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Platon - Charmide - l'âme et la guérison

Publié le par antoiniste

Telle est aussi, Charmide, la nature de l’incantation. Je l’ai apprise là-bas, à l’armée, d’un médecin thrace, un de ces disciples de Zalmoxis dont la science va, dit-on, jusqu’à rendre les gens immortels. Ce Thrace disait que les médecins grecs avaient raison de professer la doctrine que je viens de rapporter ; mais, ajouta-t-il, Zalmoxis, notre roi, qui est un dieu, affirme que, s’il ne faut pas essayer de guérir les yeux sans la tête, ni la tête sans les yeux, il ne faut pas non plus traiter la tête sans l’âme et que, si la plupart des maladies échappent aux médecins grecs, la raison en est qu’ils méconnaissent le tout dont ils devraient prendre soin ; car, quand le tout est en mauvais état, il est impossible que la partie se porte bien. En effet, disait-il, c’est de l’âme que viennent pour le corps et pour l’homme tout entier tous les maux et tous les biens ; ils en découlent comme ils découlent de la tête dans les yeux. C’est donc l’âme qu’il faut tout d’abord et avant tout soigner, si l’on veut que la tête et tout le corps soient en bon état. Or l’âme se soigne, disait-il, par des incantations, et ces incantations, cher ami, ce sont les beaux discours. Ces discours engendrent la sagesse dans les âmes, et une fois qu’elle est formée et présente, il est facile de procurer la santé à la tête et au reste du corps.

Et lorsqu’il m’enseigna le remède et les incantations, il me dit : Garde-toi bien de te laisser engager par qui que ce soit à soigner sa tête avec ce remède, s’il ne t’a d’abord livré son âme pour que tu la soignes par l’incantation. C’est aujourd’hui, disait-il, l’erreur répandue parmi les hommes de vouloir guérir séparément l’âme ou le corps. Et il me recommanda instamment de ne céder à personne, si riche, si noble, si beau qu’il fût, qui voudrait me persuader d’agir autrement. J’en ai fait le serment, je dois le tenir et je le tiendrai. Si donc tu veux, conformément aux recommandations de cet étranger, livrer d’abord ton âme aux incantations du Thrace, j’appliquerai mon remède à ta tête ; sinon, je ne puis rien faire pour toi, mon cher Charmide.

PLATON - Charmide (sur la Sagesse)
Traduction Émile Chambry

source : http://ugo.bratelli.free.fr/Platon/Platon-Charmide.htm

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Les dix principes en espagnol

Publié le par antoiniste

«Diez fragmentos en prosa de la enseñanza revelada por Antoine el Curandero»


Dios habla:
— Primer principio:
Si me amáis,
no lo enseñaréis a nadie,
puesto que sabéis que yo no resido
más que en el seno del hombre.
Vosotros no podéis testimoniar que existe
una suprema bondad
mientras que me aisláis del prójimo.

— Segundo principio:
No creáis en el que os habla de mí,
cuya intención sería convertiros.
Si respetáis toda creencia
y al que no tiene ninguna,
sabéis, a pesar de vuestra ignorancia,
más de lo que podría deciros.

— Tercer principio:
Vosotros no podéis hacer moral a nadie,
sería probar
que no hacéis bien,
porque ella no se enseña por la palabra,
sino por el ejemplo,
y no ver el mal en nada.

— Cuarto principio:
No digáis jamás que hacéis caridad
a alguien que os parece en la miseria,
sería hacer entender
que yo carezco de miras, que no soy bueno,
que soy un mal padre,
un avaro, que deja tener hambre a su retoño.
Si actuáis hacia vuestro semejante
como un verdadero hermano,
no hacéis caridad más que a vosotros mismos, debéis saberlo.
Puesto que nada está bien si no es solidario,
no habéis hecho hacia él
más que desempeñar vuestro deber.

— Quinto principio:
Tratad siempre de amar al que decís
«vuestro enemigo»:
es para enseñaros a conoceros
que yo le coloco en vuestro camino.
Pero ved el mal más bien en vosotros que en él:
será su remedio soberano.

— Sexto principio:
Cuando queráis conocer la causa
de vuestros sufrimientos,
que padecéis siempre con razón,
la encontraréis en la incompatibilidad de
la inteligencia con la conciencia,
que establece entre ellas los términos de comparación.
Vosotros no podéis sentir el menor sufrimiento
que no sea para haceros observar
que la inteligencia es opuesta a la conciencia;
es lo que es menester no ignorar.

— Séptimo principio:
Tratad de convenceros,
ya que el menor sufrimiento es debido a vuestra 
inteligencia que quiere siempre poseer más;
se hace un pedestal de la clemencia,
al querer que todo le esté subordinado.

— Octavo principio:
No os dejéis dominar por vuestra inteligencia
que no busca más que elevarse siempre
cada vez más;
ella pisotea a la conciencia,
sosteniendo que es la materia la que da las virtudes,
mientras que ella no encierra más que la miseria
de las almas que vosotros decís
«abandonadas», que han actuado sólo para satisfacer
su inteligencia que les ha extraviado.

