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solidarite

Colette Magny - Co-opération

Publié le par antoiniste

Sartre, Suarez, Karleil, Alain.

Les cris qui se savent inécoutés
Enveloppent un horrible silence.

Tu peux pleurer,
Tu peux crier,
Tu peux vomir,
Tu ne sauras jamais pourquoi tu es né.
Tu peux gémir,
Tu peux cracher,
Tu peux maudire,
Tu ne sauras jamais pourquoi tu es né.

Décadence, décadence, décadence.

Le problème n'est pas celui du citoyen,
Mais celui de l'homme.

Lorsque l'humanité sera enfin sage,
Nous passerons de la compétition,
Dans l'individualisme à l'individualité,
Dans la coopération.

Renaissance, renaissance, renaissance.

Quand tu pourras douter et croire,
Douter et agir,

Douter et vouloir,
Tu seras sauvé.

Lorsque l'humanité sera enfin sage,
Nous passerons de la compétition,
Dans l'individualisme à l'individualité,
Dans la coopération.

Paix sur la terre aux hommes aux coeurs ouverts.

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CMJ (croyance en un monde juste) et comportement altruiste

Publié le par antoiniste

On doit cette expérience datant de 1975 à Zuckerman.

Dans cette expérience, le chercheur contacte des étudiants par téléphone afin d’obtenir leurs accords pour faire la lecture à un aveugle toute une soirée.

Pour la moitié des Sujets, l’expérimentateur s’arrangeait pour que la demande intervienne en dehors des périodes d’examen où les étudiants disposaient de temps libre.
L’autre moitié des sujets était contactée pendant la période d’examen où l’emploi du temps était très chargé.

Les résultats montrent que les étudiants acceptent davantage la requête lorsqu’ils sont en pleine période d’examen.
Ces résultats, qui peuvent paraîtrent surprenant, s’expliquent par la croyance en la justice du monde.
Ici, le fait de rendre service semblait avoir, aux yeux des étudiants, le « devoir » d’infléchir le sort en leur faveur au moment des examens.

source : http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_content&task=view&id=65&Itemid=78

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Les adeptes de la théophilanthropie

Publié le par antoiniste

Félix Le Pelletier, jacobin de la société du Panthéon, propose dans ses Réflexions sur le moment présent5 un culte social (février 1796), qui prône la solidarité et, proche de celui de l’Être suprême, entend être la base de la régénération morale du pays. Le projet, auquel Sylvain Maréchal – pourtant athée – adhère, réunit autant les tenants d’une religion déiste que ceux, plus « politiques », de la lutte contre le catholicisme. Le culte des Adorateurs, du républicain modéré Daubermesnil, se veut pour sa part un retour à « l’authentique religion des premiers hommes » (rôle de la famille, culte simple, sans sacerdoce et sans mystère), régie par les lois naturelles et simple gratitude envers le Créateur. Les cérémonies qu’il propose sont calquées sur celles de l’Antiquité (les funérailles se déroulent par exemple devant une grotte) ; deux temples (« asiles ») ont été fondés, à Gaillac (chez Daubermesnil) et à Paris (rue du Bac: association de sept pères de famille). On retrouve cette volonté de retour à une religion naturelle, innée pour l’homme, chez le médecin Bressy qui, à Arpajon, propose le 3 Pluviôse An IV (janvier 1796) un Culte Naturel dont les ministres seraient les savants et les médecins, chargés de vulgariser les acquis de la science, de faire appel à la Raison, « la connaissance des merveilles de la nature (conduisant) nécessairement à l’adoration de celui qui en est l’auteur ». Le projet de Benoist-Lamothe, dans l’Yonne, diffère quelque peu. Son Culte social, paru dès le 25 germinal An II (14/04/1794), est un projet de culte raisonnable qui réunit le fonds permanent de toutes les religions afin de les réconcilier autour du dogme de l’existence de Dieu, d’actions civiques et de bonnes œuvres. Surtout, certains rites sont des emprunts directs au catholicisme: l’organisation qu’il met en place à Sens en 1796, et qui adhère à la théophilanthropie, s’intitule d’ailleurs « Culte des Chrétiens français ». Comme lui, la plupart des théoriciens à l’œuvre à cette date se rallient à l’initiative de Jean-Baptiste Chemin-Dupontès, épaulé par Valentin Haüy.

