principe commun, de sorte que pour vous c'est une même chose. "

25. L'esprit est-il indépendant de la matière, ou n'en est-il qu'une propriété, comme les couleurs sont des propriétés de la lumière et le son une propriété de l'air ?
" L'un et l'autre sont distincts ; mais il faut l'union et de l'esprit et de la matière pour intelligenter la matière. "
- Cette union est-elle également nécessaire pour la manifestation de l'esprit ? (Nous entendons ici par esprit le principe de l'intelligence, abstraction faite des individualités désignées sous ce nom).
" Elle est nécessaire pour vous, parce que vous n'êtes pas organisés pour percevoir l'esprit sans la matière ; vos sens ne sont pas faits pour cela. "

26. Peut-on concevoir l'esprit sans la matière et la matière sans l'esprit ?
" On le peut, sans doute, par la pensée. "

27. Il y aurait ainsi deux éléments généraux de l'univers : la matière et l'esprit ?
" Oui, et par-dessus tout cela Dieu, le créateur, le père de toutes choses ; ces trois choses sont le principe de tout ce qui existe, la trinité universelle. Mais, à l'élément matériel, il faut ajouter le fluide universel qui joue le rôle d'intermédiaire entre l'esprit et la matière proprement dite, trop grossière pour que l'esprit puisse avoir une action sur elle. Quoique, à un certain point de vue, on puisse le ranger dans l'élément matériel, il se distingue par des propriétés spéciales ; s'il était matière positivement, il n'y aurait pas de raison pour que l'Esprit ne le fût pas aussi. Il est placé entre l'esprit et la matière ; il est fluide, comme la matière est matière, susceptible, par ses innombrables combinaisons avec celle-ci, et sous l'action de l'esprit, de produire l'infinie variété des choses dont vous ne connaissez qu'une faible partie. Ce fluide universel, ou primitif, ou élémentaire, étant l'agent qu'emploie l'esprit, est le principe sans lequel la matière serait en état perpétuel de division et n'acquerrait jamais les propriétés que lui donne la pesanteur. "
- Ce fluide serait-il celui que nous désignons sous le nom d'électricité ?
" Nous avons dit qu'il est susceptible d'innombrables combinaisons ; ce que vous appelez fluide électrique, fluide magnétique, sont des modifications du fluide universel, qui n'est, à proprement parler, qu'une matière plus parfaite, plus subtile, et que l'on peut regarder comme indépendante. "

28. Puisque l'esprit est lui-même quelque chose, ne serait-il pas plus exact et moins sujet à confusion de désigner ces deux éléments généraux par les mots : matière inerte et matière intelligente ?
" Les mots nous importent peu ; c'est à vous de formuler votre langage de manière à vous entendre. Vos disputes viennent presque toujours de ce que vous ne vous entendez pas sur les mots, parce que votre langage est incomplet pour les choses qui ne frappent pas vos sens. "

 

Un fait patent domine toutes les hypothèses : nous voyons de la matière qui n'est pas intelligente ; nous voyons un principe intelligent indépendant de la matière. L'origine et la connexion de ces deux choses nous sont inconnues. Qu'elles aient ou non une source commune, des points de contact nécessaires ; que l'intelligence ait son existence propre, ou qu'elle soit une propriété, un effet ; qu'elle soit même, selon l'opinion de quelques-uns, une émanation de la Divinité, c'est ce que nous ignorons ; elles nous apparaissent distinctes, c'est pourquoi nous les admettons comme formant deux principes constituants de l'univers. Nous voyons au-dessus de tout cela une intelligence qui domine toutes les autres, qui les gouverne toutes, qui s'en distingue par des attributs essentiels : c'est cette intelligence suprême que l'on appelle Dieu.

source : http://spirite.free.fr/

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Robert Vivier - Délivrez-nous du mal - Encaisseur chez De Lexhy

