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Sprimont et Nessonvaux et ses Protestants

Publié le par antoiniste

     Nessonvaux et Sprimont ont été les premières "champs de travail" (respectivement 1845 et 1846) pour être prospectés successivement et parallèlement par le pasteur du Temple protestant de la rue Hors-Château à Liège

Sprimont - Protestants de Nessonvaux
Sprimont - Rue de la Poste (à gauche, le temple protestant)

    Le Temple protestant de Sprimont était dans la Rue de la Poste, aujourd'hui rue du Centre. La Rue Jean Schinler est la continuation de cette rue et s'appelait avant Rue du Centre (pour les anciens elle était la rue de la Foire). Les deux temples étaient à 10 min. à pied l'un de l'autre. Le temple protestant a subsisté jusqu'en 1965, et une banque l'a remplacé.

Sprimont - Protestants de Nessonvaux
Nessonvaux - Temple protestant

Le temple de Nessonvaux, plus au nord, existe encore et sert de Centre protestant avec Carrefour de jeunes et Centre de Rencontres et d'Hébergement.

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Verviers - les Temples protestants

Publié le par antoiniste

    Dans la région de Liège, Verviers, grandes villes industrielles (de textiles principalement) possède plusieurs temples protestants, dont le plus ancien de Belgique, à quelques mètres du temple antoiniste, à Hodimont :

Verviers - les Temples protestants

Hodimont - Rue du Temple
La vieille bâtisse avec le toit en appentis est le plus vieux temple protestant de Belgique (1711).

Verviers - les Temples protestants

Hodimont - Rue du Temple (aujourd'hui, Rue de Hodimont)
La configuration des rues n'a pas changée. Le temple a été complétement reconstruit au début des années 80.

Verviers - les Temples protestants

Les Frères de Plymouth occuperont le temple de la rue Donckier, construit en 1878, puis occupé par des Allemands lorsque la communauté construit, non loin de là, le temple de la Rue Laoureux en 1912.

Verviers - les Temples protestants

Verviers - Temple Évangélique, rue Laoureux

Endomagé par les bombardements en 1944, puis dégradé par le temps, il a été rénové en 2005. cf. Le Soir

Verviers - les Temples protestantsVerviers - les Temples protestants

 

extérieur actuellement
http://verviers-ville-lainiere.blogspot.com/p/prtestentisme.html


intérieur
Les temples protestants les plus vieux sont à Verviers et Eupen
lacapitale.be

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Protestants à Liège et environs

Publié le par antoiniste

 Protestants à Liège et environs

    La vieille bâtisse avec le toit en appentis est le plus vieux temple protestant de Belgique (1711). Il a été complétement reconstruit au début des années 80.


    Autre lieu de propagation du protestantisme en Belgique, avec le Hainaut, la province de Liège abrite plusieurs temples protestants (cf. le livre Le patrimoine protestant de Wallonie), dont le plus anciens du pays, à Hodimont (Verviers). Pendant l'époque des Églises clandestines, une petite enclave protestante subsiste en Outremeuse des États, c'est-à-dire à Olne et Dalhem, dans la partie du duché de Limbourg restée sous le contrôle des Provinces-Unies. De grands entrepreneurs protestants wallons, anglais ou allemands, comme John Cockerill, Johann Heinrich Peltzer, Georges Brugmann ou Jacques Engler, introduisent la Révolution industrielle en Wallonie, notamment à Verviers et Seraing. D'autres réfugiés wallons partis en exil vont fonder l'industrie sidérurgique en Suède sous la conduite de Louis de Geer (Liège 1587 - Amsterdam 1652).
    Dans les enclaves des Provinces-Unies (partie du duché de Limbourg), les communautés ont toujours été présentes, par exemple, en 1818, le pasteur Roediger des paroisses de Verviers-Hodimont, Dalhem et Olne, dessert aussi la paroisse protestante de Spa. Dans cette région, on applique le principe du simultaneum qui permet le partage d'une église entre les communautés catholique et protestante :
 - Olne - Église Saint Sébastien - Place Léopold Servais, 4877 Olne
 - Dalhem - Église Saint-Pancrace - Rue du Général Thys, 4607 Dalhem
    La communauté compte les grands noms de Henri Pirenne (Verviers 1862 - Uccle 1935) et Émile de Laveleye (Bruges 1822 - château de Doyon à Havelange, entre Huy et Marche-en-Famenne 1892, professeru d'économie politique à l'Université de Liège), l’historien Jean Sleidan, le pédagogue Jean Sturm.
    L’œuvre d’évangélisation se développe vers les localités proches et les faubourgs de Liège. Sont cités, dans les archives, comme « champs de travail » pour le pasteur et la communauté : Nessonvaux (1845), Sprimont (1846), Cheratte et Lize-Seraing (1853), Jupille, Beyne-heusay et Lantin (1863), La  Préalle (1867), Montegnée, Ans, Paifve, St Gilles, St Nicolas, Le Pansy sont successivement et parallèlement prospectés. Plusieurs lieux de culte seront créés dont certains subsistent encore.
    Les temples protestants de la région de Liège sont ceux de :
 - Hodimont (1711) - Montagne de l'Invasion 8 (anc. Rue du Temple), 4800 Verviers
 - Liège (1819-1937) - Rue Hors-Château 19 (alors à côté du temple antoiniste), 4000 Liège
 - Liège (1860) - Rue Lambert-le-Bègue, 6-8, 4000 Liège (éclectique à dominante néo-romane, arch. Alfred Guilleaume)
 - Liège (1930) - Quai Godefroid Kurth 1, 4020 Liège (église de la Rédemption) (moderniste, art déco, arch. pasteur architecte H. Havill Stanley)
 - Liège (1932) Quai Marcellis 22, 4020 Liège (art déco, arch. Georges Appia (de Paris) et ingénieur John Soubre)
 - Spa (1877) - rue Brixhe 24, 4900 Spa (néogothique, arch. Jean Legros)
 - Flémalle (1896) - Rue de la Fontaine 256, 4400 Flémalle
- Seraing (1852) - Rue du chêne 384, 4100 Seraing
 - Seraing (1900) - Rue Ferrer 100, 4100 Seraing (témoignages du cheminement de l'architecte Paul Jaspar vers l'Art nouveau)
 - Nessonvaux (1901) - Rue Gomélevay 62, 4870 Trooz (devenu Centre protestant de Nessonvaux. Carrefour de jeunes a.s.b.l.. Centre de Rencontres et d'Hébergement)
 - Cheratte (1906) - Rue Vieille Voie 18, 4602 Visé (arch. Henri Sauveur d'Herstal)
 - Amay (1911) - Rue de l'Industrie 7, 4540 Amay (arch. Henri Sauveur, après les plans d'un projet de l'architecte Siméon Dupont)
 - Verviers (1912) - rue Laoureux 33-35, 4800 Verviers (arch. Henri Sauveur)
 - Herstal (1925) - Rue du Temple 15, 4040 Herstal (arch. Henri Sauveur)
 - Houtain-Saint-Siméon (ca. 1925) - 4682 Oupeye (arch. Henri Sauveur)