source : Jean-Pierre Chantin - Les adeptes de la théophilanthropie, Pour une autre lecture d’Albert Mathiez (http://rives.revues.org/document410.html)

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Le kibboutz urbain, l'être ensemble

Publié le par antoiniste

    L'idée d'un kibboutz "en ville" a surgi il y a près de deux décades comme réponse à la crise des kibboutzim des "campagnes" et aux interrogations sur l'avenir de la société israélienne. Le principe reste fondamentalement le même que pour le kibboutz originel : des personnes mettent en commun leurs moyens et leurs revenus et répartissent ensuite l'usufruit selon les besoins de chacun. Ce qui a changé, c'est la volonté d'ouverture sur le reste de la société qui anime ces nouvelles expériences sociales. Là où le kibboutz classique se préoccupait avant tout de ses membres au risque de se refermer sur lui-même, les kibboutzim en ville se sont implantés dans des quartiers difficiles avec le but de venir en aide à la population qui y vit.
[...]
    Mais c'est en même temps beaucoup du fait de la critique sociale en acte que ces expériences représentent. Elles montrent que les valeurs de l'être ensemble peuvent être plus attractives et bien plus profondes que celles de l'avoir individuel et de la bataille solitaire du chacun pour soi. Elles montrent que la solidarité avec les exclus et les démunis peut s'organiser de manière plus digne et plus efficace que par l'Etat-providence.
    La motivation politique essentielle des membres de ces kibboutzim urbains, qui est à l'évidence le dévouement à une communauté ici élargie  au tissu sociétal environnant, s'impose tout naturellement comme supérieur à la motivation habituelle du travail ans la société salariale, à savoir l'appât du salaire pour pouvoir gérer sa vie individuelle.
[...]
    L'invention du kibboutz en ville ne se situe pas en Israël par hasard. Elle doit beaucoup à la culture judaïque qui suppose que la communion avec le monde d'en haut s'exprime avant tout dans le rapport à l'autre et que le "faire" prévaut sur la croyance. L'expérience du kibboutz urbain est pourtant à portée universelle et peut parfaitement être transposée dans d'autres sociétés.

        Claude Berger, Le kibboutz est mort, vive le kibboutz urbain !, p.93-95
        in Le meilleur des mondes n°6, Spécial Israël, 60e anniversaire, Denoël, printemps 2008

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La Révélation, Tout savoir c'est tout aimer (p.93)

Publié le par antoiniste

    Nous devons être satisfaits du travail des uns et des autres, lorsqu'ils agissent bien sincèrement et qu'ils ont pour base l'amour. Ne nous arrêtons pas ni aux mots, ni aux phrases, ne tenons compte que de l'intention ; si elle est bonne, impossible que nous fassions du tort au prochain ; celui qui s'égare par ignorance reconnaîtra de lui-même son erreur et réalisera ainsi un progrès.

La Révélation, Tout savoir c'est tout aimer, p.93

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Auguste Comte - revivre dans autrui

Publié le par antoiniste

"Toute éducation humaine doit préparer chacun à vivre pour autrui, afin de revivre dans autrui."
(Auguste Comte / 1798-1857 / Système de politique positive, 1851-1854)


source : http://atheisme.free.fr/Biographies/Comte.htm

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la Charité

Publié le par antoiniste

La charité est à l'origine une des trois vertus théologales, dans le christianisme (aux côtés de la foi et de l'espérance) - c'est la vertu reine des vertus : l'amour de Dieu et du prochain. Thomas d'Aquin ira jusqu'à dire qu'elle est la forme de toutes les vertus théologales.

