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robe antoiniste

Nombre d'adeptes à Fize-Fontaine en 1933

Publié le par antoiniste

    En août 1933, le nombre d'adeptes costumés était de 5 à Fize-Fontaine (commune qui appartient maintenant à Villers-le-Bouillet).

Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.288

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Mlle Marie Camus, modiste et adepte de Paris

Publié le par antoiniste

Mlle Marie Camus, modiste et adepte de Paris Illustration issu du Matin 22 février 1912

   Mais ce qui ne pouvait manquer d'assurer plus solidement encore son triomphe, c'est que l'illumination antoiniste devait surtout visiter les femmes, et parmi les femmes, tout particulièrement les modistes. Mon Dieu, oui, les modistes ! Le Père Antoine aime les modistes ! A cet instant même, à Paris, il y a une grande prêtresse, une initiée supérieure de l'Antoinisme, un sibylle par la bouche inspirée de laquelle parle l'âme même du "Père", et cette sibylle est un modiste. Elle travaille en chambre, interrompt la confection de ses chapeaux pour rendre ses oracles, sent tout à coup le dieu monter en elle en cassant un morceau de laiton, et de grands et graves journaux ont publié son portrait en première page... En un mot, c'est la Mère Antoine, et la Mère Antoine, quoique modiste, ne peut pas s'en tenir, décemment à la petit correspondance...
L'Abeille de la Nouvelle-Orléans, 30 mars 1912

    Il y a évidemment une erreur, c'est une adepte du temple de Paris, Mlle Camus qui était modiste et non la Mère. C'est un article plus tardif qui nous l'apprend :
    Sous l'inspiration du frère Noël, qui est en quelque sorte le légat antoiniste en France, et de Mlle Camus, cette petite modiste qui avait acquis la foi en allant à Jemeppe, des dons anonymes affluèrent, et au mois de mai dernier on commença la construction d'un temple où, comme à Jemeppe, les adeptes pourront venir écouter la lecture de la « Révélation ».
   On se rappelle peut-être l'article que consacra l'Echo du Merveilleux à Mlle Camus, dans le numéro du 1er avril 1912.
L'Écho du merveilleux, 1er novembre 1913
    Malheureusement, la date de 1912 de cette revue parisienne n'a pas été scanné par le site Gallica. Mais une photo (malheureusement de très mauvaise qualité) est reproduite dans ce numéro de 1913.

    Elle est donc à l'origine de la propagation de l'antoinisme dans la région parisienne. Mais on ignora si elle fut desservante. A notre connaissance, non. On peut imaginer cependant qu'elle portait la robe. Dans plusieurs articles, on apprend qu'elle tenait une salle de lecture au n°7 de la rue Esquirol, à Paris XIII°.
    Peut-être est-ce elle qui inspira à Mère le fait de porter un voile. En effet, on lit chez Pierre Debouxhtay (p.244) :
    Ne nous faisons pas d'illusion, les tailleuses et les modistes ont puisé en nous et nous on servies, nous étions sur place et nous devions copier Mère et nous en l'avons pas fait, aussi, mes soeurs, disons-nous bien franchement : tout coquetterie n'est pas abolie en nous et réparons les coins par ci, des plis par là. (L'Unitif, III, 3, p.12-13)
    Et dans la Mise au point par le Représentant du Père, février 2009, on apprend encore p.36-41 :
    A l'origine, Mère ne portait pas de voile, celui-ci a été suggéré par une soeur, connue pour son élégance et sa coquetterie, parce que cela ferait plus joli et plus religieux.
    Quand MERE a eu la Révélation de la robe, le bonnet était sans voile. Quelques mois après, l'intelligence toujours en éveil a suggéré à une adepte que le voile serait plus religieux (copie en cela des soeurs catholiques). Cette pensée faisant son chemin, c'est ainsi que Mère et toutes l'avons suivie.
    Lire page 53 du Développement : "suivre l'exemple d'Adam qui croyant se faire plus estimer dans l'apparence à voilé la Réalité..."
    Mère l'a retiré très tôt (et à une adepte qui lui demandé pourquoi ? Mère a dit : "tantôt vous le retirerez aussi").
         (Extrait d'une lettre "d'une sœur".)

On apprend par l'article du Matin qu'elle habite au numéro 14 de la rue Milton.

Marie Camus, 14 Rue Milton - 1926, 09, Rochechouart (Archives de Paris)

Dans les Archives de la ville de Paris, le recensement de l'année 1926 indique bien dans le 09e arrdt Quartier Rochechouart) une Marie Camus au 14 Rue Milton. Mais on lui donne comme métier e. banque (employée de banque). Elle est née dans la Sarthe (Pays de la Loire) en 1880. S'agit-il alors d'un homonyme ? On signale souvent Marie Camus comme originaire de la Bourgogne. Cet article est en effet assez bien renseigné pour ne pas être crédible : on dit qu'elle est né à Auxon (commune de 89630 Saint-Brancher) dans l'Avallonnais, en Bourgogne et elle a 38 ans en 1912 (elle est donc née en 1874). Elle quitte son village natale pour Paris en 1902 environ.

