Sans relâcher une seconde la fixité de son regard, Antoine, que poussait toujours l'énergie mystérieuse, s'approcha encore, presque visage contre visage, puis recula un peu, et, sans détacher de lui ses prunelles, se mit à exécuter avec les deux mains un étrange manège. C'était comme s'il avait tiré de la poitrine du patient une matière invisible qui collait aux doigts. Cepandant il ne touchait pas le corps et l'on apercevait rien sur ses doigts, mais le geste était tellement celui de tirer à soi une pâte, qu'on aurait juré voir ce qu'on ne voyait pas. Et puis, de temps en temps, il rejetait sur le côté cette glu qui chargeait ses mains. A plusieurs reprises, il recommença. On entendait seulement la respiration lente et rauque du guérisseur, dont l'effort paraissit de plus en plus rude. Parfois aussi, entre les lèvres du patient, renaissait ce petit sifflement à peine perceptible.
Robert Vivier - Délivrez-nous du mal Ed. Labor - Espace Nord, p.210
Localisation Adresse principale : Rue L. Blum, SERAING (Jemeppe)
Inscription Bien inscrit comme : Monument
Notice Le cimetière des Housseux est le dernier cimetière créé à Jemeppe afin de remplacer le cimetière de la Paix situé rue Aripette devenu trop exigu à la fin du 19e siècle. Clôturé provisoirement en 1897, ce n'est qu'en 1904 que le nouveau cimetière d'alors fut pourvu de ses annexes. Ceinturé par un haut mur de brique, le cimetière est fermé par une grille en fer forgé entre piliers de calcaire. Encore utilisé aujourd'hui, il conserve plusieurs croix en fonte et de nombreuses sépultures datant de la première moitié du 20e siècle. Parmi elles, l'une des plus remarquable est le monument funéraire de Joseph Wettinck. Inauguré le 6 juin 1909, il fut érigé par les organisations ouvrières de Jemeppe, grâce à une souscription publique. Ce monument en calcaire de style Art nouveau est l'oeuvre de l'architecte Lambert Spineux. Il est rehaussé d'un médaillon et d'un bas-relief en fonte réalisés par le sculpteur Bergmans. C'est également dans ce cimetière que sont enterrés le père Antoine (1846-1912), fondateur du culte antoiniste, et son épouse.
Prospection Auteur(s) de la prospection (2009) : Bénédicte DEWEZ, Flavio DI CAMPLI
Dans la rue des Tomballes, sur une porte d'entrée du Temple, on trouve ce sgraffite. Avant à la place de Culte Antoiniste, il était écrit "Les Vignerons du Seigneur", nom du groupe spirite fondé par Louis Antoine vers 1894. 1905 correspond à la date de construction du Temple pour le nouveau spiritualisme, date à laquelle est publié le premier Enseignement. À cette époque, le groupe se sépare peu à peu du spiritisme pour devenir le Nouveau Spiritualisme.