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andre therive

André Thérive - Sans âme - Quartier Vaugirard

Publié le par antoiniste

Illustration : Construction du chemin de fer métropolitain municipal de Paris. Boulevard d'Italie, viaduc en cours de construction (côté sud en avant de la rue Vergniaud)-1905 (gallica)

    Tout ce coin de Vaugirard formé de ruelles inachevées, d'impasses, de chantiers herbus où pousse çà et là une maison neuve et déjà noire de fumée, semble accroupi sous la rampe du chemin de fer. Parfois elle l'enjambe sur des ponts maussades qui puent le charbon et l'urine ; parfois elle le coupe et l'écartèle, pareille à une digue sur un marécage. Les rues se heurtent soudain à un long mur infranchissable, que domine seul un ciel morne, traversé du hurlement de la vapeur ou de fumées rougeoyantes. Une espèce de chasse nocturne hante les airs au-dessus des masures terrifiées. Quant à la rue Du Cange, c'est un misérable boyau sans pavés, sans réverbères ; un ruisseau intarissable y baigne des maisonnettes de banlieue, qui ont gardé des jardinets où la volaille picore les poubelles, des perrons d'auberge, des cours de fermes, des balcons de bois, des fils de fer chargés de linge, des murs étayés où quelque enfant pâle a accroché une balançoire.

André Thérive, Sans âme (p.115)
Grasset, Paris, 1927

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André Thérive - Sans âme - Temple de la rue du Château

Publié le par antoiniste

    - Vous êtes nombreux dans le quartier ?
    - Oh ! bien sûr ; mais on ne se connaît pas trop bien à présent. L'an dernier il y avait un petit temple installé, rue du Château, dans une boutique, et c'était bien commode pour moi. Mais le propriétaire a fait expulser l'adepte qui n'était que sous-locataire ; et à présent on y vend des appareils à gaz. Ça me fend le coeur chaque fois que je fais mon marché par là, et si on veut voir l'Opération, il faut courir de vos côtés, à la Glacière, où est le grand temple, notre cathédrale enfin. Mais le fluide y est fort, vous pensez ! et toute personne qui se présente ayant la foi, son compte est bon ; elle palpe les croyances qui alimentent l'âme et crac ! elle est guérie. C'est une chose tout de même de voir ça, monsieur ! Vous y viendrez tous deux...

André Thérive, Sans âme (p.125)
Grasset, Paris, 1927

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André Thérive, Sans âme - Caudry