    Dans les Cantons rédimés, naturellement les temples protestants sont également anciens :
 - Neu-Moresnet (1857) - Eglise Saint-Jean - Hasardstraße 8, 4721 Kelmis/La Calamine
 - Eupen (1855) - Friedenskirche - Klötzerbahn 32, 4700 Eupen
 - Saint-Vith (1847-bombardée en 1944, détruite en 1945)
 - Malmédy (1985) - Mattäuskirche - Rue de l'Abbé Peters 42, 4960 Malmédy

    Alleur compte un temple moderne dans la Rue François Ennot 91 (4432 Ans-Alleur). À Grâce-Hollogne (Rue Grégoire Chapuis), on trouve également un temple construit en 1980 après la fusion de deux communautés (Liège et Grâce-Hollogne).

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Un fonctionnaire antoiniste (Paris-midi, 25 juillet 1912)

Publié le par antoiniste

Un fonctionnaire antoiniste (Paris-midi, 25 juillet 1912)        UN FONCTIONNAIRE ANTOINISTE

    Un ancien président du conseil municipal, avec qui nous causions hier de ces antoinistes qui laissèrent mourir, faute de soins, un de leurs enfants malade, nous déclara avoir connu un haut fonctionnaire de la Ville, qui devait appartenir à cette secte.
    Un jour, en effet, que l'assemblée discutait des mesures les plus propres à enrayer une grave épidémie qui désolait la capitale, un des conseillers s'adressa à l'ingénieur en chef de la salubrité et lui demanda quel était son avis.
    Et le haut fonctionnaire de faire cette réponse inattendue :
    – Messieurs, toutes les mesures de prophylaxie que nous pourrons prendre ne seront que des palliatifs insuffisants. Car, si vous voulez connaître mon sentiment intime, les épidémies sont des manifestations du courroux céleste. Contre le microbe, il n'y a rien à faire, parce qu'il vient de Dieu...
    Il doit y avoir de nombreux fonctionnaires antoinistes...

Paris-midi, 25 juillet 1912

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Gustave Baivy (1842-1921), buste devant les écoles

Publié le par antoiniste

Gustave Baivy, buste devant les écoles

    Dans la petite cour précédant l'ancienne maison communale de Jemeppe, intéressant monument commémoratif de style néoclassique érigé à la suite d'une souscription publique dans les années 1920, en vue d'honorer la mémoire du musicien Gustave Baivy. L'ensemble se compose d'un haut socle en calcaire de section carrée gravé du nom de Gustave Baivy et sur lequel est posé un buste en bronze de l'artiste. Au pied du socle, un personnage féminin également en bronze et portant une couronne de laurier représente peut-être une muse.

source : Inventaire du patrimoine culturel immobilier

    Après avoir appartenu à la famille Courtejoie, le château Courtejoie passa à la famille de Lexhy, dont l'un de ses membres fut bourgmestre de Jemeppe. Ensuite il passa à son gendre Gustave Baivy et plus tard à son petit-fils, le notaire Baivy (qui porte également le prénom de Gustave). Actuellement, il est devenu propriété communale depuis 1963. La famille de Lexy (voir la tombe familiale dans le cimetière) était une famille importante d'industriels de Jemeppe.

    Louis Antoine a appris un temps de la trompette, peut-être sous la direction de Gustave Baivy, peut-être dans la salle des fanfares.