La mise en pratique de la vertu de charité à l'égard du prochain est une œuvre de bienfaisance, un don, une aumône. Il s'agit alors d'une initiative privée désintéressée, dictée par la foi (chrétienne ou autre : le terme, originellement chrétien, est appliqué à des pratiques semblables dans d'autres religions). Elle consiste à décider d'offrir du temps, un service, de l'amour, de l'argent etc. à une personne dans le besoin. Le terme désigne d'une façon générale la vertu qui porte à faire le bien d'autrui.

source : wikipedia

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Louis-Georges Tin analyse l'Universalisme dans l'Observatoire du Communautarisme

Publié le par antoiniste

OC : Est-ce à dire que vous rejetez totalement l'universalisme ?
L-G T : Permettez-moi d'abord une remarque : la prétention à l'universalisme n'est pas universelle. En Angleterre, en Espagne, en Allemagne, en Chine, au Congo ou au Mexique, on ne se pique pas d'être universaliste, le mot n'ayant pas de pertinence particulière dans le débat social de ces pays. Il faut remarquer que la prétention à l'universalisme est en fait une spécificité française. Encore tous les Français ne se soucient-ils pas d'universalisme. En effet, plus on descend dans la hiérarchie sociale, plus la propension à se réclamer de l'universalisme diminue. La France d'en bas, comme dirait l'autre, se soucie de chômage, de sécurité, de logement, mais certainement pas d'universalisme. Bref, l'universalisme n'est pas une spécificité française, c'est une spécificité des élites françaises.
Ainsi, par un paradoxe qui n'est qu'apparent, l'universalisme est donc un fait de discours typiquement franco-français, et qui n'est le fait que d'une minorité, si élevée soit-elle. Est-ce à dire que la majorité serait particulariste ? Pourquoi le bas peuple n'est-il pas plus sensible à cet universalisme exaltant dont les élites se font les chantres inspirés ? Les provinces sont-elles vouées au provincialisme, les régions au régionalisme, les femmes au féminisme, le Tiers-Monde au tiers-mondisme, les communautés noires, arabes, juives et homosexuelles au communautarisme, les gens différents au différentialisme en général ? L'oubli de l'universel serait-il donc lui-même universel ? C'est que, peut-être, l'universel des universalistes n'est pas vraiment l'intérêt général.
Qu'est-ce donc que l'universalisme ? J'ignore ce qu'il devrait être en théorie, mais dans la pratique, c'est bien souvent le travail très particulier par lequel un groupe social dominant tend à constituer son ethos en éthique. Les positions les plus élevées, donc les plus minoritaires a priori, ont d'autant plus besoin de s'universaliser pour justifier les prétentions universelles qui fondent leur domination symbolique, pour reprendre la terminologie de Pierre Bourdieu. L'universalisme est dans le débat public l'illusion de perspective que produisent (et que subissent) ceux qui, étant placés au centre du dispositif social de facto, prétendent de jure demeurer au centre de ce dispositif, objectivement ajusté à leurs dispositions.
Ainsi, l'universalisme n'est en général qu'un particularisme parmi d'autres, qui prétend s'imposer aux autres au nom d'une valeur supérieure, Dieu, la Nature, la Raison, l'Etat, l'Ordre Moral, ou l'Ordre symbolique (remarquez bien « l'adoration des majuscules », qu'analyse avec humour Sabine Prokhoris) etc., n'importe quoi, à la limite, et même la langue française (bien que toute langue repose évidemment sur l'arbitraire du signe), pouvant devenir pour l'occasion une valeur universaliste, à condition de réussir le travail de légitimation de sa propre production sociale. Ce n'est pas un hasard si le premier véritable universalisme de l'Histoire est celui de l'Eglise catholique (catholicos signifie justement « universel » en grec). Et après tout, le capitalisme lui aussi est une forme d'universalisme, c'est le rêve d'un marché libre et ouvert, à l'échelle de la planète. Pour autant, est-on obligé d'être favorable à l'Eglise universelle ou au capitalisme universel ?
En réalité, un bon grammairien vous dirait que l'universalisme est d'abord une figure de style : une hyperbole. En effet, rien n'est universel, si ce n'est l'univers, mais en exagérant un peu, et même beaucoup, on peut évidemment se réclamer de l'universel. Or, en réalité, l'universalisme est une coquille vide. On peut y mettre tout et n'importe quoi. On peut y mettre la justice, la liberté, très bien ; mais on peut aussi y mettre le capitalisme ou le christianisme, choses que l'on peut soutenir, mais que l'on peut aussi critiquer.. Et à vrai dire, sans vouloir faire d'amalgame, il n'est pas de totalitarisme qui ne se réclame également de l'universel. Bref, se dire universaliste en soi, cela ne veut rien dire, si ce n'est la prétention de celui qui l'affirme. Je veux bien recevoir votre universalisme, à condition que vous me disiez précisément ce que vous y mettez.