On retrouve bien son acte de naissance dans les archives de l'Yonne :

Mlle Marie Camus, modiste et adepte de Paris

L'An mil huit cent soixante quatorze, l'onze janvier, à cinq heures du soir par devant nous Jean-Pierre [illisible], maire, officier de l'État civil de la commune de St Brancher, comté de Quarré-les-Tombes, département de l'Yonne a comparu Jérôme Camus, âgé de vingt-cinq ans, demeurant à Auxon, hameau de cette commune, lequel nous a présenté un enfant du sexe féminin, né en son domicile aujourd'hui à deux heures du matin, de lui déclarant et de Marie-Henriette Déjoux, âgée de vingt-trois ans, sans profession particulière, son époux a reconnu et a déclaré donner les prénoms de Marie-Jeanne-Henriette. Lesdites présentation et déclaration faites en présence de Luc Déjoux, âgé de soixante un ans, propriétaire, demeurant au dit Auxon, grand-père de l'enfant et de André Déjoux, âgé de trente un ans, cultivateur, demeurant au même lieu, son oncle. Lesquels et après lecture faire, ont signé avec nous le présent acte de naissance.

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Le portrait du Père et la Robe

Publié le par antoiniste

    Sans rien imposer, je donne simplement des renseignements, je pense qu'en ne respectant pas la pensée du costume antoiniste nous pourrions arriver à ne plus l'aimer, un changement que nous apportons de nous-mêmes vient de l'intelligence, celle-ci ne cesse de créer et le lendemain suggère encore une autre nouveauté et insensiblement nous ferons de nos bonnets des chapeaux et de nos robes amples à plis devant et à manches pagodes, des robes de ville, on le fait déjà, j'ai vu sur des robes antoinistes s'étaler de gros boutons, des chaînes en argent supportant le portrait du Père, etc. Si nous ne cessons cet état de chose nous en souffrirons, nous croyons servir l'oeuvre du Père et nous la dénaturons. Ne nous faisons pas d'illusion, les tailleuses et les modistes ont puisé en nous et nous on servies, nous étions sur place et nous devions copier Mère et nous en l'avons pas fait, aussi, mes soeurs, disons-nous bien franchement : tout coquetterie n'est pas abolie en nous et réparons les coins par ci, des plis par là.
L'Unitif, III, 3, p.12-13 (in Pierre Debouxhtay, p.244)

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Histoire de la robe

Publié le par antoiniste

Histoire de la robe    1906, Louis Antoine, revêtu pour la première fois de la robe révélée, informe ses adeptes que grâce à leur dévouement, il a atteint un fluide plus pur, et que s'ils acceptaient cette inspiration, ils pourraient être d'autant plus utiles à leurs semblables. C'est ainsi qu'il fonda le Nouveau Spiritualisme, dont la base est entièrement morale.
Historique du culte antoiniste, p.23

    "Il y a environ six ans que je recevais une inspiration me disant comment je devais me vêtir pour enseigner la Révélation ; j'obéis aussitôt et j'en fus heureux, non pas de porter le costume mais de ressentir l'Amour qui découle de cette Révélation.
    "Depuis cette époque, bien des adeptes ont demandé à pouvoir se vêtir de même pour répandre l'Enseignement et démontrer d'autant mieux qu'ils y ont foi. Mais comme je rencontrais encore beaucoup de fluides qui ne me permettaient pas de dire : oui, je faisais toujours patienter, car je croyais que d'autres auraient pu en abuser.
    "Dernièrement, Madame Antoine qui opère aussi les malades, me remplaçant quand je dois m'abstenir, me communiqua une inspiration qu'elle avait reçue pour le même sujet. J'en fus plus heureux que pour moi. "C'est une véritable révélation, lui dis-je, vous pouvez agir. Cette robe, telle que vous me l'expliquez, a été révélée, déjà il y a des milliers d'années".
    "Voilà comment nous avons été habillés tous deux de la robe spéciale.
    "Plusieurs adeptes ayant été inspirés de revêtir la même robe, m'en firent part. C'est alors que me fut donné le complément de cette révélation, me disant qu'avec le temps tout le monde se transformera de la même façon, que cette inspiration est déjà un commencement."
Pierre Debouxhtay, p.245-249

    C'est durant cette année [1910], que les adeptes se revêtirent également de la Robe Révélée. A ce moment, les frères portaient un chapeau melon, et les soeurs un bonnet de soie sans voile. Ceci est attesté par des photos d'époque.
Historique du culte antoiniste, p.43

    "Mais ce qui ne pouvait manquer d'assurer plus solidement encore son triomphe, c'est que l'illumination antoiniste devait surtout visiter les femmes, et parmi les femmes, tout particulièrement les modistes. Mon Dieu, oui, les modistes ! Le Père Antoine aime les modistes ! A cet instant même, à Paris, il y a une grande prêtresse, une initiée supérieure de l'Antoinisme, un sibylle par la bouche inspirée de laquelle parle l'âme même du "Père", et cette sibylle est une modiste. Elle travaille en chambre, interrompt la confection de ses chapeaux pour rendre ses oracles, sent tout à coup le dieu monter en elle en cassant un morceau de laiton, et de grands et graves journaux ont publié son portrait en première page... En un mot, c'est la Mère Antoine, et la Mère Antoine, quoique modiste, ne peut pas s'en tenir, décemment à la petit correspondance..."
L'Abeille de la Nouvelle-Orléans - 30 mars 1912 (il y a évidemment une erreur, c'est la desservante du temple de Paris, Mlle Camus qui était modiste et non la Mère).

