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antoinisme

Culte Antoiniste (Dimanche illustré n°787-27 mars 1938)

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Culte Antoiniste (Dimanche illustré n°787-27 mars 1938)

 

Ce que c'est que le culte « antoiniste » ?
L'ANTOINISME est une étrange religion, qui compte des adeptes en France et, davantage encore, en Belgique. Il naquit en 1906, au cours d'une expérience spirite, au cours de laquelle la révélation fut faite à un ouvrier mineur, le « père Antoine » de la « réincarnation de son fils ». Le centre de cette religion est à Jemappe-sur-Meuse, près de Liége. C'est là, en quelque sorte, la petite Rome du culte antoiniste. Il y a une dizaine de d'années, celui-ci groupait 300.000 adeptes, mais depuis quelque temps, il a beaucoup perdu. Quant à Antoine, il est décédé il y a peu d'années, après avoir professé que le mal ni la matière ne sont réels et qu'il suffit de s'en persuader pour être guéri de tous les maux physiques ou spirituels...

Dimanche illustré n°787, 27 mars 1938

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Antonismo (Correio da manhã 2 de dezembre de 1913)

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Antonismo (Correio da manhã 2 de dezembre de 1913)

 

UMA RELIGIÃO NOVA

O «antonismo» nasceu
na Belgica e já tem
um templo em Paris

    Mais uma religião que surge!
    Aqui, auda, nao conheciamos os “Antonistas”. Que vem a ser, emsumma, os “Antonistas”?
    Sao os adeptos de um honesto operario belga, que se juiga o representante de Christo, representante sufficientemente qualificado para prodigalizar a palavra divina e distribuir os bens celentes.
    O novo Messias fez-se chamar o “Grande Curador da Humanidade para aqueles que tém Fé”.
    Os crentes appareceram, e formouse a nova religião...
    Caso é que o “pae Antonio” conseguia restituir a saude, a uma infinidade de enfermos, inclusive a algunas paralyticos, segundo affirmam as gazetas...
    O que é incontestavel, é que os adeptos appareceram en massa e que se fundou o “culto antonista”.
    Ao Parlamento belga foi endereçada uma mensagem com mais de duzentas mil assignaturas, pedindo o reconhecimento official da religião recentemente creada. Entretanto, os deputados belgas não levaram em conta a supplica do propheta, que morreu sem ter a satisfação de ver os seus mandamentos ensinados com a approvação official.
    Mas, antes de morrer, o messias encacarregou sua mulher, a “mãe Antonia”, de continuar-lhe a obra – e é de convir que a esposa do propheta executa admiravelmente as instrucções do fallecido, visto que os fieis do “Antonismo” augmentam consideravelmente e os templos em que se póde communicar com o “pae Antonio”, se multiplicam a olhos vistos.
    Existem, com effeito, na Belgica, cinco templos onde se celebra o culto “antonista”, e ainda ha pouco foi edificado um, na rua Vergniaud, em Paris.
    E' uma capella modesta, sem estyl, infinitamente triste.
    Compõe-se de uma nave interna, reservada aos doentes, e de duas galerias. Nada de altares, sem de quadros symbolicos. Sobre um estrado, um pulpito baixo, sem ornatos.
Nas paredes do sanctuario, lé-se a seguinte inscripção:

"Só um remedio pôde salvar a Humanidade: a Fé. Da Fé nasce o Amor que, nos nossos propios inimigos nos nostra Deus. Não amar os nossos inimigos, é o mesmo que não amar Deus, porque é o amor que nos dedicatas aos nossos inimigos que nos torna dignos de servil-o. Só o verdadeiro Amor nos ensina a amar, porque é pure, porque é a verdade”.

    O novo templo foi consagrado pela “mãe Antonia” em pessoa, que se dignou vir a Paris, afim de inaugural-o. A “prophetisa” veiu em trem especial, acompanhada de quatrocentos “antonistas” belgas convictos, que se reuniram na rua Vergniaud.
    A viuva do messias é uma mulher dos seus sessenta annos, physionomia insignificante.
    Nunca fala em publico, e sim, apenas, para os adeptos. E', méramente, a “interprete” do “pae Antonio”.
    Este, segundo os crentes, não morreu. Desenca nou-se. A sua viuva não passa de depositaria do seu poder espiritual – é a executora das suas obras.
    E assim se funda mais uma religião!
    Que não se lembrem, no Brasil, de levantar uma capella ao “hermismo” e de crear a religião “hermista”... sob a invocação do marechal.
    Tambem, era só o que faltava!

Correio da manhã 2 de dezembre de 1913

 

Traduction :

