Il y a là quelque chose de remarquable : le vivant est capable de se donner à lui-même la loi de sa propre croissance. Cette vision des choses repose bien évidemment la question de l'origine de la vie. En effet, l'Univers ou, plus singulièrement, notre système solaire porte en lui-même les conditions de l'apparition de la vie et de l'homme. C'est un mystère très profond. L'homme apparaît comme le résultat de l'information du monde, mais il est aussi un être de questionnement sur l'univers qui le conditionne. La question du monde et la question de l'homme sont désormais inséparables.
Un monde baigné de mystères, interview de Gustave Martelet, auteur de Evolution et création (Cerf) in Le XXIe siècle sera-t-il religieux ?, p.43-74 Télérama hors-série & L'actualité religieuse
Tout ce qui existe dans l'univers a toujours existé et rien n'y est changé. Pour tout savoir, il suffit à l'homme de s'élever moralement ; il touche à des fluides de plus en plus éthérés qui donnent la connaissance de la loi morale, nouvelle pour lui et pourtant aussi vieille que le monde puisque elle est dans la conscience, coéternelle à l'esprit qui n'évolue que par elle. Elle est la vérité, elle est la lumière : le reste n'est que de l'imagination et ténèbres.
La Révélation, Le devoir impose la pratique des lois morales, p.107
Nous savons que ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer Dieu, qu'ils sont nos bienfaiteurs puisque leurs persécutions nous obligent à nous réformer. Grâce à leur vigilance, nous ne pouvons guère sortir des lois : ils nous rappellent tout de suite à la raison. Ce n'est pas tant l'enseignement qui nous fait progresser que l'opposition de ceux qui voudraient l'anéantir et qui ne parviennent qu'à lui donner plus de valeur. Ce qu'on appelle le bien et le mal constitue une solidarité indispensable pour tout ce que l'on peut proclamer.
La Révélation, L'efficacité des lois morales, p.126
Tous les êtres évoluent ; ils se créent des lois appropriées à leur nature, qui déterminent le degré de leur développement ; la conscience est la boussole par laquelle ils se dirigent, suivant leur élévation.
Depuis le microbe jusqu'au plus élevé des êtres, tous se dirigent suivant leur nature, au contact de la même loi : seul l'être raisonnable se développe graduellement par l'épreuve et tout ce qui suscite son progrès.
Puisqu'en vertu de notre libre arbitre, nous pouvons établir des lois nécessaires à notre avancement, à qui nous en prendre en cas d'échec, si ce n'est à nous-mêmes ?
Si Dieu avait établi des lois pour aller à Lui, elles seraient une entrave à notre libre arbitre ; fussent-elles relatives ou absolues, elles seraient obligatoires puisque nous ne pourrions nous en dispenser pour atteindre au but. Mais Dieu laisse à chacun, suivant sa nécessité, la faculté d'établir ses lois, c'est encore une preuve de son amour.
En réalité, il n'existe qu'une loi, celle de la conscience et toute vérité y est contrôlée ; celui qui juge d'après les faits apparents court risque de se tromper et de voir beaucoup d'injustices.