H. Lormier - Guérissons notre Esprit (Le Fraterniste, 15 mars 1928)
C'est bien la cure la plus difficile à réaliser pour l'humain, car notre pauvre petit esprit est si indiscipliné qu'il n'obéit pas toujours aux conseils et aux remontrances qui lui sont tant de fois répétés.
Cependant si nous savions avoir un peu plus de courage et de persévérence nous pourrions nous débarrasser de bien des maux qui nous font souffrir.
Nous ne faisons pas assez attention aux lois de la pensée. Il y a trop d'orgueil en nous qui nous empêche de nous incliner devant le langage de la raison et de la Vérité.
Nous nous plaisons à ne ressentir que ce qui est vibration matérielle, nous ne recherchons que la satisfaction des sens de notre nature physique et nous négligeons complètement ceux de l'esprit.
Cependant si le corps a besoin d'une saine nourriture pour bien se porter de quelle bien plus saine et fortifiante manne la pensée doit-elle se nourrir pour que l'équilibre soit parfait entre l'Esprit et la Matière ! (le corps et l'âme).
Il est dit quelque part : si vous n'avez l'Amour en vous, vous n'êtes que des arbres ne donnant que de mauvais fruits et l'Amour c'est TOUT, par conséquent hommes qui avez la même origine de Vie, qui vous agitez dans le même Univers, sachez donc guérir votre petit esprit, en vous nourrissant de toutes les vertus qui feront de vous des êtres supérieurs d'autant que vous reconnaîtrez votre humilité, votre petite valeur, puisque, un souffle, un rien, peut suspendre au moment où vous y pensez le moins, toute la force vitale que vous croyez détenir en toute propriété.
Votre vie sera vraiment forte et féconde si vous voulez bien comprendre ce qu'est la Bonté, avec tous ses attributs et que, en vrai gourmet des mets de l’Esprit, vous vous en nourrissiez abondamment ce qui sera pour vous la Santé, la Force, la Domination.
Ce faisant, vous serez toujours en règle avec les lois qui vous gouvernent spirituellement et votre attirance sera tellement puissante que vos bras ne seront pas assez grands pour étreindre avec Amour, tous ceux qui cherchent un refuge, un asile de Paix et de Fraternité.
C'est la route du Ciel qui vous est ainsi ouverte, souffrants de toutes sortes. Voulez-vous la suivre ? C'est votre bonheur qui vous attend.
H. LORMIER
Le Fraterniste, 15 mars 1928
Aimez vos ennemis (Le Fraterniste, 1er mars 1927)
Le Fruit et l'Arbre (Le Fraterniste, 24 avril 1914)
Connais-toi toi-même (Le Fraterniste, 15 septembre 1927)
Morale stoïcienne (Le Biéniste, 15 novembre 1922)
Les grandes âmes (Le Fraterniste, 15 mars 1924)
Dieu ne s'achète ni ne se vend (Le Fraterniste, 15 juin 1924)
Dans l'amour, le séparé existe encore (Guy Debord)

Puisque chaque sentiment particulier, n'est que la vie partielle, et non la vie toute entière, la vie brûle de se répandre à travers la diversité des sentiments et ainsi de se retrouver dans cette somme de la diversité. Dans l'amour, le séparé existe encore, mais non plus comme séparé, comme réuni et le vivant rencontre le vivant.
Guy Debord, La société du spectacle, 1974
La faute est en nous-mêmes (William Shakespeare)

“The fault, dear Brutus, is not in our stars
But in ourselves, that we are underlings.”
William Shakespeare
Traduction :
“La faute, cher Brutus, n'est pas dans nos étoiles
Mais en nous-mêmes, si nous sommes de sous-fifres.”
(Jules César, Acte I, Scène 2, v. 140-141).








/image%2F0655110%2F20241209%2Fob_2e1b1c_arbre-sans.png)