UNE NOUVELLE RELIGION

L'Antoinisme est né
en Belgique et dispose déjà de
un temple à Paris

    Une religion de plus à venir !
    Ici, nous ne connaissions pas les "Antoinistes". Qu'est-ce que les "Antoinistes" ?
    Ils sont les adeptes d'un honnête travailleur belge, que se veut le représentant du Christ, un représentant suffisamment qualifié pour prodiguer la parole divine et distribuer les biens célestes.
    Le nouveau Messie a été appelé le "Grand guérisseur de l'humanité pour ceux qui ont la foi".
    Les croyants sont apparus, et la nouvelle religion s'est formée...
    Le fait est que le "père Antoine" parviendrait à redonner la santé à une infinité de malades, même à certains paralytiques, selon les journaux...
    Ce qui est incontestable, c'est que les adeptes sont apparus en masse et que le "culte antoiniste" a été fondé.
    Un message de plus de deux cent mille signatures a été envoyé au Parlement belge, appelant à la reconnaissance officielle de la religion nouvellement créée. Cependant, les députés belges n'ont pas tenu compte de la supposition du prophète, qui est mort sans avoir la satisfaction de voir ses commandements enseignés avec approbation officielle.
    Mais avant sa mort, le messie a chargé sa femme, la "mère Antoine", de continuer son travail – et il convient de dire que la femme du prophète exécute admirablement les instructions du défunt, puisque les fidèles de "l'Antoinisme" augmentent considérablement et les temples dans lesquels il peut communiquer avec le "père Antoine", se multiplient à vue d’œil.
    Il y a en effet cinq temples en Belgique où l'on célèbre le culte "antoiniste", dont un vient d'être construit sur la rue Vergniaud à Paris.
    C'est une chapelle modeste, sans style, infiniment triste.
    Il se compose d'une nef intérieure, réservée aux malades, et de deux galeries. Pas d'autels, pas de peintures symboliques. Sur une plate-forme, une chaire basse, sans ornements.
Sur les murs du sanctuaire, on peut lire l'inscription suivante :

    "Un seul remède peut guérir l'Humanité : la Foi ; c'est de la Foi que naît l'Amour ; l'Amour qui nous montre dans nos ennemis Dieu lui-même ; ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer Dieu ; car c'est l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de le servir ; c'est le seul Amour qui nous fait vraiment aimer parce qu'il est pur et de vérité".

    Le nouveau temple a été consacré par "Mère Antoine" en personne, qui a daigné venir à Paris pour l'inaugurer. La "prophète" est venue dans un train spécial, accompagnée de quatre cents "antoinistes" belges convaincus, qui se sont rassemblés sur la rue Vergniaud.
    La veuve du messie est une femme de soixante ans, à la physionomie insignifiante.
    Elle ne parle jamais en public, mais seulement aux adeptes. Elle n'est que "l'interprète" du "père Antoine".
    Selon les croyants, il n'est pas mort. Il est désincarné. Sa veuve n'est qu'une dépositaire de son pouvoir spirituel – elle est l'exécuteur testamentaire de ses œuvres.
    Et c'est ainsi qu'une religion de plus est fondée !
    Qui ne se souvient pas, qu’au Brésil, on a élevé une chapelle à "l'hermisme" et qu’on a créé la religion "hermiste"... sous l'invocation du maréchal.
    Et c'est tout ce qui manquait !

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Des pratiques cultuelles réinventées (ORELA)

Publié le par antoiniste

Des pratiques cultuelles réinventées

    A l’ère de la déterritorialisation du religieux, de son individualisation et de son éloignement des institutions, il semble à nouveau opportun de s’interroger sur la pertinence de nos outils pour penser les pratiques cultuelles. Quant au dynamisme des cultes, le moyen considéré comme le plus objectif est encore généralement de type statistique : combien de baptisés ? Combien d’individus présents dans les lieux de culte les jours de cérémonie ? L’activité religieuse des internautes remet cette perspective en cause. Un exemple concret en est donné par le culte antoiniste.

    Fondé en Wallonie au début du XXème siècle par un ancien ouvrier métallurgiste devenu médium et guérisseur, l’Antoinisme a connu son heure de gloire, spectaculairement manifestée par l’érection d’un grand nombre de temples jusque dans les années cinquante. Aujourd’hui, il fait figure de culte en voie d’extinction, si l’on considère l’état de décrépitude et d’abandon des lieux de culte antoinistes, et l’âge avancé des quelques fidèles qui rendent encore grâce à la figure sacrée du fondateur, le père Antoine. Toutefois, sur Internet, force est de constater que le répertoire symbolique antoiniste continue de faire sens pour un certain nombre d’internautes en recherche spirituelle.

    Ce répertoire a été intégré à la sphère New Age, mouvement typique de la postmodernité que l’Antoinisme, lequel puisait à différentes traditions culturelles et religieuses et n’exigeait pas d’exclusivité d’appartenance de la part de ses membres, semblait préfigurer. Sur le Net, les frontières identitaires de l’Antoinisme semblent toutefois se dissoudre partiellement, tant la confusion du culte avec le spiritisme, mouvement avec lequel le père Antoine avait pourtant rompu, paraît évidente dans le chef de certains internautes. Par ailleurs, le refus de toute monétarisation des services religieux, règle essentielle pour les Antoinistes, est parfois mis à mal par des personnes qui se présentent à la fois comme fidèles du père Antoine d’une part, et médiums ou guérisseurs d’autre part.

    Comme le soulignent Miller et Slater, deux anthropologues des nouveaux médias, Internet n’est pas le « cyberespace virtuel » que l’on a longtemps voulu y voir[1]. Les individus et les groupes qui y évoluent ont des liens avec la vie « off line ». Leur activité sur Internet a des conséquences concrètes sur leur vie sociale et quotidienne, comme le montre le fait qu’une internaute très fidèle au cercle de Samsara, un forum New Age, ait décidé après concertation avec d’autres internautes, dont plusieurs Antoinistes, de demander à son médecin de ne pas procéder à l’ablation de son sein cancéreux. Voilà donc une conséquence on ne peut plus physique d’une activité religieuse en ligne.

