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libre arbitre

L'expérience de Milgram

Publié le par antoiniste

L'expérience de Milgram est une expérience de psychologie réalisée entre 1960 et 1963 par le psychologue américain Stanley Milgram. Cette expérience vise à estimer à quel niveau d'obéissance peut aller un individu dirigé par une autorité qu'il juge légitime et à voir le processus qui mène à un maintien de cette obéissance ; notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet.

De 1960 à 1963, Milgram mène une série d'expériences, avec plusieurs variantes, permettant d'estimer à quel point un individu peut se plier aux ordres d'une autorité qu'il accepte, même quand cela entre en contradiction avec son système de valeurs morales et éthiques. Ses résultats ont suscité beaucoup de commentaires dans l’opinion publique, mais la méthode utilisée a fait naître critiques et controverses chez les psychologues et les philosophes des sciences.

[...]

 Rôle de l’obéissance dans la société

L'obéissance à une autorité et l'intégration de l'individu au sein d'une hiérarchie est l'un des fondements de toute société. Cette obéissance à des règles, et par voie de conséquence à une autorité, permet aux individus de vivre ensemble et empêche que leurs besoins et désirs entrent en conflit et mettent à mal la structure de la société.

Partant de cela, Stanley Milgram ne considère pas l'obéissance comme un mal. Là où l'obéissance devient dangereuse, c'est lorsqu'elle entre en conflit avec la conscience de l'individu. Pour résumer, ce qui est dangereux, c'est l'obéissance aveugle.

Un autre moteur de l'obéissance est le conformisme. Lorsque l'individu obéit à une autorité, il est conscient de réaliser les désirs de l'autorité. Avec le conformisme, l'individu est persuadé que ses motivations lui sont propres et qu'il n'imite pas le comportement du groupe. Ce mimétisme est une façon pour l'individu de ne pas se démarquer du groupe.

Le conformisme a été mis en évidence par le psychosociologue Solomon Asch dans une expérience qu'il réalisa dans les années 1950.

Les variantes avec plusieurs pairs ont montré que si l'obéissance entre en conflit avec la conscience de l'individu et que le conformisme "impose" à l'individu de ne pas obéir, il se range souvent du côté du groupe. Ainsi, si l'on veut s'assurer de l'obéissance aveugle d'un groupe, il faut faire en sorte que la majorité de ses membres adhère aux buts de l'autorité.

source : wikipedia

cf. : Autorité = danger [http://www.dailymotion.com/video/x4kh9l_autorite-danger_tech]
cf. : Milgram Experiment (Derren Brown) [http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=y6GxIuljT3w&feature=related]

nota : l'expérience menait ici était mené pour l'aide à l'apprentissage et l'activité de la mémoire, mais cela a toujours était une expérience pour prouver finalement l'embrigadement mental que l'on peut faire subir à la personne qui faisait subir les "faux" électrochocs.
    Je me permets de signaler cependant que le méthode de l'électrochoc à était vraiment utilisé dans les cas de tortures, et plus graves pour soigner les maladies mentales, ou les maladies perçues comme mentale, comme l'homosexualité (cf. Les homosexuels, Par Gonzague de Larocque, Le Cavalier Bleu, 2003 - collection Idées Reçues [http://books.google.com/books?id=mNfNEY9TNCUC&hl=fr])

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La Vague / Die Welle

Publié le par antoiniste

Dans le cadre de son cours d’histoire sur la Deuxième Guerre Mondiale, Ben Ross se trouve embarrassé par la question d’un de ses étudiants : ‘Comment les Allemands ont-ils pu laisser les nazis assassiner des gens presque sous leurs yeux pour ensuite affirmer, qu’ils n’en savaient rien? Comment ont-ils pu faire une chose pareille? Comment ont-ils même pu dire une chose pareille?

La Vague

Bien sûr, il tente d’argumenter sur l’organisation à ce point rigoureuse des nazis qu’elle les rendait redoutables pour le reste de la population : oser se rebeller équivalait à se condamner…Mais sa réponse le laisse lui-même sur sa faim. Comment expliquer à des jeunes gens de la fin du 20e siècle que tout un peuple ait laissé une minorité exterminer purement et simplement 6 millions de juifs?

