Sachons, mes enfants, que nous ne restons pas une seconde sans épreuve ; jamais l'esprit n'est inactif ; s'il ne puise pas dans des fluides éthérés, il puise en d'autres plus grossiers.
L'homme convaincu cherche à s'acquérir toujours plus d'amour, il trouve sa joie dans les efforts qu'il accomplit, il sait que l'épreuve l'élève et il souhaite de s'en montrer digne.
Il y a autant de fluides que de pensées et toute pensée est une loi ; en vertu de notre libre-arbitre, nous manions ces fluides subtils de nos pensées et nous établissons ainsi des lois proportionnées à notre avancement ; nos pensées du bien ayant l'amour pour base, s'assimilent à un fluide éthéré et celle du mal, à un fluide des ténèbres.
Telle est la pensée, tel est le fluide qui nous entoure. Ce fluide forme autour de nous une atmosphère par laquelle nous recevons des sensations, suivant les actes que nous accomplissons. Les bonnes pensées l'éthérisent. Étant dans les fluides célestes qui contiennent de l'amour, nous fraternisons et cette affection mutuelle nous réjouit profondément. Les mauvaises pensées nous dirigent à travers les tribulations, les vicissitudes, elles entravent l'amour et nous rendent malheureux. Plus nous sommes dématérialisés, plus ce fluide nous martyrise ; mieux correspond-il à notre nature imparfaite, moins peut-il nous affliger.
Si des chants ou de la musique accompagnent un cortège funèbre, elle en est profondément touchée. On dit que la mélodie flatte l'oreille, disons plutôt que c'est l'intelligence qui est cajolée par l'intermédiaire de celle-ci. Au théâtre, elle s'émeut jusqu'aux larmes devant la misère ou le malheur qui l'agacerait au contraire dans la réalité, tant celle-ci lui répugne. Elle paie peut-être bien cher la satisfaction d'assister à un spectacle navrant mais mensonger et dans la vie elle passerait à côté de situations analogues sans parfois les remarquer ; nous ferions ici plutôt l'opposé et donnerions même de l'argent pour nous épargner cette vue ; je le répète, l'intelligence ne sait supporter la réalité. Lorsque nous admirons un chef d’œuvre, nous rendons hommage à la grand intelligence de son auteur ; il ne nous arrive jamais, dans ces questions, de nous prononcer au nom de la conscience, sachant instinctivement qu'elle y est étrangère. Les arts n'étant qu'imitation, n'intéressent que l'intelligence.
La Révélation, L'Arbre de la science de la vue du bien, p.174
Le siège de toutes nos sensations est l'intelligence : Le cerveau, nos sens lui servent d'intermédiaire ; c'est par eux qu'elle nous dirige matériellement, qu'elle fait ses découvertes scientifiques. Disons donc que nos cinq sens sont les attributs de l'intelligence, de notre âme imparfaite, âme de la matière, opposée à la réalité.
La Révélation, L'Arbre de la science de la vue du bien, p.185
J'ai enseigné que nous ne devons jamais chercher à nous faire aimer, que c'est un des plus grands fléaux de l'humanité, que c'est travailler contrairement à notre progrès, que nous devons plutôt nous efforcer d'aimer nous-mêmes.
Le Développement de l'Œuvre Révélée, La vue du mal sensibilité de l'intelligence, p.376
Cependant, je viens de révéler que si quelqu'un peut nous atteindre, c'est que nous sommes hors de la vérité, que sans cette intervention, nous resterions éternellement dans les ténèbres, sans pitié et sans amour. L'acte que nous interprétons matériellement et où nous ne voyons qu'un mal est un bien ; il fait apprécier l'efficacité de la réalité qui est le bien véritable, il nous épure, anéantit une parcelle de notre méchanceté, nous donnant en échange plus d'amour, de bonté, en un mot, il nous fait faire un progrès.
Le Développement de l'Œuvre Révélée, La vue du mal sensibilité de l'intelligence, p.368
Car tout ce qui nous porte atteinte doit nous rappeler une infraction que nous avons faite à la loi divine. Impossible qu'on nous cause la moindre souffrance, si nous sommes dans la vérité ; je l'ai révélé, si l'on pouvait nous atteindre dans la vérité, on pourrait atteindre Dieu.
Le Développement de l'Œuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité, p.313
Car tout ce qui nous porte atteinte doit nous rappeler une infraction que nous avons faite à la loi divine. Impossible qu'on nous cause la moindre souffrance, si nous sommes dans la vérité ; je l'ai révélé, si l'on pouvait nous atteindre dans la vérité, on pourrait atteindre Dieu.
Le Développement de l'Œuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité, p.313
Ces fluides que nous saisissons à travers la matière sont des lois qui nous dirigent à notre insu dans le milieu même où nous les avons puisés, soit dans les ténèbres ou ailleurs ; si nos pensées ont été, pour notre semblable, agréables ou amères, c'est-à-dire à son avantage ou à son détriment, nous en serons réconfortés ou martyrisés suivant notre intention et notre nature plus ou moins éthérée.
Le Développement de l'Œuvre Révélée, Les lois se réduisent toutes à l'unité, p.249