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L'enquête de Jules Bois sur le Spiritisme (Le Messager, 1er sept. & 15 oct. 1901)

Publié le par antoiniste

A propos de l'enquête de M. J. Bois (Le Messager, 1er sept. 1901)A propos de l'enquête de M. J. Bois

    M. de Komar, dans le Spiritualisme moderne (n° du 10 août 1901) dit entr'autres, au sujet de M. Jules Bois et de ses articles publiés dans le Matin, de Paris :

    » Le temps est passé où le Spiritisme faisait hausser les épaules.
    Voici les organes quotidiens de la presse qui s'arrêtent devant « l'Inconnu » « l'Invisible » et se font le propagateur de phénomènes relégués jusqu'ici par eux aux loges de concierge ou aux chambres d'enfants.
   » Dirons-nous que M. Jules Bois traite le sujet dans l'esprit d'impartialité voulue ? – Nous devons confesser qu'il n'est pas encore l'investigateur rêvé, dépourvu de tout préjugé et de tout dédain. Ou bien se croit-il obligé de faire quelques concessions au public, en jetant une teinte de ridicule sur ces « braves spirites » qu'il s'est mis en devoir d'étudier, et qui confiants, vont à lui, cœurs ouverts, mains tendues ?
    » Le caractère de simple grandeur qui se dégage des récits de M. Jules Bois lui échapperait-il à lui-même qu'il ne trouve pas un mot ému à l'égard du thaumaturge de Jemeppe-sur-Meuse, pour ne citer que lui, Louis Antoine, qui dans sa Foi trouve la force de guérir et qui prodigue sans compter et sans relâche sa force vitale avec un désintéressement digne des temps antiques de la chrétienté naissante.
    » Cette « Foi » qui arrive à produire des « espèces de miracles », comme dit l'auteur, ne mériterait-elle pas qu'on s'y arrêtât quelque peu ? que l'on remontât aux raisons, aux causes qui rendent le miracle possible ?
    » ... Nous voudrions pouvoir dégager dès ce jour des articles de l'éminent publiciste un enseignement et cet enseignement manque.
    » Il est probable que la lecture de ces écrits n'éveillera dans l'ignorant qu'un sourire de commisération, surtout s'il n'arrive pas à reconnaître de lui-même que cette « naïveté » qui caractérise les spirites, frôle de très près la « simplicité » que le Christ demande à ceux qui veulent être « initiés » aux « Mystères » du royaume de Dieu.
    » Dans des questions d'un ordre aussi élevé par le fond, quelle qu'en soit la forme extérieure, l'investigateur sérieux doit appeler à la rescousse non pas son ironie, mais la science qu'il possède pour éclairer le public et lui démontrer que ce qui paraît peut-être grotesque au premier abord s'explique par des théories très assises et que M. Jules Bois semble le dernier à ignorer. »

Le Messager, 1er septembre 1901

 

L'enquête de Jules Bois sur le Spiritisme (Le Messager, 15 oct. 1901)L'enquête de Jules Bois sur le Spiritisme

    On rencontre rarement la bonne foi toute simple. Je n'en veux pour preuve que l'enquête de J. Bois, publié dans le journal français le Matin.
    De même qu'il existe plusieurs espèces de partisans de la philosophie spirite, des ardents, des honteux, des quelconques, nous avons aussi plusieurs sortes d'adversaires : les uns combattant, flamberge au vent, à visage découvert, d'autres dans l'ombre, par un travail de taupe, d'autres enfin caressant la doctrine pour mieux l'étrangler, comme le loup du petit Chaperon Rouge.
    Jules Bois est journaliste, il en fait métier, et ses articles du Matin sont payés : parfait, il n'y a pas crime, mais s'il était payé pour faire son enquête, ce n'était pas là une raison suffisante d'élaborer tout un roman, d'autant plus dangereux que la vérité s'y mêle à l'erreur ; or, l'erreur est manifeste en maint endroit. Nous, qui sommes du pays de Poulseur, nous savons notamment, ainsi du reste que M. Foccroulle l'a fait ressortir déjà dans un article que la Meuse a refusé d'insérer, malgré le droit de réponse, et paru ensuite dans le Messager, nous savons, dis-je, combien la relation concernant le voyage du chroniqueur en notre région est volontairement mensonger.
    La prétendue séance spirite avec le médium Mme L... est inventée de toute pièce. Au lieu d'invoquer les morts, Jules Bois escamote même des vivants, et l'on peut lui dire, comme dans je ne sais quelle pièce : « Les gens que vous tuez se portent assez bien. On a remarqué le même sans-gêne, la même fantaisie dans le récit de son excursion à Jemeppe-sur-Meuse, chez le magnétiseur-guérisseur M. Antoine, et de ce qui s'y passe.
    Dans sa propre localité, chacun a donc pu constater, toucher du doigt ou, mieux, de l'œil et de l'oreille, la légèreté du reporter en une matière qui ne se prête pas à tant de désinvolture. On peut en inférer que l'enquête toute entière, dans les faits et les appréciations, n'a qu'une valeur très relative et plus que douteuse.
    L'auteur a gagné son argent, le journal a satisfait des lecteurs profanes, avides de nouveautés (?!) qui deviennent à la mode, le public est berné et le tour est joué : mais le spiritisme ne s'en porte pas plus mal, ni les savants qui y sont ralliés de cœur et de raison et contre la sincérité et l'indéfectible obstination desquels viennent se briser, follement, les assertions audacieuses d'un écrivain de talent, qui ne craint pas le ridicule en affirmant que pas un homme de science n'a fait acte d'adhésion au spiritualisme moderne !!!
    Il est superflu de rappeler ici, pour la millième fois, après tant d'autres, les noms des sommités (pas toutes officielles par exemple), élite intellectuelle de tous pays, qui s'y sont ralliés ou en ont contrôlé et reconnu les phénomènes. D'ailleurs, rien d'étonnant que le savant officiel, spirite, soit rara avis : il y a des raisons pour cela, puisqu'on le désofficiellise dès qu'il fait mine d'indépendance. Le fait seul de dénier au spiritisme des adhésions scientifiques, suffit, aux yeux de ceux qui ont étudié la question, pour enlever toute valeur à l'enquête de Jules Bois, simple dilettante de l'Invisible, qui semble s'être donné pour mission d'amuser la galerie en exécutant des cabrioles fantastiques de pince-sans-rire sur un plancher truqué.
    Ceux des lecteurs du Matin, chez lesquels ses articles auront éveillé la curiosité d'étudier plus à fond la philosophie spirite et les phénomènes qui l'ont fondée, deviendront des convaincus quand même et, tout en souriant de leur scepticisme passé, ils pardonneront largement à l'auteur journaliste, parce qu'il leur aura fourni l'occasion, même par des sornettes mielleusement hostiles, de se convaincre, d'autre part, d'une vérité inébranlable comme un roc.

