Guérir le corps, c'est bien, mais guérir l'âme c'est mieux. Un esprit sain dans un corps sain. Les maladies du corps dérivent bien souvent d'une âme tourmentée. Celui qui nourrit son esprit de mauvaises pensées empoisonne son corps. Guérissez-le d'abord par les bons sentiments et votre santé physique s'en ressentira. Soyez bons, aimez-vous, ne vous haïssez pas.– H. LORMIER.
La littérature permet tout, dit-on. Je pourrais donc les faire tourner à l'infini dans l'escalier de Penrose, jamais ils ne pourraient plus descendre ni monter, ils feraient toujours en même temps l'un et l'autre. Et en réalité, c'est un peu l'effet que nous font les livres. Le temps des mots, compact ou liquide, impénétrable ou touffu, dense, étiré, granuleux, pétrifie les mouvements, méduse. Nos personnages sont dans le palais pour toujours, comme dans un château ensorcelé. Les voici foudroyés dès l'entrée, lapidifiés, transis. Les portes sont en même temps ouvertes et fermées, les impostes usées, arrachées, détruites ou repeintes. La cage d'escalier brille, mais elle est vide, le lustre scintille, mais il est mort. Nous sommes à la fois partout dans le temps.
La Sincérité. La Religion est plus dans le cœur qu'elle ne paraît au dehors ; Dieu regarde au cœur, duquel procèdent les sources de la vie. Le Dieu de vérité reconnaît pour siennes toutes les âmes sincères. Aussi, les pratiques religieuses sont-elles moins dans les formules que dans l'action et les élans du cœur ; la Prière n'est pas une litanie, mais une expansion de l'âme ; ce qui est agréable à Dieu, ce ne sont pas les rites bien ordonnés, mais la sincérité la plus grande sanctionnée par une foi pure. « L'Eternel, a-t-il été dit, changera aux peuples leurs lèvres en des lèvres pures, afin qu'ils évoquent tous le nom de l'Eternel pour le servir d'un même esprit ».
Édouard Saby, Fin et Résurrection d'un monde (1948), p.127
Pour aider à la guérison complète de vos maux, il vous faut une confiance persévérante en sachant, avec une foi invincible que les Forces Spirituelles sont autour de vous et s'unissent à votre pensée quand, de toute votre âme, vous leur demandez de vous aider dans votre épreuve. Tout n'est que Vie et Puissance autour de nous. Tout n'est que vibrations. Que votre esprit n'en doute pas et Dieu vous exaucera.
LE HASARD pour être véritablement HASARD devrait procéder du zéro ou, ce qui est pareil, du RIEN ou NÉANT ABSOLU. Alors, vraiment, il serait : HASARD, c'est-à-dire : Effet sans cause ! Autrement, il a une cause et il n'est donc plus, en réalité, hasard ! Mais alors, s'il y a cause, nous devons la rechercher et la dévoiler cette cause. Et puis, est-il possible que des êtres puissent concevoir le Néant ? Où est-il ce néant-là ? Est-il possible qu'il puisse être, puisque tout a toujours été, sans commencement et sans fin ?...
La Foi. Un seul remède peut guérir l'Humanité, LA FOI ; mais il n'est de foi inébranlable que celle qui peut regarder la raison face à face. Douter de tout ou tout croire sont deux solutions extrêmes qui dispensent de réfléchir : une foi aveugle est aussi pernicieuse qu'un scepticisme exagéré. Comme les certitudes inébranlables n'habitent que des intelligences profondes et des coeurs fortement trempés, exerce ton intelligence, mais cultive aussi ton caractère. Sache, enfin, qu'il est des cas où, même obscure, la Foi est un guide plus sûr que la raison la plus éclairée ! Ne vous arrive-t-il pas de marcher vers la lumière qui se cache, guidés par sa chaleur plus proche ? C'est ainsi que la Foi, pour être féconde, n'a pas besoin de se formuler : il lui suffit d'être sentie.
Édouard Saby, Fin et Résurrection d'un monde (1948), p.128
Nous engloutissons une atmosphère mentale, INVISIBLE, par nos deux hémisphères cérébraux ; Comme nous engloutissons une atmosphère aérienne, INVISIBLE, par nos deux sacs pulmonaires. La première de ces atmosphères se nomme Dieu. La seconde se nomme Air. L’une n'est pas davantage visible que l'autre.... Nous voudrions bien que l'on médite sur ce fait....
Dans vos épreuves, vos souffrances, sachez comprendre comment vous pouvez obtenir la libération de vos peines. Ne vous révoltez pas contre des causes inconnues, mais sachez prier non pas des lèvres, en récitant des longues formules, non, dites de tout votre cœur, comme le Christ : Mon Père, que ta Volonté soit faite et non la mienne. Délivre-moi du mal. Vous obtiendrez, vous guérirez. H. LORMIER.