    D’une manière générale, il faut souligner le dynamisme de l’activité religieuse en ligne, même si les pratiques qui la constituent ne répondent plus nécessairement aux anciens critères de définition du religieux. Si les autorités ecclésiastiques, notamment dans le monde catholique, investissent Internet — nouvelle « terre de mission religieuse » [2] et s’emparent des nouveaux outils de communication, et si les forces religieuses les plus conservatrices ont su s’adapter à l’ère des réseaux sociaux, la Toile regorge également d’une multitude d’espaces où des individus construisent des pratiques et représentations dans une liberté relative par rapport aux dogmes et traditions des différents cultes, contribuant dès lors à une certaine innovation religieuse.

 

Note:
1 MILLER D. & SLATER D., The Internet. An ethnographic approach, Oxford, Berg, 2000.
2 C. Vanderpelen-Diagre et J.-Ph. Schreiber : « Internet, terre de mission religieuse ? » analyse sur ORELA, 16.2.2013.

 

http://www.o-re-la.org/index.php?option=com_k2&view=item&id=511:internet-terre-de-missionreligieuse-?&Itemid=85&lang=fr

 

Source : Les Religions et la Laïcité en Belgique - Rapport 2013

Université libre de Bruxelles, Observatoire des Religions et de la Laïcité (ORELA)

 

pp.53-54

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Geoffroy Linyer - Fleur de Sérail (1913)

Publié le par antoiniste

Geoffroy Linyer - Fleur de Sérail (1913)

    Et voilà qu'un autre secte pointe  l'horizon ecclésiastique, l'Antoinisme né d'hier et fort aujourd'hui de plusieurs centaines de mille d'adeptes.
    Antoine, ouvier mineur belge, prophète et thaumaturge prétendit épurer et rénoner la religion du Christ. Il avait, paraît-il le pouvoir de guérir les malades par la seule imposition de ses mains rédemptrices.
    Les miracles opérés par lui et les fidèles du nouveau spiritualisme se comptent, aujourd'hui par milliers.
    Reconnue officiellement par le Gouvernement de la Belgique, la nouvelle religion implantée en France principalement dans les départements du Nord et de l'Aisne, a des groupes importants un peu partout et à Paris même les Antoinistes s'assemblent le dimanche pour lire et méditer en commun le Grand livre de la Révélation.
    L'Antoinisme à son début est de simplicité extrême, mais au cours des siècles et par atavisme il pillera également à son tour le magasin aux accessoires du Paganisme, le père de toutes les religions.

Fleur de Sérail
Geoffroy LINYER
CHAPITRE XX
LA CROISIÈRE AMOUREUSE
in Feuilleton de la Vendée Républicaine
N° 1501 Samedi 25 Janvier 1913
source : http://recherche-archives.vendee.fr

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L'Antoinisme (Le Rappel / Le XXe siècle, 16 janvier 1911)

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L'Antoinisme (Le Rappel, 16 janvier 1911 (N14920))

TRIBUNE LIBRE

L'ANTOINISME

 