Le lendemain, il met en pratique l’idée de créer, au sein de sa classe, un mouvement ‘fictif’ destiné à faire comprendre aux étudiants les mécanismes du nazisme. Le nom du mouvement : ‘La vague’, son slogan : ‘La Force par la Discipline, La Force par la Communauté, La Force par l’Action’. En quelques jours, la majorité des étudiants vont volontairement laisser de côté tout esprit critique et tout libre arbitre pour s’abandonner aux préceptes du groupe…

Basé sur une expérience réelle ayant eu lieu dans une école des Etats-Unis dans les années ‘70, “La Vague” illustre, dans un style simple et dépouillé, la fragilité des libertés individuelles, la force de l’esprit de groupe et comment une collectivité soudée par des slogans forts peut très vite forcer l’individu à agir contre ce qu’il croyait être ses principes de base.

Même s’il est porteur d’un message presque pédagogique, le roman n’est jamais ennuyeux, les personnages se révèlent crédibles et attachants, l’auteur recourt largement aux dialogues et le cadre d’une école et des relations entre jeunes sera familier pour le public adolescent auxquel il est destiné. Toutefois, tant dans son propos que dans sa forme, “La vague” reste une lecture interpellante à tout âge…

La Vague / Todd Strasser. - Paris : Jean-Claude Gawsewitch Editeur, 2008. - 221 p. -

source : http://bibliomarchinmodave.wordpress.com/tag/la-vague/

cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Troisi%C3%A8me_Vague

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Pensée de Semkey-Dhadul - Bouddha

Publié le par antoiniste

"Je peux vous conduire jusqu'à l'eau de la source, mais le seul qui puisse la boire, c'est vous-même."

Bouddha

source : Semkey-Dhadul (http://www.blogg.org/blog-73100.html)

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La Conscience pour Bergson

Publié le par antoiniste

« Conscience signifie choix. Le rôle de la conscience est de le décider. »
(L'Energie spirituelle, chap. 1).

source : wikipedia

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Claire Lejeune - Ô silence gonflé d'irrésistible appel

Publié le par antoiniste

Ô silence gonflé d'irrésistible appel, je suis venue vers toi comme on allait jadis vers Dieu par le chemin des catacombes.

J'ai distillé des mots pour te donner une âme ; je progressais pieds nus sur les tessons indiférents.

Mes yeux s'éteignaient dehors et s'allumaient dedans ; Je n'entendais plus rien que ton pouls dans mes veines.

Je t'ai porté dans l'éblouissement, plus fermée qu'une mère autour de son enfant.

Visage radieux du silence qui naît au creux de nos entrailles ! Mon enfant divin, ô mon ultime cri, je te dérobe à la mort et je te nomme liberté.

Claire Lejeune, Mémoire de Rien, La gange et le feu,
Editions Labor - Espace Nord, p.28

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Libre arbitre et immortalité de l'âme chez Berkeley

Publié le par antoiniste

"Il m'est évident, écrit-il dans Alciphron, en gros et concrètement, que je suis un agent libre. Il ne sert à rien de dire : la volonté est gouvernée par le jugement ou déterminée par l'objet, pendant que, dans chaque cas ordinaire et soudain, je ne puis discerner ni abstraire le décret du jugement, du commandement de la volonté, pendant que je sais que l'objet sensible est absolument un être actif, qui peux me déterminer moi-même et me détermine. Si je pouvais supposer que les choses spirituelles sont corporelles, ou raffiner les choses actuelles ou réelles en actions générales abstraites, ou par habileté métaphysique réduire les choses simples et individuelles en partie multiples, je ne sais ce qui suivrait. J'en appelle au sens commun de l'humanité. Je sais que j'agis; et ce que je fais, j'en suis responsable. I know I act; and what I act I am accountable for. Et, si ceci est vrai, le fondement de la religion et de la moralité demeure inébranlé... un homme est dit être libre, aussi loin qu'il peut faire ce qu'il veut". Dire qu'il peut vouloir comme il veut (he can will as he wills), est inintelligible. Les notions de culpabilité et de démérite, de justice et de récompense, sont dans l'esprit des hommes antérieurement à toutes les recherches métaphysiques. Mais si nous commençons par les généralités et posons nos fondements dans les idées abstraites, nous serons arrêtés et perdus dans  un labyrinthe de notre propre construction. Les athées tiennent pour assuré que l'esprit est inactif et que les idées agissent sur lui. Il faut dire le contraire. La simple réflexion nous donne les notions de liberté, d'agent, d'action. Les athées font une ignoratio elenchi, en attendant des démonstrations là où nous ne pouvons prétendre qu'à la foi. La fin de la libre pensée est πάντα  ὑπόληψις, le scepticisme universel.
    L'immortalité des âmes est évidente : elle suit de l'incorruptabilité, conséquence de l'indivisibilité, de l'incorporéité et de l'inextension. "Si je ne croyais pas en l'immortalité, déclare Berkeley dans un article du Guardian, j'aimerais mieux être huître qu'homme."
     Dans le Discours sur l'obéissance passive, le seul écrit politique que nous ayons de lui, il soutient qu'il faut obéir au pouvoir établi, parce que voulu de Dieu. La vraie sagesse est de vivre selon l'ordre naturel et selon l'ordre civil. Ce jacobiste conclut à un utilitarisme théologique.

