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Société Mutualiste Le Devoir Jemeppe-sur-Meuse rapport des années 1899-1900

Publié le par antoiniste

    Dans le rapport des années 1899-1900 de la Société Mutualiste Le Devoir, fondée le 6 septembre 1896, et établie Rue du Progrès, 55 à Jemeppe-sur-Meuse, on retrouve plusieurs personnes de la ville qui vécurent en même temps que Louis Antoine :
- G. Pastor, rentier, rédidant à Jemeppe, est membre d'honneur.
- Eustache Bougnet, bourgmestre, résidant à Jemeppe, est membre protecteur, il porte l'écharpe mayorale de 1882, après Albert de la Saulx (un F.Kraft de la Saulx, ingénieur en chef à la Société Anonyme John Cockerill est également membre d'honneur) et Arnold de Lexy, et jusqu'en 1912, avant Antonin Delville.
- Antonin Delville, docteur, résidant à Jemeppe, est membre honoraire.
- Desart A., avocat, résidant à Jemeppe est membre honoraire. Est-il de la famille avec Marie Desart ?
- Dor, Nicolas, négociant, résidant à Jemeppe, rue du Pont, est membre honoraire. Il tient un magasin où Louis Antoine achètera une paire de souliers pour 7 francs 50.
- Joseph Massillon, imprimeur à Jemeppe qui imprimera divers livres, revues, brochures ou cartes postales concernant l'antoinisme.
- Nizet O., pharmacien, Nizet V., industriel et Nizet S., brasseur sont membres honoraires.
- Antoine J.-J. et Ernest, habitants Grâce sont membres effectifs. Un frère de Louis Antoine s'appelait Jean-Joseph, né à Flémalle-Grande le 15 octobre 1827. Il travailla comme son père à la mine.
- Dor Jean, habitant Jemeppe est membre effectif. Est-il de la famille du neveu de Louis Antoine, Pierre Dor ? Un parent de Nicolas Dor ? Les deux ?
- Gaye Arthur, habitant Jemeppe est membre effectif. Un Gaye, de Tilleur recevra Louis Antoine pour quelques séances spirites chez lui en 1884-86.
- Goffin Fernand de Grâce-Berleur et Goffin Jean, Sclessin, sont membres effectifs. Soeur Goffin sera la première desservante du temple de Caudry dans le Nord de la France (près de Cambrai). Sont-ils de la même famille ?
- Jeanfils Joseph habitant Grâce-Berleur et Jeanfils Walthère, habitant Cahottes sont membres effectifs. Sont-ils parentés avec Martin Jeanfils, le guérisseur qui fut en procès avec Louis Antoine en 1907 et que le Père appela à son lit avant sa désincarnation ?
- Léopold Monet, habitant Jemeppe est-il le Léopold-Joseph Monet, 61 ans, tourneur, habitant rue Alfred Smeets, 18 à Jemeppe, et membre du conseil d'administration du culte antoiniste en 1934 ?
- Joseph Nihoul, habitant Jemeppe est membre effectif comme ce Léopold Monet. Est-il le même Joseph Nihoul, trésorier, 70 ans, sans profession, habitant rue Alfred Smeets, 2, à Jemeppe (c'était l'adresse du temple) et qui deviendra Représentant du Père en 1940 à la désincarnation de Mère ?
source : Société Mutualiste Le Devoir, Jemeppe-sur-Meuse, rapport des années 1899-1900 (kbr.be)

    Rappelons également qu'en 1896, les VIGNERONS du SEIGNEUR dont Louis ANTOINE était le président fit paraître deux ouvrages:
- Le PETIT CATÉCHISME SPIRITE "pour servir à l'instruction des enfants et des personnes ne connaissant pas le spiritisme". Ce petit ouvrage eut un certain succès dans les milieux spirites de l'époque, il y en eu même une édition espagnole (Belgique : Impr. Donnay frères et soeurs, rue de la Casquette, 17, Liège, 1896, 1 vol. (40 p.) ; 17,5 cm).
- LE DEVOIR ,composé d'extraits du Recueil de Prières Spirites et de l'Évangile selon le Spiritisme, deux ouvrages d'Alan Kardec (Belgique : Impr. à vapeur, Jos. Massillon, 1900 à 1904, 1 vol. (46 p.) ; 17 cm).
     La société spirite se réunissaient en séances publiques, le dimanche matin à 10 h, soit chez M. ANTOINE, soit chez M. Pierre DEBROUX, menuisier à Mons-Crotteux.
source : http://culteantoiniste.com/historique.htm

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Le Père Antoine a-t-il existé ?

Publié le par antoiniste

    Le christianisme n'est pas une fable. Il n'a pas été inventé par des prêtres cupides et rusés, avides de pouvoirs spirituels et temporels. Il n'a pas été inventé par les maîtres pour tenir leurs esclaves dans la soumission en leur faisant miroiter un au-delà où ils trouveraient la compensation de leurs humiliations et de l'acceptation de leur servitude. Les thèses mythistes sur Jésus ne tiennent pas la route.
    Mais le cœur de la prédication chrétienne avec son caractère apocalyptique et eschatologique montre aussi que la vérité éventuelle du message prêché ne peut pas se démontrer sur le terrain de l'histoire. Les disciples du Christ ne peuvent pas se revendiquer d'un fait historique.
    La prédication chrétienne repose en définitive sur un mythe. L'envoyé de Dieu vient bientôt juger le monde et y établir la seigneurie de son créateur. Or qu'est-ce qu'un mythe? «  Muthos représente la parole vraie, non pas au sens de ce qui est judicieusement pensé et qui a force de preuve, mais du donné factuel, de ce qui s’est révélé, de ce qui est vénéré, et par là cette parole se distingue de toute autre énonciation. » Le mythe est la parole la plus vraie, parce qu'elle est donnée. Le christianisme est né du jour où on a substitué au mythe chrétien, une théologie chrétienne, c'est-à-dire un discours sur Dieu conçu comme une catégorie intellectuelle soumise au raisonnement et à la démonstration. Il s'est fourvoyé le jour où, pour exister, il s'est livré à la philosophie comme le paganisme antique avait péri le jour où la critique philosophique s'était emparé des mythes d'Homère et d'Hésiode soit-disant pour les sauvegarder en en restituant le sens symbolique.
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Origines_du_christianisme#Mythe.2C_histoire.2C_fable


    Qu'en est-il de l'antoinisme et du Père Antoine ? Jésus-Christ a-t-il existé ? Le Père Antoine a-t-il existé ? Le spiritisme existe-t-il encore comme il en était à l'époque de Louis Antoine.
    Pour les chrétiens, Jésus-Christ est le fils de Dieu, le Messie envoyé aux hommes pour les sauver. Dans l’islam, Jésus est appelé Îsâ et est un prophète majeur. Rabbin hérétique pour les juifs.
    Quant au Père, il disait lui-même :
    "Toute révélation émane de Dieu, sa base est donc toujours la même ; les mots ni les phrases n'y sont rien ; seule la morale qui en découle, qui est amour divin, est tout.
    C'est ainsi qu'il faut apprécier mon enseignement. Je ne dirai pas que je suis venu en mission, je dis plutôt à l'épreuve, car il est de mon devoir de respecter cette révélation autant que j'ai voulu l'enseigner." (La Révélation, L'arbre de la Science de la vue du bien, p.193).