    En continuation de la rue Joseph Wettinck (où se trouve le buste), on a la rue Gustave Baivy (anciennement rue de l'Industrie).

    Gustave Baivy-de Lexhy (né en 1842 à Lustin-décédé en 1921 à Jemeppe) époux de Joséphine De Lexhy. Industriel. Directeur du service commercial des Tôleries liégeoises de Jemeppe. Fondateur et directeur de la Fanfare de Jemeppe fondée en 1865.
source : groupe FaceBook Jemeppe-sur-Meuse d'hier à aujourd'hui

Gustave Baivy, buste devant les écoles

Gustave Baivy, buste devant les écoles

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16 août 2020, au temps du Corona

Publié le par antoiniste

16 août 2020, au temps du Corona

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Impossible de trouver Dieu si ce n'est dans le « connais-toi »

Publié le par antoiniste

Impossible de trouver Dieu si ce n'est dans le  « connais-toi »Impossible de trouver Dieu si ce n'est dans le  « connais-toi »

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À Caudry (Le Fraterniste, 20 mars 1914)

Publié le par antoiniste

À Caudry (Le Fraterniste, 20 mars 1914)A CAUDRY

     MM. les catholiques continuent leur campagne contre les idées émancipatrices en faveur de la Raison qui caractérisent le spiritualisme moderne.
    Quand ils sentent une force menaçante pour l'intégrité de leur domination, ils s'efforcent de persuader à leurs ouailles, selon leur immuable habitude, qu'il n'y a de bon, de beau et de grand que ce qui est fait par l'Eglise...
    On constate leur étroitesse d'esprit quand on les voit attaquer ce qu'ils devraient considérer au contraire avec respect et vénération.
    Le Bien, partout où il se manifeste, n'est-il pas toujours le Bien ? Or cela n'est pas vrai pour les catholiques. Vous aurez beau guérir les malades, apporter la consolation aux désespérés, vous êtes impardonnable, si vous ne partagez pas leur foi.
    Nous plaignons sincèrement ces sectaires.

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    Voici l'article qu'a publié Monsieur le doyen Bricout, dans le « Bulletin de Caudry », numéro 87 de mars 1914.

L'ANTOINISME

      Nous savons de source certaine que des affidés de la secte spirite des Antoinistes cherchent en ce moment à pénétrer dans diverses maisons de la paroisse. Il est de notre devoir de mettre en garde nos paroissiens contre les menées de ces prétendus guérisseurs de toutes les maladies. Les employer, c'est courir au-devant de dangers réels, et c'est forfaire à la conscience chrétienne qui ne permet en aucune façon l'usage des moyens absolument défendus qu'ils emploient.
    1° C'est courir au-devant de dangers réels pour la santé, car ils interdisent l'usage des médecins qui ont fait des études spéciales pour la guérison des maladies, et ils se substituent à leur place, alors qu'ils ne sont que des ignorants. Que de malades qui auraient pu guérir par des moyens médicaux ordinaires, et qui ont péri entres les mains criminelles de ces charlatans !
    2° C'est forfaire à la conscience chrétienne que d'employer de pareilles gens.
    Ils remettent en effet des livres qui sont profondément immoraux par les principes qu'ils propagent. En voici deux citations :

     « L'homme est libre de faire ce qu'il veut, pourvu qu'il suive son instinct ;... le Mal n'existe pas. » Ailleurs, il est dit : « Nous ne devons jamais nous efforcer de faire le bien. »
    Les plus féroces assassins accepteraient cette morale facile, qui leur permet tout.
    Ce n'est pas tout. Leurs livres, remis toujours à ceux qui ont recours à eux, sont pleins d'erreurs doctrinales. Ils attaquent la Religion Catholique et nient ses dogmes. Personne ne peut donc en sécurité accepter de pareilles doctrines.
    Enfin leurs pratiques de guérison ne sont pas de simples passes magnétiques, mais elles vont jusqu'à l'évocation des esprits, c'est-à-dire jusqu'à l'évocation des démons.
    En résumé, les pratiques employées par ces malheureux tuent souvent les malades, tuent la foi, et sont au point de vue de la conscience, des plus criminelles. Sous aucun prétexte, on ne peut donc recourir à eux.

