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Journal de Monaco n°2536 du 12 février 1907

Publié le par antoiniste

Journal de Moncao n°2536 du 12 février 1907

Juliette Vittart, en 1907, avant son départ pour Jemeppe, loueuse en garni à Monte Carlo.

 

AVIS

    Par acte sous seing privé en date, à Monaco, du 15 octobre 1906, enregistré, la demoiselle Juliette Vittart, loueuse en garni, demeurant à Monaco, a cédé à monsieur Auguste-Joseph Bernard, maître d’hôtel, demeurant ci-devant à Beausoleil, le fonds de commerce de « Maison meublée » qu’elle exploitait à Monte Carlo, maison Torelli, boulevard des Moulins.
    Les créanciers, s’il en existe, sont invités à former opposition entre les mains de l’acquéreur dans la huitaine de ce jour, à peine de forclusion.
   
Monaco, le 12 février 1907.

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Nicolas Wagner (L'Est Républicain, 24 octobre 1924)

Publié le par antoiniste

Nicolas Wagner

       LETTRE DE LUXEMBOURG

 Le thaumaturge d’Esch-sur-Alzette

Une nouvelle vague de mysticisme :
            le culte antoiniste ?
 

                   Luxembourg, le 21 octobre.
    Le Luxembourg semble appelé à de hautes destinées. Déjà il lui est né un thaumaturge. Le bruit du ses miracles prend un retentissement toujours grandissant et fait rentrer dans l’ombre toutes les autres questions d’actualité dont, en chroniqueur consciencieux, je devrais entretenir mes lecteurs : les résultats de nos élections communales et les modifications d’ailleurs peu sensibles qu’ils ont pu apporter dans la constellation politique du pays; la question – enfin résolue – de la nationalisation de nos chemins de fer avec le consentement assez inexplicable du gouvernement français, détachera pour la première fois et pour toujours le réseau luxembourgeois du réseau d’Alsace-Lorraine et fera passer l’administration de nos voies ferrées entre les mains de la Société belgo-luxembourgeoise du « Prince-Henri » ; la question, enfin, des traités commerciaux à conclure avec l’Allemagne ainsi que du nouveau traité à conclure avec la France.
    Il est vrai que les guérisons miraculeuses accomplies par notre thaumaturge n’auraient pas absorbé ce point l’attention publique, si les tribunaux ne s’étaient pas avisés de le ceindre de la couronne du martyr. Les gendarmes n’admettent plus qu’on opère des miracles de nos jours, surtout lorsque, comme le commun des mortels, on s’appelle Nicolas Wagner et que dans la moins mystique de nos villes – car la métropole de notre bassin manier : Esch-sur-Alzette jamais rien eu d’une sainte Mecque – exerce la profession de cabaretier. A l’hostilité des gendarmes est venue se joindre celle des gens d’Eglise qui soupçonnent le cabaretier thaumaturge de vouloir fonder dans le pays une nouvelle communauté religieuse.
    Condamné en première instance, pour exercice illégal de l’art de guérir, à une amande de deux cents francs, l’aubergiste Nicolas Wagner, autrefois chef de gare sur la ligne du « Prince-Henri », a vu porter son amende à mille francs par la cour d’appel. Les considérants du jugement rappellent que la loi considère comme exerçant illégalement l’art de guérir « toute personne non munie du diplôme luxembourgeois et traitant des malades en prenant part à ce traitement, sauf le cas d’urgence avérée ». Beaucoup de personnes s’imaginent qu’un profane qui exerce l’art de guérir ne devient passible d’une peine que s’il se fait rétribuer pour les services qu’il rend à l’humanité souffrante et s’il administre à ses maladies des médicamente et de prétendues panacées. Or, l’instruction n’a pu retenir aucun fait probant qui puisse confirmer une accusation de ce genre. Une des clientes, qui se disait miraculeusement guérie d’une sorte de lupus que les médecins auraient désespéré de guérir, a bien déclaré que dans sa gratitude elle était prête à céder à son sauveur toute sa fortune. Mais on ne guère y voir qu’une de ces hyperboles qui échappent à un cœur débordant de joie et de reconnaissance.
    Aussi la cour d’appel, pour venir au devant de l’opinion erronée selon laquelle il n’y a délit pour un guérisseur que s’il y a rémunération, rappelle-t-elle expressément dans son jugement que la loi ne « subordonne l’existence de l’infraction qu’elle réprime ni au mode de traitement employé ni à l’administration d’un médicament même à titre gratuit ». Ce qui suffit au juge, c’est de constater que le but des pratiques auxquelles se livrait M. Vagner était de guérir les malades ; c’est de fournir la prouve irrécusable que cet illuminé avait pris au pied de la lettre l’enseignement du catéchisme qui fait précisément de cette pratique charitable la vertu chrétienne par excellence.