    Pierre Debouxhtay finit son petit opuscule, en 1945, par ce passage :
    "Mais l'exactitude minutieuse à reconstituer la physionomie des personnages contribue parfois à faire de ceux-ci des énigmes. Plus on fouille les replis et les recoins de leur vie, plus leur figure morale s'enveloppe de brumes, d'incertitudes ; bref, plus on sait, moins on connaît ! Qu'y faire ? Ne vaut-il pas mieux tenir compte de la complexité des âmes et conserver le mystère ?" (Pierre Debouxhtay, l'Antoinisme, 1945, p.30). Notons ici que Pierre Debouxtay adopte lui-même l'Enseignement (même s'il n'est pas propre uniquement à l'Antoinime) : "Le travail donne les connaissances et l'épreuve le savoir" (Phrase sur la couverture des Unitifs)
    Mais il le commence aussi par cette phrase :
    "Culte à visée universalistes, l'Antoinisme est, croyons-nous, un phénomène social unique en Wallonie ; que dans la suite il s'étiole ou continue à provigner peu importe : il mérite d'être étudié impartialement." (Pierre Debouxhtay, l'Antoinisme, 1945, p.1-2).

    C'est l'objet de ce site : qui présente la vie du Père mais aussi des gens qui l'ont entourés et qui se sont nourris de sa Révélation. Mais qui présente aussi l'histoire de l'Antoinisme des origines (avec ses sources) à aujourd'hui.
    Mais il ne s'agira que de ma propre compréhension et conception du Père et de l'Antoinisme. C'est la raison pour laquelle la page d'accueil précise que ce n'est pas la personnalité du Père présenté ici qui pourrait aider, mais bien la compréhension que vous en avez vous-même qui pourra vous guider vers la Lumière.
    Ainsi on peut bien se demander si le Père Antoine a existé comme on le présente : il n'a abordé que très peu sa vie dans son Enseignement : plus dans les premiers Enseignements qu'il a détruit car "on consruit maintenant pour détruire demain"., mais très peu dans la Révélation, un peu plus dans le Développement. Si le Père a existé, lui-seul avait conscience de lui comme il était vraiment, nous ne pouvons que nous en faire une conception fausse et indirecte. Et comme le Père le dit : "nous ne devons pas ignorer que le temps et la distance n'existent que matériellement, tout ce qui est réel, est éternel, c'est-à-dire que le passé et l'avenir sont le présent." (Le Développement de l'OEuvre Révélée, Nous sommes tous des Dieux, p.93).

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les Cockerill et les Pastor, patrons de Louis Antoine

Publié le par antoiniste

les Cockerill et les Pastor, patrons de Louis Antoine

Illustrations issues du journal Le Temps (supplément illustré) du 23 septembre 1920
(sauf K.G.Pastor, issue de wikipedia allemand) 

 

les Cockerill et les Pastor, patrons de Louis Antoine    John Cockerill est né en Grande Bretagne, à Heslingden, en 1790. Il est venu en Wallonie à l’âge de 12 ans et a vécu au contact des ateliers de son père à Verviers et à Liège. La population de Seraing est alors de 1980 habitant. L'arrivée de John Cockerill, stimulé par Guillaume Ier des Pays-Bas qui lui a vendu le château de Seraing pour un prix symbolique, l'ancienne résidence d'été des princes-évêques pour y installer ses usines métallurgiques (il comprend l'habitation du Directeur-général, la bibliothèque, les archives, la salle réservée aux Assemblées générales des actionnaires, les différents ateliers de fabrication) va faire de Seraing la ville de l'acier. Il a fait édifier le 1er haut-fourneau au coke en 1823. A partir de 1817, on met à son actif, à Seraing, une fabrique de mécaniques à usage industriel, la fourniture de locomotives, un centre de formation et, surtout la création d’une Entreprise Sidérurgique Intégrée, la première en Europe. On le trouve administrateur ou commissaire des Hauts fourneaux de Seraing, de Châtelineau, d’Ougrée, de la Fabrique de Fer d’Ougrée, de la Banque de l’industrie du Hoyoux. Et, encore, d’entreprises textiles à Verviers, Tournai, Andenne, des Houillères de Herve, des charbonnages du Val Benoît. Il fonde des entreprises en France, Allemagne, Pologne.

    Konrad Gustav Pastor né le 2 juin 1796 à Burtschied (près d'Aix-la-Chapelle). Faisant partie de la communauté protestante de la région de Liège, il est enterré selon le rite évangélique.
    La communauté protestante de Seraing-Lize (quartier où se construira également le temple antoiniste) voit le jour en 1840. En 1852, l'église protestante, ainsi qu'une école, est construite, Amand Cacheux, envoyé par le comité de Bruxelles, en est le premier pasteur, jusqu'en 1885.

    Après une formation en Allemagne, Konrad Gustav Pastor entre en contact très tôt (1813) avec la famille Cockerill. La famille Cockerill-Pastor est particulièrement bien implantée à Aix-la-Chapelle. En 1813, Charles-James et John Cockerill épousent deux Aixoises, Caroline et Frédérique Pastor, filles du riche fabricant de Borcette. En 1825, Charles-James s’établit à Aix-la-Chapelle (au château de Behrensberg dans lequel son père meurt en 1832).
    En collaboration avec l'entreprise de ce dernier depuis 1817, il est envoyé en Angleterre en 1822 afin de connaître les détails de la fabrication de la première machine à vapeur de Gußstahl. Revenu à Seraing, il construira les hauts-fourneaux au coke et les fourneaux à puddler à charbon qui deviendra une usine de transformation du fer.
    Mais quel est le principe du haut fourneau ? Il résulte d’un long processus qui a débuté à l’âge de fer. C’est au 15e siècle qu’il prendra la forme représentée par le monument. À une température de plus de 1 537 °, on enlève l’oxygène, contenu dans le minerai de fer, en le brûlant avec du carbone (issu d’abord du charbon de bois et ensuite du coke – produit par le chauffage à 1000 ° de la poussière de charbon). Mais la fonte ainsi obtenue est trop cassante pour être travaillée. C’est pourquoi elle doit passer par l’affinage où on élimine les impuretés par oxygénation. On obtient ainsi de l’acier. Les deux premières étapes du processus se font à Seraing, mais l’aciérie est située à 20 Km en aval, à Chertal. La fonte en fusion y est transportée dans de gigantesques wagons thermos. Ces convois rougeoyant de jour comme de nuit sont bien connus des habitants de la région.