    L'antoinisme existe. C'est une religion. Qu'on ne s'y trompe pas, sur la foi d'une homonymie. Je ne viens pas de dire que les Parisiens aient voué un culte à l'éminent directeur de l'Odéon. S'ils lui ont de la reconnaissance, en raison de toutes les tentatives généreuses et heureuses aussi, très souvent, qu'il fait pour les doter d'un second Théâtre-Français qui ne soit pas l'inutile succédané de l'autre, leur enthousiasme ne va pas jusqu'à lui élever des autels.
    C'est d'un autre Antoine qu'il s'agit. Celui-ci vit à Jemeppe-sur-Meuse, petit bourg belge de quelque six mille âmes. Et c'est un messie. On s'attend que j'en vais railler. Prophète belge ! Une contrefaçon, cela va de soi, dira-t-on, et qui droit prêter à rire. Je ne le pense pas. Le lecteur ne le pensera pas non plus, quand il saura que cet homme a suscité 160.000 pétitionnaires qui adressent à la Chambre belge une requête très sérieuse, très digne, pour lui demander la consécration officielle de la nouvelle religion.
    Les adeptes d'Antoine ont, en effet, édifié, à leurs frais, une église. Ils ne réclament de l'Etat nulle subvention. ils veulent seulement l'affectation légale au culte antoiniste de ce temple bâti de leurs deniers.
    Voilà, n'est-il pas vrai ? un phénomène social du plus haut intérêt. Il appelle réflexion, on en conviendra. Mais d'abord, quel est cet Antoine ? un vieillard de soixante-sept ans, ancien mineur, qui se dit inspiré de Dieu pour apporter à nouveau à ceux qui souffrent, à ceux qui peinent, à tous les malheureux de l'âme et du corps, le réconfort d'un évangile d'amour.
    Non plus que le Galiléen, le Messie belge n'est un docteur de la Loi. Il parle selon le cœur et ne s'adresse qu'au cœur. Mais sa voix en trouve le chemin avec une merveilleuse facilité, et sa parole a le don de toucher, d'exalter. Il semble permis de supposer que c'est un génie moral.
    Si Tolstoï l'eût connu, sans doute eût-il incliné devant lui sa magnifique intelligence. Car Tolstoï accordait plus de prix au pouvoir d'enfanter le bien qu'à celui de créer le beau, ou de constituer le savoir.
    Cette vertu, efficace à moraliser le monde, le grand Russe l'avait cru trouver, ou plutôt retrouver, dans le christianisme ramené à la simplicité de l'origine et débarrassé des superféations catholiques. On sait cependant qu'il ne s'était pas tenu à la morale, dans sa restitution du christianisme. Je veux dire que le précepte fondamental : « Aimez-vous les uns les autres, comme des frères », s'il lui avait paru suffisant à régler toutes les relations humaines, ne l'avait pas enpêché de se poser, comme toute l'humanité pensante, la question proprement religieuse du rapport de l'homme avec l'univers. Et force lui avait donc été, faute d'expresse révélation, de faire de la métaphysique. Elle est, cette métaphysique de Tolstoï, singulièrement profonde et témoigne de la plus grande force spéculative. Mais d'abord elle passe la compréhension de la foule, et, près des intellectuels eux-mêmes, elle peut trouver crédit, elle ne saurait emporter la certitude.
    Antoine, pour cause, ne s'embarrasse pas de métaphysique. La question religieuse, il la résout ainsi que fit le Christ, et chez les humbles, avec le même succès : il affirme Dieu et l'âme. Voilà tout. Il affirme, mais prouve-t-il ? demandera-t-on. Oui, il prouve. Comment ? Par le miracle.
    Antoine, comme Jésus-Christ, est thaumaturge. Ses adeptes l'appellent Antoine le Guérisseur. Guérisseur aussi était Jésus. Rien de plus, probablement. Par là s'exlique l'étrange fortune de l'antoinisme : comment douter du caractère surnaturel d'un homme qui, par la simple imposition des mains et l'union en esprit du patient avec lui, délivre les malades de leurs maux ? Et si ce pouvoir miraculaire, il dit le tenir de Dieu, comment nier ce Dieu qui fait se lever pour ses créatures misérables un sauveur, et ainsi se prouve non par les raisons des doctes qu'on peut ne pas comprendre, ou que d'autres raisons contraires peuvent réfuter, mais par les actes de celui qu'il envoie ?
    Enfin, ce n'est point aux corps seulement qu'Antoine le Guérisseur fait du bien, c'est aux âmes aussi. Comprenez-vous, alors, que les âmes obscures des ignorants et des simples sont toutes réconfortées et réjouies de cette ardente lumière de l'amour qui entre en elles, comme le soleil dans un galetas, et les éclaire et les réchauffe ? La douceur de s'oublier soi-même, de se donner tout à tous, elles l'éprouvent, ô joie ! Et cette pureté qu'ils revêtent, le humbles, comme la fraîcheur éclatante d'un linge neuf, ah ! qu'elle les fait enfin heureux, ces malheureux ! Le bonheur, c'est le vœu incoercible, c'est l'espérance éternelle des hommes, et qui le donne est dieu, car c'est le grand miracle.
    Mais je ne crois guère à la durée de l'antoinisme. Les sycophantes s'en mêleront et gâteront tout. ou bien même les pauvres gens perdront foi : Leur naïveté ne sera pas assez forte contre le siècle. Puissent-ils au moins se souvenir du bienfait de leur beau rêve fraternitaire !
                          Eugène HOLLANDE. 

Le Rappel (et Le XIXe siècle), 16 janvier 1911

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Antoine the Healer - The Illustrated London News (Saturday, December 17, 1910) (britishnewspaperarchive.co.uk)

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Antoine the Healer - The Illustrated London News (Saturday, December 17, 1910) Antoine the Healer - The Illustrated London News (Saturday, December 17, 1910)

     

Antoinisme - a new religion.

In Belgium a new cult has come into being under the name, of "Antoinistes," or followers of Antoine the Healer, of Jemeppe-sur-Meuse, near Liege. The number of his disciples has increased rapidly, and a petition, signed by 160,000 of them, has just been presented to the Belgian Government asking that the new cult may be legalised, as are the Catholic, Protestant, and Jewish religions, in order that it may share in certain civil advantages connected mainly with the property rights of its various temples. Antoine the Healer holds a silent service in his temple at Jemeppe-sur-Meuse on four days of each week (not on Sundays). He merely faces his congregation with lifted hand for a full minute, and walks out: then an adept save, "Everyone whose faith is strong enough must be cured." Louis Antoine, who is sixty-five, was formerly a coal miner. He is a vegetarian and a hermit, speaking to no one, except by telephone. His wife, Madame Antoine, "The Good Mother," performs cures as his deputy by waving her hand, and invoking "Antoine the Healer."

The Illustrated London News,
Saturday, December 17, 1910

cf. également https://archive.org

 

Traduction :

   Antoinisme - une nouvelle religion.
En Belgique, un nouveau culte a vu le jour sous le nom d'"Antoinistes", ou adeptes d'Antoine le Guérisseur, de Jemeppe-sur-Meuse, près de Liège. Le nombre de ses disciples a augmenté rapidement, et une pétition, signée par 160 000 d'entre eux, vient d'être présentée au gouvernement belge demandant que le nouveau culte soit légalisé, comme le sont les religions catholique, protestante et juive, afin qu'elle puisse bénéficier de certains avantages civils liés principalement aux droits de propriété de ses différents temples. Antoine le Guérisseur tient un culte silencieux dans son temple à Jemeppe-sur-Meuse quatre jours par semaine (pas le dimanche). Il se contente de faire face à sa congrégation la main levée pendant une minute entière, et s'en va : puis un sauf adepte, "Quiconque a la foi assez forte doit être guéri". Louis Antoine, soixante-cinq ans, est un ancien mineur de charbon. Il est végétarien et ermite, ne parlant à personne, sauf par téléphone. Sa femme, Madame Antoine, "La Bonne Mère", fait office d'adjointe en faisant un mouvement de la main et en invoquant "Antoine le Guérisseur".

    cf. l'article du New York Times.