    En quoi consistait la pratique du guérisseur ? « Pour faire impression sur les malades, dit un des considérants du jugement, il les introduit dans une chambre et, les plaçant devant le portrait du père Antoine de Jemeppe dont il est un adepte fervent, il leur impose les mains pour faire passer dans leur corps le fluide guérisseur qu’il prétend posséder. Il leur recommande avoir une foi inébranlable en lui et en leur guérison, de prier avec ferveur pendant qu’il récite quelques principes de l’unitif, code des Antoinistes, dont il endosse parfois le costume.
    C’est en effet, le culte du père Antoine que M. Wagner semble avoir pris à tâche de répandre dans le grand-duché. On sait l’immense popularité dont jouissait le père Antoine en Belgique aux environs de 1910, époque où cet ancien ouvrier mineur, qui se croyait appelé par le ciel à soulager les misères physiques et morales de ses semblables recevait par jour 500 à 1.200 malades et où des milliers de personnes déclaraient avoir été guéries par lui. Mais si cette popularité valut aux adeptes du nouveau culte un décret d’utilité publique en Belgique, ils furent énergiquement combattus par l’Eglise qui s’inquiétait d’autant plus des progrès de cette religion nouvelle que les zélateurs de l’Antoinisme opposaient triomphalement le nombre de leurs guérisons aux miracles de Lourdes. Il faut ajouter d’ailleurs que les incrédules furent aussi étonnés que les catholiques du succès obtenu par les prédications du guérisseur, qui semblait avoir pris pour devise le mot du Christ : « C’est la foi seule qui sauve », devise qui est devenue en Amérique celle des initiés de la « Christian Science ». Eh quoi, entendait-on dire, est-ce donc un siècle de scepticisme que celui où l’on voit surgir aussi inopinément une foi nouvelle ?
    Avec une rapidité qui tient du prodige l’Antoinisme a, depuis la mort de son fondateur étendu son influence spirituelle. La mère Antoine, comme les fidèles appellent la veuve de celui qu’ils vénèrent comme un saint, sans compter les temples consacrés au culte du « Père » en Belgique, a inauguré en France plus de six temples antoinistes : à Vervins, à Tours, à Lyon, à Caudry, à Monaco, à Aix-les-Bains, à Paris. Tous les journaux de Paris ont parlé, l’an dernier, de la commémoration solennelle à Paris de la « désincarnation », c’est-à-dire de la mort de Père Antoine. La cérémonie, qui fut pour les Parisiens un spectacle inaccoutumé, se déroula, dans le temple antoiniste de la rue Vergniaud, devant une foule compacte de frères et sœurs en robe révélé et débordant jusque sur les deux trottoirs de la rue.
    Poussé par la curiosité, j’ai voulu assister à un des offices que le cabaretier thaumaturge organise tous les matins à dix heures dans une arrière-boutique attenant à son débit de boissons et transformée en une sorte de sanctuaire. Avais-je mal choisi ma journée ! Je ne sais. Mais aucune guérison ne s’est accomplie ce jour-là. Le guérisseur lui-même en était navré. « Que n’êtes-vous venu la semaine dernière ? me dit-il. Vous auriez vu des miracles stupéfiants ». L’ineffable candeur qui s’exprimait dans ces paroles se retrouvait dans tous ses gestes et dans toute sa physionomie. Comment cet homme lourd et trapu, taillé à grands coups de serpe, peut-il exercer une si étonnante fascination sur la foule recueillie qui se presse au pied de la chaire ornée de dessins symboliques et écoute avec avidité la lecture des enseignements – libellés en français à la fois fruste et amphigourique – du Père Antoine ? Ce qui en impose au nombre sans cesse accru de ses clients et surtout de ses clientes – il y avait parmi elles ce jour-là beaucoup de Lorraines venues des villages voisins de la frontière – c’est sa sincérité absolue et la naïveté de sa foi d’illuminé, de cette foi qui transporte des montagnes et qui lui fait espérer l’accomplissement du plus urgent des miracles : la guérison de sa propre femme, atteinte depuis près de vingt ans de cécité complète.
    « Ce miracle, nous l’attendons avec une ferme confiance, me disait un des apôtres les plus actifs et les plus remuants du thaumaturge, un robuste boulanger, avec lequel je vidais une chope servie gracieusement par une des trois filles du cabaretier. Et ce miracle, nous le fêterons dans le temple antoiniste qui s’élèvera bientôt dans notre ville ». Je crains bien, décidément que l’arrêt de la cour d’appel ne soit impuissant à arrêter à notre frontière cette nouvelle vague de mysticisme.

