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libre arbitre

André Gide - La vie peut être plus belle que ne la consentent les hommes

Publié le par antoiniste

    La vie peut être plus belle que ne la consentent les hommes. La sagesse n’est pas dans la raison, mais dans l’amour. Ah ! j’ai vécu trop prudemment jusqu’à ce jour. Il faut être sans lois pour écouter la loi nouvelle. Ô délivrance ! Ô liberté ! Jusqu’où mon désir peut s’étendre, là j’irai. Ô toi que j’aime, viens avec moi ; je te porterai jusque-là ; que tu puisses plus loin encore.

André Gide, Nouvelles nourritures terrestres (1935), p.10
source : www.ebooksgratuits.com

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Simone de Beauvoir - Les hommes ne seront jamais comblés

Publié le par antoiniste

    - Je ne crois pas à l'avenir.
    - Il y aura un avenir.
    - Mais vous en parlez tous comme d'un paradis. Il n'y aura pas de paradis.
    - Bien sûr.
    Il m'examinait. Il semblait chercher sur mon visages les mots qu'il devait me dire.
    - Ce que nous décrivons comme un paradis, c'est le moment où les rêves que nous formons aujourd'hui seront réalisés. Nous savons bien qu'à partir de là d'autres hommes auront des exigences neuves...
    - Comment pouvez-vous désirer quoi que ce soit, sachant que les hommes ne seront jamais comblés?
    Il y eut un de ses durs sourires :
    - Ne savez-vous pas ce que c'est qu'un désir ?
    - Oui. J'ai eu des désirs, dis-je. Je sais.
    J'hésitai.
    Mais ce n'est pas simplement de désir qu'il s'agit : vous luttez pour les autres, vous voulez leur bonheur...
    - Nous luttons ensemble, pour nous, dit-il.

Simone de Beauvoir, Tous les hommes sont mortels
Folio n°533, Paris, 1992 (p.502)

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La Révélation, Nous ne pourrions posséder ni la foi ni l'amour sans les acquérir par la pratique de la charité (p.137)

Publié le par antoiniste

    Souvent nous voudrions démontrer la réalité à quelqu'un qui ne pourrait encore la comprendre ; ne serait-ce pas entraver son libre arbitre, notre désir de l'éclairer n'est-il pas dicté plutôt par une faiblesse ?

La Révélation, Nous ne pourrions posséder ni la foi ni l'amour sans les acquérir par la pratique de la charité, p.137

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Liberté de religion et liberté de conscience

Publié le par antoiniste

La liberté de religion désigne le droit subjectif fondamental des personnes de choisir et de pratiquer une religion donnée et l'évaluation du respect de ce droit. Par extension, elle fait référence aux textes de droit, déclarations, pactes, conventions, lois, textes constitutionnels divers qui permettent d'affirmer, défendre, étendre ou limiter ce droit. La liberté de religion est un aspect de la liberté de conscience.

La liberté de conscience, voisine de la liberté de religion mais qui ne doit pas être confondue avec elle, désigne le choix, par un individu et dans le cadre de la loi, des valeurs ou des principes qui vont conduire son existence.
La liberté de conscience contient donc la liberté de religion parmi ses possibilités. Mais l’athéisme est une autre forme revendiquée de la liberté de conscience.
En France, la Commission de réflexion sur l'application du principe de laïcité dans la République parle de la liberté de conscience comme du « second pilier de la laïcité ».
Dans l'Église catholique, la place de la liberté de conscience vis-à-vis du magistère et de l'autorité cléricale a historiquement fait l'objet de polémiques, étant initialement dénoncée dans l'encyclique Mirari Vos au XIXe siècle, avant d'être finalement acceptée par le concile Vatican II (déclaration Dignitatis Humanae)

source : wikipedia

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La Révélation, Nous ne pourrions posséder ni la foi ni l'amour sans les acquérir par la pratique de la charité (p.132)

Publié le par antoiniste

 

 

 

 

    Mais [l'homme] ne sera vraiment libre que lorsqu'il se sera affranchi de son imperfection et avec elle des opinions auxquelles il croit devoir obéir.

