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bien & mal

Les reliques de Sainte-Thérèse d'Avila

Publié le par antoiniste

    A son exhumation le 25 novembre 1585, découverte incorrompue alors que les vêtements avaient pourri, on y laissa un bras et le reste du corps fut envoyé à Avila, dans la salle du chapitre du couvent de Saint-Joseph. Le transfert se fit un samedi du mois de novembre de 1585, presque en secret. Les religieuses du couvent d'Alba de Tormes demandèrent à conserver un bras comme relique. Quand le duc d'Alba se rendit compte du transfert, il se plaignit à Rome et entama des négociations pour le récupérer. Le corps fut renvoyé à nouveau à Alba de Tormes, par ordre papal (1586). En 1598, un sépulcre fut édifié. On y transféra son corps, toujours intact, dans une nouvelle chapelle en 1616, puis en 1670, dans une chasse d'argent.
    Après ces événements, on ne fit plus d'autres atteintes à ses restes. Ils sont désormais dans plusieurs endroits :
    * Son pied droit et une partie de la mandibule supérieure sont à Rome.
    * Sa main gauche à Lisbonne
    * Son œil gauche et sa main droite à Ronda (Espagne).
    * Son bras gauche et son cœur dans des reliquaires du musée de l'église de l'Annonciation d'Alba de Tormes.
    * Ses doigts sont conservés dans divers endroits d'Espagne.

    Elle écrivit :
    « Que rien ne te trouble
    Que rien ne t'effraie
    Tout passe
    Dieu ne change pas
    La patience permet tout
    Qui en Dieu a foi
    Ne manquera de rien
    Seul Dieu suffit. »

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Thérèse_d'Avila

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La Révélation, Le Devoir impose la pratique des lois morales (p.114)

Publié le par antoiniste

    Vaudrait-il mieux ne rien dissimuler de ses défauts ? Je ne le pense pas. Tout a son bien et son mal. Nous sommes encore si imparfaits qu'une complète sincérité exciterait tout autour de nous l'antipathie et le mépris. Le voile qui nous couvre est donc plutôt heureux. Seulement il peut n'être que transparent et comme je l'ai déjà dit, en voulant nous montrer ce que nous ne sommes pas, nous montrons ce que nous sommes réellement. C'est encore une faiblesse qui nous pousse à vouloir paraître honnêtes, polis, afin d'éviter un plus grand fardeau par la haine et la vengeance de nos semblables ; nous croyons toujours être plus heureux par l'amour des autres que par le nôtre. Cependant nous sommes grandement dans l'erreur, c'est plutôt le moyen de se décourager car la moindre indifférence de l'un ou de l'autre de nos semblables nous le fait haïr. C'est ainsi que se développent l'orgueil et les mauvais sentiments.

La Révélation, Le Devoir impose la pratique des lois morales, p.114

 

Réflexion : nous ne devrions pas chercher à tout dévoiler de nous-mêmes pour paraître plus honnêtes ou plus polis, mais plutôt accepter nos imperfections sans dépendre entièrement du regard des autres. Chercher à plaire ou à obtenir l'approbation extérieure peut mener à des sentiments négatifs et à un manque de paix intérieure. La vraie liberté vient de l’acceptation de soi et de l’indépendance vis-à-vis des jugements extérieurs.

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Connais-toi toi-même

Publié le par antoiniste

Γνώθι σεαυτόν, translittéré gnōthi seautón, est une expression en grec ancien, que l’on peut traduire par « Nosce te ipsum » en latin, signifiant « Connais-toi toi-même ».

C’est, selon le Charmide de Platon, le plus ancien des trois préceptes qui furent gravés sur le fronton du temple de Delphes. La Description de Delphes par Pausanias le Périégète en confirme l'existence.

La plus ancienne trace de l'existence de l'inscription « Gnothi seauton » se trouve dans les textes de Platon.

