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2e Lecture de l'Enseignement et Solidarité de Groupe

Publié le par antoiniste

    Il est temps maintenant de revenir à comment s'est déroulée cette deuxième Lecture de l'Enseignement.
    Pour celle-ci nous nous sommes rendus au Temple d'Angleur (vous trouverais les coordonnées dans le thème Liège Angleur).

    La desservante était occupée et ne nous a pas accueillie dès notre entrée. Nous avons patienté. A son arrivée une petite paire de minutes plus tard, elle nous invita à entrer dans le Temple. Mais comme je lui avais demandé par mail si nous pouvions assister à la Solidarité de Groupe, elle nous remis un jeton pour en discuter en consultation. Il portait le numéro 2.

    Nous sommes ensuite entrés dans le Temple. Nous nous sommes recueillis jusqu'à la lecture fait par la desservante. Plusieurs personnes étaient présentes : je ne pourrais dire le nombre exacte, puisque nous étions au 2e ou 3e rang, mais cela devait être une dizaine. C'était un des passages de la Révélation les plus intéressants, où il est dit que Dieu est en nous-même et que nous devons aimer son prochain, et comment le faire.

    A la fin de la lecture, nous avons attendu notre tour indiqué par le numéro du jeton, pour voir comment aller à la Solidarité de groupe. Nous n'avons donc ni moi ni Andi assisté jusqu'à maintenant à une vrai consultation morale. Mais cela viendra sûrement. Nous avons fait une élévation de pensée, après que j'eusse dit que, je ne savais pas si cela ce faisait et comment alors appeler ça, mais que j'avais aussi fait des moments de recueillements, pendant lesquels j'avais profiter du moment présent. Une autre fois, devant le balcon, fenêtre ouverte, sous le soleil et avec une petite brise d'hiver. Forcément la desservante, m'a dit que c'était très bien. J'ai compris maintenant que c'est comme ça que les Antoinistes conçoivent la spiritualité : c'est à chacun à la trouver pour soi-même, et la conscience nous guidera vers le meilleur moyen.

   Nous fîmes l'élévation de pensée ensemble dans la cabinet. Puis avons discuté comment faire pour la Solidarité de Groupe. Ne sachant comment cela fonctionnait, et si il n'était pas trop tôt pour y assister, la soeur nous dit qu'il n'y avait pas de problème, en tout cas, elle partirait de son temple d'Angleur à 14h10 pour le Temple de Sprimont. Et partirait un peu plus tôt pour l'anniversaire de sa maman. On a décidé donc partir en même temps qu'elle et de revenir aussi plus tôt, car nous avions de la route ensuite pour rentrer en Allemagne.

    Nous nous sommes quittés. Moi et Andi avons mangés. Puis nous nous sommes occupé à voir un temple ou deux des environs de Liège (dont vous pouvez voir les photos sur ce blog). Et à 14h10 nous étions de retour au temple d'Angleur. Une dame qui assistait à la Lecture le matin attendait à la porte. Nous avons donc attendu ensemble, parlant de choses et d'autres. J'apprendrais dans la voiture vers Sprimont, que cette soeur était une antoiniste de la première heure, puisque son grand'père avait connu le Père Antoine et qu'il l'avait soigné d'une douleur à l'oreille. A l'époque, il n'y avait pas de médecin, alors le grand'père était allé voir le Père Antoine pour son oreille sur les conseils d'une voisine. Il traversa alors à pied une partie de la campagne ardennaise, puis le bassin de la Meuse dans la neige, puisque c'était l'hiver. Arrivé là, la Mère Antoine leur donna une soupe, puis il fut reçut par le Père Antoine qui lui dit simplement qu'il pouvait partir, que son oreille irait mieux.

    On voit l'effet d'un placébo avec cette histoire. Forcément la famille étaient devenu antoiniste. Et la Mère de cette soeur, retrouva aussi son poids de forme après avoir consulté le Père Antoine. Et cette soeur maintenant à l'âge de porter des cheveux argentés, était restée fidèle à la spiritualité antoiniste.

    Arrivé au temple de Sprimont, nous avons été accueilli par le frère René qui nous avait reçu la semaine dernière au temple de Jemeppe, puis nous nous sommes recueilli : c'est là la principale activité spirituelle, se poser dans le calme pour nous permettre de faire le point. Puis le Frère Jean-Paul du temple de Sprimont a fait la Lecture. Ensuite nous nous sommes réunis dans une petite salle à l'avant du temple, pour parler, nous accueillir moi et Andi. Et poser des questions. J'ai pour ma part demandé quel était le parcours de chacun. Quelques uns ont répondu.
    On se rend alors compte que ce sont des personnes de tout horizon, de tout âge, de toute condition qui sont amenés à se rapprocher de l'Enseignement et d'y trouver des réponses et un soutien pour accomplir son chemin sur terre.