Publié le par antoiniste

    - A propos, demanda Julien. Et le drame ? et votre fidèle Irène ?
    M. Drémoncourt se rembrunit :
    - C'est vrai ; je ne pouvais te raconter par lettre toute cette histoire incroyable. La pauvre vieille a passé juste le lendemain du 14 juillet, tandis qu'il y avait encore dans la cour des lanternes et un accordéon pour le bal des ouvriers. Elle avait eu déjà deux ou trois crises d'étouffement, mais elle ne voulait pas se reposer, encore moins se faire suppléer par une jeunesse. On peut dire qu'elle est morte avec son tablier bleu ! Je l'ai relevée moi-même, je lui au scarifié moi-même des ventouses ; et Dieu sais si je n'aime plus se métier-là ! (1) Elle disait juste : « Ça me fourmille, monsieur, ça me fourmille partout », avec sa langue pâteuse. Et puis : «  Il faudra avertir à Caudry M. Meulemester. – Quoi donc ? c’est un parent ? – Non, non. – Un médecin ? non ? un notaire ? – Un adepte ! a-t-elle dit enfin.
 « Je n’y comprenais rien du tout. Depuis vingt-cinq ans qu’elle me servait, elle ne m’a jamais parlé d’adeptes. Elle ne quittait non plus jamais la baraque. Tu sais qu’elle n’allait pas même à la messe, que je lui plaçais ses gages, et qu’elle me demandait vingt francs de temps en temps sur son magot, pour s’acheter de la laine à tricot. Quant elle a été morte, j’ai fait chercher à Caudry le sieur Meulemester.
    « Il est arrivé le soir même, avec deux femmes bizarres, des espèces de nonnes, ou d’infirmières en noir. Ils ont passé la nuit à l’auberge, sans vouloir veiller la pauvre Irène. C’est moi qui suis resté auprès de son lit, à boire le café sans chicorée, qui état bon pour la première fois,  car elle avait de sacrés goûts en cuisine ! (2) tu me vois devant les bougies, luttant contre le sommeil, farfouillant un peu dans ses nippes pour rassembler son héritage, avant de dénicher les héritiers. Belle corvée, mon ami ! J’étais attaché à cette bonne vieille, après tout : Vieille ? elle avait trois ans de plus que moi. Mais éreintée et une peu hébétée aussi. Qu’est-ce que je trouve dans ses paquets de linge : des brochures bleues ou vertes qu’elle recevait, écrites en un charabia impossible, et intitulées l’Unitif. Cela lui venait de Belgique, et cela m’avait l’air de prêcher l’Antoinisme, une espèce de nouvelle religion, oh une religion pour les pauvres bougres… Naturellement, j’ai jeté les papiers au feu : cela pourrait faire beaucoup de mal. Je n’ai su que le fin mot que le lendemain.
    « Le sieur Meulemester arrive donc avec ses acolytes : vêtu d’une lévite jusqu’aux talons, il apportait un drap vert-chou dont il a fat couvrir le cercueil, au grand épatement des gens d’ici ; et il s’est prélassé devant la charrette en promenant une espèce d’écriteau carré où il y avait un arbre peint et ces mots : La science de la vue du mal. Il m’a montré un papier signé (si on peut dire), de la pauvre Irène, qui exigeait des funérailles « antoinistes », c’est-à-dire ce carnaval, et en fin de compte, la fosse commune  (tu entends, Julien !) le trou au bout du cimetière, le silo où l’on jette ici que les os déterrées et les vieilles couronnes, avec défense de jamais avoir son nom sur ce misérable tombeau. Tu penses si j’étais furieux ! J’avais d’abord l’air d’un pingre, d’un abominable dégoûtant, devant tous les gens de l’usine qui regardaient le cortège et qui n’en croyaient pas leurs yeux. Heureusement que le sieur Meulemester, avec son attirail, éveillait l’attention, me sauvait la mise. Il a récité au cimetière des phrases ridicules en langage d’école du soir : la conscience, la matière, le développent intellectuel, que sais-je ? Le bruit s’est répandu vite que ce gibier représentait des Antoinistes ; et il y a eu des gens pour trouver que des funérailles pareilles, c’était crâne, c’était grand… et que la vieille Irène avait été une sainte à sa façon. Le nommé Meulemester a replié son drap vert ; ses donzelles ont distribué des papiers. Le curé, m’a-t-on dit, contemplait l’affaire derrière ses rideaux, d’où il voit la porte du cimetière. Les crétins qui se disent ici bolchevistes ont raconté le soir, à l’estaminet, que la fosse commune devrait être rendue obligatoire. Et puis tout cela s’est oublié ; le notaire s’occupe de trouver des ayant-droits au petit magot de la pauvre Irène. Rendons cette justice au sieur Meulemester et à sa nouvelle religion : c’est qu’ils n’ont pas capté le testament ni réclamé de casuel… mais faut-il qu’il existe des abrutis en ce monde !
    A ce moment, la nouvelle servante se montra sur le perron. C’était une grosse Flamande, veuve d’un marin disparu, et qui avait été cordon-bleu à Dunkerque.
    - Celle-là au moins, dit M. Drémoncourt, elle n’a rien de la prophétesse. Tu verras sa cuisine ! Il faut avouer qu’elle se boissonne tous les samedis, et le chauffeur la console de ses malheurs quand il l’emmène faire son marché. J’aime mieux cela. Mais je pense à la pauvre Irène qui soufflait en se traînant de pièce en pièce, et qui maintenant dort comme un chien à l’endroit des pots cassés et des grilles en morceaux… Ah ! pouah ! c’est joli, ce qui nous attend tous !

[La famille de Gouin arrive de Wazemmes]

    - Connaissez-vous l’antoinisme ? demanda M. Drémoncourt à brûle-pourpoint.
 Les trois filles prirent un air surpris et scandalisé. M. de Gouin lissait sa moustache avec un sourire superbe.
    - C’est, poursuivit l’autre, une espèce de secte belge, où on vous enterre sous un drap vert, et qui adore un arbuste pour dieu. De bien braves gens, je vous assure.
   - Oh, s’écria douloureusement la mère de famille. Ne parlons pas de ça, je vous prie. Ne seraient-ils pas au fond protestants ? Les protestants font par chez nous de grands ravages,  depuis la paix : les Américains ont installé des baraques, des foyers, comme ils disent, où ils servent le thé aux jeunes filles, prêtent des livres et font marcher le phonographe. Ils donnent aussi la pièce aux renégats Le gouvernement encourage cela. C’est épouvantable.
    - Moi, si j’ouvrais une baraque, dit M. Drémoncourt, je ne ferais pas boire de thé à mes élèves. Vous croyez que nos culs-terreux prennent une foi ardente en buvant de l’eau tiède ?