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Jean Ancion - Les sectes (1993)

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AJean Ancion - Les sectes (1993)uteur :     Jean Ancion (préface de Xavier Godts)
Titre :     Les sectes. Changer le monde ou changer de monde ?
Edieur :    Imprimerie Appeldoorn, Pro. Manuscripto (coll. Série de recherche pastorale, 12), Hollogne-aux-Pierres, 1991+1997 ; 134 p.

    L'auteur, prêtre au diocèse de Liège, faisait partie de l'A.D.C.A.M. (Association de Défense Contre les Agressions Mentales) à Liège. Il a travaillé de longue date à la problématique des dérives sectaires.
    Il consacre une petite partie à l'antoinisme parmis plus de 30 autres sectes, les causes de leur prolifération, les déficiences des Eglises ?, Sectes et Politique, patchwork de sectes. Que dire ? Que faire ? Les mouvements de protection contre les sectes...


    Encore un point de vue chrétien, et même si, en on chrétien, il demande pardon pour "leur présentation de tel ou tel mouvement sectaire [qui] peut sembler caricaturale" (p.10), force nous est de constater qu'on ne sait sur quel pied danser.
    En effet, il serait vain de chercher une définition de ce qu'est une "secte" ou un "mouvement sectaire" pour l'auteur, tout en citant ce qui pourrait faire penser que ce que l'on reproche aux sectes, pourrait tout autant être "reprocher aux Eglises traditionnelles, hier et aujourd'hui" (p.25-26) :
- les pressions et les conditionnements tratiqués par des directeurs spirituels dans l'Opue Dei, mouvement ultraconservateur - des couvents, des internats et des séminaires étaient, autrefois, de véritables serres chaudes coupées de l'extérieur - il n'y a pas si longtemps, des carmélites ne pouvaient visiter leurs parents malades, elles portaient le voile (non islamique) et une soeur surveillante accompagnait au parloir celle qui recevait une visite derrière la grille !
- Certains ne veulent-ils pas nous présenter le pape comme un homme providentiel, comme un guide infaillible qui rassemble des foules énormes ? L'évêque d'Ecône, dans le Valais suisse, Marcel Lefèbvre, chef de file des intégristes, n'a-t-il pas créé un mouvement sectaire ? En tout cas, il a repris à son compte l'incroyabe théorie : « hors de l'Eglise pas de salut ». Il est tout à fait hostile à l'oecuménisme, à toute tentative de réunion des Eglise.
- Des techniques de financements contestables ont été longtemps pratiquées dans l'Eglise catholique. Il suffit de se rappeler le scandale de la Banco Ambrosiano, de la loge P2, de monseigneur Paul Marcinkus, le financier du Vatican.
- Certains groupes charismatiques semblent considérer que le monde contemporain est en proie aux forces du mal et les groupes Ampère et Lumen, ces financiers de Dieu, prennent le pouvoir dans les moyens de communication : radio, presse, éditions, BD pour les jeunes, catéchèse, télévision par satellite. Le succès des cassettes enregistres par l'ex-secrétaire de l'épiscopat canadien, le charismatique et dissident monseigneur Charles Matthieu est assez révélateur. Il prédit la fin du monde pour l'an 2000 !
- Les messages que Fatima, Medjugorje en Yougoslavie, les révélations de Marguerite qui sont à l'origine du mouvement traditionaliste des « Petites âmes », et bien d'autres... propagent, ne ressemblent-ils pas étrangement aux discours de certaines sectes ? Des chrétiens conservateurs ne continuent-ils pas à pratiquer une lecture simpliste de la Bible ? L'Eglise catholique ne reste-t-elle pas, sous certains aspects, aussi conservatrice que certaines sectes : lien obligatoire entre célibat et prêtrise, refus de l'accès au Sacerdoce aux femmes, interdiction de la contraception, etc. ?
- N'oublions pas que plusieurs sectes sont issues de l'Eglise catholique, par exemple, la secte des Trois Saints Coeurs des frères Melchior, le voyant de Boisfort. La secte des Trois Saints Coeurs est liée au complexe industriel de Wincrange.

    On n'aura donc droit qu'à une liste (dont on ne sais pas si elle est relative ou absolue) de ce que sont "les caractéristiques essentielles propres à tout groupe sectaire" (p.12) :
- l'adepte d'une secte suit aveuglément un chef qui pense pour lui,
- il se coupe des autres,
- il annonce une fin des temps imminente, il fait partie du petit reste des sauvés,
- il est déçu et impatient, il veut tout, tout de suite,
- le sectaire fait une lecture simpliste de la Bible,
- il est volontiers puritain, sa morale est stricte,
- il cultive la sinistrose,
- il se veut apolitique mais il fait souvent le jeu des dominants et des exploiteurs
- le prosélytisme et la méthode des sectes pour propager leur message est camouflée.
    Et l'auteur ajoute « un glissement inquétant du "rationnel" vers "l'irrationnel" ». On ne trouve un bémol pour "des pratiquent financières peu orthodoxe" : "ce n'est pas tojours le cas, il ne faut pas trop vite généraliser". On peut donc penser que pour le reste, toutes ces caractériques de façon absolue se retrouvent chez les sectes.
    Mais comme déjà dit, on a là aussi ce qui peut caractériser l'Eglise catholique (l'auteur va même jusqu'à viter les passages de la Bible dont se servent les sectes pour prouver qu'elles ont raisons, en précisant qu'ils "lus littéralement, tirés de leur contexte et souvent mal interprétés", p.37, note 5) et ce qui ne caractérise pas l'Antoinisme ! Pourtant jamais dans ce livre l'Eglise sera cataloguer comme secte et l'Antoinisme l'est de façon catégorique... C'est l'hôpital qui se moque de la charité, comme on dit...
    L'auteur est même pris à son propre piège : il précise par exemple que la secte refuse toute dialogue en prétextant détenir LA vérité (p.32) et nous lisons p.37, note 10 : "Des amis spirites lisent parfois la Bible, mais en s'attardant uniquement à des détails interprétés d'une manière fantaisiste, en passant à côté de l'essentiel du message des Evangiles. Ils réduisent Jésus à un rôle de guérisseur, voire de médium, ce qui évidemment ne correspond pas du tout au vrai portrait de Jésus"; "vrai portrait de Jésus" détenu et donné uniquement par l'Eglise certainement.

