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Ceinture séparant le matériel du spirituel

Publié le par antoiniste

LES BENEDICTIONS DU MATIN

« ’Ozer Israël Bigvoura » « Qui ceinture Israël avec force »
Cette bénédiction vient nous rappeler une chose essentielle. Le haut du corps de l’homme est entièrement spirituel, c’est là que se trouvent l’esprit et le coeur, et le bas du corps de l’homme est entièrement matériel.
Lorsque nous disons cette bénédiction, nous rappelons qu’il y a une séparation entre les deux parties du corps humain. Ceci est une spécificité typiquement juive. En effet, chez les non juifs, soit la partie matérielle l’emporte pour assouvir toutes ses envies, et les pieds de la personne vont la mener là où ses passions l’attirent, soit le côté spirituel va l’emporter et une personne va se retirer dans un monastère, elle va s’isoler du reste du monde. La conception juive est autre. Nous avons conscience que nous sommes composés de deux éléments mais nous pensons que nous devons les faire cohabiter. Toutefois, le côté spirituel doit tirer le côté matériel vers lui. Cette cohabitation n’a de sens que si nous délimitons ces deux parties, c’est seulement en séparant la sainteté du profane que l’on peut sanctifier même le profane, que le sainteté peut rendre saint ce qui ne l’est pas. Mais si la sainteté est mélangée au profane, c’est le profane qui va influencer la sainteté. Le peuple juif, à la différence des non juifs, a compris qu’il y a la spiritualité et la matérialité, mais que ces deux notions ne prennent toute leur dimension que si on les fait coexister, mais toutefois en mettant une séparation entre elles. Lorsque nous disons qu’Hakadoch Baroukh Hou nous ceinture avec force, nous Le remercions en fait pour nous avoir permis de comprendre que l’élévation du matériel par le spirituel ne peut se faire que si l’on sépare à la base, ces deux notions.

source : http://www.hessedvedavid.com/tefilah/fichiers//2007_12_16_-%20_-_TEFILAH%2019.pdf

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Le coeur, ceux qui ont conscience de la volonté divine

Publié le par antoiniste

Les égyptiens, ce sont les «cœurs», ceux qui ont conscience de la volonté divine. L’écriture égyptienne incarne en quelque sorte les mots qui créèrent l’univers lors de la «première fois» de la création du monde. Etant vraiment l’expression de la volonté du démiurge, les mots hiéroglyphiques sont autant d’«icônes» exprimant l’essence de celui-ci. Le souffle vital qui permet aux êtres d’exister ne fait qu’un avec la parole du démiurge.

source : http://www.magazinelinitiation.com/Webzine/W_Article_Initiation.php?Auteur=Jean-Michel+Salmann

 

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L'âme ténébreuse et l'âme lumineuse chez Jacob Boehme

Publié le par antoiniste

L'âme naît dans ses propres profondeurs et lorsqu'elle en émerge, c'est pour accéder à la lumière. Ces profondeurs sont ténébreuses. Le chemin que parcourt l'âme va des ténèbres à la lumière. L'âme ténébreuse, c'est l'âme qui ne se connaît pas. L'âme lumineuse se connaît en même temps qu'elle connaît Dieu. Le cycle de l'âme, c'est le passage des ténèbres à la lumière, c'est-à-dire de l'inconscient au conscient. Dans l'inconscient, l'âme se cherche. Lorsqu'elle s'est élevée à la conscience, elle s'est trouvée, selon les expressions employées par Boehme.
[...]
Peut-on prêter à Dieu le désir ? Certes, Boehme dit avec les théologies dogmatiques que Dieu ne connaît pas le désir. Dieu est une volonté vierge qui n'est sujette à aucune détermination. Seulement, ce Dieu que Boehme appelle la Divinité pure, c'est Dieu en soi, c'est l'Absolu. Ce Dieu dont les théologies dogmatiques font le sujet de leur enseignement, est pour Boehme le Dieu à jamais caché. Il ne peut se révéler à l'homme parce qu'il n'a aucun rapport avec la création. Ce n'est pas le Dieu créateur. Ce Dieu est le pur esprit et il est totalement insaisissable. Il ne se connaît pas lui-même. Un pur esprit ne se connaît pas.
[...]
La faculté de produire des images, c'est l'imagination. Chez Boehme, l'imagination n'est pas un don de fabulation gratuite. Elle produit une réalité, bonne ou mauvaise. Notre imagination, ce sont toutes nos pensées et tous nos sentiments réunis dans un seul regard. Ce regard se nourrit soit des ténèbres, soit de la lumière, et il nous engendre à la ressemblance de l'un ou de l'autre. Pour Boehme, l'âme tout entière est un oeil et cet oeil nous engendre, pour le meilleur comme pour le pire.