— Noveno principio:
Todo lo que os es útil, para el presente
como para el porvenir,
si no dudáis nada,
os será dado por añadidura.
Cultivaos, vosotros os recordaréis el pasado,
tendréis el recuerdo
de que se os ha dicho: “Llamad, yo os abriré.
Yo estoy en el conócete”

— Décimo principio:
No penséis hacer siempre un bien
cuando llevéis asistencia a un hermano;
podríais hacer lo contrario,
poner trabas a su progreso.
Sabed que una gran prueba
será vuestra recompensa,
si le humilláis y le imponéis el respeto.
Cuando queráis actuar,
no os apoyéis jamás sobre vuestra creencia,
porque ella puede extraviaros también;
basaos siempre sobre la conciencia
que quiere dirigiros, ella no puede engañaros».

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Proverbe russe - la plume et la hache

Publié le par antoiniste

Что написано пером, не вырубишь топором.

Ce que trace la plume, la hache de l'entamera.

A rapprocher du verset :
Ni par la puissance ni par la force, mais bien par mon esprit !
לֹא בְחַיִל, וְלֹא בְכֹחַ--כִּי אִם-בְּרוּחִי, אָמַר ה׳
Zacharie 4:6

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Le Développement de l'Œuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité (p.313)

Publié le par antoiniste

Le Développement de l'Œuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité (p.313)

    Car tout ce qui nous porte atteinte doit nous rappeler une infraction que nous avons faite à la loi divine. Impossible qu'on nous cause la moindre souffrance, si nous sommes dans la vérité ; je l'ai révélé, si l'on pouvait nous atteindre dans la vérité, on pourrait atteindre Dieu.

Le Développement de l'Œuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité, p.313

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Le Développement de l'Œuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité (p.313)

Publié le par antoiniste

Le Développement de l'Œuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité (p.313)

    Car tout ce qui nous porte atteinte doit nous rappeler une infraction que nous avons faite à la loi divine. Impossible qu'on nous cause la moindre souffrance, si nous sommes dans la vérité ; je l'ai révélé, si l'on pouvait nous atteindre dans la vérité, on pourrait atteindre Dieu.

Le Développement de l'Œuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité, p.313

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Jacob Boehme - le jour et la nuit

Publié le par antoiniste

    Le jour ne serait pas sans la nuit, ni la nuit sans le jour, le froid est la condition de la chaleur et la chaleur du froid. Supprimez l'opposition et la lutte, et tout va rentrer dans le silence et l'immobilité, tout va retourner au néant. L'un en tant qu'un n'a rien qu'il puisse vouloir. Pour qu'il veuille et qu'il vive, il faut qu'il se dédouble. De même l'unité ne peut se sentir, mais dans la dualité la sensation est possible. Il faut donc, pour qu'un être soit posé comme réel, qu'il soit opposé à son contraire ; et le degré de l'opposition mesure le degré de la réalisation.

Emile Boutroux, Le Philosophe allemand Jacob Boehme (1575-1624), p.22

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les temples antoinistes de Belgique

Publié le par antoiniste


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En bleu clair, les temples servant à la solidarité de groupe
En violet, les temples en attente de desservant
En rouge, les temples vendus (à partir de 2000)

Autre lien vers une carte Bing.com

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les temples antoinistes de France

Publié le par antoiniste


Afficher Temple antoiniste français sur une carte plus grande

Autre lien vers une cartre bing.com

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L'apocalyspe de la Vie Universelle

Publié le par antoiniste

La femme gourou Gabrielle Witteck, née en 1934, se dit "la prophétesse du Seigneur", ou encore "l'insignifiante messagère de Sa Divine Volonté, de Sa Sagesse et de Son Amour". Elle fonde à la fin des années 70 "l'OEuvre de Réintégration Christique", alias "La Vie Universelle". Par sa "bouche prophétique", le Christ communiquerait avec elle ou avec les disciples par téléphone (de Wurtzbourg), et se révélerait aux hommes de notre temps. De plus, elle prétend guérir par la force de la pensée, sans médicaments ni produits végétaux. Elle a créé une clinique christique, des maisons de la santé.

LE FIGARO 7 février 2003

Gabriele Wittek, «prophétesse» professionnelle, se présente comme une «porte-parole de Jésus». Cette femme a déjà rassemblé autour d'elle 40 000 adeptes en Allemagne. Son «Eglise», une secte baptisée la «Vie universelle», qui a son siège à Würzburg, en Bavière, gère des «entreprises du Christ» : des jardins d'enfants, une école, une clinique, des exploitations agricoles et des magasins. En marge de leurs activités, ces «entreprises» répandent «la parole» de Mme Wittek.