    On se demande donc, mais on sera les seuls, ce que pourra faire dans cette liste des "principales sectes", l'Antoinisme (et d'autres, comme les Baha'is qui sont dit "très sympathique, [et qu'ils ont collaboré], en janvier 1991, à une célébration oecuménique organisée par des chrétiens pacifistes à l'occasion de la guerre du Golfe", p.59). De fait, on évoque l'Antoinisme, hormis dans le chapitre le concernant (cf. supra), qu'à la page 18 : "les sectes existent depuis toujours" (mais on ne sait toujours pas ce qu'est une secte) ; quant l'auteur se risque à un classement (p.41) dans les sectes guérisseuses, avec les Spiritismes, Mahikari, le Christ de Montfavet (Georges Roux). "Ces groupes pratiquent trop souvent l'autosuggestion et même parfois la supercherie". On notera qu'on ne trouvera pas ici la Science Chrétienne, les Charismatiques ou la Congrégation Chrétienne en Belgique et en France (originaire de la Congregação Cristã no Brasil), lavés de tout soupçon par l'Etat français car ne figurant pas, sans explication, dans le rapport sur les sectes.
    On l'évoque encore donc dans le chapitre sur la "la Science Chrétienne, [qui] est un peu l'Antoinisme des classes aisées", et par la note 22 p.53 : "Le Père Antoine de Jemeppe (Liège) prêchait la même doctrine [le mal n'existe pas] qui peut paraître assez bizarre aux yeux de certains".
    Les sectes les plus développées (plus de 2 pages) sont : les disciples de Georges, le Christ de Montfavet, l'Antoinisme, et le Spiritisme, alors que l'auteur précise qu'ils sont en perte de vitesse (p.57, p.39) ; l'auteur a-t-il voulu un si long traitement pour la postérité ?
    On peut voir cependant la méconnaissance de l'auteur à propos de l'Antoinisme : concernant les "tas de faux Christ avant Georges Roux" (p.60, note 26), l'auteur ne cite pas le neveu de Louis Antoine, le Père Dor qui édita un livre : Christ parle à nouveau.