    Puis c'était le moment de partir pour nous. On nous pria quand même de prendre une part de gâteau : ce que j'ai toujours du mal à refuser ;). Puis nous sommes partis, laissant les autres déguster les gâteaux et boire du café, en discutant de choses et d'autres, à apprendre à se connaître, et passer une après-midi ensemble simplement.

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Société de consommation

Publié le par antoiniste

    "Tachez de vous pénétrer que la moindre souffrance est due à votre intelligence qui veut toujours plus posséder ; elle se fait un piédestal de la clémence, en voulant que tout lui soit subordonné". (7e principe)

    Nous sommes dans une société de consommation, toujours plus, toujours mieux, toujours autre. Et on voit bien actuellement ou le capitalisme sans frein nous a mené. Et que nous demande-t-on encore maintenant pour relancer l'économie : de consommer. N'est-ce pas étrange de vouloir nous faire consommer alors que nous n'aurons bientôt presque plus les moyens de simplement subvenir à nos besoins ?

    Il me revient en mémoire une anecdote que m'a raconté Andi. Un de nos amis a de la famille aux Etats-Unis. Et il n'y a pas si longtemps, pour relancer l'économie, le gouvernement avait envoyé à chaque foyer, un chèque d'une certaine somme (j'ai oublié le montant), et de demander de le dépenser pour son plaisir. Cela était certainement fait pour redonner l'envie de consommer au citoyen. Et cela a du marcher, car la soeur de cet ami, est parti s'acheter des robes !

    "Il est vrai que nous devons entretenir le corps afin de trouver en lui un instrument propice à la prompte exécuton de nos devoirs, mais la foi nous procurerait journellement ce dont nous avons besoin." (Révélation, Le moi conscient & le moi intelligent, p.139).
    "Aussi longtemps que nous manierons des fluides sans amour, notre imperfection nous donnera telles pensées." (Révélation, Le moi conscient & le moi intelligent, p.140).

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Mons, Jemeppe et Seraing (1910)

Publié le par antoiniste

 source : patrimoine.met.wallonie.be

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Mons-Crotteux (carte IGN vers 1900)

Publié le par antoiniste

 source : patrimoine.met.wallonie.be

    Quand il était enfant et qu'il commençait à apprendre la religion, qu'était-ce pour lui que le monde, la terre, le ciel, sinon Mons avec le plateau, et les villages qu'on voit de là, et le ciel qui est au-dessus du clocher et que nos pigeons traversent ? Et la bonne route dont il ne faut pas s'écarter, c'était évidemment la route de Flémalle, avec les trois petits buissons à droite, et ses fossés à demi comblés de terre et d'herbe. A jamais c'étaient là la bonne route, la terre et le ciel. Et le petit Louis Antoine, en ces temps-là, avait même découvert tout près de Mons le Paradis Terrestre : un verger un peu à l'écart en contrebas du village, avec des haies épaisses, non taillées, et de larges rayons frais sur l'herbe déjà haute et sur les branches d'un pommier en fleurs. Le gamin, n'osant pas entrer, était resté à la barrière. C'était dans ce temps de l'enfance où les choses pénètrent en nous pour y prendre à jamais leur place et leur figure. Et il y avait eu beau voir après cela mille autres choses, ce n'étaient plus que des images : c'est le pays natal seul qui est le vrai mon et son éternité.

Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
Ed. Labor - Espace Nord, p.218-19

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Jemeppe (carte IGN 1890)

Publié le par antoiniste

 source : patrimoine.met.wallonie.be

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Colette Magny - Frappe ton coeur

Publié le par antoiniste

Tchékov, Musset, Jésus-Christ, Dostoïevsky
On ne peut rien comprendre en ce monde
Qu'est-ce que la vie, qu'est-ce qu'une carotte ?
Une carotte, c'est une carotte !
Et on ne sait rien d'autre

Frappe ton coeur, c'est là qu'est le génie
Aime vraiment, aime vraiment
Ton prochain comme toi-même
C'est une vérité qu'on nous a transmise
Mais elle n'a pas pris