    Pour les funérailles du Père, les sœurs portent déjà un voile, et les hommes portent le chapeau dans la main.

    Un autre article nous dit que la desservante de Jemeppe "ne porte ni coiffe ni bonnet". Elle précise elle-même : "Je suis la guérisseuse du temple. La Mère se tient chez elle ; on ne la voit que le matin pour les « opérations » ; moi, je reçois les malades à toute heure". Puis "la petite vieille en noir ramène avec elle une autre « sœur ». C'est une dame aux cheveux noirs, aux yeux très noirs, et qui nous livre tout d'un trait, l'histoire de sa vie et de sa conversion."
L'Écho du merveilleux, revue bimensuelle (directeur Gaston Mery) - 15-05-1913

    Quant à Mère, la même année est décrite de la façon suivante : "C'est la Mère qui apparaît. Elle est sur la tribune. Toute blanche dans ses vêtements noirs".
L'Écho du merveilleux, revue bimensuelle (directeur Gaston Mery) - 15-07-1913
    Dans un autre article, on lit : Une porte s'ouvre et la "Mère" paraît, vieille dame toute vêtue de noir, propre et décente. À son chapeau est épinglé le voile des veuves.
 La Liberté, 27 octobre 1913
Histoire de la robe
    C'étaient des hommes en lévite noire et coiffés d'un chapeau de feutre mat à bords plats, et des femmes vêtues de robes noires et couvertes d'un long voile également noir.
Le Petit Parisien, 27 oct. 1913

    Dans un Unitif (1er Octobre 1913) que cite Ch. Rumpf, on peut lire "à la question respectueuse d'une de ses « enfants », « Mère répond que les manches de la robe révélée ont 70 centimètres de largeur. Les bonnets ne se font pas en pointe, ils sont ronds ; la première ruche qui repose sur les cheveux a un contour de 22 centimètres, » etc."

    Un peu plus tard, à Paris, on lit : "Paris fut envahi, le dimanche 26 octobre, par des antoinistes dont le sombre uniforme : les hommes en lévite noire et chapeau, haut de forme de feutre à bords plats, les femmes en robes et coiffes noires, excitait la curiosité".
    Plus loin : "Sous l'inspiration du frère Noël, qui est en quelque sorte le légat antoiniste en France, et de Mlle Camus, cette petite modiste qui avait acquis la foi en allant à Jemeppe, des dons anonymes affluèrent, et au mois de mai dernier on commença la construction d'un temple où, comme à Jemeppe, les adeptes pourront venir écouter la lecture de la « Révélation »."
    Et : "Un grand nombre d'adeptes, les hommes avec leurs longues lévites noires et leurs chapeaux haut de forme ; les femmes en costumes et bonnets noirs".
    Et encore : "Sous leur habit noir à la protestante ou leur voile de deuil".
L'Écho du merveilleux, revue bimensuelle (directeur Gaston Mery). 01-11-1913

    Un article plus tardif renseigne : Pour les hommes, c'est une soutane étroitement boutonnée et tombant aux genoux ; la coiffure est un "tromblon" assez bas, comme on en portait il y a trois quarts de siècle. Pour les femmes, la jupe noire se complète d'un corsage à manches pagodes ; un ruban noir, noué sous le menton, retient une capote bordée de tulle plissé et agrémentée d'un long voile retombant dans le dos.
Le Petit Parisien du 26-06-1924

    1934-1935. Désormais, pour les cérémonies exceptionnelles (consécrations, fêtes), Mère revêtira un bonnet blanc, pour symboliser qu'elle avait atteint le fluide du Couronnement.
    9 juin 1935, Soeur Deregnaucourt consacre le Temple de Liège (Quai des Ardennes). Pour la cérémonie, Soeur Deregnaucourt était coiffée du bonnet blanc de Mère.
Historique du culte antoiniste, p.74

    Le bonnet blanc n'a jamais été plus portée à ma connaissance. Mère ne portait plus de voile, comme on peut le voir sur une photo la représentant à côté de Sœur Deregnaucourt pour la consécration du temple de Valenciennes.


    A ce propos, Pierre Debouxhtay, rapporte (p.244) : "Comme j'avais remarqué que Mère ne portait pas le voile, au cortège du 25 juin 1930, une adepte me dit que Mère est couronnée de l’œuvre et qu'ayant la couronne elle ne peut plus porter le voile. Je cite l'explication telle qu'elle me fut donnée et pour ce qu'elle vaut."
    Un adepte précisait : "Sans rien imposer, je donne simplement des renseignements, je pense qu'en ne respectant pas la pensée du costume antoiniste nous pourrions arriver à ne plus l'aimer, un changement que nous apportons de nous-mêmes vient de l'intelligence, celle-ci ne cesse de créer et le lendemain suggère encore une autre nouveauté et insensiblement nous ferons de nos bonnets des chapeaux et de nos robes amples à plis devant et à manches pagodes, des robes de ville, on le fait déjà, j'ai vu sur des robes antoinistes s'étaler de gros boutons, des chaînes en argent supportant le portrait du Père, etc. Si nous ne cessons cet état de chose nous en souffrirons, nous croyons servir l’œuvre du Père et nous la dénaturons. Ne nous faisons pas d'illusion, les tailleuses et les modistes ont puisé en nous et nous on servies, nous étions sur place et nous devions copier Mère et nous en l'avons pas fait, aussi, mes soeurs, disons-nous bien franchement : tout coquetterie n'est pas abolie en nous et réparons les coins par ci, des plis par là."
L'Unitif, III, 3, p.12-13 (in Pierre Debouxhtay, p.244)

    Dans les Tomes, on trouve le texte suivant :

LE BONNET DES SOEURS ANTOINISTES.
========================

                              J'apprends par une lettre reçue d'un ancien adepte qui a connu le PERE, que certaines soeurs auraient la pensée de porter le bonnet sans voile et faire ainsi comme MERE.

