robe antoiniste
Antoinistes devant le Temple à Spa avant-guerre
issu des archives de Soeur Dumont (Seraing, Ougrée, Jemeppe au passé - n°6/1995-96)
Consécration du temple en 1991

Sœur Edmonde Cochard, à droite, desservante du Temple de Tergnier.
Je me souviens de la consécration du Temple de Caen. Il y avait beaucoup, beaucoup de monde. Il y a eu plusieurs Lectures et j'ai eu, avec d'autres Sœurs et Frères, la chance de pouvoir entre dans le Temple à 10h d'autant plus que la Desservante qui officiait à cette heure était Sœur Routier - qui était la Desservante du Temple de Rouen.
Nous venions de Reims avec notre desservante Sr Gilouppe. Nous connaissions Sr Delarue depuis mon enfance puisque c'est à la salle de Lecture de Caen que mes parents ont fait la connaissance de l'antoinisme en 1959. La première personne qui a prié à leur demande (pour moi-même) était Fr Raux, desservant du temple de Bernay à l'époque et la sœur de la salle de lecture Sr Alzire (?) d'après ma mère... Bonnes pensées.
Souvenirs de Sœur Betty
Vervins - antoinistes en costume

Il semble que la photo ait été prise au temple de Quessy.
Costume antoiniste féminin
La robe révélée et les différences sociales

Deux choses aujourd'hui me font revenir sur l'intérêt de porter encore le costume antoiniste de nos jours. En effet, quand on voit les photos de l'époque de Louis Antoine, la raison de la robe révélée était d'effacer les différences sociales (idée que l'on retrouve dans un article de l'Unitif). cf. le billet et les commentaires sur l'Histoire de la robe
Mais de nos jours, les différences sociales sont beaucoup moins marquées par les vêtements. Mais... et oui, il y a un mais. Tout n'est pas effacé, et le plus dur reste à faire. Car maintenant la pression sociale est plus pernicieuse. Par exemple, la bourqa n'est pas acceptée, les femmes ont mis longtemps avant de pouvoir porter le pantalon, et un homme en jupe, ça vous choquerez ?
A lire, deux articles sur le sujet, qui en soulève plein d'autres :
- La jupe... pour nous aussi, les hommes ! ;
- L'histoire résumée du port du pantalon par les femmes.
Antoinistische godsdienst te Parijs - 1930 (adeptes)

Einweihung einer Antoinistenkirche in Paris.
Weibliche Mitglieder der Antoinistensekte vor ihrer Kirche.
[Sipho]
source : pallas.cegesoma.be
Antoinisten (leden van een kerkelijke stroming)
Antoinisten (leden van een kerkelijke stroming) luisteren in hun tempel aandachtig naar een lezing van de leer van Vader Antoine
Antoinistes (membres d'un courant religieux) écoutant attentivement dans leur temple la lecture de l'Enseignement du Père Antoine
(photo de Kurt et Margot Lubinski)
source : www.spaarnestadphoto.nl
Nombre d'adeptes à Voroux-Liers en 1933
En août 1933, le nombre d'adeptes costumés était de 3 à Voroux-Liers (maintenant Voroux-lez-Liers, commune de Juprelle), près de Vottem (commune d'Herstal).
Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.288
Un Unitif de 1920 environ indique une salle de lecture à Voroux-Goreux, mais il s'agit d'un village près de Bierset.
Nombre d'adeptes à Poucet en 1933
En août 1933, le nombre d'adeptes costumés était de 5 à Poucet (commune d'Hannut), près de Waremme.
Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.288
D'après le document de Charles Grenier POUCET : Églises, Presbytères, en résumé et en chiffres (2020), la salle de lecture était rue de Villers (dernière maison du chemin de Villers). La maison a été vendue en 1931.
Michel Meeus signale p.40-41 : Le doyen de Hannut se contenta d'écrire en 1932 que quelques antoinistes résidaient à Hannut, Moxhe et Poucet. Il croyait qu'ils étaient alors déjà passés de mode. [...]
L'année précédente, son collègue de Landen avait dressé un rapport circonstancié. La propagande de l'antoinisme était assez fortement organisée à Landen même et dans les villages voisins. Il y avait ici un grand magasin, une chambre d'étude, une sorte de temple où des explications de la doctrine d'Antoine étaient fournies tous les jeudis et dimanches. À peu près 25 personnes assistaient à cette lecture, parmi lesquelles environ quatre ou cinq de Landen (soit 1,5 pour 1000 habitants), les autres venant des alentours : Walsbets, Wamont, Montenaken, etc... Le succès était fai- ble et hormis quelques-unes ce n'étaient que des personnes qui espéraient obtenir la guérison de maladies, etc. À la connaissance du doyen, à part un ménage à Landen, Walsbets et Wamont, ces personnes n'abandonnaient pas la foi, sauf la dame propagandiste, maîtresse du magasin, qui avait complètement rompu avec l'Église et dont la fille s'était mariée civilement quelques semaines auparavant avec un antoiniste de Bruxelles. Cette dame devait disposer d'assez bien d'argent, car elle distribuait pas mal aux familles dans le besoin. Par la parole aux clients du magasin, elle essayait aussi de répandre la doctrine. Au début, plusieurs propagandistes étrangers étaient venus quelques jours faire de la publicité par la parole et en distribuant un livret.
Dans une note de 1933, le curé de Montenaken, à 5 km de Landen, exposa que l'antoinisme pénétrait et trouvait des adeptes. Plus de personnes qu'on ne croyait se rendaient chez les antoinistes et accordaient leur confiance à leurs usages et pratiques. Il y eut même un enterrement antoiniste en novembre 1933 d'un certain Dabompré, originaire de Houthalen, qui assistait depuis des années à leurs réunions à Poucet et ailleurs. Petit-Fresin comptait quelques antoinistes opiniâtres. En 1932, des disciples de ce mouvement étaient signalés à Velm, dans le doyenné de Saint-Trond.
Ils résidaient dans cinq paroisses du doyenné de Glons en 1934, notamment à Oupeye où régnaient beaucoup de superstitions, et à Rocourt où 0,6 pour 1000 des habitants pratiquaient l'antoinisme. Notons que le châtelain de Waltwilder, entre Bilzen et Maastricht, était cité comme spirite en 1934 et 1935. Le curé estimait toutefois qu'il n'exerçait aucune influence sur la population.




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