    Konrad Gustav Pastor est directeur de la métallurgie, puis en 1829, il devient, jusqu'en 1866, direles Cockerill et les Pastor, patrons de Louis Antoinecteur général des usines de Seraing.
    Avec la crise de 1839, en vue d’éviter la faillite, les hommes politiques liégeois poussent les autorités nationales à intervenir. En cas de fermeture des Etablissements Cockerill (30.000 ouvriers), la région liégeoise serait confrontée à une véritable catastrophe économique et sociale. L’idée de créer une société anonyme avancée en août 1839 est refusée par John Cockerill, qui se met en quête de débouchés et de crédits supplémentaires à l’étranger. Le 19 juin 1840, celui-ci meurt de la fièvre typhoïde à Varsovie, en laissant un passif très lourd. Embaumé, il est d’abord inhumé dans cette ville. En 1867 la dépouille est ramenée à Seraing et placée dans un caveau du cimetière de la rue de la Glacière. Ses héritiers, qui sont en même temps ses créanciers, acceptent de vendre certaines parties des avoirs. Ne trouvant aucun acheteur, les installations de Liège et de Seraing représentent l’apport majeur lors de la constitution de la S.A. pour l’Exploitation des Etablissements John Cockerill, créée le 20 mars 1842 et dirigée par l’Aixois Gustave Pastor, neveu et collaborateur de John Cockerill.
    En 1840, les usines sérésiennes comprenaient trois divisions principales : les houillères ; la fabrique de fer et les hauts fourneaux ; les ateliers de construction. Vingt-quatre and plus tard, elles constituent un exemple accompli d'un ensemble industriel intégré. Outre un vaste département administratif, elles rassemblent un important département de production regroupant six divisions spécialisées : depuis l'extraction des matières premières (houille, minerai de fer des gisements de Belgique, de Lorraine, du Grand-Duché de Luxembourg et d'Espagne) jusqu'à la construction des appareils les plus élaborés (locomotive, machines à vapeur, pièces d'artillerie. A cet ensemble, s'ajoutent le chantier naval d'Hoboken, une briqueterie et une cimenterie).
    De mai 1842 à avril 1843, les Etablissements Cockerill participent à la construction en fer du pont suspendu de Seraing, qui va demeurer en usage jusqu'en 1905. Concession privée, le passage du pont restera à péage jusqu’en 1898.
    De 1842 à 1869, il devient président du conseil d'administration des Entreprises.
    En 1849, à l'apogée de sa carrières, il construit un hôpital-orphelinat près de la gare de Seraing et du charbonnage Colard. EN 1857, à la suite d'une épidémie cholérique qui avait fait de nombreuses victimes à Seraing, l'administration de la Soéciété Cockeirll décida de fonder l'hôpital destiné à recevoir, non seulement les malades et blessés appartenant à ses propres usines, mais aussi ceux des usines avoisinantes. Cet établissement peut contenir 300 lits, le service en est confié aux Soeurs de St-Vincent-de-Paul, sous le contrôle du directeur-général de la Société.
    Dès 1863, la Société Cockerill se dote d’un convertisseur Bessemer. Dix ans plus tard, la création de l’Aciérie d’Angleur (Rossius et Pastor) rompt ce monopole et, la même année, la Société de Sclessin inaugure son convertisseur Siemens-Martin.
    En 1861, on décerne à Konrad Gustav Pastor le titre de citoyen d'honneur de la Belgique. Le 30 juin 1866, après 37 années vouées à l'extension de ces usines, auxquelles M. Pastor, âgé de 70 ans, avait consacré ses vastes connaissances, sa grande prudence et son expérience consommée.
    La population de Seraing fut derechef décimée par le choléra en 1866, de nombreux ouvriers, de nombreuses mères succombèrent à l'hôpital et y laissèrent un grand nombre d'orphelins. Ceux qui appartenaient au personel de la Société Cockerill y restèrent après que la maladie eut disparu. Le Conseil d'administration de la Société décida alors que ces enfants formeraient le noyau des pupilles d'un orphelinat, où seraient admis tous les enfants en bas-âge, d'ouvriers qui viendraient à mourir au service de la Société, ou qui, devenus veufs, seraient surchargés de jeunes enfants. La Société prit en même temps à sa charge le salaire du médecin attaché à ses usines et créa une pharmacie, qui délivre gratuitement les médicaments, non-seulement aux ouvriers, mais encore à leurs ascendants et descendants.
    En 1871, la Société fait construire des groupes de maisons ouvrières, le long de la Meuse, dans une position abondamment pourvue d'air, d'eau et de lumière, pour les ouvriers spéciaux de la fabrique de fer.
    EN 1873, la société érige de puissants élévateurs à vapeur sur la crête du mur d'eau du fleuve, permettant le débarquement rapide des minerais algériens et espagnols amenés d'Anvers par les canaux. C'est la petite portion, le reste, de beaucoup plus considérables, arrive par chemin de fer, d'Anvers et de Terneuzen, de Namur et du Luxembourg.
    De 1866 à 1887, pendant que Louis Antoine y travaille soit à Seraing, à Meiderich ou à Varsovie (en 1888, c'est M. d'Ignatius qui est agent de l'entreprise pour Saint-Pétersbourg), pour la partie mécanique, la construction des ponts, les objets de chaudronnerie indépendants des moteurs livrés, les navires et bateaux à vapeur, la Société Cockerill a exécuté dans ses divisions des forges, des ateliers de constructions mécanique, des chaudronneries et du chantier des constructions navales, une série de commandes portant le chiffre total de celles-ci, depuis la fondation des usines de Seraing, à 64.650 machines et installations diverses, plus 420 navires et bateaux de toutes formes et puissances.
    De 1866 à fin octobre 1886, les établissements de Seraing ont été dirigés par M. le baron Eugène Sadoine (1820-1904), administrateur-directeur général, qui, continuant l'oeuvre de son prédécesseur, les a amenés au degré de développement actuel. Agent de Cockerill à Saint Pétersbourg, il tisse des liens avec la Russie, fournissant des équipements de navires à vapeur construits dans les chantiers navals de Cockerill. Devenu directeur général des Ets Cockerill, il investit largement en Russie, y fonde d’importantes sociétés, chargeant les usines de Seraing de l’installation d’entreprises. En 1886, la Compagnie Cockerill fonde ses Aciéries de Varsovie et dans le midi de la Russie, la Société dniéprovienne. Puis, ce sont les charbonnages du Donetz. Sadoine fonde une agence anglo-belge en Chine.
    L'usine à fers de Seraing est alors l'une des plus considérables de la contrée. Elle produit par année 25 à 30.000 tonnes de fer et de tôles de la meilleure qualité pour les établissements Cockerill mêmes et pour sa clientèle extérieure. La population de Seraing est en 1888 de 30.000 personnes. La population des usines est d'environ 8.000 personnes, dont 360 employés.