                              Cette soeur me dit:
                              "Je vous assure que je suis très attachée à mon bonnet avec le voile et je n'ai nullement la pensée de l'enlever, suis-je dans la raison ?
                              Il me semble que nous n'avons rien à changer de ce qui a été fait par PERE et MERE. Je serais très heureuse d'avoir une réponse à ce sujet."
                              Signé U. A.

Bien chère soeur,
                              Effectivement, MERE ne portait plus le voile, mais pour des raisons morales très profondes. Soeur DEREGNAUCOURT a d'ailleurs dit à l'époque : " MERE a eu la pensée de ne plus mettre le voile parce qu'ELLE est arrivée au Couronnement ; il semble donc que cette pensée la concerne seule. "
                              Nous savons que MERE était arrivée, par les grandes souffrances endurées, au fluide de Pureté absolue et qu'il n'en est pas ainsi pour nous, nous n'avons pas cette prétention, ne confondons-nous pas encore nos pensées avec des inspirations ?
                              N'imitons pas nos Parents spirituels, ETRE CE N'EST PAS PARAITRE.
                              Un adepte, humble et modeste, restera dans le bon fluide en portant la robe et le bonnet avec voile tout en respectant la révélation.
                              Si l'on retouche le travail des Fondateurs, le bon fluide disparaît en proportion.
                              Le travail moral que MERE a institué, uniforme pour tous les Desservants et adeptes, avait un but, celui d'étendre l'Enseignement en relevant la foi au PERE et en supprimant la personnalité du serviteur de l'Oeuvre.
                              Si même on nous place à la tête d'une section, ce n'est pas pour agir à notre guise, mais bien pour respecter la loi de l'établissement et cette loi sera nécessaire tant qu'il y aura de l'imperfection en nous.
                              Un adepte ne prendra aucune initiative personnelle puisque l'oeuvre est collective,
                              Recevez, chère soeur, tout mon amour fraternel.

                              Le Secrétaire Moral de Belgique

    Concernant le côté belge, on peut lire :
    Nous avons trouvé dans les archives un texte écrit par Mère concernant les robes des soeurs :
    LA ROBE ANTOINISTE
 Pour les soeurs - il faut la porter :
- sans maquillage, ni bijoux,
- les souliers et les bas noirs,
- les cheveux rentrés sous le bonnet,
- la robe descend à 13cm de terre.
 Pour les frères :
- avec pantalon et souliers noirs.

Le Père disait : "Se négliger, c'est se déconsidérer".

Mère disait : "La Robe révélée est notre plus belle robe, car l'esprit en est revêtu."

A propos du voile :
"A l'origine, Mère ne portait pas de voile, celui-ci a été suggéré par une soeur, connue pour son élégance et sa coquetterie, parce que cela ferait plus joli et plus religieux".
Le voile portait par les religieuses, est le symbole des trois voeux : chasteté, pauvreté et obéissance et nous savons que ceci ne nous a jamais été imposé.
Dans l'Unitif du 1er octobre 1913 (n°2 - p.14), il est donné des explications détaillées sur le mode de confection du bonnet et il est indiqué, d'une part que "les bonnets ne se font pas en pointe, qu'ils sont "ronds", il n'est pas question de voile, puisqu'il est également précisé que "pour terminer le bonnet, on place sur l'élastique une nouvelle ruche double, dont chaque tête a deux centimètres de haut".
Il faut noter que l'on ne voit pas pourquoi ce voile n'est qu'épinglé si à l'origine il était destiné à faire partie intégrante du bonnet ?
Si le voile avait été révélé en même temps que la robe et le bonnet, il aurait d'être porté par toutes les soeurs dès le début, conformément à l'inspiration reçue par Mère.
"Pour ma part, je suis et demeure antoiniste, mais je formule le souhait que s'il veut subsister, le CULTE ne continue pas à s'enfermer dans des conceptions surannées et qu'il revienne au but suivi par les Fondateurs : la pratique et la propagation de l'ENSEIGNEMENT sur la base de la morale et de la foi PURE avec tout la rigueur qu'elle peut comporter et sans s'attacher à des cajoleries qui ne sont que le fruit de l'intelligence".
Extrait d'une lettre de F. DELETTRE.
"Quand MERE a eu la Révélation de la robe, le bonnet était sans voile. Quelques mois après, l'intelligence toujours en éveil a suggéré à une adepte que le voile serait plus religieux (copie en cela des soeurs catholiques). Cette pensée faisant son chemin, c'est ainsi que Mère et toutes l'avons suivie.
Lire page 53 du Développement : "suivre l'exemple d'Adam qui croyant se faire plus estimer dans l'apparence à voilé la Réalité..."
Mère l'a retiré très tôt (et à une adepte qui lui demandé pourquoi ? Mère a dit : "tantôt vous le retirerez aussi").
         (Extrait d'une lettre "d'une soeur".)
Mise au point par le Représentant du Père, février 2009, p.36-41

 

Frère Pierre Dock témoigne

    Sur les deux photos de sœurs publiées, on voit une sœur avec le voile et une autre sans voile, la différence est domestique, le voile était porté pour le service, lecture, opération, réception des adeptes mais les Antoinistes portaient la robe "full time" et le bonnet sans voile était le bonnet domestique pour vaquer à ses occupations, lu dans les Tomes.