    Peu d'erreurs concernant le long développement sur l'Antoinisme : relevont les mauvais et les bons points :
- aciérie de Praga et non de Prava,
- la question n'est pas de savoir s'il a "rencontré des groupes spirites" en Allemagne et en Pologne, mais s'il a rencontré des mystiques,
- il fit construire 20 maisons ouvrières aux quatre-ruelles et non "au Bois-de-Mont";
- "il crut que son fils s'était réincarné dans un pharmacien de Paris. Debouxhtay dit : "il est certain que [les Antoinistes] y ont cru jadis" (p.59), mais il ne précise rien à propos de Louis Antoine même,
- "il fonda sa propre religion et il condamna les médiums et la science", condamner est un peu dure comme verbe : il réprouva spirituellement,
- "il refusa désormais de recourir à l'intelligence, à la sience et aux médecins", encore une fois le verbe est un peu fort : il refusa, en ce qui concerne le côté spirituel de l'homme de recourir...
- la liqueur ferrugineuse Koene "devait être ajoutée à de l'eau pure à laquelle il prétendait communiquer un fluide mystique. Elle devait enrichir le sang". En fait, il recommandait d'un côté la liqueur Koene et de l'autre donné de l'eau pure à laquelle il prétendait communiquer un fluide mystique, il ne demandait pas de les mélanger (l'auteur confont ici la théorie homéopathique), ainsi la liqueur seule (d'après sa posologie) devait enrichir le sang,
- "il subit l'influence de la Théosophie par M.F. Delacroix, professeur d'Athénée, qui cherchait à éliminer les séances d'expérimentation : la partie scientifique du spiritisme". Il s'agit de Ferdinand Delcroix, et ne sachant pas à qui se rapporte le "qui" de la subordonné, je préciserai que c'est Louis Antoine qui chercha à "liminer les séances d'expérimentation sous l'influence de la Théosophie, dont faisait peut-être partie M. F. Delcroix, professeur d'Athénée,
- "Antoine avait encuite organisé sa propre religion avec des prêtres (la mère Antoine fut « prêtresse »), des livres sacrés, des règlements du temple, des vêtements spéciaux, des fêtes (Toussaint, Noël, Lundi de Pentecôte, le 25 juin fête d'Antoine), des simulacres de sacrements, des pèlerinages". Il faut ici différencier ce que Louis Antoine avait organisé et ce qui fut fait après sa mort. Dans la terminologie sociologique (cf. A.G.Vicente), de "secte avec profète charismatique", l'antoinisme est devenu religion institutionnalisée avec "prêtres", "livres sacrés", règlements du temple", vêtements spéciaux (le pluriel vaut pour 1 vêtement spécial pour les adeptes de sexe masculin et 1 vêtement spécial pour les adeptes de sexe féminin), des fêtes, des calques de sacrements, des pèlerinages.
- "l'Antoinisme fut repris par sa femme, Jeanne Catherine Collon, et ensuite par ses neveux, dont le Père Dor qui avait fondé l'écle morale à Roux". Le fait de donner le nom de jeune fille de Jeanne Catherine Collon peut faire penser qu'ils n'étaient pas mariés ou qu'ils étaient divorcés. On dit d'ailleurs avant qu'il épousa Jeanne Collon. On peut alors même se démander si c'est bien la même femme... Ensuite l'antoinisme ne fut pas repris par ses neveux. Il n'y a, à notre connaissance, qu'un neveu qui s'inspira de l'Antoinisme pour former le Dorisme, le Père Dor, mais celui-ci critiqua fortement l'Antoinisme, en disant que Louis Antoine, ne voulant pas faire de religion, s'était fourvoyé en en faisant une, quand, lui, le Père Dor, se défenfait aussi de faire une religion...
- "L'enseignement du Père, c'est l'enseignement du Christ pour aujourd'hui", formulation qui fut rejetée du côté belge.
- "mais contrairement aux autres spirites, pour Antoine la matière n'est pas pure illusion" contredit la phrase précédente qui est cité : "le monde naturel n'est qu'apparence". Pour Antoine la matière est pure illusion !
- "L'inauguration du temple antoiniste eut lieu le 25 décembre 1900. La salle est décorée des portraits d'A. Kardec et du curé d'Ars". C'est la salle d'évocation spirite est est inaugurée le 25 décembre 1900. Le 15 août 1910, le temple antoiniste de Jemeppe est consacrée et le culte est sanctifié.
- "les 5 phases de la Thérapeutique d'Antoine" sont réfutées par Pierre Debouxhtay qui donne 3 phases p.95-98 : 1er : magnétisme et prescription de médicaments ; 2e : prières, bonnes paroles, inscription du nom du malade dans un registre, passes, impositions de mains ; 3e : imposition des mains à la foule, du haut d'une tribune, au cours de l'opération générale.
    Les bons points sont :
+ "il est passionnant d'étudier aujourd'hui l'Antoinisme comme une religion populaire qui a surgi dans notre région et de montrer comment le milieu ouvrier exploité, non reconnu, marginalisé par la culture dominante bourgeoise et par les Eglises officielles, a voulu se réapproprier maladroitement la religion et l'Evangile. L'histoire de l'Antoinisme est aussi le témoignage des milieux populaires restés « religieux », et qui expriment leurs souffrances" (p.60),
+ "il fut très marqué par la mort de son fils, employé au Nord Belge, qui décéda à l'âge de 20 ans. Ce décès n'est pas la cause principale de son passage au spiritisme, mais il renforce sa « croyance »,
+ "sa renommée se répandit dans les milieux ouvriers qu'un socialisme, forcément devenu anticlérical à cause de a collusion entre l'Eglise et les patrons capitalistes, avait détaché de l'Eglise. Mais ces gens restés religieux cherchaient espérance et consolation."

    En résumé : à côté de raccourci étrange, sensationnaliste et généralisant :
- "les sectes guérisseuses. L'Antoinisme, les Spiritismes, Mahikari, le Christ de Montfavet (Georges Roux). Ces groupes pratiquent trop souvent l'autosuggestion et même parfois la supercherie" (p.41)
- "il semblerait que des memebres de la Scientologie ont été liés à l'extrême droite et même aux tueries du Brabant Wallon" (p.54),
-"crise de la Théosophie en Allemagne qui conduisit à la création de deux dissidences [dont] celle de l'aryanisme germanique d'où allait sortir le Nazisme" (p.88) & rapprochement entre le Nouvel Age (p.102) et "les racines historiques de l'ésotéro-occultisme nazi" p.107, note 28),
- "prétention du Nouvel Age de vouloir construire une synthèse avec tous ces différents groupes en apparence hétéroclites" (p.100),
- "le Nouvel Age, venu des Etats-Unis, est, en apparence, peu organisé. Vu du dehors, il ne se présente pas comme un mouvement bien structuré. Cependant, il a comme but, de relier toutes celles et tous ceux qui veulent contribuer à cette vaste consipration" (p.97),
- "cette vague, ce raz de marée envahit tous les secteurs de la vie sociale en Occident" (p.106, note 13),
- "certains affirment que le Nouvel Age est lié à l'idéologie de l'extrême droite (Julia Nyssens), mais il faudrait le prouver. Mais qui tient les ficelles ? Mystère !" (p.105, note 7),
- "le dialogue avec les sectaires de tous bords est, la plupart du temps, tout à fait improbable et même souvent impossible" (p.109),
    et un parti-pris indéniable :
- il regrette que les enquêtes d'organisme sérieux ne citent "concrètement aucune secte" (p.111),
- "les chrétiens sont minoritaires dans une société pluraliste" (p.110),
- "ceux et celles qui sont tentés par les sectes doivent se demander s'ils ne peuvent pas trouver une bonne réponse à leus questions dans les Eglises chrétiennes" (p.110),
- "celui qui a une sensibilité Nouvel Age peut faire partie d'une Eglise, d'une religion, mais dans ce cas ce sera pour en extraire le noyau ésotérique. Comprenne qui pourra ! La double appartenance est évidemment impossible pour un vrai chrétien, car le Nouvel Age se présente comme la nouvelle religion supra mondiale " (p.100),
    on a quand même ici la posibilité de lire un opuscule bien fait et centré sur la Belgique.