VICTOR HORION. Villers-aux-Tours, 1er octobre 1901.

Le Messager, 15 octobre 1901

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L'enquête de Jules Bois sur le Spiritisme (Le Messager, 1er sept. & 15 oct. 1901)

Publié le par antoiniste

A propos de l'enquête de M. J. Bois (Le Messager, 1er sept. 1901)A propos de l'enquête de M. J. Bois

    M. de Komar, dans le Spiritualisme moderne (n° du 10 août 1901) dit entr'autres, au sujet de M. Jules Bois et de ses articles publiés dans le Matin, de Paris :

    » Le temps est passé où le Spiritisme faisait hausser les épaules.
    Voici les organes quotidiens de la presse qui s'arrêtent devant « l'Inconnu » « l'Invisible » et se font le propagateur de phénomènes relégués jusqu'ici par eux aux loges de concierge ou aux chambres d'enfants.
   » Dirons-nous que M. Jules Bois traite le sujet dans l'esprit d'impartialité voulue ? – Nous devons confesser qu'il n'est pas encore l'investigateur rêvé, dépourvu de tout préjugé et de tout dédain. Ou bien se croit-il obligé de faire quelques concessions au public, en jetant une teinte de ridicule sur ces « braves spirites » qu'il s'est mis en devoir d'étudier, et qui confiants, vont à lui, cœurs ouverts, mains tendues ?
    » Le caractère de simple grandeur qui se dégage des récits de M. Jules Bois lui échapperait-il à lui-même qu'il ne trouve pas un mot ému à l'égard du thaumaturge de Jemeppe-sur-Meuse, pour ne citer que lui, Louis Antoine, qui dans sa Foi trouve la force de guérir et qui prodigue sans compter et sans relâche sa force vitale avec un désintéressement digne des temps antiques de la chrétienté naissante.
    » Cette « Foi » qui arrive à produire des « espèces de miracles », comme dit l'auteur, ne mériterait-elle pas qu'on s'y arrêtât quelque peu ? que l'on remontât aux raisons, aux causes qui rendent le miracle possible ?
    » ... Nous voudrions pouvoir dégager dès ce jour des articles de l'éminent publiciste un enseignement et cet enseignement manque.
    » Il est probable que la lecture de ces écrits n'éveillera dans l'ignorant qu'un sourire de commisération, surtout s'il n'arrive pas à reconnaître de lui-même que cette « naïveté » qui caractérise les spirites, frôle de très près la « simplicité » que le Christ demande à ceux qui veulent être « initiés » aux « Mystères » du royaume de Dieu.
    » Dans des questions d'un ordre aussi élevé par le fond, quelle qu'en soit la forme extérieure, l'investigateur sérieux doit appeler à la rescousse non pas son ironie, mais la science qu'il possède pour éclairer le public et lui démontrer que ce qui paraît peut-être grotesque au premier abord s'explique par des théories très assises et que M. Jules Bois semble le dernier à ignorer. »

Le Messager, 1er septembre 1901

 

L'enquête de Jules Bois sur le Spiritisme (Le Messager, 15 oct. 1901)L'enquête de Jules Bois sur le Spiritisme

    On rencontre rarement la bonne foi toute simple. Je n'en veux pour preuve que l'enquête de J. Bois, publié dans le journal français le Matin.
    De même qu'il existe plusieurs espèces de partisans de la philosophie spirite, des ardents, des honteux, des quelconques, nous avons aussi plusieurs sortes d'adversaires : les uns combattant, flamberge au vent, à visage découvert, d'autres dans l'ombre, par un travail de taupe, d'autres enfin caressant la doctrine pour mieux l'étrangler, comme le loup du petit Chaperon Rouge.
    Jules Bois est journaliste, il en fait métier, et ses articles du Matin sont payés : parfait, il n'y a pas crime, mais s'il était payé pour faire son enquête, ce n'était pas là une raison suffisante d'élaborer tout un roman, d'autant plus dangereux que la vérité s'y mêle à l'erreur ; or, l'erreur est manifeste en maint endroit. Nous, qui sommes du pays de Poulseur, nous savons notamment, ainsi du reste que M. Foccroulle l'a fait ressortir déjà dans un article que la Meuse a refusé d'insérer, malgré le droit de réponse, et paru ensuite dans le Messager, nous savons, dis-je, combien la relation concernant le voyage du chroniqueur en notre région est volontairement mensonger.
    La prétendue séance spirite avec le médium Mme L... est inventée de toute pièce. Au lieu d'invoquer les morts, Jules Bois escamote même des vivants, et l'on peut lui dire, comme dans je ne sais quelle pièce : « Les gens que vous tuez se portent assez bien. On a remarqué le même sans-gêne, la même fantaisie dans le récit de son excursion à Jemeppe-sur-Meuse, chez le magnétiseur-guérisseur M. Antoine, et de ce qui s'y passe.
    Dans sa propre localité, chacun a donc pu constater, toucher du doigt ou, mieux, de l'œil et de l'oreille, la légèreté du reporter en une matière qui ne se prête pas à tant de désinvolture. On peut en inférer que l'enquête toute entière, dans les faits et les appréciations, n'a qu'une valeur très relative et plus que douteuse.
    L'auteur a gagné son argent, le journal a satisfait des lecteurs profanes, avides de nouveautés (?!) qui deviennent à la mode, le public est berné et le tour est joué : mais le spiritisme ne s'en porte pas plus mal, ni les savants qui y sont ralliés de cœur et de raison et contre la sincérité et l'indéfectible obstination desquels viennent se briser, follement, les assertions audacieuses d'un écrivain de talent, qui ne craint pas le ridicule en affirmant que pas un homme de science n'a fait acte d'adhésion au spiritualisme moderne !!!
    Il est superflu de rappeler ici, pour la millième fois, après tant d'autres, les noms des sommités (pas toutes officielles par exemple), élite intellectuelle de tous pays, qui s'y sont ralliés ou en ont contrôlé et reconnu les phénomènes. D'ailleurs, rien d'étonnant que le savant officiel, spirite, soit rara avis : il y a des raisons pour cela, puisqu'on le désofficiellise dès qu'il fait mine d'indépendance. Le fait seul de dénier au spiritisme des adhésions scientifiques, suffit, aux yeux de ceux qui ont étudié la question, pour enlever toute valeur à l'enquête de Jules Bois, simple dilettante de l'Invisible, qui semble s'être donné pour mission d'amuser la galerie en exécutant des cabrioles fantastiques de pince-sans-rire sur un plancher truqué.
    Ceux des lecteurs du Matin, chez lesquels ses articles auront éveillé la curiosité d'étudier plus à fond la philosophie spirite et les phénomènes qui l'ont fondée, deviendront des convaincus quand même et, tout en souriant de leur scepticisme passé, ils pardonneront largement à l'auteur journaliste, parce qu'il leur aura fourni l'occasion, même par des sornettes mielleusement hostiles, de se convaincre, d'autre part, d'une vérité inébranlable comme un roc.