Dans le Charmide, il dit :
« [...] J’irais même jusqu’à dire que c’est précisément à se connaître soi-même que consiste la sagesse, d’accord en cela avec l’auteur de l’inscription de Delphes. Je m’imagine que cette inscription a été placée au fronton comme un salut du dieu aux arrivants, au lieu du salut ordinaire « réjouis-toi », comme si cette dernière formule n’était pas bonne et qu’on dût s’exhorter les uns les autres, non pas à se réjouir, mais à être sages. C’est ainsi que le dieu s’adresse à ceux qui entrent dans son temple, en des termes différents de ceux des hommes, et c’est ce que pensait, je crois, l’auteur de l’inscription à tout homme qui entre il dit en réalité : « Sois sage. » Mais il le dit, comme un devin, d’une façon un peu énigmatique ; car « Connais-toi toi-même » et « Sois sage », c’est la même chose, au dire de l’inscription et au mien. Mais on peut s’y tromper : c’est le cas, je crois, de ceux qui ont fait graver les inscriptions postérieures : « Rien de trop » et « Cautionner, c’est se ruiner. » »

On la trouve aussi dans le Philèbe :
    « SOCRATE
    C’est en somme une espèce de vice qui tire son nom d’une habitude particulière, et cette partie du vice en général est une disposition contraire à celle que recommande l’inscription de Delphes.
    PROTARQUE
    C’est du précepte : Connais-toi toi-même, que tu parles, Socrate ?
    SOCRATE
    Oui, et le contraire de ce précepte, dans le langage de l’inscription, serait de ne pas se connaître du tout. »

ainsi que dans le Premier Alcibiade :
    « Allons, mon bienheureux Alcibiade, suis mes conseils et crois-en l’inscription de Delphes : Connais-toi toi-même, et sache que nos rivaux sont ceux-là et non ceux que tu penses et que, pour les surpasser, nous n’avons pas d’autre moyen que l’application et le savoir. »

Diogène Laërce affirme :
    « Thalès est l’auteur du fameux « connais-toi toi-même » qu’Antisthène (Livre des Filiations) attribue à Phémonoé, en déclarant que Chilon se l’appropria mensongèrement. »

Cependant, des auteurs contemporains considèrent que les trois maximes étaient plus probablement des proverbes populaires, attribués tardivement à des sages particuliers.


 Variantes modernes
Une variante souvent reprise de nos jours, mais d'origine incertaine, ajoute:
« Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux »

Cette variante moderne semble inviter à la recherche de connaissances supérieures par l'introspection alors que les auteurs anciens comme Porphyre de Tyr voyaient plutôt dans la citation d'origine une invitation à l'humilité et à la tempérance:
    « Quel est le sens, quel est l'auteur du précepte sacré qui est inscrit sur le temple d'Apollon, et qui dit à celui qui vient implorer le Dieu : Connais-toi toi-même? Il signifie, ce semble, que l'homme qui s'ignore lui-même ne saurait rendre au Dieu des hommages convenables ni en obtenir ce qu'il implore.
    (Porphyre, traité sur le précepte connais-toi toi-même) »


 Présentation
    Mot-clé de l’humanisme, le « Connais-toi toi-même »socratique assigne à l’homme le devoir de prendre conscience de sa propre mesure sans tenter de rivaliser avec les dieux. L’origine socratique de cette formule est cependant contestable, Héraclite ayant affirmé antérieurement : « Il faut s’étudier soi-même et tout apprendre par soi-même ».
    Porphyre, dans son « traité sur le précepte connais-toi toi-même », s'interroge lui aussi sur la signification et sur l'origine de cette inscription.
    Hegel voit ce « connais-toi toi-même » comme le signe d’un tournant majeur dans l’histoire de l’esprit car Socrate en s’en réclamant fait de « l’esprit universel unique », un « esprit singulier à l’individualité qui se dessine », autrement dit, il fait de la conscience intérieure, l’instance de la vérité et donc de décision. Il y a tournant car, dans la culture orientale, l’Esprit, tel que le conçoit Hegel, était de l'ordre du mystique inatteignable (d’où les Sphinges et les Pyramides d'Égypte que nul ne peut pénétrer) ; ce qu’au contraire augure Socrate (et de la même manière Œdipe) c’est « un tournant de l’Esprit dans son intériorité », c’est-à-dire qu’au lieu d’être inatteignable, l’Esprit est réclamé comme se trouvant dans l'homme lui-même.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Connais-toi_toi-même

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Hubert Aquin - Et tout désir est un désir de vivre