                                         Jean de CRECY.

L'Est Républicain, 24 octobre 1924

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Funérailles d'un dignitaire du culte antoiniste (L'Egalité de Roubaix-Tourcoing 4 Mars 1932)

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Funérailles d'un dignitaire du culte antoiniste

    LES FUNÉRAILLES  D’UN DIGNITAIRE
DU CULTE ANTOINISTE A CAUDRY

    C’est un événement qui sort de la banalité, que les funérailles d’un adepte du culte antoiniste et il prend de plus amples proportions quand il s’agit, comme en l’occurrence, d’un dignitaire de cette religion nouvelle fondée en 1906 par le Père Antoine, ouvrier mineur à Jemeppe (Belgique), qui acquit, par la suite, une véritable renommée par ses guérisons de malades.

LES TEMPLES DE NOTRE REGION

    Le Père Antoine est mort depuis quelque dix ans, ou plutôt matériellement désincarné, selon le vocable employé, et c’est sa femme, la Mère Antoine, comme les adeptes l’appellent, qui lui a succédé.
    Ce changement n’a pas ralenti le prosélitisme des premiers initiés, car outre les temples d’HautmontHellemmes et Caudry et celui en construction à Valenciennes, il existe particulièrement dans de nombreuses villes ou bourgades du Cambrésis et du Vermandois, des salles de lecture où s’assemblent les fidèles.
    Les salles de lecture les plus en vogue sont celles de Cambrai et Bohain, qui ouvrent leurs portes le jeudi et le dimanche ; mais pour les solennités, tout le monde se rend à Caudry.
    Quant au Temple de la Cité de la dentelle, une construction d’un style bizarre, n’est jamais fermé : à toute heure du jour et de la nuit, le frère Goffin qui y réside, reçoit les personnes qui veulent s’initier au rite antoiniste et plutôt celles – et elles sont nombreuses – qui recherchent la guérison de leurs maux.

DES OBSEQUES PEU BANALES

    Donc, jeudi 15 heures, avaient lieu les funérailles de M. Gaston Michies, ancien fabricant de tulles à Caudry, homme doux et placide, mort de froid dans la rue, alors qu’il venait d’officier au Temple de la rue de Denain et comme un vulgaire mortel regagnait son domicile.
    Pour cette circonstance, de nombreux adeptes étaient venus des divers points du département, les hommes revêtus de longues lévites, le chef coiffé d’un haut de forme à large bord, les femmes tout de noir habillées, voiles flottants, avec sur la tête un gentil petit bonnet également noir.
    Le cercueil exposé devant la maison mortuaire, le frère Goffin donna lecture des dix principes du Père Antoine, puis de cortège composé de deux cents personnes environ suivant le char funèbre, précédé du porteur de l’emblème du culte « L’arbre de la Science », s’achemina lentement vers le cimetière de la ville au milieu d’une double haie de curieux.