[Dans la voiture des de Gouin, sur la retour]

    « … Il a le bras long, l’excellent Drémoncourt. Je reconnais qu’il y a des braves gens dans tous les partis, et même dans toutes les opinions.
    « Mais je ne sais pas s’il fait un oncle à héritage ; il a reçu beaucoup d’argent pour son usine ; mais, entre nous, il paie des hypothèques d’avant la guerre, et il a perdu un procès au sujet d’une promesse de vente. Un beau jour, qui sait ? il n’aura plus rien. En tout cas, il ne fera pas de vieux os. Il se goberge trop. Sa vieille servante est morte. Elle le menait dur, elle le rationnait C’était une sainte, pas commode. Il m’a raconté sur l’enterrement des histoires où je n’ai rien compris.
    - Moi, j’ai entendu, fit Bernadette ; ce n’était pas une sainte du tout. Son corps n’a même pas passé à l’Eglise. Il paraît que cela à fait scandale à Saint-Achille, une espèce de fête communiste.
    - Et moi, je me souviens d’elle, ajouta Chantal. Elle avait l’air folle, cette vieille Irène. En avril, quand nous sommes venus, et que je me suis tordu le pied, elle m’avait tirée dans la cuisine ; assise sur deux chaises, et au lieu de m’apporter l’arnica, elle me regardait dans les yeux en disant : – « Faut des fluides, mon petit, faut des fluides… Il n’y a que ça ! »
    Les autres filles rirent de bon cœur ; leur rire seul état frais et doux. Mais la mère reprit froidement :
    - Je ne vois pas là de quoi faire les folles. Vous vous tenez mal en voiture ; nous sommes sur une route.
    - Mais, maman, il n’y a personne, fit une voix.
    - On ne rit pas des morts, reprit Mme de Gouin ; D’ailleurs, taisez-vous, il doit être l’heure de l’Angelus. Récitez-le, mais tout bas.
    Elles obéirent, tandis que M. de Gouin, chargé du temporel, gouvernait son volant, les sourcils froncés, la moustache virile, et levant les deux coudes.

(1) M. Drémoncourt a été pharmacien à Saint-Omer. La scène se passe à Saint-Achille, où il possède maintenant une sucrerie.
(2) Le récit se déroule juste après la Première Guerre mondiale.

André Thérive, Sans âme.
Chapitre III, p.45 et p.51.
Grasset, Paris, 1927.

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André Thérive - Sans âme - extrait

Publié le par antoiniste

André THERIVE: un temple Antoiniste dans le roman "SANS ÂME" (1927)

Remarque: Il ne  m'a pas été possible de localiser le Temple selon les implantations actuelles. Peut-être s'agit-il d'un Temple dont l'existence a été éphémère ou un Temple imaginaire à l'image des autres Temples. Il faut aussi signaler que, dans ce passage, le desservant fait sa lecture en "picorant" des passages éparpillés dans l'ENSEIGNEMENT. Ce qui n'est pas dans les règles qui leur sont imposées.


" A une fourche de rues presque sans maisons, une grille, un jardinet triangulaire, un perron de ciment, une façade en carreaux de plâtre, qui entrebâillait une  porte ronde, chargée d'écriteaux. Le petit temple érigeait au-dessus de son fronton à longues meurtrières, et un clocher svelte, un pignon grossier sans croix ni girouette.

    Personne dans la rue, ni le long des chantiers qui s'allongeaient çà et là, ni aux portes d'un gros pâté d'immeubles qui limitait la place déserte, sur le versant de la Maison-Blanche. Personne dans le vestibule. Une porte cria, les pas sonnèrent; et Julien vit la chapelle. Il s'assit sur un banc de bois... Dix fidèles en tout s'égrenaient des deux côtés d'une allée où un poêle torride lançait son tuyau vers la voûte; une seule lampe jaune abattait derrière les colonnes de fonte des ombres qui rampaient sur les murs, étayaient une galerie nue,recouvraient parfois une femme affalée dans un coin et dont le recueillement simulait le sommeil.

   Au fond, dans une chaire d'instituteur, un homme lisait quelque chose, d'une voix lente et rauque d'écolier appliqué. Sa diction était si monotone qu'elle semblait respecter le silence: un bois craquait soudain, un fidèle reniflait, puis tout tremblait sous le grondement d'un tram qui emplissait la rue entière.

........

   Derrière (le récitant) le gaz éclairait une plaque en verre dépoli, ornement d'une tribune plus haute. Il y avait un arbre en pot peinturluré sur le verre. Et, plus haut encore, la paroi offrait comme un immense tableau noir, où un texte redisait: Culte Antoiniste. L'Auréole de la Conscience. Un seul remède peut guérir l'humanité: la FOI. C'est de la FOI que naît l'l'amour....L'Enseignement du Père Antoine, c'est l'Enseignement du  Christ révélé à cette époque par la Foi...