Publié le par antoiniste

    Je me sens soudain très las. Mes souvenirs, tous ces fragments de ma vie incomplète m'accablent. J'aurais envie de m'étendre un moment en travers du lit, alors que tout me commande d'agir sans tarder. Je fléchis, quand justement j'ai besoin de toute ma lucidité... Une benzédrine m'aiderait, hélas ! je n'en ai pas. Qui m'en donnerait ? Jean-Paul oui, mais je ne me vois pas frapper à sa porte une dernière fois pour quêter de quoi réussir mon suicide. D'ailleurs, rien n'est plus traître qu'une benzédrine, car ce cachet rose me procurerait une euphorie biochimique, un reflux d'énergie. Cela veut dire que j'assisterais malgré moi à la naissance fatale d'un désir. Et tout désir, même celui de parler, est un désir de vivre. Au fond, je me tricherais moi-même : ce succédané de vitalité, dont je serais le lieu pendant les quatre ou cinq heures d'action du médicament, ne serait que mensonge ! Je m'accorderais un sursis, quand je sais que ma raison est faite, et qu'il ne subsiste pas d'autre désir en moi que celui de la mort. La vie s'échappe progressivement de mon corps et mon refroidissement futur empiète déjà sur ma température organique. Je suis prêt.
    Je n'éprouve plus rien, je sombre lentement dans l'inexistence. Mon corps est un souvenir, mon visage le moule impatient d'un masque mortuaire. La volupté, qu'est-ce que c'est ? J'ai désappris l'extase et sa venue éblouissante à travers les canaux secrets du sexe. Je ne connais plus rien, sinon l'endroit où j'ai stationné mon auto sur la rue Stanley, la façon de l'actionner et la route qui, par le pont Honoré-Mercier, va en droite ligne jusqu'à Beauharnois. Ce que je redoute le plus, en ce moment, c'est le sommeil. Il me semble que je n'aurais qu'à m'étendre sous les draps pour dormir instantanément d'un sommeil parfait...

Hubert Aquin, L'invention de la mort, p.49-50
Bibliothèque Québécoise, 2001

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Alex Haley - Souvent une bonté est rendue par une méchanceté

Publié le par antoiniste

    Complètement chauve, toute plissée de rides, aussi noire qu'un fond de marmite, mâchonnant une longue racine de jonc odorant (les quelques dents qui lui restaient étaient devenues orange foncé à force de mâcher des noix de kola), la vieille Nyo Boto s'installait sur son tabouret bas avec bien des grognements. Malgré ses manières bourrues, les enfants savaient qu'elle les aimait comme les siens - ne disait-elle pas d'ailleurs qu'ils étaient tous à elle.
    Elle grommelait aux enfants réunis en cercle autour d'elle : "Je vais vous raconter une histoire... - Oh ! oui !" s'écriaient-ils en choeur, frétillants d'impatience.
    Et elle commençait, comme tous les conteurs mandingues : "En ce temps-là, dans ce village-là, vivait cette personne-là." C'était, racontait-elle, un petit garçon à peu près de leur âge qui, un jour, en arrivant au bord du fleuve, vit un crocodile pris dans un filet.
    - Aide-moi ! cria le crocodile.
    - Mais tu vas me tuer, répondit le garçon.
    - Non ! Approche-toi ! dit le crocodile.
    Alors l'enfant s'approcha du crocodile et aussitôt la longue gueule aux longs crocs se referma sur lui.
    - C'est comme ça que tu réponds à ma bonté - par la méchanceté ? s'écria le garçon.
    - Évidemment, rétorqua le crocodile. Ainsi va le monde.
    Le garçon refusant de croire une aussi laide chose, le crocodile accepta, avant de l'engloutir, de demander aux trois premiers témoins qui viendraient à passer ce qu'ils en pensaient. Arriva d'abord un vieil âne. Interrogé par l'enfant, il répondit :
    - A présent que je suis vieux et que je ne peux plus travailler, mon maître m'a chassé pour que les léopards m'emportent !
    - Tu vois ? dit le crocodile.
    Vint ensuite un vieux cheval, et son opinion était la même que celle de l'âne.
    - Tu vois ? dit le crocodile.
    Puis ce fut le tour d'un lapin dodu, qui répondit :
    - Eh bien ! je ne peux pas donner un avis sérieux si je ne vois pas comment tout cela s'est passé depuis le début.
    En ronchonnant, le crocodile ouvrit sa gueule pour lui raconter - et le garçon, libéré, sauta sur la rive.
    - Aimes-tu la viande de crocodile ? demanda le lapin.
    Le garçon répondit que oui.
    - Et tes parents aussi ?
    - Oui, les parents aussi.
    - Eh bien ! il y a là un crocodile tout prêt pour la marmite.
    Le garçon courut chercher les hommes du village et ils vinrent l'aider à tuer le crocodile. Mais ils avaient amené avec eux un chien ouolo, et celui-ci attrapa le lapin et le tua. "Voilà, le crocodile avait raison, dit Nyo Boto. C'est bien ainsi que va le monde, souvent une bonté est rendue par une méchanceté. Voilà ce que je vous ai montré dans cette histoire.
    - A toi la bénédiction, la force et la prospérité !" s'écrièrent les enfants pour la remercier.