    La catastrophe survenue le 8 décembre 1881 à la houillère Marie du charbonnage Colard dans le chantier de la couche “Déliée-veine” entre les étages 308 et 348 mètres est commémoré par la Belle Pierre, qui se trouve devant le temple Antoiniste de Serain-Lize. Le charbon Colard est destiné à l'approvisionnement des fours à coke de ce charbonnage, et à l'alimentation des aciéries et de la fabrique de fer. 69 mineurs y trouvèrent la mort. L’événement marqua fortement les esprits de la population à tel point qu’une souscription populaire permit l’érection d’un monument commémoratif. Celui-ci est un monolithe de calcaire de dimension exceptionnelle. Deux pics croisés, symbole du métier de mineur sont sculptés sur l’obélisque. Sur les quatre faces du socle de la stèle on peut lire les inscriptions qui expriment bien les sentiments de ceux qui voulurent le monument : Coup de feu grisou, 8 décembre 1881 / Travaille est le cri des heureux Travaille est bien facile à dire / Par souscription populaire Aux martyrs du travail / La Société qui a le travail pour base doit nourrir le travailleur et non pas le tuer.

    Konrad Gustav Pastor meurt à Liège le 20 janvier 1890, à 94 ans.
les Cockerill et les Pastor, patrons de Louis Antoine
    Après Eugène Sadoine, suivra Adolphe Greiner (né en 1842) à la tête de la Société, il mourra en prison le 20 novembre 1915, refusant que la Société travaille pour les Allemands. Son fils Léon Greiner (1877-1963), à son retour de déportation en novembre 1918, reprend les rênes.

    Les fils de Konrad Gustav Pastor, Georg Octave et surtout Gustav Leon Pastor (1832 - 1922), tous deux ingénieurs des hauts-fourneaux, jouèrent un rôle important dans l'histoire des débuts de l'acierie dans la région du Rhin.
    En 1871, il fonde une usine à Meiderich. En 1877, Gustav Leon Pastor est directeur des aciéries du Rhin, à Ruhrort.
    En 1905, Gustav Leon Pastor, de Jemeppe-sur-Meuse, est membre de la Liste des Adhérents au Congrès international des habitations à bon marché de 1905.

    Il existe maintenant une rue Pastor à Seraing, derrière le Quai Sadoine, perpendiculaire à la rue Cockerill, ainsi qu'une avenue Adolphe Greiner.

    En 1955, la société Cockerill fusionne avec Ougrée-Marihaye (datant de 1808). Cockerill-Ougrée devient Cockerill-Ougrée-Providence en 1966 avec l'arrivée de Espérance-Longdoz (fondé en 1836). En 1979, est fondé Cockerill et Thy-Marcinelle et Providence. EN 1980, elle devient Hainaut-Sambre, puis Cockerill-Sambre en 1981. En 1999, la société fait partie du Groupe français Usinor et en 2002 est créé le Groupe Arcelor, regroupant Aceralia, Arbed et Usinor. En 2006, elle est acquise par Mittal Steel. ArcelorMittal est créé. Aujourd'hui, les usines sidérurgiques wallonnes du secteur des Aceirs Plats au Carbone Europe sont des centres de performances rattachés au premier groupe sidérurgique mondial. ArcelorMittal confirme, début 2008, l'abandon du projet de fermeture de la ligne à chaud de Liège.

sources : www.digitalis.uni-koeln.de/Matschossm/matschossm197-201.pdf
Suzanne Pasleau, «Caractéristiques des bassins industriels dans l’Eurégio Meuse-Rhin», Fédéralisme Régionalisme, Volume 3 : 2002-2003 - Mobilité et identités dans l'Eurégio Meuse-Rhin
http://popups.ulg.ac.be/federalisme/document.php?id=298
http://www.tschoepe.de/auktion49/auktion49.htm
http://www.seraing.be/IMG/pdf/patrimoine_brochure-2.pdf
http://users.swing.be/vivwal/walletr.htm
http://www.protestantisme.be/default.asp?menu=histoire&page=communaute
http://www.epubserainghaut.be/historique.html
Industries et populations: l'enchaînement des deux croissances à Seraing au XIXe siècle (Google Books)
Actes du VIIme Congrès international des habitations à bon marché tenu à Liege, du 7 au 10 août 1905 (1906)(archive.org)
Notice sur les établissements de la Société Cockerill (1888)(archive.org)
Henri Pirenne, Histoire de Belgique, Volume 7 - De la Révolution de 1830 à la guerre de 1914 (archive.org)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Seraing
http://www.cockerill-sambre.com/fr/historique/historique.htm

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Les métiers de Louis Antoine

Publié le par antoiniste

Illustration : Tombe de de Lexhy (vieux cimetière de Jemeppe, rue Aripette)

    Il devient mineur à 12 ans, en 1858. Il travaille certainement au charbonnage de la Concorde (ou des Makets) au Bois-de-Mont, ou de Baldaz à Flémalle-Grande (Robert Vivier, p.20). Louis fut d'abord un "gamin", qui aidait son père et son frère Eloi, emmenant les pierres du déblai, apportant les bois d'étayage, puis un "hiercheur" poussant la benne pleine et ramenant en sifflant la benne vide (Robert Vivier, p.29).

    En 1860, Louis Antoine est employé à la division des forges et martelage de la Société Cockerill à 14 ans. "Tout change. Les fils de sont pas les pères. Et si même son frère Eloi allait à la mine, ainsi que son parrain Louis Thiry, est-ce que Jean-Joseph y allait, lui ? Louis n'était pas pire que Jean-Joseph" (Robert Vivier, p.32). Il sortira au grade machiniste.