    Au Temple de Huy, dans les années 50/60, le frère Guérin, desservant faisait ses déplacements en ville, courses ou autres avec sa robe et son chapeau, des photos en témoignent, au moins une sur le pont de Huy, je tacherai de remettre la main dessus. Ma maman dans les années 70, m'emmenait au Temple de pieds, également avec sa robe et son voile.
Le Temps a passé et je ne porte ma robe en public que pour les enterrements depuis 1982, bonnes pensées

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Journal du Dimanche - Le Kaléidoscope photographique - 09 Novembre 1913

Publié le par antoiniste

vue de l'intérieur du temple et du premier desservant du temple, frère Noël. Il forma le culte dans la région parisienne avec l'aide de Mlle Camus. Soeur Vittart suivra frère Noël, elle était desservante en 1924.

source : gallica

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Chez les Antoinistes (L'Echo du Merveilleux, 15 juillet 1913)

Publié le par antoiniste

Chez les Antoinistes

   A l'occasion de l'anniversaire de la mort d'Antoine le Guérisseur, des fêtes ont été célébrées à Jemeppe en Belgique. Mais « la mère » a vainement essayé d'obtenir des guérisons.
   Voici la correspondance que publie le Matin à ce sujet :

   Des fêtes antoinistes ont été célébrées hier à Jemeppe-sur-Meuse, en Belgique, à l'occasion de l'anniversaire de la mort d'Antoine.
   Il y a eu en effet un an mercredi dernier qu'est mort le visionnaire fameux dont le renom est considérable tant en Belgique qu'à l'étranger : Antoine le Guérisseur.
   Cet homme, à qui son regard fulgurant et sa barbe de fleuve donnaient l'aspect d'un des anciens prophètes d'Israël, exerçait sur la plupart des gens qui l'approchaient un ascendant extraordinaire.
   Il disait posséder la révélation de la vérité. Il passait pour opérer, par le seul pouvoir de sa volonté, des guérisons miraculeuses.
   De tous cotés, de pauvres gens s'adressaient à lui pour obtenir, par son intervention puissante et mystérieuse, la fin ou l'adoucissement de leurs maux. Et le culte antoiniste compta des adeptes un peu partout...
   Le 25 juin 1912, Antoine le Guérisseur mourait, ou plutôt, pour employer le vocabulaire des antoinistes, il se désincarnait.
   Mais l'antoinisme ne mourut pas avec Antoine, et le temple édifié à Jemeppe continue à être le centre d'un mouvement intense, centre où parviennent chaque jour sous forme d'un courrier formidable, les plaintes et les voeux de l'humanité malheureuse.
   C'est qu'Antoine avait pris une sage précaution pour assurer la pérennité de son oeuvre.
   Quand il fut sur le point de mourir, il fit savoir à ses disciples que sa femme lui succéderait, qu'elle pourrait s'assimiler à son fluide éthéré et il la chargea de recueillir et de lui transmettre les désirs des antoinistes.
   C'est en vertu de cette désignation que la veuve du guérisseur guérit à son tour, ou du moins s'y applique.
   Pour célébrer l'anniversaire de la désincarnation d'Antoine, celle qui fut sa femme conviait les antoinistes du monde entier à se rendre, mercredi dernier à Jemeppe-sur-Meuse : elle annonçait que les malades obtiendraient de grandes guérisons.
   Les antoinistes vinrent au nombre de plusieurs milliers. La Belgique, les Pays-Bas, certaines provinces du nord de la France fournirent le gros de cette armée singulière. Paris, qui compte quatre ou cinq groupes antoinistes, avait, pour sa part, envoyé environ cent cinquante pèlerins. L'empressement de tous ces pieux voyageurs était tel que plusieurs centaines d'entre eux, tout à leurs religieuses pensées, remirent, en arrivant à la gare de Jemeppe, leur ticket de retour en même temps que leur billet d'aller — ce qui détermina une belle confusion quand il fallut repartir.
   Tous aussi croyants — d'une foi qui leur fait non pas soulever des montagnes, mais passer des frontières, ce qui est déjà bien — les antoinistes ne sont pas tous également fervents.