REPONSE A MONSIEUR LE DOYEN
BRICOUT

      Je n'ai pas la prétention, Monsieur le Doyen, de défendre ici les Antoinistes, ni d'écrire en leur nom. Ces gens s'appuient seulement sur leur conscience et l'enseignement du Père Antoine dans ce qu'ils croient être la Vérité.
    Mais comme vous visez indirectement (peut-être) tous les guérisseurs spirites, je crois qu'il est de mon devoir de vous répondre.
    Vous avez raison, Monsieur, nous allons jusqu'à l'évocation des entités bonnes de l'Espace pour obtenir la guérison des malades.
    Mais permettez moi une simple question : « Que faites vous donc vous même quand vous accompagnez vos malades à Lourdes ? » Ce n'est certes pas à la statue de la bonne Vierge que vont vos prières et vos supplications ; je ne ferai même pas l'injure de le supposer, car mieux que moi, vous savez que cette statue est inerte et que vous n'en obtiendrez rien. C'est donc bien à l'esprit de la Vierge que vous vous adressez. Comment appeler cela par un autre nom que celui de Spiritisme ?
    Relisez un peu l'Histoire du Catholicisme, Monsieur le Doyen, et vous verrez que tous vos plus grands saints étaient des Spirites. Pour n'en citer que quelques-uns, et non des moindres : St-Paul, St-Augustin, St-Antoine de Ligori, St-Antoine de Padoue, le grand thaumaturge ; tous sont Spirites de fait, sinon de nom.
    Jeanne d'Arc, médium spirite entendant ses voix.
    Manifestations spirites que les miracles accomplis par le Christ et ses apôtres.
    Ayez donc plus de tolérance et de charité. Messieurs. Adressez vous avec plus d'Amour et de Foi aux entités bonnes de l'Au-Delà, et tous ces miracles se renouvelleront par vous par la seule imposition des mains.
    Spirite encore, l'abbé Vianay, le bon curé d'Ars, dont les guérisons sont innombrables.
    L'Histoire de l'Eglise est pleine de manifestations spirites que nous, ignorants,  – comme vous nous appelez – nous connaissons.
    Vous parlez du Spiritisme, Monsieur le Doyen, mais vous n'en avez sans doute jamais fait, car alors, vous seriez étonné de savoir que le « démon » fait mal sa besogne. En effet, en invoquant les esprits bons, ils nous disent toujours : « Faites le Bien. Aimez-vous les uns les autres. Aimez toujours et quand même, marchez sur les traces du grand initié de Béthléem. Dieu est Amour, et l'Amour seul peut donner la Foi et régénérer l'Humanité. »
    Avouez avec moi que les Esprits que j'invoque sont de drôles de démons.
    Je me ferai un plaisir, Monsieur le Doyen de vous adresser toutes les semaines Le Fraterniste et vous vous rendrez compte que les malades guéris par les pratiques spirites sont tous, à quelques exceptions près, abandonnés par la médecine officielle, et qu'en les guérissant, nous ne causons aucun tort aux médecins.

     (Voir le jugement du tribunal correctionnel de Béthune, acquittement des guérisseurs spirites).
    Et pour conclure, je dirai que si la religion catholique s'inspirait réellement des idées chrétiennes, elle propagerait intensément les vérités spirites, qui permettent de consoler les âmes et de guérir les maladies à ceux qui ont compris sous leur vrai jour la Beauté, la Bonté et la Justice de la Grande Force de Vie Universelle, qui est Dieu.

 UN SPIRITE FRATERNISTE
CAUDRESIEN.

 Le Fraterniste, 20 mars 1914

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Temple antoiniste de Herstal (Balade Santé, Édition Spéciale 1, Cahier V02, Calaméo)

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Temple antoiniste de Herstal (Balade Santé, Édition Spéciale 1, Cahier V02, Calaméo)

Culte antoiniste

L'antoinisme est un nouveau mouvement religieux guérisseur fondé en 1910 par Louis-Joseph Antoine (1846-1912) à Jemeppe-sur-Meuse. Avec un total de 64 temples, plus de quarante salles de lecture à travers le monde et des milliers de membres, il se caractérise par une discrétion et une tolérance vis-à-vis des autres croyances. Antoine, le fondateur, travailla comme mineur dans sa jeunesse, puis comme métallurgiste. En 1906, il lance une religion, puis publie trois livres expliquant sa doctrine et dédicace le premier temple antoiniste. Après sa mort en 1912, sa femme Catherine établit un culte centralisé autour de la personne de son mari. Cette religion ne pratique pas de prosélytisme et, bien que centrée sur la guérison, n'interfère pas avec le domaine médical et ne décourage pas le recours à la médecine traditionnelle. Les services religieux se composent de deux formes de culte : « L'Opération générale » et « La Lecture ». Reconnue fondation d'utilité publique en Belgique.

Ils ont un temple à Herstal et à Vottem, ainsi qu'en Hors Château à Liège, à Jemeppe et à Seraing

Balade Santé, Édition Spéciale 1, Cahier V02 (Calaméo)

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Régis Dericquebourg - Religion, santé, maladie (in La Santé de l'homme, n°406, Mars-Avril 2010)

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Régis Dericquebourg - Religion, santé, maladie (in La Santé de l'homme, n°406, Mars-Avril 2010)

Religion, santé, maladie

Religion et santé sont liés depuis des millénaires. Le succès de la médecine biologique et de la chirurgie n’empêche pas une partie de la population de recourir à une thérapie religieuse en cas de maladie. Il existe une prédisposition culturelle au recours aux thérapies religieuses ; celle-ci s’articule autour de plusieurs éléments psychologiques : question du sens, place pour le surnaturel, etc. Pour les patients qui y ont recours, ils se donnent ainsi plus de chances de guérir.

 

    D’une manière générale, la religion et la santé sont liées. L’anthropologue et médecin Jean Benoist considère même leur lien comme fondamental (1). Une simple mise en perspective le montre.