    Il fait son service militaire à 19 ans, en 1866.

    Il travaille un temps au chantier de cordage de M. Arnold de Lexhy. Les de Lexhy sont une famille riche de Liège et Jemeppe où les tantes de Lexhy possèdent le château Courtejoie. Un Lambert de Lexhy est maire de Jemeppe de 1802 à 1808, puis un Arnold de Lexhy de 1867 à 1882 (Marcel Peters, p.8). La rue de Jemeppe où se trouve ce château Courtejoie (près de la rue de la Station) porte le nom rue A. de Lexhy. C'est durant cette période que Rolland A E Collignon fait intervenir la mort d'un ami, socialo-anarchiste, que Louis Antoine ne pourra sauver car son patron , M. Pasteur, où travaille également Catherine comme "boniche", ne voudra pas appeler de docteur.

    Il est appelé sous les drapeaux pendant la guerre franco-allemande de 1870 (nous reviendrons sur cette période dans un autre billet). C'est durant cet appel qu'il tue par accident un camarade.

    En 1871, un ouvrier, Jean Leplat, lui parle d'usines qui manque d'ouvriers en Prusse, une fabrique de Cockerill les embauche dans le "pays de fer et de feu" (Robert Vivier, p.97). "- Vous travaillez ? - A l’usine Cockerill, s’empressa de répondre Catherine. - Aux presses, corrigea-t-il. - On y gagne bien sa vie, admit la mère. - Moins bien qu’à l’étranger, Madame. - Alors, vous allez partir ?" (Roland A E Collignon). A son retour au bout de 19 mois, il "hantait" toujours Catherine Collon, qui tombe enceinte. Ils se marient donc le 15 avril 1873. Louis Antoine est alors marteleur.

    Repart comme ouvrier métallurgique à l'usine Cockerill, il habite avec Catherine à Meiderich-Hamborn, 6, Vorwinkelstrasse. Leur fils naît le 23 septembre septembre 1873, la même année de leur arrivée.

    En 1876, ils rentrent et louent une maison à  Jemeppe, en haut de la rue Bois-de-Mont. "Il y a un petit terrain autour de leur maisonnette. Ils y plantèrent des légumes" (p.114). Louis Antoine retrouve une place de machiniste au charbonnage des Kessales à Jemeppe (il existe toujours l'entrée des Kessales, c'est la division du froid de Cockerill, vers Flémalle. Elle cessa toutes activités en 1966). Puis il vend des légumes de son jardin sur une charrette à travers "les rues et les corons" (Robert Vivier, p.121).

    En 1879, ils repartent comme ouvrier de Monsieur Pastor, de l'usine Cockerill de Seraing. Celui-ci l'envoie en Pologne russe, comme chef-marteleur, à Praga (près de Varsovie), où Catherine tiendra une pension pour ouvriers étrangers. Roland A E Collignon fait appeler le premier patron d'Antoine Monsieur Pasteur. Celui-ci l'aurait déjà embauché dès son premier emploi à Cockerill en 1860. Rolland A E Collignon raconte : Le vieux Martin avait observé Antoine pendant qu’il leur parlait de l’Allemagne et de la Pologne. Ses mains calleuses, durcies, meurtries, déformées par le travail trahissaient des journées exténuantes dans les immenses hangars. Il devina aussi les difficultés de trouver un logement sitôt arrivés, et les fumées sales qui asphyxiaient les ouvriers. On n’en sortait pas in-demne. Le vieux savait qu’on ne distribuait pas de bons salaires aux ouvriers sans raison… Non seulement, ils risquaient leur vie, mais ils y laissaient la santé à coup sûr. [...] - Il fallait voir Catherine s’activer dans l’estaminet, reprit gaiement Antoine, il y avait parmi les hôtes un grand gaillard qui s’appelait Dimitri, une espèce de cosaque… il nous aimait bien et parlait sans cesse des choses de la religion. Il disait à qui voulait l’entendre que nous sommes tous une parcelle de Dieu mais tant qu’ils n’en prendraient pas conscience, ils ne seraient jamais libres… Il disait aussi que c’était faire offense à Dieu de ne pas respecter ses commandements et qu’il fallait avoir beaucoup souffert pour consoler… Il parlait aux gens simples afin de les instruire de ces choses sublimes auxquelles il croyait tant, il tentait de les éveiller et cela provoqua des manifestations puis des émeutes et le sang coula… Un soir, des soldats firent irruption et l’emmenèrent de force. Le lendemain, des corps gelés pendaient au bout d’une corde sur la place publique. On les voyait osciller faiblement. Dimitri. Je n’oublierai jamais son visage si doux, livide, et son cou distendu… Avec lui disparaissait cette parcelle de Dieu dont il parlait si souvent. Le dernier cathare venait de rendre son dernier soupir…

    En 1884, achète une maison et en fait construire une vingtaine, en bas de la rue Bois-de-Mont, où sera édifié le temple, il est portier et encaisseur à la fabrique d'Arnold de Lexhy, les tôleries liégeoises (ce sont les premières installations des laminoirs à tôles en fer qui deviendront ensuite la Société des Laminoirs à tôles et fonderies liégeoises, transférée de Jemeppe, près de la station, à Jupille vers 1896 (Debouxhtay, p.50). Catherine Antoine y travaillera aussi comme concierge (Robert Vivier, p.178 et 194). Il rencontre son fils sur le retour à la maison, à la fin du travail. Il lui arrive de se rendre à La Neuville, sur le plateau du Condroz. Il doit donc traverser les prairies des Biens-Communaux, là où se trouve maintenant le temple de Seraing, et le bois de la Neuville, où se trouve la source du Père Antoine (et d'autres sources)(Robert Vivier, p.186). Il restera encaisseur jusqu'en 1900, année où il décidera de se vouer exclusivement au spiritisme (Debouxhtay, p.50). Il s'occupe aussi un temps d'assurance, il représente l'Union de Paris, mais les source ne disent pas quand exactement (Marcel Peters, p.124 & Debouxhtay, p.43). Roland A E Collignon lui fait voir le maire, nommé Debleyer dans le roman, pour son dispensaire qui ne verra pas le jour. Or d'après la liste constituée par Marcel Peters, il n'y eut pas de maire de ce nom à Jemeppe (p.8).

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La vie de dévouement du PERE ANTOINE

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LA VIE DU PERE ANTOINE
La vie de dévouement du PERE ANTOINE, ce mineur belge qui pendant plus de 22 ans, s'est consacré à l'humanité souffrante, guérissant par la FOI les malades, consolant les affligés, prodiguant à des milliers de malheureux le soulagement et la force morale nécessaire à leur âme, mérite d'être connue.