VICTOR HORION. Villers-aux-Tours, 1er octobre 1901.

Le Messager, 15 octobre 1901

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R. G. Pabin - Métamorphoses de l'esprit et médiumnité (1966)

Publié le par antoiniste

R. G. Pabin - Métamorphoses de l'esprit et médiumnité (1966)

Auteur : R. G. Pabin (pseud.) ; avec le concours de Mme Rose Stoler (médium)
Titre :  Métamorphoses de l'esprit et médiumnité
Éditions N. Bussière, Paris, 1966 (108 pages)

    Le livre se termine sur LE BIEN ET LE MAL / LA PUISSANCE DE LA PRIÈRE, et on y lit ceci :


    Le bien, dans la pensée de chacun, est l'acte qui paraît plein de bonté envers ses semblables ; c'est aussi ce que la morale prescrit de faire.
    Le mal est ce qui est contraire à la morale, c'est-à-dire au bien ; c'est donc un acte qui détermine une mauvaise action portant préjudice à autrui. (Définitions du dictionnaire.)
    D'après la doctrine Antoiniste, le mal et le bien n'existent pas ! Ce ne sont que des termes de comparaison.
    Cette révélation, basée sur les différents degrés d'évolution des âmes, vient démontrer et affirmer la nécessité des épreuves terrestres indispensables à l'amélioration de l'esprit.
    (Les pensées sont des fluides bons ou mauvais ; il y a autant de fluides que de pensées ;) il en découle que les prières formulées par les âmes pures ont une action bénéfique sur ceux pour lesquels elles sont formulées ; c'est aussi une récompense pour soi-même.
    Le spiritisme qui est une science éprouvée vient à l'appui de ce qui précède.

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Marcel Burtin - Comment et pourquoi je suis devenu spirite (ca. 1985)

Publié le par antoiniste

Marcel Burtin - Comment et pourquoi je suis devenu spirite (ca. 1985)

Auteur : Marcel Burtin
Titre : Comment et pourquoi je suis devenu spirite
Éditions "Amour et Charité", Liège, sans date d'édition (probablement 1985)

    Un jour de 1921 le père du petit Marcel se rend chez un personnage appelé le père Grégoire, lors de leur entretien ce dernier confiera que le jeune Marcel fera comme lui, il aidera son prochain et sera chargé d'enseigner comme médium.
    Nous pouvons dire que les premiers contacts de Burtin Marcel avec le spiritisme se font avec une dame appelée Colette qui était Antoiniste. En 1961, Marcel Burtin est amené par son fils a rencontré monsieur Urbain Paye, œuvrant rue Fond saint Servais à Liège au sein de la Fédération spirite liégeoise, celui-ci lui ouvrira les yeux sur ses possibilités médiumniques et l'invitera à une séance.
    Interpellé, il s'intéressera au spiritisme, monsieur Paye lui mettra sa bibliothèque à disposition. Marcel Burtin lira les livres d'Allan Kardec dont il lui semblait déjà connaitre le contenu, il lira aussi les livres de Monsieur Lhomme ainsi que tous documents traitant du magnétisme. Monsieur Paye lui demandera de venir travailler avec lui au sein de la Fédération spirite liégeoise. Il y œuvrera avec son épouse pendant 5 ans, et y sera chef de groupe.
    En Octobre 1968, ils quitteront la Fédération. Plusieurs personnes lui demanderont de continuer ses activités, il cédera aux demandes et quelques jours plus tard une amie et personne de confiance lui proposera son appartement une demi-journée par semaine afin qu'il puisse continuer ses activités d'aide. Très vite devant le monde se présentant, l'appartement devient exigu, il cherche et trouve une salle au Prince de Liège, rue Royale. Des activités y sont menées les jeudis de 8h à 19h, suivi d'une séance expérimentale, avec causerie jusque 21h. Il est rejoint de médiums aguerris venant entre autres de la Fédération, comme notamment monsieur Joseph Jacques. Rapidement la salle se remplit et plus de 90 personnes assistent aux séances, la salle se louera aussi le dimanche. En plus de ces séances, le couple Burtin et madame Georges visitent aussi les personnes en difficultés. A eux trois ils mettent en pratique les conseils donnés lors de communications reçues, ils fondent une association sous forme d'asbl en décembre 1968 et la nomment, toujours suivant les conseils donnés, Amour et Charité, 50 personnes environ se joignent à eux en tant que membres.
    En 1972, grâce à l'aide matérielle de membres généreux, ils achètent un immeuble rue Agimont à Liège. Ils organisent des séances à Herstal en la salle ' La ruche ', il y a tellement de participation qu'ils décident d'y acquérir, en 1977, une maison rue Voie de Liège. Trois antennes existeront plus tard ; Ougrée, Grace-Hollogne et Bruxelles (antennes, malheureusement, n'existant plus à ce jour). Au vu de l'augmentation des participants et du manque de médiums, des cours de développement à la médiumnité sont instaurés. C'est ainsi que sont mises sur pied les réunions telles qu'elles existent maintenant.