L'UNIFORME ANTOINISTE

   Les plus zélés suivent les recommandations du père Antoine à la lettre. C'est ainsi qu'ils s'imposent le port d'un costume disgracieux, dont le guérisseur fixa la couleur et la coupe : c'est, en serge noire, un vêtement sans nom, qui réalise une manière de compromis entre la soutane des prêtres maronites et la redingote de certains pasteurs américains ; comme coiffure, Un « gibus » qui rappelle, avec moins d'ampleur, l'antique « bolivar », que nous pouvons voir, sur de vieilles gravures, couvrir le chef vénérable dé nos arrière-grands-pères.
   Dans cette foule, il ne se trouva qu'un « esprit fort », et il n'avait certes point lu le chapitre de La Bruyère : c'est un joli bambin d'une dizaine d'années ; ses parents l'avaient traîné à Jemeppe pour le faire guérir de je ne sais quelle affection nerveuse ; arrivé devant le temple du guérisseur, le moutard refusa énergiquement d'entrer, et il se mit à pousser des hurlements tels que son antoiniste de père dut renoncer à le soumettre aux « opérations ».
   Les «opérations » sont cependant moins effrayantes au temple antoiniste que dans les salles de nos hôtels-Dieu.
   C'est la Mère qui procède. La Mère, c'est la veuve d'Antoine, lequel n'est désigné par les antoinistes que sous le vocable de Père.
   Les fidèles se tassèrent dans le temple. Dans le silence qui précède les grands événements, ils attendirent, regardant devant eux une tribune étroite et longue, sur le bord de laquelle était peint — blanc sur fond noir — l'arbre de la vie, symbole de l'antoinisme. Devant la tribune principale, quelques mètres plus bas, une autre tribune, plus petite.
   Au bout d'une demi-heure d'attente, un grand diable barbu et chevelu, avec les yeux perdus qu'on prête aux nihilistes russes, apparut sur la tribune la moins élevée et reste là, sans mot dire, le regard dans le vide.
   — C'est notre frère Deregnaucourt, me dit-on.

VOICI LA MÈRE !
   Le frère Deregnaucourt attendit... Il est, dans la famille antoiniste, l'héritier présomptif. Je veux dire que, ainsi que la Mère a remplacé le Père, il remplacera la Mère le jour où celle-ci se désincarnera à son tour.
   Le frère Deregnaucourt attendit... L'assistance était haletante et recueillie. Seule, la béquille d'un infirme, en tombant sur le plancher, troubla un instant le silence.
   Mais soudain, on entendit le tintement aigrelet d'une sonnette. Tous les pèlerins se dressent, d'un seul élan ; C'est la Mère qui apparaît. Elle est sur la tribune. Toute blanche dans ses vêtements noirs, elle regarde vers le plafond, en se tordant les poignets... Avec un peu de bonne volonté, on peut retrouver dans l'expression de son visage l'air fatal et inspiré des anciennes sibylles... Cinq minutes, elle reste là, le regard fixe, les poings crispés... Puis elle s'en va... C'est fini. Les fidèles se retirent.
   C'est là l'opération annoncée. La mère dut la recommencer cinq fois devant 5 à 600 personnes.
   On avait aussi promis des guérisons. Mais c'est une autre affaire. J'ai vu sortir aussi claudicants les gens que j'avais vus entrer en boitant, et les rhumatisants ne m'ont pas paru plus alertes après l'opération qu'avant.  Ce sera sans doute pour plus tard.
   Après les opérations, les antoinistes ont fait un pieux pèlerinage à travers le jardinet où, tout en repiquant ses salades et en échenillant ses choux, le père Antoine sentit naître sa vocation de Christ nouveau.
   Les fêtes antoinistes ont recommencé hier. Les fidèles, en cortège, conduits par la mère et le frère Deregnaucourt, ont fait le parcours que fit, il y a un an, la dépouille funèbre du guérisseur, de la maison au cimetière.

   L'antoinisme, quoi qu'on en dise, régresse...
J. R.


L'Écho du merveilleux, revue bimensuelle (directeur Gaston Mery) - 15-07-1913
Source : Gallica

Reprend en gros l'article paru dans Le Matin le 30 juin 1913.

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Costume antoiniste dans les années 30

Publié le par antoiniste

    On voit ici les voiles des femmes, et les chapeaux, dont certains sont des chapeaux-melons.

Lors de l'inauguration du temple d'Hellemmes (Nord), fait par la Mère (le Père s'étant désincarné en 1912, il était présent en pensée pour cette consécration).

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Le costume et son rôle

Publié le par antoiniste

Le costume et son rôleTemple d'Hellemmes : Inauguration avec de nombreux costumés

 

    Dans Les Antoinistes de Régis Dericquebourg, on apprend que le Frère Delcroix, le professeur qui suivait depuis longtemps Louis Antoine se résolu à quitter le groupe au moment où les adeptes portassent le même vêtement que leur "prophète de Jemeppe". Je comprennais sa retenue sur ce code vestimentaire. Pour moi également, le rôle du costume, dans la société, était de se différencier des autres, de marquer son statut. Or je considérait que cela allait contre l'Enseignement, qui dit que nous sommes tous égaux dans le progrès vers l'Un. Je veux donc ici m'intéresser au rôle qu'à le costume.

- Le vêtement est souvent moins important par lui-même que la situation dans laquelle on le porte.

- La rupture volontaire du code de son milieu peut devenir un nouveau code : Certains, notamment parmi les jeunes, refusent de se plier aux habitudes de leur milieu et adoptent volontairement des coiffures ou des vêtements différents, parfois provocants. Mais on s'aperçoit souvent que le refus des règles habituelles crée de nouvelles règles. Pour faire partie de la bande de copains, il est recommandé, sinon obligatoire, d'adopter les mêmes choix (cheveux longs ou hérissés ou rasés, vêtements tailladés ou cloutés, etc.). Cela montre donc que, pour tous, vêtements et parures sont un signe d'appartenance au groupe.
- Les costumes religieux : Dans presque toutes les religions, le prêtre se distingue par sa tenue vestimentaire. C'est dans la religion catholique que la tenue était la plus réglementée. Chaque congrégation de moines ou de religieuses avait une tenue particulière. Cette tradition reste en vigueur dans la hiérarchie religieuse catholique : un simple prêtre s'habille en noir, un évêque en violet, un cardinal en rouge et le pape en blanc.

source : http://fr.vikidia.org/index.php/R%C3%B4le_social_du_v%C3%AAtement

    On le voit dans la société, le rôle du costume, et même du vêtement en général, sert à se différencier de l'autre et par là à s'identifier à celui qui porte le même costume.