Né en BELGIQUE, en 1846, cadet d'une famille de 11 enfants, il débute dans la mine à 12 ans, accompagnant son père et un frère également mineurs.


A 14 ans, il éprouve déjà un grand plaisir à prier, non pas comme on le fait ordinairement à cet âge: il aime se recueillir profondément, à élever son coeur vers DIEU. Que de fois, ne quitta-t-il pas furtivement son travail, s'isolant dans quelque coin pour mieux faire sa prière!


A 24 ans, pour améliorer sa situation, il part à l'étranger, en ALLEMAGNE, puis en RUSSIE. Marié, il économise, avec sa femme, une petite fortune, qui lui permet de vivre sans travailler.


Il comprit qu'il se devait à ses semblables. C'est alors qu'il ressentit la FOI qui, malgré une maladie d'estomac dont il est affligé, lui inspira le devoir de se dévouer toujours davantage envers ceux qui souffrent moralement et physiquement. Sa longue expérience lui fit reconnaître que: LES PLAIES DU CORPS NE SONT QUE LA CONSEQUENCE DES PLAIES DE L'ÂME. C'est donc à l'âme qu'il applique le remède.


Le souvenir de l'amour qu'il donna inlassablement à ses malades (il en reçut jusqu'à 1200 par jour depuis 5 Heures du matin jusqu'à 15 Heures, sans discontinuer) du mot juste qu'il savait dire pour couper une peine pendant les courts instants qu'il consacrait individuellement à chacun de ses consultants, des guérisons spectaculaires qu'il opéra par sa prière, sont toujours gravés dans la mémoire collective à JEMEPPE et dans les environs!


De 1906 à 1909, le dimanche, de 10 Heures à midi, le PERE ANTOINE reçut et transmit la REVELATION qui fut précieusement recueillies par les adeptes.


Son pouvoir, qui s'était agrandi, lui permit d'opérer sur un plus grand nombre de personnes, aussi bien qu'auparavant sur une seule à la fois. Il reçut les fidèles tous réunis dans le TEMPLE les quatre premiers jours de la semaine à 14 Heures.


Le CULTE ANTOINISTE a été sanctifié le 15 août 1910. Cette date est aussi celle de la consécration du premier TEMPLE du CULTE ANTOINISTE, celui de JEMEPPE-SUR-MEUSE.


Le PERE ANTOINE s'est désincarné le 25 juin 1912. Il avait 66 ans et était entouré de la vénération et de l'amour d'une foule innombrable d'adeptes venus de BELGIQUE et de l'étranger, spécialement de FRANCE.

source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/

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PERE ANTOINE vous protègera

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Biographie de wikipedia

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Père Antoine
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Le Père Antoine (né à Mons-Crotteux, Belgique, le 7 juin 1846 et mort à Jemeppe-sur-Meuse, Belgique, le 25 juin 1912) est un guérisseur et le fondateur de l'Antoinisme.


Sommaire
    * 1 Biographie
    * 2 Période spirite
    * 3 Nouveau Spiritualisme
    * 4 L’Antoinisme
    * 5 Œuvres principales
    * 6 Bibliographie

Biographie
Louis Joseph Antoine, également nommé le Père, ou le Père Antoine, est né à Mons-Crotteux, dans la province de Liège (Belgique), le 7 juin 1846. A 12 ans, il devient mineur afin de gagner sa vie. Après deux ans, il travaille en tant qu’ouvrier métallurgiste. Il épouse Jeanne Collon (dite la Mère, ou la Mère Antoine) le 15 avril 1873, puis le couple va s’installer en Allemagne. La même année naît le fils unique des Antoine, Louis Martin Joseph. Après un séjour près de Varsovie, la famille revient définitivement en Belgique (1884). Avec l’argent accumulé grâce au travail, les Antoine font bâtir une vingtaine de maisons ouvrières qu’ils louent, à Jemeppe-sur-Meuse. Louis Antoine continue d’exercer diverses activités.

Période spirite
A la même période, il découvre le spiritisme, dont il devient un adepte. En 1893, année de la mort prématurée de son fils (phlébite suite à un accident), Louis Antoine et ses amis spirites fondent à Jemeppe-sur-Meuse la Société Spirite des Vignerons du Seigneur. Cette société éditera deux ouvrages : le « Petit catéchisme spirite » destiné tant aux enfants qu’aux personnes découvrant le spiritisme, et « Le Devoir », constitué d’extraits du Recueil de Prières Spirites et de L’Evangile selon le Spiritisme, deux ouvrages d’Allan Kardec. Le local des Vignerons du Seigneur est inauguré le 25 décembre 1900. A partir de ce moment, Louis Antoine se consacre entièrement à la propagande pour le spiritisme, ainsi qu’à sa mission de guérisseur. Dès 1901, il reçoit en moyenne 100 malades par jour, qu’il soigne par le magnétisme et par la prière. Au début, il recommande également des tisanes et des médicaments, mais il en est empêché suite à un procès pour pratique illégale de la médecine. En 1905, les Vignerons du Seigneur publient « L’Enseignement d’Antoine le Guérisseur ». Quelques mois plus tard cependant, Louis Antoine fait brûler les exemplaires non encore distribués de ce livre, s’étant aperçu que son progrès moral ne correspondait plus à ce qu’il venait de faire éditer. Au même moment, il fait construire un temple sur le lieu où était érigée la salle de réunion des Vignerons du Seigneur. Il cesse de propager la doctrine spirite. Parallèlement, sa renommée de guérisseur s’étend à tel point que près de 400 malades viennent le visiter chaque jour.

Nouveau Spiritualisme
En 1906, Le Père Antoine fonde le Nouveau Spiritualisme. Un nouveau procès pour exercice illégal de la médecine débouche sur un non-lieu, car c’est l’âme qu’il soigne bien plus que le corps (pour lui, les plaies du corps ne sont que la conséquence des plaies de l’âme). A partir de 1906 également, tous les dimanche matins durant trois ans, il expose sa Révélation et répond aux questions des personnes présentes. A partir de 1909, il ne donne plus d’enseignement public, mais se retire dans la solitude durant six mois pour rédiger la première version du « Couronnement de l’Oeuvre Révélée ». Dès la fin de sa retraite, il recommence à soigner les malades, en recevant parfois jusqu’à 1200 en une journée.

