« Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous persécutent et vous calomnient, afin que vous soyez les enfants de votre Père qui est dans les cieux, qui fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants, et fait pleuvoir sur les justes et les injustes. Car si vous n'aimez que ceux qui vous aiment, quelle récompense en aurez-vous ? » (Mathieu, V, 44 et suiv.)
Léon Denis, Après la mort (p. 78) Dervy-Livres, Paris, 1977
Nulle part la vie n'est absente dans l'univers. La mort n'est qu'une illusion, un des agents qui permettent un renouvellement incessant et d'incessantes transformations. L'enfer – pour les initiés à la doctrine ésotérique – n'est autre que le remords et l'absence d'amour. Le purgatoire est partout où se rencontre la forme et où évolue la matière.
Léon Denis, Après la mort (p. 35) Dervy-Livres, Paris, 1977
Tout ce que nous sommes est le résultat de ce que nous avons pensé. Cela est fondé sur nos pensées ; cela est fait de nos pensées. Si un homme parle et agit d'après une pensée pure, le bonheur le suit comme une ombre. La haine n'a jamais été apaisée par la haine. La haine n'est vaincue que par l'amour.
Léon Denis, Après la mort (p. 34) Dervy-Livres, Paris, 1977
L'ignorance est le mal souverain, d'où découlent la souffrance et la misère ; et le premier moyen d'améliorer la vie dans le présent et dans l'avenir, c'est d'acquérir la connaissance.
Léon Denis, Après la mort (p. 32) Dervy-Livres, Paris, 1977
A cet ordre d'idées se rattache le dogme de la métempsycose, ou renaissance des âmes coupables dans les corps d'animaux, d'insectes ou de plantes, épouvantail destiné à terroriser les faibles, système habile qu'a amitié le Catholicisme dans a conception des mythes de Satan, de l'enfer et des supplices éternels.
Léon Denis, Après la mort (p. 31) Dervy-Livres, Paris, 1977
« Tu portes en toi-même un ami sublime que tu ne connais pas, car Dieu réside dans l'intérieur de tout homme, mais peu savent le trouver. [...] Or, sachez-le, l'âme qui a trouvé Dieu est délivrée de la renaissance et de la mort, de la vieillesse et de la douleur, et boit l'eau de l'immortalité. »
Léon Denis, Après la mort (p. 27) Dervy-Livres, Paris, 1977
La vraie religion ne saurait être ramenait à des règles ni à des rites étroits. Elle n'a besoin ni de formules, ni d'images : elle s'inquiète peu des simulacres et des formes d'adoration et ne juge les dogmes que par leur influence sur le perfectionnement des sociétés. La vraie religion embrasse tous les cultes, tous les sacerdoces, s'élève au-dessus d'eux et leur dit : La vérité est plus haute !
Léon Denis, Après la mort (p. 19) Dervy-Livres, Paris, 1977
Ainsi la vraie religion s'élève au-dessus de toutes les croyances et n'en proscrit aucune. [...] De là sont sortis les grands réformateurs, les fondateurs de religion, les ardentes semeurs d'idées : Krishna, Zoroastre, Hermès, Moïse, Pythagore, Platon, Jésus, tous ceux qui ont voulu mettre à la portée des foules les vérités sublimes qui faisaient leur supériorité. Ils ont jeté aux vents la semence qui féconde les âmes ; ils ont promulgué la loi morale, immuable, partout et toujours semblable à elle-même.
Léon Denis, Après la mort (p. 16-17) Dervy-Livres, Paris, 1977