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libre arbitre

Max Stirner - L'unique et sa propriété ; traduction et préface de Henri Lasvignes (1900)

Publié le par antoiniste

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Françoise Parturier, Lettre ouverte aux femmes, in Benoîte Groult, Ainsi soit-elle (p.68)

Publié le par antoiniste

    La liberté ne se demande pas, Madame, elle se prend... Il n'y faut que de l'audace et de la solidarité. Or, ce sont justement les deux qualités qui vous manquent le plus. Vous n'osez pas oser. Vous avez peur, peur de ne pas pouvoir, peur d'être empêcher, peur d'échouer, peur d'être punie, peur de manquer, peur d'être seule, peur d'être ridicule, peur du qu'en-dira-t-on, peur de tout.

Françoise Parturier, Lettre ouverte aux femmes,
in Benoîte Groult, Ainsi soit-elle (p.68)
Le Livre de Poche, Paris, 1975

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Françoise Parturier, Lettre ouverte aux femmes, in Benoîte Groult, Ainsi soit-elle (p.68)

Publié le par antoiniste

    La liberté ne se demande pas, Madame, elle se prend... Il n'y faut que de l'audace et de la solidarité. Or, ce sont justement les deux qualités qui vous manquent le plus. Vous n'osez pas oser. Vous avez peur, peur de ne pas pouvoir, peur d'être empêcher, peur d'échouer, peur d'être punie, peur de manquer, peur d'être seule, peur d'être ridicule, peur du qu'en-dira-t-on, peur de tout.

Françoise Parturier, Lettre ouverte aux femmes,
in Benoîte Groult, Ainsi soit-elle (p.68)
Le Livre de Poche, Paris, 1975

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La Révélation, Le devoir impose la pratique des lois morales (p.110)

Publié le par antoiniste

    La mort n'est qu'une fausse vue. Quand nous serons plus dématérialisés, nous le comprendrons mieux ; nous verrons que ceux que nous croyons morts vivent au milieu des personnes qu'ils aiment et dont ils sont aimés ; ce serait nier le libre arbitre que de les faire exister ailleurs que là où leur amour les attire.

La Révélation, Le devoir impose la pratique des lois morales, p.110

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Lamennais, Esquisse d'une philosophie; p.48

Publié le par antoiniste

    Que si, contemplant l'Être infini, nous essayons de découvrir ses propriétés nécessaires, nous trouvons que l'idée de l'Être renferme premièrement celle de force ou de puissance : car, pour être, il faut pouvoir être, et l'existence implique la notion d'une énergie par laquelle elle est perpétuellement réalisée.

Lamennais, Esquisse d'une philosophie t.1. p.48

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La Révélation, Tout savoir c'est tout aimer (p.92)

Publié le par antoiniste

    S'il n'existait qu'un moyen d'atteindre au but, s'il n'y avait qu'une pensée à suivre, le progrès n'aurait pas sa raison d'être, on ne dirait pas non plus : « A chacun selon ses œuvres. »

La Révélation, Tout savoir c'est tout aimer, p.92

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l'ascenseur de la suggestibilité

Publié le par antoiniste

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La Révélation, Être ou paraître (p.71)

Publié le par antoiniste

    Il faut agir sans crainte ; toute gêne est une faiblesse qui nous abîme et que nous devons surmonter. Si tout homme osait dire franchement et hautement ce qu'il pense, il serait toujours dans la réalité. Combien nous nous rendons malheureux en voulant cacher notre nature ! Ne craignons rien ni personne, si ce n'est nous-mêmes, notre faiblesse.