    Dans l’Antiquité grecque, les soins étaient placés sous les auspices d’Asclépios, dieu de la médecine, devenu Esculape chez les Romains. La médecine Yunani, proche de l’Islam, a ses praticiens (Hakim) et ses lieux de pèlerinage pour les malades (2). Dans ses récits de voyages (1347), Ibn Battûta décrit les guérisons de paralytiques près du tombeau d’Ali (3). Les spiritualités asiatiques, bouddhisme et hindouisme, proposent une extinction des souffrances et développent une médecine liée à leurs croyances comme la médecine Yan-Ji qui est à la confluence de la biomédecine et de trois traditions religieuses : le confucianisme, le bouddhisme et le taoïsme. On trouve aussi dans leurs marges des guérisseurs médiums et invocateurs de déesses spécialisées dans un type de maladie (4, 5). Les pasteurs protestants peuvent faire l’imposition des mains aux personnes souffrantes. Chez les catholiques, on trouve, entre autres, le pèlerinage de Lourdes, les messes et les prières pour les malades, l’onction des malades dont le Pape a rappelé, il y a peu de temps, l’importance1.

    On trouve aussi les dévotions populaires aux saints guérisseurs dans le catholicisme romain mais aussi dans le catholicisme orthodoxe puisqu’il n’est pas rare de trouver dans les chapelles et les églises des figurines représentant un organe laissé en remerciement de sa guérison. Aux marges du protestantisme et du catholicisme, on trouve des mouvements pentecôtistes et charismatiques centrés sur le don de guérison (6-11). Plus récemment, est apparu au sein du protestantisme évangélique le phénomène des chambres de guérison.

    Louis Hourmant rappelle que, dans la tradition religieuse japonaise, « les pratiques de guérison apparaissent comme fortement présentes, tant dans le fond chamanique que dans les religions établies et dans les nouvelles religions. » Parmi ces dernières, Mahikari et la Sokka Gakkaï (12) ont des « préoccupations de santé ». Il faudrait aussi évoquer les Églises indépendantes africaines qui incluent des guérisseuses dans leurs congrégations (13). Jean-Pierre Laurant rappelle que les guérisons miraculeuses obtenues par le Christ ont donné lieu à des interprétations à caractère ésotérique (14). On en trouve chez Paracelse (1493-1541), Guillaume Postel (1510-1581), Adrien Péladan (1859-1885), l’abbé Julio (1844-1912). Papus-Gérard Encausse a proposé une « théorie de la santé et de la maladie » ainsi que des traitements en rapport avec son système gnostique (14).

 

« Briseurs de soucis »
    On le voit, les Églises, sectes ou cercles de spiritualité que nous venons d’énumérer se proposent de délivrer l’homme des maux physiques et mentaux assumant ainsi le rôle de « briseurs de soucis » (concern-breakers) que Freud assignait globalement aux religions. Toutefois, même si elle peut donner lieu à des phénomènes collectifs de grande envergure comme le pèlerinage de Lourdes, la quête de la guérison n’est pas primordiale. En effet, ces confessions se spécifient plus par une doctrine et par des pratiques en vue d’obtenir un salut dans un au-delà de la mort que par le souci de délivrer l’homme de ses maux pendant son existence terrestre. Ainsi, le catholicisme ne se définit pas par ses pratiques de culte aux saints guérisseurs, par ses messes pour les malades ou par le pèlerinage de Lourdes, mais comme une entreprise dépositaire d’une grâce sacramentelle qu’elle distribue par l’intermédiaire d’un clergé en vue d’assurer le salut des âmes après la mort. Il en va de même pour le pentecôtisme, où les guérisons obtenues ne sont qu’un moyen de montrer l’existence et la « puissance » de Dieu pour inviter les hommes à travailler à leur salut.

    En revanche, à la différence des communautés que nous venons d’évoquer, certains groupes religieux minoritaires (sectes et autres non-conformismes religieux) font passer le traitement spirituel des maladies avant la quête du salut de l’âme. La volonté de guérir qu’ils affichent publiquement, le poids des considérations sur la santé et la maladie dans leurs doctrines, et les pratiques qu’ils ont inventées pour y parvenir, leur donnent une visibilité sociale de mouvements guérisseurs. Nous pourrions citer comme exemples : l’antoinisme, l’Église de la Science chrétienne, l’Église de la Scientologie, Invitation à la Vie (15), les groupes de prière de Maguy Lebrun, l’Alliance universelle (disciples de Georges Roux), le cercle des Amis de Bruno Gröning pour ne citer que les plus connus en France, pays où nous les avons étudiés.