    Mais concernant un député, voyons ce qu'on peut lire :

D'abord, vous regretterez sans doute, comme moi, la suppression du costume. Le costume peut être une distinction au dehors ; au dedans, il rétablit l'égalité. Il efface des disparités choquantes. Il dissimules des négligences ou des recherches de toilettes, qui jurent et s'accusent entre elles. Sous l'habit uniforme, quelle qu'en soit la coupe, la couleur, l'ampleur, la broderie, se cachent et se confondent les défauts de la taille et les fantaisies de l'habillement. On est plus vieillard ou petit-maître, élégant ou rechigné ; on est député, on est en scène, on joue son rôle.

source : Paris, ou, Le livre des cent-et-un (1831)(GoogleBooks)

    Ainsi le député ne montre pas le rôle du costume pour les autres, mais il met l'accent sur le rôle du costume pour celui qui le porte. C'est bien ce rôle, et même uniquement ce rôle, qu'à le costume antoiniste. On le porte pas pour les autres, mais pour soi. On ne joue pas un rôle par rapport au autres, on joue un rôle pour sa progression.

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EXERCICE DU CULTE PAR LES SIMPLES ADEPTES. Petit aperçu historique.

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ACCES DES ADEPTES A L'EXERCICE DU CULTE.


Au départ, il y avait, une certaine méfiance à confier l'exercice du Culte aux adeptes ordinaires. Manifestement, l'exercice des consultations et des opérations devait être réservé au Père ANTOINE. A l'origine, c'était bien ainsi: seul le Temple de JEMEPPE – SUR – MEUSE existait et seul le Père ANTOINE opérait.

Pourtant, dès la première Opération Générale, le 28 mars 1910, il se fait assister par Mère: le Père ANTOINE occupait la tribune et, durant le temps de l'Opération, Mère ANTOINE se tint au-dessous de la tribune, gardant les mains jointes tout au long de l'Opération.

Le Père expliqua pour quelle raison il avait associé Mère pour faire l'Opération Générale:

« Mère me permet d'assimiler mes fluides à des malades qui, sans elle, ne pourraient être soulagés ou guéris. Les adeptes peuvent rendre le même service, et, par leur contact, m'aider à réconforter bien des personnes qui, sans leur intermédiaire, ne seraient pas touchés et partiraient découragés. Je vous prie donc de les informer de cette révélation; ils seront heureux d'être utiles et ils profiteront du bon fluide que, grâce à eux, j'aurai pu distribuer. Vous voyez une fois de plus que rien n'est bien s'il n'est solidaire. Seulement ayez bien soin de leur dire qu'ils ne doivent rien négliger de leurs devoirs de famille pour prendre part à l'Opération, que c'est une question d'opportunité. »

Deux remarques donc:

1° l'assistance de Mère ANTOINE pour l'Opération Générale, n'est pas une faveur particulière qui lui serait réservée; elle préfigure, au contraire, la même possibilité pour tout adepte;

2° le Père ne se comporte pas en gourou, il met bien en garde les adeptes qui seraient trop fervents: il ne faut pas que l'exercice du Culte leur fasse perdre de vue le respect de leurs obligations familiales.

Nous trouvons aussi cet extrait du Développement dans le chapitre « NOUS DEVONS TOUJOURS RESPECTER NOTRE NATUREL ». Le Père ANTOINE y répond à une adepte qui se lamente parce qu'un groupe d'antoinistes a ouvert un local autonome à LIEGE. Voici ce qu'elle dit, entre autres choses: 

« ...je me trompais, car ce n'était pas tout et il me semble aujourd'hui qu'au lieu de ramener les brebis au bercail en disant qu'elles ont fait le bien, on les a égarées davantage puisque, depuis dimanche dernier, elles ont établi un groupe à LIEGE... »

Le Père temporise et ne songe qu'à calmer les esprits. J'ai puisé quelques passages de sa longue réponse: 

« ...Mon Enseignement n'étant pas plus basé sur le bien que sur le mal, puisque l'un n'est pas plus réel que l'autre, je crois qu'on aurait tort de se plaindre à moi et de dire que certains adeptes agissent contrairement à ce qu'il proclame. Ne visons-nous pas ces personnes avec la vue du mal ? »

« Si nous interprétons les choses erronément par notre fausse vue, ce mal que nous voyons dans certains adeptes n'est-il pas le bien véritable ? »

Et, encore plus clairement plus loin: 