       Jean Didier, Berkeley, VIII, La religion et la morale

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Nous devrions agir toujours naturellement

Publié le par antoiniste

Dans la Fable des abeilles (1708), The fable of the bees or private vices public benefits, Bernard de Mandeville veut prouver (c'est un poème) que les vices des particuliers sont des bienfaits pour la société. cet ouvrage, qui fut vendu comme pamphlet dans les rues de Londres, "dépeint une société d'abeilles à l'apogée de la prospérité et de la puissance. Toutes travaillent avec ardeur à satisfaire aux besoins communs. L'activité incessante, le mécontentement, a volupté, la vanité, l'imposture règnent, mais contribuent en somme au bien commun. La dépravation qui règne dans les parties individuelles de l'Etat fait précisément de l'ensemble un vrai paradis, de même que les divers sons discordants d'un morceau de musique relèvent l'harmonie de l'ensemble. Les pauvres mêmes vivent mieux que vivaient les riches. Mais quelqu'un vinrent qui se mirent à crier : Plus de corruptions ! Grand Dieu, contentons-nous d'être honnêtes ! Et ce cri trouva un écho. Les imposteurs les plus acharnés mirent le plus d'acharnement à réclamer à grands cris l'honnêteté. Les cieux exaucèrent cet appel. L'hypocrisie disparut. Le luxe cessa. Il n'y eut plus de guerres de conquête. La domination des prêtres et la bureaucratie furent restreintes. La chose publique prit soin des pauvres. On se contenta des produits indigènes et l'on n'eut plus besoin d'importer des marchandises précieuses. Aussi,la navigation cessa-t-elle. La population diminua, et enfin, l'essaim tout entier se retira dans le creux d'un arbre. on était parvenu au contentement et à la loyauté, mais l'éclat et la puissance avaient disparu. - La morale est assez claire, conclut Höffding. Le bonheur et la moralité de l'individu ne peuvent subsister à côté de la civilisation et de la société." Mandeville s'oppose à Shaftesbury, à son optimisme et à sa doctrine du sens moral. Pour se concilier les théologiens, il déclare le créateur incompréhensible, et non cruel.
    C'est contre ces propagateurs de l'athéisme et de l'"amoralité" que s'éleva Berkeley. On ne comprend rien à son oeuvre, si on ne l'envisage sous cet angle : Berkeley est, avant tout, l'adversaire des libres penseurs de son temps. S'il supprime la matière, c'est que,  son avis, elle favorise l'athéisme; c'est pour ne laisser subsister que des esprits, pour poser l'activité unique de Dieu.

Jean Didier, Berkeley, VIII, La religion et la morale

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Pensée philosophique - Suis-je Dieu ?

Publié le par antoiniste

    Est-ce que le monde ne serait pas qu'un songe, une vue de l'esprit. Est-ce qu'il n'y a que moi qui meurt, ou est-ce que c'est le monde qui disparaît quand je meurt. Comment être sûr que tout ça continu une fois que je ne suis plus là pour le voir, le savoir.
    Peut-être c'est moi qui ai tout imaginé. Peut-être en fait suis-je moi-même Dieu qui s'est fait homme pour s'amuser le temps d'une seconde d'éternité. "Dieu à l'image de l'Homme, et l'Homme à l'image de Dieu". Le monde mourra quand Je mourrais, puisque Je ne serais plus là pour le faire défiler devant mes yeux pour mon seul plaisir.

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Comment le Père ressentait les réactions à son Enseignement

Publié le par antoiniste

    Je rappelle à ce propos combien l'oeuvre que nous poursuivons est diversement jugée, digne d'éloges suivant les uns, très répréhensible aux yeux des autres, c'est ce qui démontre encore la non-existence du mal. Mais je dois ajouter que si le mal n'existe pas, la souffrance existe proportionnément à l'imagination qui nous fait y voir une réalité.

La Révélation, L'amour & la solidarité, p.61

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Louis Scutenaire - Mes Inscriptions - Vouloir le bonheur de l'autre

Publié le par antoiniste

     L'Homme serait probablement un animal assez supportable s'il consentait un peu moins à se laisser emmerder par ceux qui veulent faire son bonheur.

Louis Scutenaire - Mes Inscriptions
Ed. Labor - Espace Nord, 1990 (p.316)

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