    À côté de ces mouvements organisés, nous trouvons des groupes qui appartiennent au Nouvel Âge que Jean Séguy nomme « les réseaux sapienzo-gnostiques » et, selon certains chercheurs, au post-Nouvel Âge. Certains proposent une voie thérapeutique qui est leur raison d’exister. Martin Geoffroy inclut les Églises de guérison dans le Nouvel Âge (16), sans doute parce qu’elles peuvent être considérées par des « nomades de la spiritualité » comme des propositions offertes qu’ils peuvent fréquenter pendant un temps, et peut-être s’y fixer après un périple dans diverses propositions. Les analyses de Valérie Rocchi (17) et de Nadia Garnoussi (18) sont très prudentes sur leur caractère religieux, sacré ou spirituel. Il est vrai que l’on rattache parfois au Nouvel Âge des thérapies psychologiques purement laïques. Toutefois, les études empiriques de ces chercheurs ont été faites en France où, par souci d’éviter d’être désignés comme des gourous de sectes, les leaders édulcorent leurs soubassements religieux ou gnostiques de leur pratique. Les auteurs avouent leur embarras à employer le qualificatif « religieux » à cause de la difficulté à définir la religion en sociologie, a fortiori quand on a affaire à des références à des éléments de tradition religieuse, des credo de groupes métaphysiques ou gnostiques. Pour cette raison, ces mouvements, que l’on peut appeler des cultes, relèvent de ce que Adam Possamaï (19) appelle le « perenism » (terme anglais), c’est-à-dire « a spirituality which interprets the world as Monistic and whose actors are attempting to develop their Human Potential Ethic by seeking Spiritual Knowledge, mainly that of the self » (NDLR : « une approche de la religion fondée sur une interprétation du monde comme relevant d’un seul principe réunissant l’esprit et la matière, et dont les valeurs reposent essentiellement sur la recherche de la connaissance spirituelle de soi ».)

    En comparant ces mouvements situés à l’intersection du religieux et du thérapeutique, nous constatons, d’une part, qu’ils possèdent suffisamment de caractéristiques communes et, d’autre part, qu’ils se distinguent suffisamment des types de mouvements comme les sectes millénaristes, les sectes conversionnistes ou encore les sectes introverties selon la classification des sectes établies par Bryan Wilson (20) pour qu’on y repère un sous-ensemble spécifique du champ religieux que j’ai appelé religions de guérison (voir encadré).

 

Les causes du recours
à la thérapie religieuse
des maladies

    On peut s’étonner qu’en Occident, où une médecine officielle s’est imposée au plus grand nombre grâce à un système de protection sociale public ou privé, ces Églises continuent d’exister même de façon minoritaire. Les succès de la médecine biologique et de la chirurgie, présentés dans des émissions médicales, nous stupéfient parfois mais il n’en demeure pas moins que l’issue du traitement d’un cancer est incertaine et que sa « guérison » risque de n’être qu’un sursis, ou qu’une dépression reste une énigme pour la personne qui en est atteinte, même si elle « répond » aux antidépresseurs. L’incertitude qui entoure les résultats d’un traitement peut conduire un patient à chercher une chance supplémentaire de guérison dans une autre dimension que la médecine. Les témoignages anciens de guérison et de recours à la prière de guérison évoquent parfois la tuberculose à l’époque où les antibiotiques n’existaient pas. L’issue d’une tuberculose était incertaine. Certains allaient donc chercher la guérison auprès d’un guérisseur empirique ou d’un thérapeute spirituel en plus des précautions d’hygiène.

    Toutefois, tous les malades « incertains » ne recourent pas à des thérapies spirituelles. Il y faut une prédisposition psychologique qui peut avoir pour origine une croyance familiale (socialisation religieuse susceptible de légitimer une démarche vers un traitement spirituel) ou sans appartenance religieuse, parfois un événement familial (on se souvient qu’un oncle a été autrefois guéri par la spiritualité, du moins cela circule dans la famille). Il existe aussi sans doute des variables individuelles qui créent, selon l’expression freudienne, « l’attente croyante » préalable à la demande de soins spirituels.

    Il existe aussi un terrain culturel. Une enquête que nous avons réalisée dans une population d’étudiants français (21) montre qu’une proposition comme : « Il peut encore exister des miracles de guérison à notre époque » est approuvée par 44,7 % des croyants et, paradoxalement, 50 % des incroyants. La proposition : « On ne peut pas refuser complètement l’hypothèse de la guérison par la prière » est approuvée par 74,5 % des croyants et par 50 % des incroyants. On note que 85 % des croyants et 83 % des incroyants approuvent la proposition selon laquelle « Quand la médecine ne peut guérir une personne, il est normal que celle-ci recherche la guérison par la prière ». Cet aperçu de l’enquête confirme qu’il existe une prédisposition culturelle, une idéologie, qui autorisent le recours aux thérapies spirituelles des maladies.

    Cette prédisposition s’articule à plusieurs éléments d’ordre psychologique.

 

La recherche du sens
    La maladie grave ou l’infirmité renvoient à la question : « Pourquoi moi ? ». Toutes les maladies ne sont pas la conséquence d’abus qui sont des causes avérées des troubles biologiques graves. Alors se pose la question du sens. Les doctrines des Églises de guérison, et parfois d’autres types de confession, permettent d’inscrire la maladie dans une histoire à la fois humaine et surnaturelle : « Par la maladie, Dieu se rappelle à moi et m’invite à me rapprocher de lui » ; « La maladie me permet de racheter des fautes commises dans des vies antérieures » ou « La maladie est le résultat mécanique de traumatismes subis dans la vie présente ou dans des vies antérieures enregistrés et agissant inconsciemment. » Finalement, la maladie s’inscrit dans un processus qui dépasse le malade mais qui le concerne.