Tant d'enfants sont morts
Tant d'hommes devenus fous
On ne peut être heureux
Que si les malheureux
Souffrent en silence

Frappe ton coeur, c'est là qu'est le génie
Aime vraiment, aime vraiment
Ton prochain comme toi-même
C'est une vérité qu'on nous a transmise
Mais elle n'a pas pris

Tu n'auras la joie,
Tu n'auras le bonheur
Ni dans l'argent
Ni dans l'amour
Mais dans la vérité

Frappe ton coeur, c'est là qu'est le génie
Aime vraiment, aime vraiment
Ton prochain comme toi-même
C'est une vérité qu'on nous a transmise
Mais elle n'a pas pris

Frappe ton coeur, c'est là qu'est le génie

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Emblème de la Société Théosophique Adyar 1881

Publié le par antoiniste

La Société théosophique est une association destinée à diffuser la théosophie, doctrine ésotérique orientaliste inspirée de l'hindouisme et du bouddhisme.

La Société Théosophique se présente ainsi :
« La Société Théosophique est une organisation internationale ayant pour but de :
   1. Former un noyau de la Fraternité Universelle de l'Humanité, sans distinction de race, credo, sexe, caste ou couleur ;
   2. Encourager l'étude comparée des religions, des philosophies et des sciences ;
   3. Étudier les lois inexpliquées de la nature et les pouvoirs latents dans l'homme.
Son siège mondial est à Adyar, Madras, Inde. »

Son emblème regroupe plusieurs symboles religieux entourait de la phrase : "Il n'y a pas de religion qui soit au-dessus de la vérité."


source : wikipedia

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Rudolf Steiner - Les Lignes directrices de l'anthroposophie (1924)

Publié le par antoiniste

L'anthroposophie est un chemin de connaissance qui voudrait conduire le spirituel en l'être humain au spirituel en l'univers. Elle apparaît comme un besoin du cœur et du sentiment. Elle doit trouver sa justification dans le fait qu'elle est en mesure de donner satisfaction à ce besoin. Seul peut reconnaître le bien-fondé de l'anthroposophie celui qui trouve en elle ce qu'il est pour lui une nécessité de chercher à partir de son propre être intérieur. Ne peuvent de ce fait être anthroposophes que des hommes qui éprouvent certaines questions sur l'essence de l'homme et sur le monde comme une nécessité vitale, de même que l'on éprouve la faim et la soif.
    — Rudolf Steiner, 1924, in Les Lignes directrices de l'anthroposophie §1, GA 26

source : wikipedia

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Augustin Lesage - Les grandes oeuvres ne s'élaborent que dans le recueillement et le silence, ca 1925

Publié le par antoiniste

source : artbrut.ch

Augustin Lesage, né le 9 août 1876 à Saint-Pierre-lez-Auchel (Pas-de-Calais), décédé le 21 février 1954, était un peintre français inclassable, rattaché au mouvement spirite, encensé par les surréalistes et finalement intégré à la Collection de l'art brut, dont il est une figure majeure.

Il aura été mineur comme Louis Antoine, et vit sa jeune soeur et sa mère mourir avant d'entendre des voix lui annoncer "qu'il deviendra peintre". Il sera quelques temps guérisseur avant la Première Guerre mondiale. Puis rencontre le directeur de la Revue spirite, qui deveindra son mécène.

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Le Culte Antoiniste (La Liberté, Journal politique, religieux, social - Fribourg, Suisse, 27 octobre 1913)