Depuis 2001, les dirigeants de la Vie universelle ont enfourché un cheval de bataille qui leur attire beaucoup de sympathisants : la lutte contre la chasse.
Chaque premier samedi de chaque mois, ils organisent une «manifestation antichasse». L'avant-dernière, à Berlin, a réuni une centaine de personnes qui ont défilé d'Alexander Platz à la Porte de Brandebourg en qualifiant les chasseurs de «rabat-joie» et la chasse de «guerre sanglante».
[...]
En 2001, la «prophétesse» Gabriele Wittek avait prédit l'Apocalypse si «les humains continuent à ignorer (sa) parole», des tempêtes, des épidémies et autres catastrophes. Bref, des choses qui arrivent malheureusement régulièrement. Mme Wittek ne risque guère de se tromper.

source : http://www.prevensectes.com/vu.htm

La nouvelle chaîne que l'on capte sur le câble en Allemagne, Die Neue Zeit TV, donne un aperçu de la virulence contre l'église.

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Denis Collon, le beau-frère

Publié le par antoiniste

Denis Collon, le beau-frère

signature sur ses actes de mariage
en 1870 (avec Marie Elisabeth Buylinx)
en 1891 (avec Noële Marie Joseph Paulus)

    Le 5 février 1886, Louis Antoine est condamné pour coups sur la personne de Denis Collon le 10 octobre 1885.
    Pierre Debouxhtay reproduit l'audience et la condamnation du tribunal :
  Jugeant en premier ressort, le condamne à deux francs d'amende et à défaut de paiement à un jour de prison et aux frais liquidés à sept francs 87 cent.
  Statuant sur les conclusions de la partie civile :
  Attendu que les coups porté au plaignant ne lui ont occasionné aucun préjudice.
  Condamnons le prévenu à payer pour tous dommages et intérêts les frais et dépens.
  Prononcé à l'audience publique du dit Tribunal de simple police, au local à ce destiné, à Hollogne-aux-Pierres, ce jourd'hui cinq février mil huit cent quatre vingt six par nous Philippe de Lexhy, juge de Paix du dit canton assisté de Donnay, greffier.
Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.50 et pp.299-300.

    On en saura pas plus de cet auteur. Cependant on peut faire remarquer que ce Denis Collon est le frère de la future femme d'Antoine. Le père de Denis et Jeanne-Catherine Collon s'appelle également Denis Collon.
    Il est dit négociant en 1873 sur l'acte de décès de son père. On apprend par sa nécrologie (il meurt en novembre 1898) qu'il était spirite. "Une foule de huit cents personnes, composée, de nombreux parents, frères en croyance et amis du défunt, a suivi le convoi funèbre précédé du drapeau de la société spirite de la localité [de Jemeppe-sur-Meuse]".

Nécrologie Denis Collon #1 (Le Messager, 1er déc. 1898)Nécrologie Denis Collon #2 (Le Messager, 1er déc. 1898)

 

Nécrologie Denis Collon (Le Messager, 1er déc. 1898)

 



    Quelqu'un lui frappa sur l'épaule :
    - Eh ! Antoine...
    - Tiens, Denis Collon ! Quelles nouvelles ?
    Denis Collon était de Jemeppe. Il avait travaillé tout un temps avec Louis à la chaudronnerie de Cockerill. C'est toujours gai de retrouver un camarade. La musique s'était remise à jouer, et l'on entendait dans l'autre salle le sautillement précipité des talons sur les planches.
    - Tu ne danses pas, Antoine ? Viens donc faire une polka avec ma sœur Catherine.
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.57 (cf. également, p.61)

    Depuis son retour de Russie, il ne pouvait plus rien supporter. Même un jour il avait battu quelqu'un, il avait dû s'expliquer devant le juge. Tout cela provenait sans doute de son état de santé. C'est ce que les gens ne comprennent pas. Un homme, sans être méchant, peut se conduire méchamment, par pure impatience, parce qu'il souffre. Pour être justes, c'est la cause que nous devrions voir, et non pas l'effet.
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.131

    Roland A E Collignon imagine un différent ancien entre les deux hommes :
- As-tu vraiment l’intention de partir à l’étranger ? Reprit-elle après un bref instant.
Il crut comprendre qu’il y a plus que cela dans sa question.
- Avec toi.
La musique s’arrêta. Elle esquiva une nouvelle étreinte.
- Alors ? Fit-il.
- On verra, s’écria-t-elle en le plantant sur place.
Antoine la regarda s’éloigner, le cœur déchiré, tourmenté par l’impuissance et la jalousie qui lui incendiait le coeur. Il se fraya un chemin jusqu’au comptoir, les deux mains dans les poches, le regard bas.
    Quelques ouvriers éclatèrent de rire en le voyant passer entre les tables. Antoine reconnut Denis, le frère de Catherine qui parlait à voix basse d’un air méprisant. Il cherchait la bagarre, c’est sûr. Ce n’était pas le moment. Catherine ne le quittait pas des yeux. De quoi aurait-il l’air ?
Roland A E Collignon, La Vie Tourmentée de Louis Antoine

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