    Il évoque dans ce petit livre plus de détails sur cette Madame Colette :
    Au cours de la période pendant laquelle j'étais sans emploi, je fus en contact avec Madame Collette à Kinkempois. Celle-ci était « Antoiniste », elle m'a aidé à trouver du travail. Ici, il y a un phénomène sur lequel je dois insister. Dès que Madame Collette m'a touché les mains, j'ai ressenti un courant électrique qui m'a beaucoup surpris à l'époque. Je ne connaissais rien du magnétisme. [...]
    En 1937, mon état physique s'est altéré et j'ai dû subir une intervention chirurgicale, qui m'a mis dans un état moral déficient. Heureusement, j'avais confiance à la fois à mon médecin Monsieur Nogarète habitant Grivegnée où nous étions installés et je me rendais régulièrement à Renory chez Madame Collette dont je vous ai déjà entretenu. [...]
    Petit à petit, les difficultés s'atténuèrent, ma santé se rétablit. Il était temps car des événements très graves se préparaient.
    En 1939, ce fut la mobilisation et comme pour beaucoup la séparation. [M. Burtin était militaire]

    Le livre présente quelques images intéressantes sur le mouvement spirite de Liège, et notamment une des funérailles et du cortège spirite de sa confidente et collaboratrice, Marguerite Thewissen, mère du célèbre guérisseur René Thewissen.

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Léon Denis - Dans l'invisible (1904)

Publié le par antoiniste

Léon Denis - Dans l'invisible (1904)

Auteur : Léon Denis
Titre : Dans l'invisible - Spiritisme et Médiumnité
Édition P.G. Leymarie (Librairie des Sciences Psychiques), 1904, Paris
À lire en ligne sur archive.org

    L'abondance de sa production dans la littérature spirite, ainsi que l'affabilité de son caractère et son dévouement, ont valu à Léon Denis le surnom d'« Apôtre du Spiritisme ». Anne-Cécile Bégot signale que son ouvrage Dans l'invisible exerça une forte influence sur le mineur belge Louis Antoine, qui fonda le culte antoiniste et reprit certaines de ses idées concernant la réincarnation. On pense que Louis Antoine le rencontra.

    On peut citer par exemple ce passage :

Léon Denis - Dans l'invisible (1904)

    Ceci le démontre : au-dessus de toutes les Eglises humaines, en dehors de tous les rites, de toutes les sectes, de toutes les formules, il est un foyer suprême que l'âme peut atteindre par les élans de la foi ; elle y puise des forces, des secours, des lumières qu'on ne peut apprécier ni comprendre, si on méconnait Dieu et ne veut pas prier. En réalité, la guérison magnétique n'exige ni passes, ni formules spéciales, mais seulement le désir ardent de soulager autrui, l'appel sincère et profond de l'âme à Dieu, principe et source de toutes les forces.
Léon Denis, Dans l'invisible, p.455

    Cf. également cet extrait.

Commentaires :
    En ce début du 20ème siècle, Léon Denis cherche à expliquer plus amplement la médiumnité. Il le fait à travers ses conférences mais elles n'effleurent que le sujet. Il va donc réunir une documentation ample tirée des enseignements des guides de son groupe à Tours. Ils lui apportent des éclaircissements sur bien des points et ainsi il publiera en 1903, Le Monde Invisible, un important ouvrage de 300 pages.
    Cette œuvre apparaît à un moment opportun. En effet à ce moment-là, la rapidité du développement du Spiritisme constituait un sérieux danger. Ceux qui avaient la foi montraient souvent une impatience et une intransigeance nuisibles à la propagation de l'idée dans les milieux réfractaires. Les autres, indécis, tracassés par le doute, formulaient des réserves et renouvelaient périodiquement leurs critiques en matière de médiumnité. En France, il n'existait pas encore d'ouvrage où fut condensé le résultat de semblables recherches.
    Les phénomènes complexes auxquels donnait lieu la médiumnité avaient reçu des solutions plus ou moins fantaisistes : les hypothèses sur le subliminal, la subconscience, la personnalité seconde, avaient embrouillé la question plus qu'il était nécessaire. Il fallait débrouiller cet écheveau compliqué, retrouver le fil, donner de ces faits étranges une juste interprétation, préciser les lois fondamentales de la communication spirite.
    « Tout adepte, écrivait Léon Denis dans son introduction, doit savoir que la règle par excellence des rapports avec l'invisible, c'est la loi des affinités et des attractions. Dans ce domaine, celui qui cherche les choses basses les trouve et s'abaisse avec elles ; celui qui aspire aux hautes âmes les atteint tôt ou tard et en fait un nouveau moyen d'ascension. Si vous voulez des manifestations d'ordre élevé, faites effort pour vous élever vous-même. L'expérimentation, en ce qu'elle a de beau et de grand, la communion avec le monde supérieur, ne réussit pas au plus savant, mais au plus digne, au meilleur, à celui qui a le plus de patience, de conscience, de moralité. »