Publié le par antoiniste

    Le "Père" Antoine était un "guérisseur" dans le genre du zouave Jacob. Il opérait des cures prodigieuses. Il mourut l'an dernier à Jemmapes-lez-Liége, en Belgique.
    De ses cendres est née une religion. Le culte "Antoiniste" a ses desservants et ses adeptes, de plus en plus nombreux. La "Mère", veuve du "Père" Antoine, a hérité des vertus curatives de son mari et continue son commerce, secondée par un homme chevelu et barbu qui s'est fait une tête de prophète. C'est le père. Il est chargé d'évangéliser les masses, car la "Mère" se contente de faire des gestes.
    Les Antoinistes ont construit à Paris, à l'angle des rues Vergniaud et Wurtz, quartier de la Maison-Blanche, un petit temple. Les vitraux y sont remplacés par des carreaux blancs. Il n'y a ni croix, ni statues, ni tableaux, ni symboles religieux d'aucune sorte. À l'extérieur comme à l'intérieur, les murs sont nus, On y lit des inscriptions comme celles-ci. Sur la façade : "1919. Culte Antoiniste". Dans le temple, à l'entrée, et mise là comme une enseigne, cette autre : "Le père Antoine, le grand guérisseur de l'humanité, pour celui qui a la foi". Dans le fond, cette pensée philosophique : "Un seul remède peut guérir l'humanité : la foi. C'est de la foi que naît l'amour. L'amour qui nous montre dans nos ennemis Dieu lui-même. Ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer Dieu, car c'est l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de le servir ; c'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer, parce qu'il est pur et de vérité". Il n'y a point d'autels dans ce temple. Au fond, s'élève une chaire en bois très simple. Cloué au panneau de face, un cadre renferme sous vitrine, peint en blanc, un petit arbre semblable à un arbre japonais. Une inscription en lettres blanches avertit que c'est "l'arbre de la science de la vie et du mal", unique symbole du culte antoiniste. Cet arbre reparaît, découpé sur une plaque d'acier ajustée à une hampe que tient à deux mains un desservant, faisant office de bedeau. Les desservants ont un uniforme complètement noir : longue redingote austèrement boutonnée jusqu'au menton, chapeau demi haute-forme à bords plats : il a à peu près la forme de ce petit chapeau illustré par M. Alexandre Duval, avec le chic en moins.
    Ce matin, il y avait un grand nombre de curieux pour l'inauguration du temple, d'autant plus que la "Mère" devait opérer des guérisons. Une vieille femme, soutenue par deux de ses amies, se dirige vers la place destinée aux malades au pied de la chaire. Chaque pas qu'elle fait lui coûte un effort et lui arrache une plainte. Ses yeux brillent d'un éclat fiévreux. Elle marche le corps plié. On l'installe sur une chaise. Un desservant donne trois coups de sonnette espacés comme à la messe à l'élévation. Une porte s'ouvre et la "Mère" paraît, vieille dame toute vêtue de noir, propre et décente. À son chapeau est épinglé le voile des veuves. Elle monte, les mains jointes, l'escalier qui conduit à la chaire. Là, elle se raidit dans une pose extatique. Puis, lentement, ses bras se lèvent et s'écartent, tandis que ses lèvres murmurent des mots incompréhensibles. Elle joint les mains, les porte à droite puis à gauche ; enfin elle se prosterne. C'est fini. Reprenant sa figure normale, la Mère descend l'escalier de la chaire et sort. Suivie du père qui, pendant cette consultation mystique, s'était immobilisé auprès de la chaire dans une attitude inspirée, elle va s'enfermer dans une baraque en planches placée derrière le temple et pareille à ces baraques où les terrassiers de la Ville rangent leurs outils. La malade s'est levée dans un effort de toute sa volonté. Mais cette ardeur s'est éteinte aussitôt et elle part comme elle est venue, soutenue par ses compagnes. Une jeune femme prend sa place. Elle tient dans ses bras une fillette de 4 à 5 ans, d'une maigreur douloureuse. Toute la vie semble s'être réfugiée dans les yeux. Ses bras et ses jambes pendent inertes. Le corps, plié sur le bras gauche de la mère, a la souplesse d'une étoffe. Indifférente à ce qui se passe autour d'elle, elle tient ses regards fixés vers le cintre. Le trouble de la jeune femme apparaît à la pâleur cireuse du visage. À tout moment, elle essuie avec son mouchoir la sueur froide qui perle à son front. La même cérémonie se reproduit : coups de sonnette du desservant, apparition de la vieille dame, même jeu de scène sans la moindre modification. Il s'applique à tous les cas. La mère remporte son enfant qui a gardé son aspect de loque vivante. Dans l'assistance, pas la moindre manifestation. On regarde tout cela avec stupeur. L'impression d'angoisse qu'on éprouve de ce spectacle arrête l'ironie. Dehors, des groupes se forment. J'écoute un gros homme dont l'haleine fleure le rhum dire à un desservant : "Pourquoi qu'on n'irait pas, si on a la foi ?". Passant son bras sous le sien il ajoute : "Allons prendre un verre, ça nous remettra".

Texte issu d'une note du livre de Vilfredo Pareto, Traité de sociologie générale, Volume II, 1917, Lausanne, Paris, Payot & cie, p.1025 (note 1). Cependant je n'ai retrouvé aucun journal avec cet article (les archives du journal La Liberté ne permettent pas de le retrouver à cette date)

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