   L'arbre peint s'ornait d'une banderole: Arbre de la Science de la vue du mal. "

source : http://antoinisme.20six.fr/

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André Thérive - Sans âme

Publié le par antoiniste

ILLUSTRATIONS DE GERMAINE ESTIVAL - FERENCZI, COLL. LE LIVRE MODERNE ILLUSTRE 1933, BROCHE.

    Germaine Estival 

    Il y a des êtres que la chance accompagne. Germaine Estival paraît
être du nombre de ces élus. Il y a quatre ans, elle travaillait pour
elle, peignant et dessinant, sans préoccupation de succès, au gré des
rencontres et de son inspiration. Elle était, sous son véritable nom,
professeur de dessin de la ville de Paris et, tout en caressant au fond
de son coeur, le désir de percer qui est inhérent au rôle même de l'ar-
tiste, elle ne s'agitait point, ne tentait rien pour devancer l'heure,
ne cherchait surtout pas les motifs qui pouvaient plaire au public.
Elle plantait son chevalet, ici et là, en son pays d'Auvergne, dans
les Vosges ou les Alpes, quand elle était en vacances, près de son
domicile, à Paris, durant le reste de l'année. 

    Or, le spectacle qu'elle avait de ses fenêtres était... Le Père La
Chaise ! Elle peignit donc le Père La Chaise. Près de chez elle, était
le quartier lépreux, erripouacré, croulant de Ménilmontaht ; elle
peignit ce « Ménilmuche » qu'avait chanté Bruant. Elle fit aussi quel-
ques incursions dans le quartier voisin de Charonne, que décore une
très belle église entourée d'un bon vieux cimetière, où il paraît bon
dormir. Que voilà, n'est-ce pas ? des sujets propres à passionner
le bourgeois ! Eh bien, chose à peine croyable, c'est de ces peintures
véridiques, sombres, parfois sinistres, que devait soudainement jaillir
sa réputation. 

    Personne avant elle n'avait peint ces rues sordides, ces maisons 
aux murs ravalés, ces architectures sans style, habitées par des gens
qui n'ont pas lé loisir d'avoir de la spiritualité. EUe donnait à tout
cela, cependant, une valeur d'art insoupçonnée. Elle créa, selon
l'heureuse expression d'André Thérive, « la fonction de ce peintre
de la nature inhumaine. » Quand elle exposa, pour la première fois,
aux Indépendants, en 1926, on remarqua immédiatement ses envois,
et elle eut des amateurs qualifiés. Non seulement, on goûtait ces
aspects ignorés d'un Paris qui n'était même pas celui de la tournée
des Grands Ducs, mais on aimait la fermeté de sa touche, la finesse
de ses gris, la qualité de sa mise en pages, sa manière propre de faire
chanter un blanc, un vermillon, un bleu crus, sur ces crépis suintants
de maisons à bistros, à hôtels borgnes ou à usage de prisons. 

    C'était bien là sa vocation. Sur ces entrefaites, elle lut le Sans Ame,
de Thérive. Thérive est un écrivain plein d'érudition et de talent ;
il devait recueillir, au Temps, la difficile succession de Paul Souday,
esprit d'une rare indépendance et d'une culture presque encyclopé-
dique, et y réussir. Mais, en Thérive, le critique éclipsait le romancier.
Germaine Estival sut comprendre ce^dernier et ce.Sans Ame, qui l'en-
thousiasma, à juste titre — car c'est une oeuvre de pénétrante analyse,
de vérité et de vie — lui inspira un projet d'illustrations, dont, à
son tour l'auteur s'émerveilla. On aurait crû que Thérive avait écrit
Sans Ame pour le crayon de Germaine Estival ! C'est une rencontre
aussi peu commune que celle de Doré et du Balzac des Contes Drola-
tiques, de Daniel Vierge et de Don Pablo de Ségovie, de G. Jeanniot
et d'Adolphe, de Maurice Denis et du Fiqrelti. Aussi, quand l'artiste
prépara sa première exposition particulière, en mai dernier, l'éminent
critique réclama-t-il l'honneur d'écrire la préface du catalogue. 

   Cette présentation d'une jeune femme de talent par un maître
du feuilleton littéraire, fit un bruit considérable. Ce fut un départ
sensationnel, car tous les journaux firent écho à Thérive. Le nom
de Germaine Estival était lancé ; le réel et original tempérament
de l'artiste, portraitiste et paysagiste aussi bien que peintre des rues
cachectiques, ne le laissera pas retomber. 

            CLÉMENT JANIN. 

L'Auvergne littéraire et artistique
7e année - N° 52 - Juin-Juillet 1930

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