« LA VIE EST ETERNELLE »

    Avant l’inhumation, le père Goffin, qui officiait toujours, récita sept fois le chapitre de la réincarnation selon la méthode du Père Antoine, où il est dit notamment : « La mort n’est qu’apparente, puisque dans le sommeil nous conversons avec les chers disparus. Il existe dans chaque humain deux parties : l’une matérielle qui est le corps, l’autre intelligente qui est l’homme ou le fluide. Celle-ci ne s’échappe pas, comme on dit dans mainte religion à travers l’espace, elle se concentre, au contraire, pour rechercher un autre corps et continuer à vivre. Cette nouvelle vie sera bonne si le défunt a fait preuve de vertus et, naturellement, remplie de tribulations s’il a été un mauvais sujet. La vie est éternelle. Il n’y a jamais eu de commencement et il n’y aura jamais de fin, par le jeu des réincarnations répétées ».
    La cérémonie achevée, après le défilé traditionnel devant le cercueil simplement orné d’une croix en bois, sans autre attribut, l’assistance se retira lentement, des profanes commentant avec force les données de cette étrange secte religieuse.

L’Egalité de Roubaix-Tourcoing, 4 Mars 1932

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Le grand-prêtre des Antoinistes meurt de froid (L'Est Républicain, 3 mars 1932)

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grand-prêtre des antoinistes

              LE GRAND-PRETRE
DES ANTOINISTES MEURT DE FROID

    A Caudry (Nord), M. Gaston Mirchies, cinquante-quatre ans, grand-prêtre de la secte des Antoinistes, est mort de froid dans la rue.

L'Est Républicain, 3 mars 1932

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La belle invention d'un Caudrésien (L'Egalité de Roubaix-Tourcoing 29 octobre 1925)

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belle invetion d'un caudrésien 

La belle invention
 d’un Caudrésien

Pour souder l’aluminium

   Les ustensiles en aluminium tiennent une place de plus en plus grande, dans le ménage et remplacent avantageusement ceux en émail qui comportent certains dangers pour l’organisme humain. Mais s’ils ne sont pas plus répandus encore c’est que ces ustensiles une fois percée, ne peuvent être réparés, la soudure de l’aluminium à l’étain et plomb n’ayant jamais pu être pratiquement réalisée.
    Dans le même ordre d’idées, lorsqu’une pièce importante en aluminium et cassée, tel par exemple un carter de moteur, il faut recourir à la soudure autogène au chalumeau qui, comme on sait, coûte très cher.
    Grâce aux patientes recherche d’un Caudrésien, ces lacunes vont maintenant être comblées
    M. Gaston Michies est un ancien fabricant de tulles qui habite rue Jean Jacques Rousseau, n° 40, à Caudry.
    Depuis longtemps déjà, il avait conçu l’idée de rechercher la solution de ce problème, la soudure de l’aluminium, considérée jusqu’à présent comme insoluble. Il s’attela résolument à la besogne et après de multiples expériences, le patient chercheur vient de voir des efforts couronnée par le succès. Il a trouvé, en effet, un procédé de soudure pratique qu’il vient de mettre complètement au point.
    M Michies a bien voulu nous faire passe assister à quelques-unes de ses expériences.
    Disons de suite qu’elles furent concluantes. Un plat cuire les œufs, préalablement percé à différents endroits fut remis en état en quelques secondes, de même quelques autres ustensiles de ménage.
    Les soudures ainsi pratiquées résistèrent victorieusement à la flamme ardente d’un réchaud à gaz. Grattées à l’aide d’un couteau, elles ne purent même être entamées.
    Une autre expérience faite sur un morceau de fuselage d’aéroplane fut aussi concluante.
    M Michies, qui est originaire de Fourmies mais habite Caudry depuis de nombreuses années est persuadé que son invention est appelée à rendre les plus grands services. C’est aussi notre avis.

L’Egalité de Roubaix-Tourcoing, 29 octobre 1925

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