    On trouve donc dans la première partie tout ce qui a trait aux lois du Spiritisme expérimental ainsi que des vues nouvelles sur la psychologie féminine. Léon Denis, pressentant le rôle qui sera dévolu à la femme dans la société de demain, accuse le Catholicisme de ne l'avoir pas comprise, de n'être point entré, sur ce point, dans les vues du Christ.
    Au chapitre suivant, il aborde le Spiritisme expérimental, s'efforçant d'établir une classification dans les phénomènes, déblayant le terrain devant la métapsychie qui n'en était qu'à ses débuts. Ses travaux personnels lui étaient d'un grand secours dans cet exposé d'une question si complexe, si difficile à résoudre pour le lecteur bénévole. Il avait été lui-même médium écrivain avant de devenir orateur. Ses dons d'intuition, d'inspiration, n'avaient fait que se modifier. Il se sentait en relation permanente avec ses amis invisibles Par l'incorporation, enfin, il avait obtenu des messages d'un intérêt capital.
    La dernière partie du livre est consacrée à la médiumnité en général, à sa pratique, à ses dangers, aux hypothèses, aux objections qu'elle soulève. En abordant une telle question, l'auteur ne s'inquiétait pas des reproches qu'il pouvait encourir de la part de certains spirites, ni de ses adversaires. Il poursuivait sa marche, sachant bien que le Spiritisme ne pouvait que sortir grandi d'un tel débat.
    Le dernier paragraphe, « la médiumnité glorieuse », écrit dans une forme admirable, est comme soulevé par un souffle de haute et brûlante inspiration.

source : Centre Spirite Lyonnais Allan Kardec (à lire et à télécharger à la page suivante)

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Louis Malteste - Voyants et Médiums (Le Monde illustré, 21 mars 1908)

Publié le par antoiniste

    Un article sur les voyants et médiums dans lequel on fait la connaissance avec Mme de Poncey, qui participa à l'Unitif et assista à plusieurs évènements du culte antoiniste.

Louis Malteste - Voyants et Médiums #1 (Le Monde illustré, 21 mars 1908)

Louis Malteste - Voyants et Médiums #2 (Le Monde illustré, 21 mars 1908)Louis Malteste - Voyants et Médiums #3 (Le Monde illustré, 21 mars 1908)

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Philippe Charlier - Autopsie des fantômes, Une histoire du surnaturel (2021)

Publié le par antoiniste

Philippe Charlier - Autopsie des fantômes, Une histoire du surnaturel (2021)

Auteur : Philippe Charlier
Titre : Autopsie des fantômes : Une histoire du surnaturel
Éditions : Tallandier, Paris, 2021 (315 pages)
Plusieurs pages sont en accès libre sur GoogleBooks

    Dans une enquête inédite sur les terres du spiritisme, l’auteur nous mène de la tombe d’Allan Kardec au culte des âmes du Purgatoire. De Rome à Paris, en passant par le Vietnam et l’Écosse, il interroge les archives et les adeptes de ceux qui refusent de voir la mort comme une inéluctable fin. Pourquoi les spectres, les fantômes ou les revenants continuent-ils de passionner ? Comment la science a-t-elle tenté d’enregistrer le son des morts, de photographier les fantômes ou les pensées ? Quel a été le rôle des médiums dans cette communication d’outre-tombe, entre sincérité et escroquerie ? Comment le surnaturel, qui défiait initialement la science, est-il devenu lui-même, au cours du XIXe siècle, un véritable objet d’étude ? Et surtout, à qui profitent les revenants et leurs manifestations ? Cette histoire du surnaturel est une invitation à voyager dans l’autre monde, à la rencontre de ceux qui croient aux fantômes, ceux qui réfutent leur existence, et ceux qui cherchent la vérité.

    Évoque l'antoinisme au chapitre 7 : Sur cette table tournante, je construirai mon église... dont voici l'introduction :

    L’influence du spiritisme va s’étendre bien au-delà (c’est le cas de le dire...) des frontières françaises et britanniques. En Belgique, un certain « père Antoine » va même se servir de l’enseignement de Kardec pour ériger une nouvelle religion. Ses églises vont essaimer en Europe et sur d’autres continents, mais c’est en France qu’on trouve le plus d’adeptes de cette étrange croyance...

Un culte d’origine belge

    J’avais déjà entendu parler du culte antoinisme, mais c’est par le plus grand des hasards, en faisant mon footing, un soir de décembre, que je suis tombé sur la chapelle de ce culte de la rue Vergniaud, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Elle est située au croisement de plusieurs artères, près du métro aérien qu’on entend gronder de façon périodique. Sur la porte, banale et comparable au porche d’entrée d’une église « classique », on lit le panneau suivant :

    Lecture de l’enseignement du Père le dimanche à 10 heures et tous les jours à 19 heures excepté le samedi. Opération au nom du Père les cinq premiers jours de la semaine à 10 heures. Le temple est ouvert du matin au soir aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement.

    Après que j’ai fait grincer le panneau de droite de la porte, une femme sans âge apparaît, vêtue comme une amish, d’une longue robe et coiffe noire, fermée au niveau du cou par un gros nœud de flanelle. Avec une voix toute douce et une bienveillance évidente, elle m’invite à entrer et à visiter le temple. Elle allume quelques lumières, ouvre une seconde porte et me précède dans ce qui ressemble à une nef dont les murs en pierre et bois sont peints en un vert très pâle. Sur les murs, des panneaux répètent l’injonction au silence : « On ne parle pas dans le temple »... une règle qui semble avoir son importance. La « sœur » reste près du porche d’entrée, murmure quelques paroles, puis me laisse seul.
    Au niveau du chœur, une sorte de chaire miniature éclairée par une faible lampe est cernée de trois portraits noir et blanc : le père Antoine, son épouse (« la Mère ») et une métaphore dessinée du Saint-Esprit. Au-dessus, occupant la totalité du mur, une inscription gigantesque :

    L’auréole de la conscience. Un seul remède peut guérir l’humanité : la foi. C’est de la foi que naît l’amour. L’amour qui nous montre dans nos ennemis Dieu lui-même. Ne pas aimer ses ennemis, c’est ne pas aimer Dieu, car c’est l’amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de Le servir, c’est le seul amour qui nous fait vraiment aimer, parce qu’il est pur et de vérité.