source : http://www.communautarisme.net/Louis-Georges-Tin,-porte-parole-du-CRAN-la-rhetorique-anti-communautaire-n-est-pas-contre-les-communautes,-elle-est_a710.html

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F. Lamennais, Esquisse d'une philosophie, p.24

Publié le par antoiniste

    Pour connaître l'homme il ne suffit pas de l'étudier individuellement, car l'homme est, par son essence, un être social, et, dans la société où tout s'agrandit par les communications réciproques, l'activité humaine prend des formes nouvelles, se produit sous de nouveaux aspects. Le but principal de cette activité est la formation de l'unité dont la famille est l'élément premier, et qui, croissant toujours, ne sera consommée que lorsqu'elle embrassera le genre humain dans sa vaste enceinte. Car la société se développe comme l'homme même, et en se développant elle obéit à la même impulsion, parcourt les mêmes phases, tend à la même fin.

F. Lamennais, Esquisse d'une philosophie,
Tome Premier, Préface, p.24
Pangnerre, Editeur, Paris, 1840

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L.L. Zamenhof - Hilelismo (1901) et Homaranismo (1906)

Publié le par antoiniste

De cette brochure publié en 1901 et qu'il intitula L'hillélisme comme solution à la question juive, Zamenhof hésita sur la manière de concrétiser son projet car, disait-il, cette pensée devait-elle s'adresser en premier lieu aux juifs, auxquels il pouvait convenir davantage.
Son idée était très simple: à partir de la Règle d'Or définie par Hillel ("Ce qui t'es odieux, ne l'inflige pas aux autres hommes. Voici toute la Torah, le reste n'est qu'une illustration de ce principe. Maintenant, va et apprends." (Chabbat 31a) ou encore "Aime toutes les créatures." (Avot 1,12)), Zamenhof voulait transcender les différences ethniques et nationales pour que chaque homme devienne un membre de la famille humaine à laquelle il avait donné un instrument d'unité ou du moins, de dialogue, l'espéranto, et auquel il voulait ajouter une nouvelle forme spirituelle dont un des éléments fondamentaux aurait été de faire ressortir la loi essentielle de toutes les religions.
Selon Cherpillod, Zamenhof voulait faire de l'hillélisme, un pont entre les juifs et de l'homanarisme, un pont entre tous les hommes; cette seule distinction aurait motivé le changement d'appellation.

Certaines notes écrites de Zamenhof publiées dans les Oeuvres complètes, prévoyaient la fondation de temples situés en Suisse et la création de cultes que le fondateur voulaient neutres. L'homanarisme prit des formes tout à fait différen­tes lorsque Zamenhof constata que l'introduction d'une autre religion pouvait être la cause de divisions au sein de la famille humaine. Ainsi, il se serait tourné vers la libre-pensée ou encore, plus exactement, vers une forme de "libre-croyance" (libercredo) à laquelle, il voulait donner un nom, des fêtes, une morale et un calendrier neutres.