L’Antoinisme
Son pouvoir de guérisseur s’étant beaucoup amplifié, il peut dès le 28 mars 1910 guérir collectivement depuis une tribune les malades réunis en assemblée dans le temple. On parlera désormais d’Opération Générale. La foi seule en lui suffit à présent pour guérir les malades. Le 15 août 1910, le Père Antoine consacre le Temple de Jemeppe-sur-Meuse à la religion qu’on appellera désormais le « Culte Antoiniste ». Il consacrera également un deuxième Temple, celui de Stembert, près de Verviers (Province de Liège), en 1911. Afin de rendre plus accessible son enseignement, il écrit le « Développement de l’Enseignement », pendant une période de plus de six mois, durant laquelle il travaille à son texte quasiment en continu, tout en continuant de procéder à l’Opération Générale. Epuisé par ce travail, il décède, ou suivant le vocabulaire antoiniste se désincarne, le 25 juin 1912 d’une crise d’apoplexie. Il est enterré au cimetière de Jemeppe-sur-Meuse, le 30 juin 1912, suivi par une foule de 10000 personnes.

Œuvres principales
La dernière version de ses œuvres principales forme le canon de l’Antoinisme, en vente dans les Temples. Il s’agit de trois ouvrages, en deux tomes :
- Révélation par le Père Antoine (1ère partie du tome 1)
- Le Couronnement de l’Oeuvre Révélée (2ème partie du tome 1)
- Développement de l’Enseignement du Père (tome 2).

Bibliographie
- Robert Vivier, Délivrez-nous du mal – Antoine le Guérisseur (Editions Grasset, Paris), belle et vivante biographie romancée du Père Antoine (1ère édition en 1936), très exacte de surcroît, car se basant sur le récit de ses proches adeptes. Ce roman a été réédité en 2006.
- Jean-Marc Boffy, Historique du Culte Antoiniste (édité par le Culte Antoiniste, Jemeppe-sur-Meuse). Cette brochure rassemble des données historiques sur la vie du Père Antoine, et sur l’histoire du Culte Antoiniste en général.

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Historique (du site antoinisme.com)

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7 Juin 1846

Naissance de Louis, Joseph ANTOINE, fils de Martin ANTOINE, mineur dans les houillères et de sa femme Catherine, née CASTILLE, à 4 h du matin, rue des Priesses, au lieu-dit "à la chapelle", à Mons-Crotteux, dans la province de Liège.

26 Mai 1850
Naissance de Jeanne, Catherine COLLON, à Jemeppe-sur-Meuse, province de Liège.

1858
Âgé de 12 ans, Louis eut à gagner sa vie. Il débuta dans la mine, accompagnant son père  et un de ses frères également mineurs.

1860
Ne voulant plus descendre dans la fosse, il devint ouvrier métallurgiste.

1866
Louis, qui est alors machiniste, s'inscrit pour la milice. Il effectua son service militaire
à Bruges, au 3e Régiment de Ligne.

1870
Son service militaire terminé, Louis fut rappelé sous les drapeaux au moment de la guerre franco-allemande.

1871
Louis quitta la Belgique pour aller travailler comme métallurgiste en Allemagne, à Ruhrort.

15 Avril 1873
Revenu momentanément en Belgique, il épousa Jeanne COLLON dont il avait fait la connaissance avant son départ. Les jeunes époux iront s'installer en Allemagne, à Meiderich-Hamborn.

23 Septembre 1873
Naissance de Louis, Martin, Joseph ANTOINE, fils unique de Louis et de Jeanne ANTOINE.

Août 1876
Son contrat achevé, Louis ANTOINE et sa famille retournèrent en Belgique. Il acheta un
cheval et devint marchand ambulant de légumes.

20 Février 1879
Louis ANTOINE fut engagé comme chef marteleur aux aciéries de Prague, dans la banlieue de Varsovie. Là-bas, sa femme ouvrit une pension pour ouvriers qui marcha assez bien.

1884
Retour définitif en Belgique. Avec leurs économies, les époux ANTOINE firent bâtir une vingtaine de maisons ouvrières qu'ils mirent en location. Ces maisons existent toujours à Jemeppe-sur-Meuse, rue Rousseau. Louis ANTOINE occupa successivement divers emplois, entre autres comme portier, puis comme encaisseur à la fabrique LEXHY.

1884 - 1886
Durant cette période, Louis ANTOINE fut invité par son ami Gustave GONY à des réunions spirites se tenant chez M. GHAYE à Tilleur. Dans un ouvrage qu'il fit paraître en 1905, Louis ANTOINE raconta comment il s'initia au spiritisme.

1889
Louis ANTOINE a 42 ans. Ayant été jusque là catholique, il devint alors spirite à part entière.

23 Avril 1893
Désincarnation du fils de Louis ANTOINE, mort d'une phlébite à la suite d'un accident de bicyclette. L'enterrement fut effectué par les soins de l'Union Spirite de Seraing.

1893-1895
Louis ANTOINE et ses amis spirites constituèrent à Jemeppe-sur-Meuse la Société Spirite des Vignerons du Seigneur. Il exposa, dans le livre paru en 1905, dans quelles conditions cette association fut mise sur pied, après l'échec de la première tentative de 
1884-1886.

1896
A cette époque, les VIGNERONS du SEIGNEUR se réunissaient en séances publiques, le dimanche matin à 10 h, soit chez M. ANTOINE, soit chez M. Pierre DEBROUX, menuisier à Mons-Crotteux. La société spirite dont Louis ANTOINE était le président fit paraître deux ouvrages:
Le PETIT CATÉCHISME SPIRITE  "pour servir à l'instruction des enfants et des personnes ne connaissant pas le spiritisme". Ce petit ouvrage eut un certain succès dans les milieux spirites de l'époque, il y en eu même une édition espagnole.
LE DEVOIR ,composé d'extraits du Recueil de Prières Spirites et de l'Évangile selon le Spiritisme, deux ouvrages d'Alan Kardec.

25 Décembre 1900
Inauguration du nouveau local des Vignerons du Seigneur, devant un public de 200 personnes. Le local est situé dans l'immeuble que vient d'acheter Louis ANTOINE, au coin des rues des Tombales et du Bois-de-Mont (actuellement rue Rousseau). Dès lors, Louis ANTOINE cessa de travailler pour se consacrer exclusivement à la propagande spiritualiste ainsi qu'à sa mission de guérisseur. 

19 Février 1901
Louis ANTOINE reçevait en moyenne une centaine de malades chaque jour. A cette époque, en plus de la prière et du magnétisme, il lui arrivait de conseiller certaines drogues ou des tisanes de plantes. A cause de cela, il fut condamné à 60 francs d'amende, avec sursis de deux ans, et aux dépenses du procès 78,25 francs pour exercice illégal de l'art de guérir.