    Dans ce qu’il faut bien appeler une nef s’étalent des bancs de bois, bien cirés. Pas de vitrail, mais des ampoules électriques pour éclairer l’assistance. Il faut dire que ce temple est né avec l’électricité, en 1913. Je ressors et interroge la « sœur ». De la même voix très douce, elle me trace les grandes lignes de l’antoinisme. Elle m’explique que c’est un lieu de prière où les gens viennent prier seuls ou avec l’aide de quelqu’un, en « cabinet de consultation », en cas de souci particulier. Chaque matin, l’office consiste en une prière commune, c’est l’« Opération », tandis que le soir a lieu une prière plus courte. Personne ne parle ; les seules paroles prononcées sont la lecture de l’enseignement. Baptêmes, mariages et enterrements sont aussi pratiqués... sous une forme extrêmement simple. On assiste à l’Opération, on rentre dans le Cabinet du desservant, demandant à être aidé, on prie et c’est fini. Difficile de faire plus expéditif. L’enterrement antoiniste est tout aussi spartiate : il consiste en deux lectures (les Dix principes et une autre qui s’appelle Réincarnation) et des prières tout autour du cercueil. Droit au but et Rien de trop semblent être les maximes de cette religion.

    Suit l’histoire du Père (passons sur le titre Les élucubrations d’Antoine).

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Julio Costa Netto - Dissidências Espíritas e Doutrinas Correlatas (2018)

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Julio Costa Netto - Dissidências Espíritas e Doutrinas Correlatas (2018)

Auteur : Julio Costa Netto
Titre : Dissidências Espíritas e Doutrinas Correlatas
Éditions : 2018

 

 

 

18. ANTOINISMO: A VIA DA CURA

       18.1. HISTÓRICO:

               Louis-Joseph Antoine nasceu em 7 de junho de 1846, filho caçula de uma família numerosa, pobre e católica, na localidade de Mons-Crotteux (hoje Mons-lez-Liège), província de Liège, na Bélgica. Criado no catolicismo, foi mineiro e siderúrgico. Casou-se em 1873 com Jeanne Catherine Collon, tentou a sorte primeiro na Alemanha, depois em Varsóvia, mas sem êxito, antes de regressar permanentemente a Jemeppe-sur-Meuse (1884), onde viveria até o desencarne. O contato com a obra de Allan Kardec e a morte de um filho em 1893 levou-o a romper com a Medicina oficial, com a Igreja Católica e a formar um grupo espírita, Os Vinhateiros do Senhor. Três anos depois, escreveu um primeiro livro, Petit Catechisme Spirite, explicando seus pontos de vista e descobriu que era médium curador, o que lhe trouxe grande número de seguidores, bem como problemas com a Justiça.

Figura 11: Símbolo do Antoinismo

 

Figura 11: Símbolo do Antoinismo
(Fonte: Site Louis Antoine et l'antoinisme.1910-2010) 

 

               Aos poucos, vai ganhando entre os seus o carinhoso apelido de Pai. Em 1906, passa a preconizar um novo espiritualismo. No ano seguinte, oficializa seu afastamento do Espiritismo, cria a sua própria religião e escreve mais três livros explicando-a: La révélation d’Antoine le généreux (1909), Le couronnement de l’oeuvre révélée (1909) et Le développement de l’enseignement du Père (1910). Em 15 de agosto de 1910, consagra o primeiro templo antoinista em Jemeppe-sur-Meuse, data esta que passou a ser considerada a de início da nova religião.

 

               Desencarna em 25 de junho de 1912, e sua esposa, por ele nomeada previamente sua sucessora, formalizou o direcionamento do culto à pessoa de seu marido. Aos poucos, também ela ganhou a alcunha afetuosa de Mãe. Com o tempo, a doutrina se expandiu de modo que atualmente há um ramo francês e um belga.

18.2. QUESTÕES DIVERGENTES:

       18.2.1. Consciência x Inteligência:

               O Antoinismo mescla elementos católicos, espíritas e orientais. Apresenta uma concepção dualista: o mundo espiritual, governado pela lei de Deus, que é a consciência; e o mundo material, puramente ilusório e criado por nossa imaginação através da inteligência. Para explicá-la, adota uma interpretação sui generis da doutrina do pecado original:

Adão começou a seguir Eva, que depositou sua confiança em uma serpente, símbolo da matéria. Ao imaginar a materialidade do mundo físico, abandonou a consciência divina em que viveu e produziu as ideias do bem e do mal. A árvore do conhecimento do bem e do mal na Bíblia é redefinida como a árvore do conhecimento da vista do mal [símbolo do Antoinismo] (DERICQUEBOURG, 2002 apud WIKIPEDIA).

               Na Revelação dos Dez Princípios de Deus pelo Pai, lemos:

Sexto Princípio:

Quando quiserdes conhecer as causas
Dos vossos sofrimentos,
Que suportais sempre com razão,
Vós a encontrareis na incompatibilidade
Da inteligência com a consciência,
Porque elas são à base dos termos de comparação.
Não podeis experimentar o menor sofrimento
Que nos seja para vos fazer notar
Que a inteligência é oposta à consciência,
Eis o que é preciso não ignorar.

Sétimo Princípio:

Esforçai-vos por vos compenetrar
De que o menor sofrimento é devido à vossa
Inteligência que quer sempre possuir mais;
Ela se faz um pedestal da clemência,
Querendo que tudo lhe seja subordinado.
(Louis Antoine et l´Antoinisme, 2015)

       18.2.2. Panteísmo:

               O ser humano mescla ambos os mundos em si por ter consciência, originária de Deus, e um corpo físico, consequência de sua inteligência que fá-lo acreditar na realidade do mundo material. Através da reencarnação, a alma vai se depurando e se libertando das ilusões criadas pela inteligência, até que se liberta do ciclo de morte e renascimento e se integra à Divindade, semelhante ao conceito hindu de samsara1.