Mobilisation des ressources
   
Dans nos enquêtes et nos observations, nous nous sommes aperçu que les consultants des thérapeutes spirituels consultent les médecins certainement dans les mêmes proportions que les autres personnes de leur milieu. Des prières de guérison accompagnent les traitements classiques du cancer. Elles accompagnent aussi des interrogations de type : « Mon médecin ne comprend pas ». Il s’agit peut-être dans ce cas de maladies non fréquentes ou peu typifiées. Nous avons vu aussi dans des réunions évangéliques et dans des consultations antoinistes les gens prier pour que le médecin du malade soit éclairé par Dieu pour faire un diagnostic exact et pour trouver le meilleur traitement. Dans les réunions de guérison évangéliques, il arrive fréquemment qu’à l’approche d’une opération chirurgicale, les fidèles demandent que la main du chirurgien soit guidée par Dieu. Nous sommes dans l’esprit de la formule d’Ambroise Paré : « Je le panse, Dieu le guérit » car en fin de compte, pour les consultants, c’est toujours le surnaturel qui guérit même si un médecin ou un chirurgien intervient. Nous retrouvons ici le conflit qui a opposé l’Église chrétienne aux médecins qui furent considérés comme des concurrents inadmissibles de Dieu qui seul pouvait guérir les gens. La question étant par la suite résolue en considérant que les médecins étaient des instruments de Dieu. Il est inutile d’ajouter des exemples. Nous avons interprété le recours à des thérapeutes religieux, aux pèlerinages, aux saints guérisseurs en termes de mobilisation des ressources. Certaines personnes feraient des démarches annexes à un traitement pour se donner plus de chances de guérir ou parce qu’un doute sur les capacités des médecins à les guérir existe, de la même manière que certains vont acheter en Belgique ou au Luxembourg des plantes africaines dont l’usage est interdit en France pour traiter une sclérose en plaque ou un cancer en plus d’un traitement médical. Les cancérologues le savent.

    Enfin, le recours à la thérapie religieuse pose un intéressant problème de psychologie. En effet, les thérapies religieuses n’ont pas de résultats supérieurs à un effet placebo mais on continue cependant à y recourir. On trouve là un cas singulier d’emprise d’une croyance sur les conduites en dépit de l’absence de résultats empiriques ou d’une très faible chance d’en avoir. Cela ne concerne pas uniquement la religion. Le psychologue y trouve matière à enquêter.

Régis Dericquebourg
Maître de conférence en psychologie sociale,
Université Charles-de-Gaulle, Lille.
Membre du groupe de sociologie des religions et de la laïcité au CNRS.

 

1. En ces termes : « Dans le sacrement de l’onction, il y a une force qui développe le courage et la capacité de résistance du malade... » (Jean-Paul II, 1998).

Pour en savoir plus
http://www.regis-dericquebourg.com

 

Les Églises de guérison

Les Églises de guérison ou encore religions à vocation thérapeutique, sont connues aussi sous le nom de Healing Churches1 (1). Les Églises de guérison possèdent des caractéristiques communes et c’est en fonction de celles-ci que l’on peut en faire une catégorie à part dans le champ religieux. Toutes ces caractéristiques ne peuvent être énumérées mais on peut en évoquer quelques-unes.

• Ces Églises disposent de thérapeutes religieux accrédités par leur mouvement (praticiens en Science chrétienne, harmoniseurs à Invitation à la vie, auditeurs-révérends en Scientologie, etc.) qui sont les pièces maîtresses de leur communauté.

• Elles ne se limitent pas à l’opération de guérison mais elles préconisent une ascèse préventive. En effet, s’il est bien de guérir grâce à un traitement spirituel, il est préférable de ne pas tomber malade. On trouve donc des conseils d’hygiène alimentaire mais aussi, comme en Scientologie, un usage de vitamines et de sels minéraux destiné à renforcer l’individu face à la maladie pour réaliser une sorte de « blindage », en prescrivant notamment des adjuvants des défenses naturelles en médecine.

• Ces religions ont élaboré des doctrines ou revisité des doctrines (comme la Science chrétienne qui revisite les Écritures pour nier la réalité du mal et donc de la maladie dans la création), afin de légitimer les traitements spirituels qu’ils offrent.

• Ces doctrines proposent un salut immédiat et ici-bas, qui s’exprime par le bien-être et le bonheur. Elles n’en sont pas moins des doctrines de salut classiques post-mortem (salut ontologique). La maladie et son traitement spirituel peuvent être une étape dans la voie du salut car elles engagent parfois la personne dans un cheminement spirituel (2). Toutefois, les Églises de guérison n’atteignent pas toujours ce but puisqu’elles s’adressent aussi à des consultants occasionnels qui tentent de retirer des bienfaits mais qui n’adhèrent jamais à la communauté de croyants.

• Ces Églises ont une conception extensive de la maladie. La maladie n’est pas la seule réalité biomédicale, elle peut être psychique mais c’est aussi toute forme de détresse sociale ou toute infortune.

• Elles élaborent des modes de gestion de l’échec du traitement spirituel.

• Elles ont établi un modus vivendi avec la médecine conventionnelle. Elles n’interdisent pas de consulter les médecins, elles proposent parfois même de prier pour que l’on trouve un bon médecin ou que le médecin du consultant soit « inspiré » (= fasse le bon diagnostic). Toutefois, les scientistes chrétiens peuvent totalement refuser la médecine et s’en remettre au traitement spirituel de leurs praticiens. La Scientologie lutte contre la psychiatrie car, dans ses vues, celle-ci ne respecte pas la dignité de l’individu et s’attaque aux « fausses causes ». Elle a ainsi rejoint le courant de l’antipsychiatrie d’origine libertaire.