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Culto Antonista (Dhâranâ nº 131-135 - Janeiro de 1947 a Março de 1948)

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    Muito mais importante, se assim se pode dizer, do que ambas as seitas, é aquela dos Antonistas, da qual nos vamos agora ocupar.
    Os Antonistas são partidários da religião fundada por Louis Antoine por alcunha, o Curador, que residiu durante muito tempo em Jemeppe-sur-Meuse, na província de Liège, na Bélgica, e onde operou centenas de milagres.
    Os resultados obtidos por semelhantes doutrina são incontestáveis, pois que milhares de testemunhos podem ser apresentados, a menos que se queira continuar a recusar todo e qualquer testemunho humano.
    Antoine, le guerrisseur, pessoalmente, merece, um lugar de destaque entre todos os curadores que se têm apresentado nestes dois últimos séculos de nossa história. Ele soube verter o que de mais puro possui a ciência oriental, na ocidental, tornando-a, quanto possível, respeitada, no que se refere à sua parte prática. Quanto ao que diz respeito à pureza de vida ela se assemelha ao Budismo, isto é: renúncia aos bens materiais, alimentação puramente vegetariana, e vida exclusivamente consagrada aos seus semelhantes.
    Direta ou indiretamente, foram e são seus mais fieis seguidores, na América do Sul, por exemplo, o saudoso Comandante Astorga, e ainda em nossos dias J. Carbonell, cujas obras merecem o maior acatamento. Na Espanha, o nome que mais ressalta em matéria “naturismo”, é o de nosso ilustre amigo Dr. Eduardo Alfonso, em cujos braços exalou o último suspiro, nosso também amigo Dr. Mario Rosso de Luna, do qual nos vamos ocupar nos comentários ao capítulo seguinte.
    Assim é que, as maravilhas realizadas pelo misterioso Louis Antoine, le guerrisseur, atingem quase o impossível. Podemos mesmo dizer que, no Ocidente, não houve quem o ultrapassasse. Os processos por ele adotados muito se assemelhavam aos já por nós apontados em outros lugares, ou sejam os dos Serapis no Egito, e os dos templos de Asclépios, na Grécia. Ele agrupava os seus doentes formando uma cadeia mental, e depois, através de superior esforço da sua vontade, harmonizava a polaridade dos fluídos desse mesmo grupo por inteiro. Quase sempre não era necessário formar uma nova corrente: os doentes ficavam imediatamente curados.
    Passemos, agora à descrição sintética da doutrina e suas operações, tais como são geralmente praticadas.

Revista Dhâranâ
Data : Dhâranâ nº 131/135 – Janeiro de 1947 a Março de 1948 – Anos XXII-XXIII
Redator: Henrique José de Souza

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Jean-Charles Pichon - Histoire universelle des sectes et des societés secrètes, tome 2 - Les temps anciens (1968)

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Histoire universelle des sectes et des societés secrètes, tome 2 : Les temps anciens (1968)
(ISBN: 2905262761 / 2-905262-76-1 )
Jean-Charles Pichon


Description :
- Sionisme, Kabbale, Témoins du Christ ou de Jéhovah, Antoinistes, Francs-Maçons, les sociétés secrètes groupent aujourd'hui des milliers de fidèles. Il n'en est pas une qui n'ait vu décupler le nombre de ses adhérents depuis 1940. Qui sont-elles? Que veulent-elles? D'où viennent-elles? Le caractère occulte de ces associations rend d'autant plus précieuses les réponses qu'on peut donner à ces interrogations. Fouillant l'ombre du passé et du présent, Jean-Charles Pichon remonte jusqu'aux sources, suit les courants à travers les sociétés où, depuis des siècles, des hommes se sont groupés pour se dépasser, sublimer ou faire progresser leur condition dans de grands rêves d'utopie. La naissance des sectes, leurs idéologies, leurs croyances, leurs rites sont enfin rassemblés ici dans une vaste synthèse.

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Hervé Masson, Dictionnaire initiatique et ésotérique (2003)

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ANTOINISME : Secte spirite et théosophique fondée par le mineur belge Antoine. Excellent médium, trés bon spirite, guérisseur, Antoine se réclamait à la fois d'Allan Kardec (dont le Livre des Esprits l'avait mis sur la voie) et des idées théosophiques. La prière, le culte et l'imposition des mains restent à la base des pratiques antoinistes. Encouragés par d'innombrables disciples, Antoine et sa femme, le "Père" et la "Mère", ne tardèrent pas à fonder une religion qui essaima dans toute l'Europe du Nord, notamment en Belgique, en Allemagne, en Pologe et dans les départements du Nord de la France. Antoine est mort en 1912, mais l'Antoinisme existe encore.

Hervé Masson, Dictionnaire initiatique et ésotérique,
Trajectoire, Paris, 2003
source : amazon.fr

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