       18.2.3. Laissez-faire

               Não encontrei uma palavra melhor do que esta francesa, que tem o significado de “deixa fazer” ou “deixa acontecer”, para descrever a posição desta doutrina, que valoriza de tal forma o livre arbítrio individual que rejeita o proselitismo, a doutrinação das crianças e recusa-se a se posicionar em questões como divórcio, aborto e sexualidade. Na Revelação dos Dez Princípios de Deus pelo Pai, o Segundo Princípio diz:

Não creias naquele que vos fale de mim
E cuja intenção seja de vos converter.
Se respeitais toda crença,
E aquele que não a tem,
Sabeis, apesar da vossa ignorância,
Mais do que ele vos poderia dizer. (Louis Antoine et l´Antoinisme, 2015)

       18.2.4. Trabalho de Cura:

               O culto antoinista é bastante simples e grandemente voltado para cura dos males do corpo, atribuídos à imaginação, falta de fé e excessiva confiança na ciência. Limita-se à transmissão de fluidos aplicados coletivamente por meio de orações, seguido da leitura de uma página de Antoine. Há também atendimento individualizado para os que o desejam, mas não há prescrição de nenhum tipo de medicação, nem magnetização (não há passes à maneira espírita) nem psicoterapia. Na verdade, para o Antoinismo, “oração e a observância da 'Lei Moral' são os reais remédios para a prova”, e o curador antoinista deve ser “um homem de Deus, um ser de espiritualidade que ajuda a restaurar "a saúde da alma" pelo único efeito de seu amor e não pelos poderes da mente ou do corpo”, por isso não se vale de qualquer técnica nem recebe nenhum tipo de treinamento. (DERICQUEBOURG, 1993) No entanto, quando necessário, bons fluidos podem ser transmitidos pelos uniformes dos curadores, por retratos do Pai ou escrevendo os nomes e colocando-os numa caixa específica para este fim (WIKIPÉDIA).

       18.2.5. Ritualística:

               Existe rituais de batismo de crianças, casamentos e funerais, mas são de extrema simplicidade, não têm um sentido de sacramento, não há qualquer obrigatoriedade mesmo para os fiéis e visam apenas a elevação do pensamento em eventos importantes na vida dos interessados.

       18.3. ANÁLISE:

               O panteísmo desta religião faz lembrar o Divinismo, mas de resto este culto singular tem uma postura bastante tolerante, não proselitista, não dogmática e não sectária, pelo que acaba sendo difícil estimar o real número de seguidores, já que muitos são ao mesmo tempo espíritas, católicos ou espiritualistas em geral, sem qualquer tipo de conflito de fé. Begot (2000) comenta a respeito que um grupo de crentes considera o Pai como um reflexo da face de Deus; os católicos antoinistas o têm na conta de alguém como o próprio Cristo; os espiritualistas em geral o admiram como alguém altamente espiritualizado, como o Buda. Louis Pauwels assim define seus objetivos: "ajuda mútua, solidariedade espiritual e humana, disponibilidade e recepção".

               Autores como BEGOT e DERICQUEBOURG chamam a atenção para a semelhança entre esta doutrina e sua quase contemporânea Ciência Cristã2. Ambas principiam por um protesto contra a Medicina oficial de seu tempo. Segundo BEGOT (1997):

No caso da Ciência Cristã e do Antoinismo, a doença era um meio de cristalizar os conflitos decorrentes da racionalização da instituição médica, o alto custo dos cuidados médicos e a progressiva secularização interna das denominações religiosas (isto é, o lugar pobre dado às práticas de cura).

               Inicialmente, havia uma atitude francamente hostil à Medicina, do tipo “ou ela ou eu”:

A medicina é baseada nas ciências da matéria, é portanto "inteligência", a cura pela fé é baseada na "consciência divina". As causas da doença e o modus operandi do tratamento são em ambos os casos radicalmente diferentes. Um médico que orasse por seus pacientes faria um compromisso inadequado. Ou ele tem confiança suficiente na oração e desiste dos remédios. Ou, ele tem fé na virtude dos medicamentos e sua oração está errada porque tem a impressão de uma dúvida111 (DERICQUEBOURG, 1993).

               Hoje, a postura é tolerante.

Não seria apropriado forçá-lo a escolher entre medicina e fé, ou pressioná-lo para que primeiro recorra à cura espiritual. Quando um paciente pergunta se ele deve consultar um médico, ele é aconselhado positivamente e a orar "para que o médico seja iluminado para tratá-lo" ou que ele tenha "a inspiração para encontrar um bom médico"112 (DERICQUEBOURG, 1993).

               Interessante notar que, embora a primeira seja uma dissidência do Protestantismo e a segunda do Espiritismo, ambas negam a realidade do mundo material, se opõe ao uso de remédios e têm na oração a principal ferramenta terapêutica.

(1)      Ciclo de morte e renascimento: por ignorância do verdadeiro eu, a alma é levada a crer na realidade do mundo material, e deverá nascer e renascer até que se liberte desta crença e quebre o ciclo.

(2)      Movimento religioso fundado por Mary Baker Eddy, em 1866, na cidade de Boston, Massachusetts (Estados Unidos).