L'homanarisme est un projet qui comprenait une langue commune (l'espéranto), une politique et une philoso­phie que Zamenhof lui-même qualifiait de religion; il utilisait ce terme dans son sens générique latin religare qui veut dire relier ou encore de relegere qui signifie recueillir, rassembler.L'opposition de certaines églises le fit reculer sur l'aspect du double culte mais il n'en restait pas moins très ferme quant à l'analyse qu'il faisait de cette hypocrisie involontaire de gens qui, lorsqu'ils pratiquaient une religion sous ses seuls rites (baptême, mariage, funérailles, etc.), précipitaient les générations suivantes à rejeter toutes religions et spiritualités ou pire encore, à revenir à ces prati­ques sans foi. L'homanarisme devenait donc, pour lui, ce lieu privilégié où chacun pou­vait bénéficier des sagesses et de toutes les formes de spiritualités existantes et qui res­pecteraient la Règle d'Hillel.

Van Kleef considère que les princi­paux fondements de l'homanarisme seraient les thèses socio-politiques du philosophe français Auguste Comte (1798-1857) et celle du prophète bah'aie Bahâ'u'llah (1817-1892) et surtout de son fils ainé, Abd-al-Bahâ (1844-1921) que Zamenhof admirait tout particulièrement.

Plusieurs biographes et historiens s'entendent pour affirmer que c'est sous l'influence de ces travaux et de l'éducation reçue que Lidia, fille cadette de la famille Zamenhof, adhéra à la religion Bahaïe.

source : http://www.er.uqam.ca/nobel/k33440/premierdocument.html


Preĝo sub la verda standardo
Al Vi, ho potenca senkorpa mistero,
fortego, la mondon reganta,
al Vi, granda fonto de l' amo kaj vero
kaj fonto de vivo konstanta,
al Vi, kiun ĉiuj malsame prezentas,
sed ĉiuj egale en koro Vin sentas,
al Vi, kiu kreas, al Vi, kiu reĝas,
hodiau ni preĝas.

Al Vi ni ne venas kun kredo nacia,
kun dogmoj de blinda fervoro:
silentas nun ĉiu disput' religia
kaj regas nun kredo de koro.
Kun ĝi, kiu estas ĉe ĉiuj egala,
kun ĝi, la plej vera, sen trudo batala,
ni staras nun, filoj de l' tuta homaro
ĉe Via altaro.

Homaron Vi kreis perfekte kaj bele,
sed ĝi sin dividis batale;
popolo popolon atakas kruele,
frat' fraton atakas ŝakale.
Ho, kiu ajn estas Vi, forto mistera,
aŭskultu la voĉon de l' preĝo sincera,
redonu la pacon al la infanaro
de l' granda homaro!

Ni ĵuris labori, ni ĵuris batali,
por reunuigi l' homaron.
Subtenu nin Forto, ne lasu nin fali,
sed lasu nin venki la baron;
donacu Vi benon al nia laboro,
donacu Vi forton al nia fervoro,
ke ĉiam ni kontraŭ atakoj sovaĝaj
nin tenu kuraĝaj.

La verdan standardon tre alte ni tenos;
ĝi signas la bonon kaj belon.
La Forto mistera de l' mondo nin benos,
kaj nian atingos ni celon.
Ni inter popoloj la murojn detruos,
kaj ili ekkrakos kaj ili ekbruos
kaj falos por ĉiam, kaj amo kaj vero
ekregos sur tero.

Kuniĝu la fratoj, plektiĝu la manoj,
antaŭen kun pacaj armiloj!
Kristanoj, hebreoj aŭ mahometanoj
ni ĉiuj de Di' estas filoj.
Ni ĉiam memoru pri bon' de l' homaro,
kaj malgraŭ malhelpoj, sen halto kaj staro
al frata la celo ni iru obstine
        antaŭen, senfine.

source : http://www.esperanto.mv.ru/Kolekto/Pregxo.html

Pour la Deklaracio pri homaranismo (1913), voir http://www.homaranismo.info/DeklaracioH.htm

 

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