Publié le par antoiniste

    Soudain il dut s'arrêter et se plia en deux, les traits crispés. De nouveau, cette douleur à l'estomac... Depuis des années il le connaissait, ce mal. Peu à peu la souffrance avait terni son teint, fait grisonner ses cheveux avant l'âge. A quarante-deux ans un homme devrait être dans son plus fort, surtout si, comme Antoine, il a eu la chance de pouvoir se soustraire aux durs travaux. Mais on a bien raison de le dire : la fortune n'est rien sans la santé. [...]
    Oh ! Ce n'était pas la première fois qu'il était pris de la sorte. L'autre jour encore, en traversant la cour des Tôleries Liégeoises, sa sacoche d'encaisseur au côté, il avait entendu en lui, comme si quelqu'un lui avait parlé à voix haute : "Ainsi, c'est fini, Antoine ?" Et sa vie à venir lui avait paru monotone et usée comme les pavés de la cour.
    Il allait à la poste toucher des mandats pour monsieur De Lexhy, et tandis qu'il marchait dans la rue, la sacoche au flanc, il lui semblait tout le temps qu'il y aurait eu autre chose à faire, qu'il perdait son temps. La sacoche, qui pendait tout d'un seul côté, lui paraissait si lourde, si encombrante. [...]
    Depuis sont retour de Russie, il ne pouvait plus rien supporter. Même un jour il avait battu quelqu'un, il avait dû s'expliquer devant le juge. Tout cela provenait sans doute de son état de santé. C'est ce que les gens ne comprennent pas. Un homme, sans être méchant, peut se conduire méchamment, par pure impatience, parce qu'il souffre. Pour être justes, c'est la cause que nous devrions voir, et non pas l'effet.
[...]
    Le samedi soir, Gony lui raconta des choses qu'il avait lues à propos d'Allan Kardec, cet homme savant qu'il avait écrit le Livre sous la dictée des esprits eux-mêmes. [...]
    Soudain un doute le traversa. Ces spirites, chez qui il se disposait à aller l'après-midi même, étaient-ce des gens vraiment sérieux ? Il n'aurait pas voulu perdre son temps pour des farceurs.
    Il rentra, exprès pour en parler à Catherine.
    - Qu'allez-vous penser là ? répondit-elle. Votre ami Gony n'est pas un farceur, n'est-ce pas ?
    Elle ajouta :
    - Vous n'êtes pas bien depuis quelque temps, Antoine. Il faut tout essayer, il faut aller partout.

Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
Ed. Labor - Espace Nord, p.129-130 & p.148-149

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Arthur Conan Doyle - Pheneas Speaks (Direct Spirit Communications In the family Circle)

Publié le par antoiniste

March 8th, 1923.
(J.C.D., A.C.D.)

Pheneas speaking.
I am an Arabian.

The best of races.

Thank you, dear friend. Naturally, I think so. I lived at Ur.*
*It is stated that the lower part of Mesopotamia was settled from Arabia. Vide Browne's Story of the Jews, p. 22.

Did you live at the time of Abraham ?

Before then.

Do you know Mrs. Carpenter's prophecies ?*
*This lady had some information about the future.

Quite well. It is all part of the scheme to dilute the world with this knowledge.

Ought I to spread it ?

Not yet. We will tell you when. Tell no one. There is so much I want to say, but the time is not yet.
You can say as much as that, but do not tell the exact source yet.
Never fear. Soon the things which are done in God's name which are cruel and wicked will not be able to exist. All shams will be swept away by then, and only truth will live. Love – love - love. England won't be like the present England then in any way.
I am able now to keep in much closer touch with you both. Lily is very, very close to you always. It is her special duty to look after you and the children.
God bless you, my dears. This has made me very happy. Keep peaceful. All is well.
I fear the world is hopeless. Even after the fearful war, humanity is no better. It must change, and a new world be built up on real Christianity. This which you are preaching is the foundation of what is coming. All cruelty will vanish,
because mankind will know and realise things then. Love will prevail, and so God's Personality will live everywhere instead of darkness. Go right on with the work you are doing, for many more must learn.

 

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Arthur Conan Doyle - Pheneas Speaks (Direct Spirit Communications In the family Circle)

Publié le par antoiniste

March 8th, 1923.
(J.C.D., A.C.D.)

Pheneas speaking.
I am an Arabian.

The best of races.

Thank you, dear friend. Naturally, I think so. I lived at Ur.*
*It is stated that the lower part of Mesopotamia was settled from Arabia. Vide Browne's Story of the Jews, p. 22.

Did you live at the time of Abraham ?

Before then.

Do you know Mrs. Carpenter's prophecies ?*
*This lady had some information about the future.

Quite well. It is all part of the scheme to dilute the world with this knowledge.

Ought I to spread it ?

Not yet. We will tell you when. Tell no one. There is so much I want to say, but the time is not yet.
You can say as much as that, but do not tell the exact source yet.
Never fear. Soon the things which are done in God's name which are cruel and wicked will not be able to exist. All shams will be swept away by then, and only truth will live. Love – love - love. England won't be like the present England then in any way.
I am able now to keep in much closer touch with you both. Lily is very, very close to you always. It is her special duty to look after you and the children.
God bless you, my dears. This has made me very happy. Keep peaceful. All is well.
I fear the world is hopeless. Even after the fearful war, humanity is no better. It must change, and a new world be built up on real Christianity. This which you are preaching is the foundation of what is coming. All cruelty will vanish,
because mankind will know and realise things then. Love will prevail, and so God's Personality will live everywhere instead of darkness. Go right on with the work you are doing, for many more must learn.

 

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