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Joëlle Randegger - Pavane, Aux sources d'une vocation de pédiatre (2019)

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Joëlle Randegger - Pavane, Aux sources d'une vocation de pédiatre (2019)

Auteur : Joëlle Randegger
Titre : Pavane : Aux sources d'une vocation de pédiatre
BoD - Books on Demand, 2019

4e de couverture :

    A l'âge de quinze ans j'ai voulu devenir médecin d'enfants. Mais assurément je n'ai pas choisi d'être confrontée à leur mort, je désirais seulement les soigner et leur rendre le sourire. Pourquoi alors, ai-je quitté la la sécurité d'un ancrage en France pour lutter avec les enfants d'Afrique décimés par la malnutrition, la rougeole, le paludisme et, pour combler la mesure, atteints par le sida. En 2008, une visite au mémorial des enfants de Yad Vachem en Israël provoque en moi un tel choc que je me mets en marche pour comprendre ce qui m'a mise sur des rails où je ne n'ai cessé de me sentir impuissante, voire responsable de la mort d'êtres si jeunes. Avec l'aide d'un psychanalyste, j'interroge d'abord les circonstances de ma naissance en 1942, année de la Rafle du Vel d'HIV, puis les nombreux deuils familiaux qui ont émaillé ma jeunesse et mon âge mûr. Je cherche aussi la signification de rêves répétitifs de noyade, mettant en scène une fillette inconnue, sans pouvoir les rattacher à des souvenirs précis. Dans l'impasse où je semble m'enliser, je m'arrête un instant pour "jouer au jeu du contentement" : retrouver les éléments et les personnes qui m'ont aidée à faire face au tragique de mon existence. J'évoque aussi mes interrogations existentielles sur la mort, ayant bousculé les fondements de ma foi chrétienne, de tradition protestante. Mystérieusement, des portes vont s'ouvrir, des rencontres fortuites vont venir éclairer les zones enfouies de mon histoire. La première révèle la présence à mes côtés, les premiers mois de ma vie, d'une enfant accueillie dans notre famille, dont le destin dramatique quelques années plus tard explique la trame de ce rêve récurrent. Puis, une deuxième porte s'ouvre sur des hypothèses qui me feraient rejouer encore et encore des situations d'attachement suivies d'un deuil brutal. Elles seraient l'écho d'un abandon subi par l'une de mes grands mères à l'âge de 18 mois et de la perte très précoce d'une jumelle ignorée. La quête aboutit à une libération de mes énergies engluées par la tristesse, et à des retrouvailles avec la joie tout simple de la vie et de la beauté du monde.

 

Extrait (p.178-188) :

    Autre curiosité, autres recherches, autres tentations furent mes contacts prudents, bien que s'offrant à moi de façon insistante, avec le monde de l'occultisme. Mon grand père Edouard, dans ses lettres de prison évoquait déjà ce mélange d'attirance, d'interdit et d'effroi que suscitaient les pratiques spirites, si prisées dans sa jeunesse, au début du vingtième siècle. Parmi les livres dont il commentait la lecture à sa nièce se trouvait « Délivre nous du mal » de R. Vivier, consacré à la biographie d'Antoine le guérisseur. Fondateur du mouvement antoiniste, ce mineur du bassin houiller du Nord connut un étrange destin. Après une jeunesse ouvrière, marquée par des aspirations intellectuelles et spirituelles exigeantes, il se sentit en décalage par rapport à son milieu social et religieux. Influencé par les écrits d'Allan Kardec et profondément troublé par la mort d'un camarade de régiment qu'il avait tué accidentellement, il fonda un groupe spirite appelé « les Vignerons du Seigneur ». Par cet intermédiaire, il « entrait en contact » avec l'esprit de médecins illustres qui le poussèrent à découvrir et exercer ses dons de guérison. Très vite il rassembla de nombreux disciples. Il quitta le catholicisme après la mort de son fils unique. Devenu le Père Antoine, il prit la stature d'un maître spirituel et s'éloigna du spiritisme pour lancer sa propre religion. Après avoir subi deux procès pour exercice illégal de la médecine dont il fut acquitté, Antoine établit une doctrine et des règles de fonctionnement qui furent reprises par ses successeurs et se maintiennent encore aujourd'hui. Secte ésotérique parmi d'autres ? Après avoir lu sa biographie, je serai plus indulgente. Sa théologie combine des éléments du christianisme, du dualisme platonicien et de la réincarnation. Très centrée sur la guérison du corps et de l'âme, elle laisse cependant une grande liberté à ses adeptes qui viennent de différentes traditions. Le mouvement qui existe encore aujourd'hui et a pignon sur rue dans le 13ème arrondissement de Paris, insiste sur la prière, l'éthique personnelle et l'amour du prochain comme sources de progrès spirituels. Il est dépourvu de volonté de prosélytisme, d'endoctrinement et d'enrichissement indu et ne détourne pas les fidèles des soins de la médecine officielle.
    Ce livre inspira à Edouard des réflexions et des confidences sur sa propre expérience du spiritisme auquel il avoua avoir goûté, en se rendant à une réunion d'un cercle pratiquant la technique des tables tournantes. Vivement impressionné par le déroulement de la séance, débordé par ses émotions et ce qu'il crut être un don de médiumnité, il décida de ne plus jamais y mettre les pieds. Il tint sa promesse mais avoua être fasciné par cette littérature et par le lien entre dialogue avec les esprits et don de guérison que manifestait la vie d'Antoine. Lorsque je découvre les lettres de mon grand père, je ne suis pas complètement novice dans ce domaine bien que je n'aie jamais fréquenté ces milieux que mes collègues tournent en dérision et que mes amis protestants considèrent comme louches voire dangereux. L'interdit que posaient les réformateurs sur la prière pour les morts et l'intercession des saints est net et sans appel, s'appuyant sur des textes bibliques pris à la lettre, comme la communication de Saül avec l'âme du prophète Samuel (dans I Sm. 28). Mais il est si souvent répété que je soupçonne parmi certains fidèles l'existence d'une tentation permanente à le transgresser et à s'adonner en cachette à des pratiques occultes...

Quelques mots sur Joelle Randegger...
Joëlle Randegger est médecin pédiatre. Elle s'est consacrée en Afrique et en France aux enfants gravement malades : malnutrition, infections, cancer, Sida, tout en menant des recherches sur leur qualité de vie. Engagée dans son Eglise [protestante], elle a enrichi ses connaissances scientifiques par un cursus théologique. Ses dernières publications révèlent son attention aux souffrances et aux besoins des familles contemporaines, prenant en compte toutes les dimensions de l'être humain, y compris sa spiritualité. (www.clcfrance.com)

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Lectures recommandées (Le Fraterniste, 1er février 1924)

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Lectures recommandées (Le Fraterniste, 1er février 1924)

On retrouve Allan Kardec, mais aussi Léon Denis.

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