Après sa condamnation, Louis ANTOINE changera sa méthode thérapeutique. Il renoncera à utiliser le papier magnétisé de même que les drogues et les plantes. Il aura recourt alors à la prière, aux passes magnétiques, à l'imposition de la main ou au simple attouchement sur la partie malade ou sur le front du patient.

1905
Les Vignerons du Seigneur publièrent « L'ENSEIGNEMENT D'ANTOINE LE GUÉRISSEUR » contenant les comptes-rendus des séances d'instruction et de moralisation. C'est dans cet ouvrage qu'apparut pour la première fois le texte de la Révélation de l'Auréole de la Conscience:

UN SEUL REMÈDE PEUT GUÉRIR L'HUMANITÉ : LA FOI ; C'EST DE LA FOI QUE NAIT L'AMOUR: L'AMOUR QUI NOUS MONTRE DANS NOS ENNEMIS DIEU LUI-MÊME ; NE PAS AIMER SES ENNEMIS, C'EST NE PAS AIMER DIEU ; CAR C'EST L'AMOUR QUE NOUS AVONS POUR NOS ENNEMIS QUI NOUS REND DIGNES DE LE SERVIR ; C'EST LE SEUL AMOUR QUI NOUS FAIT VRAIMENT AIMER PARCE QU'IL EST PUR ET DE VÉRITÉ.

1906
Louis ANTOINE, revêtit pour la première fois la robe révélée. Il informa ses adeptes, que grâce à leur dévouement, il avait atteint un plus grand amour et qu'ainsi il pourrait être d'autant plus utile à ses semblables.
C'est ainsi qu'il fonda le NOUVEAU SPIRITUALISME dont la base est entièrement morale.
Sur le mur du Temple, il était inscrit à cette époque:

ÉCOLE PROFESSIONNELLE DE PHILOSOPHIE ET DE MORALE

et en dessous, figurait la Révélation de l'AURÉOLE DE LA CONSCIENCE, telle que nous
la connaissons.
Chaque dimanche, de 10 h à 12 h,
Louis ANTOINE exposait sa Révélation et répondait aux questions des assistants. Ses paroles furent transcrites simultanément par Madame DESART, sténographe de l'Enseignement.
Louis ANTOINE, par sa sensibilité, palpait tous les fluides et s'il y en avait de contraires, il faisait appel au recueillement des adeptes pour les remplacer par de plus éthérés qui ramenaient l'unité.
Louis ANTOINE s'efforçait toujours de faire apprécier la valeur du recueillement.

Mai 1907
Parution du premier numéro de la Revue mensuelle de l'enseignement DU NOUVEAU SPIRITUALISME fondée par
Louis ANTOINE.
Cette revue, dite aussi L'AURÉOLE DE LA CONSCIENCE, parut pendant deux ans (24 numéros). Elle rapportait fidèlement les paroles de
Louis ANTOINE à la tribune du Temple de Jemeppe-sur-Meuse le dimanche matin.

Mai 1909
Parution du dernier numéro de la Revue mensuelle du Nouveau Spiritualisme.

2 Mai 1909
Ce dimanche matin à 10 h,
Louis ANTOINE donna ses derniers enseignements publics dans le Temple. 

1er Janvier 1910
Désirant donner une base matérielle à son oeuvre morale, Louis ANTOINE constitua le Conseil d'Administration du Temple de Jemeppe-sur-Meuse.

Lundi de Pâques - 28 mars 1910.
Le pouvoir de
Louis ANTOINE s'était agrandi au point qu'il put opérer sur toute la foule des malades réunie dans le Temple, comme auparavant sur une seule personne. C'est ainsi que progressivement Louis ANTOINE remplaca les opérations individuelles au cabinet par l'Opération Générale. Lors de l'Opération Générale, Louis ANTOINE ne prescrit rien. La foi seule suffit pour obtenir satisfaction dans la guérison des maladies et contrariétés de tous genres.

29 Mars 1910
Le Conseil d'Administration du Temple de Jemeppe-sur-Meuse adresse au ministère des cultes une demande de reconnaissance légale du Temple antoiniste appuyée par 150.000 signatures.
C'est durant cette année que les adeptes se revêtirent également de la Robe révélée.
Durant cette période, parut sous les auspices du Culte antoiniste, l'édition définitive de l'Enseignement de
Louis ANTOINE. Cette édition est  imprimée en gros caractères pour en faciliter la lecture.

15 Août 1910
Consécration du temple de Jemeppe-sur-Meuse et sanctification du Culte antoiniste.

1911
En plus des Opérations Générales, un adepte faisait la lecture de l 'Enseignement dans  le temple, le dimanche à 10 h et un soir dans la semaine : le jeudi à 19h30.

11 Juin 1911
A la réunion du Conseil, le Frère Nihoul proposa de créer un bulletin antoiniste, l'UNITIF qui sortira son premier numéro en septembre 1911. 

15 Août 1911
Premier anniversaire de la consécration du temple de Jemeppe-sur-Meuse et de la sanctification du Culte. Le matin,
Louis ANTOINE fit l'Opération Générale, puis l'après-midi les adeptes se réunirent dans la salle du Grand Trianon, à Seraing. Les assistants posèrent des questions qui furent transmises à Louis ANTOINE, celui-ci y répondit dans l'Unitif numéro 2, octobre 1911, pages 4, 5 et 6.

10 Septembre 1911
Consécration par
Louis ANTOINE du Temple de Stembert, près de Verviers. A l'occasion de cette cérémonie, le Père avait fait annoncer qu'il recevrait tous les malades réunis dans le Temple à 10 h, comme il le faisait à Jemeppe-sur-Meuse. Leur nombre était si grand qu'il dut renouveler cinq fois de suite l'Opération.

Sentant que les adeptes ne comprenaient pas suffisamment la Révélation du Couronnement, Louis ANTOINE rédigea le Développement afin de le leur rendre plus accessible. Il se retira à nouveau pendant plus de six mois, ne mangeant qu'une fois par jour, tout en travaillant pour ainsi dire continuellement, car il était déjà levé avant minuit.

24 Juin 1912
Dernière Opération visible du Père. Après l'Opération le Père fit appeler ses adeptes et il dicta ses dernières paroles.

25 Juin 1912
À 0 heure et quelques minutes, frappé d'apoplexie, Louis ANTOINE se désincarnat.

30 Juin 1912
Enterrement du corps matériel de
Louis ANTOINE, dans la fosse commune, suivant sa volonté devant une foule de 10.000 personnes.

 

(cette courte biographie semble puiser sa source dans le roman de Robert Vivier).

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