Alex Haley, Racines, p.13-14
Hachette, Paris, 1977

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Jewish Science - the God of belief from the God of faith

Publié le par antoiniste

    In grappling with the question "If God is not a Being, to whom does one pray ? - in other words, "How can one pray to a process or power ?" - Lichtenstein attempted to separate the God of belief from the God of faith. While the God in whom he believed was a naturalistic power, the God to whom he prayed, and, he suspected, the God to whom most people prayed, was indeed a providential and transendent being. Belief, he asserted, is dependent on intellectual assent; faith is dependent on feeling. Unlike belief, faith rests on something that can neither be seen nor experienced through one's senses. We cannot perceive God's presence, he maintained, because God is "too closely intertwined with the very essence of our life", yet we can and do experience or intuit God's presence. Faith, he maintained, is more than belief. While belief is usually established "either as a sequence to logical deductions or as the outcome of trust in authority", faith rests neither on authority nor logic. Thus, the man of faith does not rationalize, he feels that there is an owerwhelming Presence filling the universe and interested in the destiny of each of His beings, also in him who is one of His creations. In a sense, faith is like love which, when it surges in the heart, has no interest in agument or in proof, but strives only to identity itself with its object.

    Unlike the man of philosophy, then, who may believe in God either a a philosophical necessity or as a "remote First cause", the man of faith, he insisted, "knows God as a living reality; he 'feels' His presence and turns to Him for aid knowing that [God] will never fail him."

Ellen M. Umansky, From Christian Science to Jewish Science
Spiritual Healing and American Jews
, p.102
Oxford University Press, Oxford, New York, 2005

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Le serpent à travers les mythes

Publié le par antoiniste

Publié le 3 juillet 2010 par moglug

La kundalini

Dans Psychologie du Yoga de la Kundalini, C. G. Jung fait plusieurs fois référence au serpent dans la mythologie. Tout d’abord dans la mythologie tantrique :  le yoga de la Kundalini est aussi appelé yoga de la Shakti.  Shakti-Kundalini est une déesse, c’est elle que l’on représente comme une serpente lovée autour du centre, de l’oeuf primordial, le joyau. La Shakti est l’énergie créatrice du dieu, celle qui « détient le pouvoir », « qui est capable ». Elle créé le voile de l’illusion qui enferme les mortels dans l ‘erreur et l’ignorance et les rend prisonniers de leur désir. Certains courants tantriques liés à Shakti ont pour vocation de libérer l’homme de l’ignorance par l’accomplissement de ses désirs : la libération s’acquiert en atteignant le paroxysme du plaisir… en simplifiant à l’extrême !

Mais Jung ne s’arrête pas là. Pour lui, la Kundalini est également semblable à Soter, le serpent sauveur des gnostiques, le serpent tentateur de la Bible qui offrit la pomme à Eve. Les gnostiques considèrent que le monde matériel est imparfait. Il faut s’en libérer, ou plutôt libérer son âme d’essence divine, de ce monde inférieur pour atteindre l’être suprême par la Connaissance, la gnose. On comprend mieux le rapprochement avec les religions indiennes qui ont également pour objectif la libération de l’âme et du cycle des réincarnations pour atteindre l’Etre Suprême, Brahman, ou encore le nirvana, la félicité suprême ou l’anéantissement total. Pour les gnostiques, le serpent Soter est un sauveur puisqu’il offre à Eve à travers la pomme, la Connaissance, la gnose libératrice qui permettra au mortel de se libérer de ce monde matériel. Pour en savoir plus sur le gnosticisme, le mieux pour commencer est encore d’avoir recours à Wikipédia.