La Révélation, Nous ne pourrions posséder ni la foi ni l'amour sans les acquérir par la pratique de la charité, p.132

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Octave Mirbeau, Dans le ciel - Tu es un bon citoyen

Publié le par antoiniste

    L’homme n’a pas le droit de marcher vers la joie, d’étreindre le bonheur, de penser, d’imaginer, de créer, de sentir même. C’est épouvantable quand on y réfléchit… Dès que l’homme s’éveille à la conscience, dès qu’il reconnaît qu’il a des jambes et qu’il veut marcher vers quelque part, l’État arrive et lui brise les jambes d’un coup de bâton. Mais l’homme a des bras, s’il ne peut plus marcher, il peut étreindre quelque chose. Alors l’État revient et lui brise les bras d’un coup de bâton. L’homme gît à terre. Mais il a un cerveau qui le rend toujours redoutable, car il peut penser, il peut rêver, là germe et florit l’idée de la rédemption humaine, là s’épanouit la fleur sublime de la révolte. Alors l’État revient une troisième fois, fend, d’un coup de maillet, le crâne de l’homme, et lui dit : « Maintenant, tu es un bon citoyen. »

Octave Mirbeau, Dans le ciel (p.110)
source : scribd.com

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J.K. Huysmans - L'homme est un âne de Buridan

Publié le par antoiniste

    Cette croyance que l'homme est un âne de Buridan, un être tiraillé entre deux puissances d'égale force, qui demeurent, à tour de rôle, victorieuses de son âme et vaincues; cette conviction que la vie humaine n'est plus qu'un incertain combat livré entre l'enfer et le ciel; cette foi en deux entités contraires, Satan et le Christ, devaient fatalement engendrer ces discordes intérieures où l'âme, exaltée par une incessante lutte, échauffée en quelque sorte par les promesses et les menaces, finit par s'abandonner et se prostitue à celui des deux partis dont la poursuite a été la plus tenace.

Joris-Karl Huysmans, À rebours, chapitre XII (p.182) - 1884
source : gallica (édition de 1924)

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William Penn - l'esprit donne l'explication à chacun pour soi

Publié le par antoiniste

    L'écriture est le texte, l'esprit donne l'explication, et il la donne à chacun pour soi.

William Penn, Histoire abrégée de l'origine et de la formation de la société dite des Quakers (1839), p.14
source : Google Books

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Marcel Moreau, Monstre - Nos libertés

Publié le par antoiniste

    Notre liberté est l'affaire des médias, des politiciens, des savants, des technocrates, des grossistes en images, en machines à crétiniser, à obstruer les voies conduisant, au plus profond de os fibres, à la connaisance dne soi. La liberté est appâts, cacophonie, slogans, fureurs aguicheuses, néon-néant clignotant, sollicitations de toutes les couoeurs qui hébètent, bref la liberté est destruction organisée de la vie intérieure.
    La liberté est devenue le mot le plus prostitué de l'histoire des mots et l'Occident est son meilleur client. La liberté est la providence des fainéants, des parasites, des escrocs, des lâches, des mendiants, des médiocres, des assistés, des irresponsables et des dominateurs. La liberté est ajourd'hui, dans nos sociétés vermineuses, l'objection mahjeure à la liberté de l'esprit. Dans nos démocraties à genoux, la distribution de la liberté s'ordonne comme autant d'éléments épars d'un conditionnement global. La liberté pratiquée par des peuples ou des individus dont la vie intérieure n'est plus rien, sinon l'entonnoir par où s'engouffre la pléthore des invitations à n'être effectivement rien, tout ce que l'imagination moderne produit, à prifusion, comme techniques de déliquéscence, cette liberté-là a cessé d'être le modèle sur lequel eussent pu se fixer le regard des enchaînés, en pays totalitaire.

Marcel Moreau, Monstre (p.60-61)
Luneau Ascot Editeurs, Paris, 1986

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Octave Mirbeau, Dans le ciel - A mort la société

Publié le par antoiniste

    Depuis, j’ai souvent pensé à ces choses, souvent, j’ai réfléchi aux presque insurmontables difficultés qu’un jeune homme trouve, dans la vie, à exercer ses facultés, selon leur naturelle impulsion. Elles sont effroyablement logiques, ces difficultés, elles tiennent, comme le mensonge, à cette harmonie universelle du mal qu’on appelle : la société. La société s’édifie toute sur ce fait : l’écrasement de l’individu. Ses institutions, ses lois, ses simples coutumes, elle ne les accumule autant, elle ne les rend aussi formidables que pour cette tâche criminelle : tuer l’individu dans l’homme, substituer à l’individu, c’est-à-dire à la liberté et à la révolte, une chose inerte, passive, improductive. Et j’admire qu’il y ait eu, et qu’il y ait encore des êtres assez forts, pour avoir résisté à cette lourde pesée! Quelle énergie! Quelle volonté! quelle ténacité puissante, ou quelle inconcevable chance, afin de pouvoir ainsi survivre à la mort, et de montrer au monde consterné la face miraculeuse et vivante du génie!

Octave Mirbeau, Dans le ciel (p.82)
source : www.scribd.com

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