R. D.

 

1. Bien que le mot Église ne corresponde pas dans ce cas à la définition sociologique de l’Église qui est donnée chez Troelstch et Weber selon une dichotomie Église/sectes. Dans les faits, ce que nous nommons « religions de guérison » comportent des églises, des sectes, des « cults » et des groupes métaphysiques.

 

(1) Dericquebourg R. Religions de guérison. Paris : Cerf, 1988. Dericquebourg R. La construction d’un objet de recherche : les religions de guérison. Synthèse de travaux présentés pour l’habilitation à diriger des recherches, Université Paris V, June 1999.

(2) Dericquebourg R. La question du salut dans les religions de guérison. In : Dericquebourg D. (éd.). Points de vue sur la thérapie religieuse. Cahier de la Maison de la Recherche, Université Charles-de-Gaulle-Lille 3, 1999 : p. 41-51.

 

 

Références bibliographiques

(1) Levy J. J. Entretiens avec Jean Benoist. Entre les corps et les Dieux. Itinéraires anthropologiques. Montréal : Liber, coll. de vive voix, 2000 : p. 193.
(2) Kakar S. Chamans, mystiques et médecins. Enquête psychologique sur les traditions thérapeutiques de l’Inde. Paris : Seuil, 1997 : 371 p.
(3) Battûta I. Voyages (1347). Paris : Maspero, 1982 : 480 p.
(4) Bertrand D. La construction du pouvoir de guérison chez les médiums cambodgiens. In : Dericquebourg R. (éd.). Points de vue sur la thérapie religieuse. Cahier de la Maison de la Recherche, Université Charles-de-Gaulle-Lille 3, 1999 : p. 29-33.
(5) Harman W. La férocité de la déesse-mère guérisseuse. In : Dericquebourg R. (éd.). Points de vue sur la thérapie religieuse. Cahier de la Maison de la Recherche, Université Charles-de-Gaulle-Lille 3, 1999 : p. 67-71.
(6) Laurentin R. Pentecôtisme chez les catholiques. Risques et avenir. Paris : Beauchesne, 1974 : 264 p.
(7) MacNutt F. Healing. Notre Dame (Indiana, États-unis) : Ave Maria Press, 1974 : 333 p.
(8) MacNutt F. The Power to Heal. Notre Dame (Indiana, États-Unis) : Ave Maria Press, 1977 : 254 p.
(9) Csordas T.J. The Sacred Self. A Cultural Phenomenology of Charismatic Healing. Berkeley and Los Angeles, University of California Press, 1997.
(10) McGuire M.B. Pentecostal Catholics: Power, Charisma and Order in a Religious Movement. Philadelphia : Temple University Press, 1982 : 270 p.
(11) Cox H. Le retour de Dieu. Paris : Desclée De Brouwer, 1995 : 290 p.
(12) Hourmant L. Existe-t-il une spécificité des religions de guérison en contexte japonais ? In : Dericquebourg R. (éd). Points de vue sur la thérapie religieuse. Lille : Presses universitaires de Lille, coll. Workshop, 1999 : p. 73-82.
(13) Oosthuizen G. C. The Healer-prophet in Afro-Christian Churches. Leiden : E.J. Brill, 1992.
(14) Laurant J.-P. Les thérapies religieuses, ésotérisme et guérison. In : Points de vue sur la thérapie religieuse. Lille : Presses universitaires de Lille, coll. Workshop, 1999 : p. 83-86.
(15) Se reporter à trois ouvrages de Dericquebourg R. : L’Antoinisme. Paris : Turnhout, Brepols, 1993 ; La Christian Science. Turin : Elledici, 1999 ; Croire et Guérir. Paris : Dervy, 2001.
(16) Geoffroy M. Pour une typologie du Nouvel Âge. Cahiers de recherche sociologique, 1999, n° 33 : p. 51-83.
(17) Rocchi V. De nouvelles formes du religieux ? Entre quête de bien-être et logique protestataire : le cas des groupes post-Nouvel Âge en France. Social Compass, 2003, vol. 50, n° 2 : p. 175-189.
(18) Garnoussi N. Le développement de nouvelles ressources de sens « psycho-philo-spirituelles », dérégulation des savoirs et nouvelle offre idéologique. Social Compass, 2005, vol. 52, n° 2 : p. 197-210.
(19) Possamaï A. Not The New Age Perennism and Spiritual Knowledges. Australian Religion Studies Review, 2001, vol. 14, n° 1 : p. 82-96.
(20) Wilson B. Les sectes religieuses. Paris : Hachette, coll. L’Univers des connaissances, 1970 : 256 p.
(21) Dericquebourg R. Comment les thérapies religieuses sont-elles plausibles ? Politica Hermetica, 2004, n° 18 (Esotérisme et religion) : p. 11-25.

Régis Dericquebourg, Religion, santé, maladie (p.13-16)
in La Santé de l'homme, n°406, Mars-Avril 2010 : « Quels liens entre religieux et santé ? »

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