La Révélation, Être ou paraître, p.71

 

Réflexion : Cette citation s’inscrit très bien dans les principes de l'Antoinisme et reflète une grande partie de la philosophie du fondateur, Louis-Joseph Antoine. Elle nous appelle à dépasser nos peurs et nos hésitations pour vivre pleinement et authentiquement. Voici ce que l’on peut en tirer, en lien avec l'Antoinisme :

  1. L'importance de l’action sans crainte : L’Antoinisme encourage à agir dans la vérité et l’authenticité, sans être paralysé par la peur du jugement, de l’échec, ou des attentes sociales. La "gêne" mentionnée dans la citation est vue ici comme une forme de limitation qui entrave l'épanouissement de l’individu. En rejetant cette gêne, on se rapproche de notre essence véritable. L’idée est que nous devons agir selon ce que nous sommes profondément, sans craindre de déplaire ou d'être incompris.

  2. La force de l’expression sincère : L’Antoinisme valorise l’expression véritable de soi, l’honnêteté et la transparence. Le fait de "dire franchement et hautement ce qu'on pense" est vu comme un acte libérateur. Cela rejoint cette idée d’authenticité : être en phase avec soi-même, sans masquer sa nature. Cela favorise la connexion avec les autres, car lorsque nous nous exprimons sans crainte, nous invitons également l'autre à être vrai. C’est un acte de courage et de vérité, fondamental dans le parcours spirituel.

  3. Surmonter la faiblesse intérieure : La citation met l’accent sur la "faiblesse" comme étant notre principale entrave à l'authenticité. Dans l'Antoinisme, cette faiblesse pourrait être vue comme la peur de soi-même, la peur d’affronter nos propres contradictions ou nos fragilités. La véritable force se trouve dans la capacité à transcender cette faiblesse et à accepter sa propre nature. Cela suppose une forme de maîtrise de soi et un travail sur soi-même pour éliminer les obstacles intérieurs qui nous empêchent de vivre pleinement.

  4. Ne pas cacher sa nature : Cela parle aussi de l'importance d'accepter notre vraie nature et de ne pas la dissimuler par peur de ne pas être accepté. Dans l’Antoinisme, comme dans d’autres philosophies spirituelles, il est essentiel de vivre en harmonie avec soi-même, de comprendre ses propres imperfections sans honte. L’authenticité est essentielle à la paix intérieure, et chaque individu doit se libérer des masques sociaux ou des rôles qu’il joue pour correspondre à des attentes extérieures.

  5. Le véritable adversaire : la peur de soi-même : "Ne craignons rien ni personne, si ce n'est nous-mêmes, notre faiblesse" souligne que le plus grand frein à notre épanouissement vient de nos propres limitations internes. La peur, l’auto-jugement, la crainte du rejet, sont des manifestations de cette faiblesse. En se libérant de cette peur, on peut pleinement s’accepter et s’accomplir. La vraie liberté, ici, réside dans la conquête de soi-même.

En résumé, cette citation incite à une grande audace spirituelle : oser être soi-même, sans crainte ni honte, et dépasser les peurs qui nous limitent. C’est une invitation à s’affirmer dans la vérité, à surmonter les fragilités internes et à vivre une vie pleinement authentique. Dans la perspective antoiniste, ce processus d’authenticité et de libération est un chemin vers la paix intérieure et la connexion avec l’essence de l’humanité partagée.

La Révélation, Être ou paraître (p.71)

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The Naked Guy, ou comment mourrir du conformisme

Publié le par antoiniste

Luis Andrew Martinez commonly known as Andrew Martinez, was an activist who achieved fame at the University of California, Berkeley, where he was known as The Naked Guy.

Early fame

Martinez was a high school football player when he attended Monta Vista High School in Cupertino, California.

Martinez attended classes at University of California, Berkeley. In September 1992, his second year in college, he began appearing naked in public and led a campus "nude-in" to protest social repression. Campus police first arrested him that fall for indecent exposure when he jogged naked near southside dormitories late on a Saturday night. The county prosecutor refused to prosecute, concluding that nudity without lewd behavior was not illegal. The university then banned nudity on campus. Martinez began strolling around campus naked, citing philosophical reasons. He explained that when he dressed in expensive, uncomfortable, stylish, "appropriate" attire, he hid the fact that his personal belief was that clothes were useless in his environment except as a tool for class and gender differentiation.