La bonne imagination, c'est la foi. C'est elle qui nous engendre à l'image du Dieu de lumière. Nous avons été créés à l'image de Dieu. Mais pour Boehme, l'image est double, car Dieu, tel qu'il se révèle, est d'abord la colère, puis la lumière. La véritable image est celle du Dieu de lumière, l'autre n'étant qu'un simulacre. L'image lumineuse est évoquée conjointement avec le lys.

Le désir demande à être satisfait. D'abord il est insatiable. Sa voracité ne produit que la négation de tout vrai désir : la crainte. Mais un autre désir va sourdre, qui tout en renaissant éternellement, sera éternellement accompli. Pour cela, il faut que meure le premier désir.

La volonté changée en désir est une volonté qui se cherche. Tout d'abord elle ne rencontre que le vide creusé par son appétit. Puis elle se trouve dans un désir capable de créer une substance dont il se nourrisse réellement. Cette création se fait ex nihilo par la magie de l'imagination. La substance ainsi engendrée formera un corps spirituel. L'esprit, qui est la volonté, se nourrira de ce corps, comme lui-même se sera nourri de l'esprit.

En se trouvant dans ce corps, la volonté passe du rien de l'esprit pur à l'être de l'esprit incarné dans une chair mystique. Ceci est l'oeuvre de l'imagination créatrice. C'est par elle que Dieu crée le monde. C'est aussi par l'imagination que s'opère ce que Boehme appelle la seconde création de l'âme, qui est notre seconde naissance.
[...]
Le feu dévorant, c'est le feu sans la lumière. C'est ce que représente Adam après son péché. Comment Adam a-t-il péché ? En sombrant dans le sommeil et par la magie du rêve. Son imagination s'est exercée de manière perverse. Quelle a été la conséquence de ce péché ? Adam a perdu son corps céleste et la lumière qui rayonnait en lui. En même temps Eve naissait du songe d'Adam.

Adam était androgyne, il est devenu mâle. Adam mâle n'est plus qu'une moitié d'Adam. Eve est son autre moitié. Dans la virilité d'Adam, il n'y a plus que le feu dévorant. C'est ce feu dévorant qui a engendré Eve. Toute vie n'engendre que son semblable. Eve ne pouvait naître qu'à l'image d'Adam déchu. Cependant, avant même de chasser Adam et Eve du paradis, Dieu a donné à leur postérité une promesse de rétablissement en déposant dans le sein d'Eve une semence qui est un germe de lumière. Cette semence restera comme en sommeil jusqu'au moment la voix de l'ange la fera éclore dans le sein de Marie. Dans le corps céleste du Christ, le feu transmué s'unira à la lumière.

Le corps céleste du Christ représente la totalité retrouvée. Le Christ est androgyne, comme le seront après lui toutes les âmes qui se seront trouvées.

PIERRE DEGHAYE, LA FLEUR DU FEU. DE LA SUBLIMATION DANS LA THÉOSOPHIE DE JACOB BOEHME (1927)
Revue française de psychanalyse : organe officiel de la Société psychanalytique de Paris (gallica2)

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La Révélation, L'Arbre de la science de la vue du bien (p.184)

Publié le par antoiniste

    L'épreuve ? C'est Dieu qui veut s'établir en nous et qui doit y démolir une dose de matière équivalente à la dose de vertu que nous devons acquérir, rien de plus exact que cette balance.

La Révélation, L'Arbre de la science de la vue du bien, p.184

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Einstein et son agnostisme

Publié le par antoiniste

    Ma position concernant Dieu est celle d'un agnostique. Je suis convaincu qu'une impression vive de l'importance primaire des principes moraux [...] ne nécessite pas la présence d'un législateur, et surtout pas d'un législateur qui fonctionne sur la base d'un système de récompense et punition.

Lettre à M. Berkowitz, 25 octobre 1950, Einstein Archive 59-215

source :  wikipedia

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La Révélation, L'importance de la pensée (p.23)

Publié le par antoiniste

    La vérité n'est pas toujours où nous la croyons ; elle peut être dans un raisonnement basé sur la logique, mais elle cesse d'être vérité quand nous voulons la discuter ; car la vérité est dans l'humilité, la modestie, la sagesse ; elle nous apparaît bien claire, mais nous ne la possédons que lorsque nous ne prétendons pas l'avoir. Disons que la vérité c'est Dieu et que Dieu c'est la vérité.