Ouroboros

Toujours dans la mythologie chrétienne, C.G. Jung aborde la question du serpent solaire et du serpent du zodiaque. Je n’ai pas trouvé d’informations supplémentaires sur ces deux notions (apparemment Google n’a pas réponse à tout). Il s’agit, toujours selon Jung de représentations de la métamorphose de la puissance créatrice : la course du soleil est comparé  au cycle de la vie. Quant au serpent, il correspond à la Kundalini qui monte et descend au rythme des évolutions de l’individu. Je ne peux pas m’empêcher de penser ici à l’ouroboros, ce serpent qui se mord la queue et représente ainsi le cycle éternel de la nature.

Quetzalcoatl, le serpent à plumes

Au cours de ces allusions aux serpents, C.G. Jung mentionne également l’une de ses patientes qui rêvait régulièrement d’un indien… Une nuit, l’indien se transforma en serpent à plumes. Ce rêve et la confession qui s’ensuivit auprès de son thérapeute lui permis d’achever sa thérapie. Pour C.G. Jung, il est évident que le serpent à plumes des rêves de sa patiente n’est autre que Quetzalcoatl, le dieu aztèques, également reconnu par les peuples mayas, toltèques, olmèques et mixtèques. Il s’agit du dieu rédempteur des indiens d’Amériques, symbole de la mort et de la résurrection mais également inventeur des livres et du calendrier, donc de la Connaissance. Selon Jung, le serpent à plume Quetzalcoatl incarne l’esprit de l’inconscient dans la psyché de l’américain.

La puissance du serpent d'Arthur Avalon

Pour conclure sur le sujet, je mentionnerai un ouvrage de référence cité deux fois par Jung dans Psychologie du Yoga de la Kundalini. Il s’agit de la Puissance du serpent de John Woodroffe, également connu sous le nom d’Arthur Avalon, l’un des premiers orientalistes britanniques qui a largement contribué à la diffusion de la philosophie hindoue et des pratiques yogiques en Occident, notamment par ses traductions du sanskrit. L’ouvrage traite essentiellement des pratiques tantriques liées au yoga de la kundalini tout en laissant de côté les théories farfelues sur la sexualité tantrique et autres sujets à la mode. L’auteur étant spécialiste en la matière, l’ouvrage est réputé pour diffuser une connaissance véridique du tantrisme. Je suis curieuse d’en savoir plus…


Voir le texte illustré : http://synchroniciteetserendipite.wordpress.com/2010/07/03/le-serpent-a-travers-les-mythes/

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Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, Réincarnation (p.XXV)

Publié le par antoiniste

Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, Réincarnation (p.XXV)

    Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C'est bien là, cependant, que l'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris.

Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, Réincarnation, p.XXV

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Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, Apparence de la réalité (p.XXII)

Publié le par antoiniste

Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, Apparence de la réalité (p.XXII)

    Mais l'intelligence a manié tant de fluides depuis que nous existons qu'elle peut d'autant plus facilement imiter la vertu qu'il lui est impossible de la pratiquer. C'est ce qui me fait dire que nous éprouvons autant de peine pour reconnaître la réalité que nous sommes moins en état de la respecter. Pour la pénétrer, nous devons démolir la vue du mal, c'est-à-dire reprendre le chemin entrepris dès le principe pour débarrasser l'Arbre de la science du dernier atome de cette matière par laquelle il nous a engendrés.
    Dès ce jour, on ne dira plus l'arbre de la science, du bien et du mal mais de la vue du mal ; tel est son véritable sens.

Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, Apparence de la réalité, p.XXII

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Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, Apparence de la réalité (p.XXI)

Publié le par antoiniste

Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, Apparence de la réalité (p.XXI)

    Il nous arrive de nous plaindre d'une personne et de la dire méchante parce quelle nous froisse à tout propos. Si nous voulions être sincères, nous devrions la bénir, car elle ne peut nous atteindre que dans notre culpabilité ; il n'y a que le mal qui puisse guérir le mal pour faire place à la réalité. Résistons donc de toute nos forces contre la mauvaise pensée qui nous empêche de prendre tout ce que l'on nous fait pour un bien.

Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, Apparence de la réalité, p.XXI

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