Martinez wrote a 1992 guest column in The Oakland Tribune: "When I walk around nude, I am acting how I think it is reasonable to act, not how middle-class values tell me I should act. I am refusing to hide my dissent in normalcy even though it is very easy to do so." Martinez, who typically attended classes wearing only sandals and a backpack, became a cause célèbre at the university for a while, sparking a number of nude-ins on campus and performances by the Bay Area nudist group the X-Plicit Players. He appeared on national talk shows, was profiled in a photo essay in Playgirl and was parodied in the 1994 college comedy PCU. Although UC Berkeley never acknowledged a social conservative rationale for dealing with Martinez, the school eventually recognized a feminist argument raising sexual harassment concerns, and accordingly issued its "Policy Statement Concerning Public Nudity and Sexually Offensive Conduct" on December 7, 1992.

Then neither employed nor furthering his education, Martinez continued living in Berkeley, and was arrested for public nudity by the city. He fought those charges and won. For many months, it was legal to walk around nude in Berkeley and he went further, attending a City Council meeting naked. The city adopted an anti-nudity ordinance in July 1993. Martinez and some of his supporters then showed up at a City Hall meeting in the buff and he became the first person arrested under new city ordinance. He pleaded guilty to the misdemeanor charge and got two years’ probation.


Later life

After his legal matters were settled, Martinez traveled to Europe, studied judo, and began to write a manuscript about his experiences. After his return and continued unemployment, he began to manifest symptoms of mental illness and he spent much of the decade following his national fame moving among halfway houses, psychiatric institutions, occasional homelessness, and jail, but never getting comprehensive treatment, his family said. Martinez showed signs of schizophrenia and was prescribed medication, but with little improvement. "It was an endless cycle of trying to get answers but never getting any," said his mother. "It was endless, endless, endless."

On January 10, 2006, Martinez was arrested after a fight at a halfway house and charged with two counts of battery and one count of assault with a deadly weapon. He was placed in maximum-security custody in Santa Clara County Jail in San Jose.

The last time Martinez's mother saw her son was three weeks before his death when she visited him in jail. "He was sad. He was tired. He said he had enough", she said. "I alerted everyone, but nothing happened". On the evening of his death a guard checked on him at 11 p.m. and he was fine, but a few minutes later other inmates reported hearing sounds coming from his cell. An officer returned at 11:19 and found Martinez unconscious. The 33-year-old Martinez was found with a plastic bag cinched around his head. He was taken to Valley Medical Center, where he was pronounced dead of apparent suicide on May 18, 2006. Martinez's funeral was held May 25. A memorial for him was held May 27 at People's Park, in Berkeley. On November 12 of that year, a public memorial was held at a community recreation center in Cupertino.

In 2009, his mother Esther Krenn settled a wrongful death lawsuit against Santa Clara County, which paid her $1 million and altered its policies so that family members would be notified in the event of a suicide attempt.

source : http://en.wikipedia.org/wiki/Andrew_Martinez

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Théodore de Banville (1823-1891) - Le Chat (1882)

Publié le par antoiniste

    Tout animal est supérieur à l'homme par ce qu'il y a en lui de divin, c'est-à-dire par l'instinct. Or, de tous les animaux, le Chat est celui chez lequel l'instinct est le plus persistant, le plus impossible à tuer. Sauvage ou domestique, il reste lui-même, obstinément, avec une sérénité absolue, et aussi rien ne peut lui faire perdre sa beauté et sa grâce suprême. Il n'y a pas de condition si humble et si vile qui arrive à le dégrader, parce qu'il n'y consent pas, et qu'il garde toujours la seule liberté qui puisse être accordée aux créatures, c'est-à-dire la volonté et la résolution arrêtée d'être libre. Il l'est en effet, parce qu'il ne se donne que dans la mesure où il le veut, accordant ou refusant à son gré son affection et ses caresses, et c'est pourquoi il reste beau, c'est-à-dire semblable à son type éternel.

Théodore de Banville, Le Chat (1882)
source : Bibliothèque électronique de Lisieux (www.bmlisieux.com)

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