La Révélation, L'importance de la pensée, p.23

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Darwin & Constantin

Publié le par antoiniste

    "Veyne fait parfaitement sentir que, dès lors qu'apparaît un dieu universel et aimant, l'égalité entre les hommes devient au moins imaginable. [...] Bien sûr, l'histoire contredira tout cela. Et à de nombreuses reprises." (source : http://www.vigile.net/Lettre-d-un-incroyant)

    Cette réflexion de Christian Rioux sur le livre de Paul Veyne, "Quand le monde est devenu chrétien" (Albin Michel), rejoint ce que je disais de Darwin dans un précédent billet : de dire que tous les hommes descendent bien d'une seule et même espèce, peut facilité l'égalité entre eux. Espéront encore pourtant que l'histoire future ne contredira pas Darwin.

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Berkeley - J'ai une propre notion de Dieu

Publié le par antoiniste

    En réfléchissant sur moi-même, en exaltant à l'infini mes puissances et en écartant mes imperfections, j'obtiens une "image ou ressemblance de Dieu". Je n'en ai pas une "idée", c'est-à-dire une perception, mais comme de toutes les substances spirituelles, j'en ai une "notion". La matière, au contraire, n'est ni perçue objectivement, ni pensable réflexivement, d'après autre chose. De même, je ne me perds pas en Dieu : j'appréhende immédiatement mes propres actions, l'activité divine ne m'est que médiatement percevable. A ce titre seulement, je puis dire que j'ai une "directe ou propre notion" de Dieu.
[...]
    De même que la vue ne "voit" pas la distance suggérée par le tact, de même que nous ne "percevons" par les esprits, bien que nous en ayons des "notions"; de même que je ne "vois" pas Dieu, je ne saisis pas la substance divine par un rapport immédiat, je le conclus par la nature, sa création, sa "grammaire". Le monde est la révélation de Dieu. Dieu me parle par le monde. Ce symbolisme d'immanence divine doit suffire à me pénétrer de Dieu. A qui ne comprend ce langage aucun autre ne pourra suffire. Telle est la grande pensée de la philosophie de Berkeley, la marque de son génie. Haute et puissante vue métaphysique, qui honore son intelligence !

    Jean Didier, Berkeley, VIII, La religion et la morale

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Pensée philosophique - Suis-je Dieu ?

Publié le par antoiniste

    Est-ce que le monde ne serait pas qu'un songe, une vue de l'esprit. Est-ce qu'il n'y a que moi qui meurt, ou est-ce que c'est le monde qui disparaît quand je meurt. Comment être sûr que tout ça continu une fois que je ne suis plus là pour le voir, le savoir.
    Peut-être c'est moi qui ai tout imaginé. Peut-être en fait suis-je moi-même Dieu qui s'est fait homme pour s'amuser le temps d'une seconde d'éternité. "Dieu à l'image de l'Homme, et l'Homme à l'image de Dieu". Le monde mourra quand Je mourrais, puisque Je ne serais plus là pour le faire défiler devant mes yeux pour mon seul plaisir.

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Berkeley - Nous voyons Dieu journellement avec la même certitude que nous voyons journellement nos semblables

Publié le par antoiniste

    "En lisant le livre de la nature, il me semble au-dessous de la dignité de l'esprit d'affecter une rigoureuse exactitude dans la réduction de chaque phénomène particulier aux règles générales, ou dans l'explication de la manière dont il résulte de ces règles. Nous devons nous proposer de plus nobles objets, comme d'élever et de récréer l'intelligence par la contemplation de la beauté, de l'ordre, de la grandeur et de la variété des choses naturelles." Le vrai but de l'homme est de travailler à réaliser les fins de la nature : la gloire de Dieu, notre conversation et notre bien-être, et ceux des créatures nos semblables. La meilleure grammaire de cette espèce est la mécanique de Newton.
    De même que les paroles des autres hommes sont une preuve de leur existence, de même façon Dieu est visible dans le monde et s'y incarne en quelque manière. Nous voyons Dieu journellement avec la même certitude que nous voyons journellement nos semblables ; car, à parler strictement, ils ne peuvent être vus, bien que leurs corps le puissent. Ce langage de la vue est équivalent à une création constante, témoignant d'une action immédiate de la puissance et de la providence divines. Telle est la théorie symbolique que soutient Berkeley dans sa Théorie de la vision vengée.

    in Théorie de la vision vengée
    Jean Didier, Berkeley, VII, Le symbolisme de la nature

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