« Vous me parlez de l'unité de l'ensemble, disant que ces adeptes en sortent plutôt que de s'y maintenir, puisqu'ils se divisent et tenteraient les autres à le faire également. Mais comment interprétez-vous cette unité ? Car c'est là, je crois, que vous vous trompez. Vous entendez par elle que tous les adeptes devraient s'unir et ne faire qu'un groupe, que tous devraient revêtir la robe et qu'ainsi, toute distinction disparaissant, tous seraient dans cette unité. C'est là que vous faites erreur, car si votre vue ne se porte que sur l'effet, vous serez d'autant plus divisés à la cause. La manière d'agir de ces adeptes doit vous prouver qu'ils sont dans l'unité, car c'est bien au sein de ce que vous envisagez comme telle que gît l'imperfection, puisque tous ceux qui y participeraient en vue de montrer qu'ils font le bien, ne seraient basés que sur l'apparence, ce serait la véritable imperfection tandis que, je le répète, si même vous êtes divisés à l'effet en agissant naturellement, vous ne le serez pas à la cause. »

On découvre ainsi que, au début du Culte, certains adeptes estimaient que tout devrait se grouper au Temple de JEMEPPE. Tout groupe extérieur était considéré par ceux-ci comme des dissidences ou, en tout cas, des menaces de dissidences. Le Père remet les choses au point.

Comme le nombre d'adeptes augmentait et que le rayonnement du Culte s'étendait bien au delà de JEMEPPE et même de la région liégeoise, la nécessité de créer de tels groupes apparut rapidement. Une question se posa rapidement aussi: comment diriger ces groupes ? Le Père ANTOINE y répond dans le chapitre « COMMENT DOOT-ON AGIR DANS LES REUNIONS SI L'ON VEUT RESPECTER L'ENSEIGNEMENT. »: 

« J'ai déjà reçu de plusieurs groupes des lettres me demandant comment on doit faire pour être d'accord avec l'ENSEIGNEMENT. Nous le savons, nous n'en sommes encore qu'à l'aurore de sa proclamation. Pour le répandre nous en faisons la lecture dans des maisons ou dans des salles suivant l'importance des groupes; Plus grand est le nombre d'adeptes, plus il est besoin de salles indépendantes et plus aussi le silence est nécessaire; Les groupes qui se dirigeront avec amour attireront de nouveaux adhérents en proportion et des personnes dévouées et désintéressées seront heureuses de faire construire des temples; c'est en travaillant à notre amélioration que nous trouverons tout ce dont nous avons besoin, tout se résoudra à notre satisfaction, nous finirons par avoir dans chaque groupe un temple et vous savez qu'on y parle pas; nous devrions commencer dès maintenant à ne plus le faire, avant ni après la lecture. »

Le Père reconnaît ainsi, officiellement, la nécessité d'instaurer des groupes autonomes et de construire des Temples, le Temple de JEMEPPE étant, en quelque sorte, le Temple par excellence.

Revenons maintenant à l'exercice du Culte proprement dit et à l'intervention des adeptes. Avant la fin de l'année 1910, le Père faisait l'Opération Générale les quatre premiers jours de la semaine, à 10 Heures tandis que Mère ANTOINE faisait seule l'Opération au nom du Père , le vendredi.

Voilà pour l'Opération Générale. Ne recevant plus personne en particulier, le Père ANTOINE avait chargé la Mère et le frère Florian DEREGNAUCOURT pour recevoir les consultants les personnes affligées qui souhaitaient être reçues en particulier.

En plus des Opérations Générales, un adepte faisait la lecture de ( dans ) l'ENSEIGNEMENT dans le temple, le dimanche à 10 heures et un soir par semaine, le jeudi, à 19 heures 30, en 1911.

Toutefois, après la désincarnation du Père ANTOINE, le problème de la prééminence du Temple de JEMEPPE continua à se poser. Le Temple de JEMEPPE resta longtemps le seul Temple où pouvait se faire l'Opération Générale. C'est ce qui fut rappelé à plusieurs reprise par le bulletin « L'Unitif » ( avril 1913, novembre 1913, décembre 1913 ) . Il était rappelé que l'action cultuelle par excellence était l'apanage exclusif du Premier Représentant du Père qui, lui, était unique.

La situation se modifia seulement en 1930 ( 17 juin 1930 ) . A cette date, Mère délégua ses pouvoirs à un coadjuteur ( le Frère Narcisse NIHOUL ) . Celui-ci la remplaça à JEMEPPE, à la grande tribune, pour l'Opération Générale.

Dès lors, logiquement, du fait que, du vivant de Mère ( Premier Représentant du Père ) un adepte pouvait, au Temple de JEMEPPE,procéder à l'Opération Générale, on ne voyait plus ce qui, pouvait empêcher les desservants de recevoir les mêmes pouvoirs. Mère invita les desservants à faire l'Opération Générale dans leurs temples comme à JEMEPPE. Mère prescrivit que l'Opération Générale soit précédée de l'annonce suivante: 

« Le Père fait l'Opération, suivie de la lecture des Dix Principes. Celui qui a foi au Père trouvera satisfaction. » Simultanément, elle fit placer sur l'image du Père, au-dessus, l'inscription « LE PERE FAIT L'OPERATION »

 source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/

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De Antoinistenbroeder Hosias is op extatische manier

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De Antoinistenbroeder Hosias is op extatische manier

 De Antoinistenbroeder Hosias is op extatische manier in stil gebed om de geest van Vader Antoine te bezweren.

 Le Frère antoiniste Hosias prie silencieusement dans la position extatique comme le faisait le Père Antoine.

(photo de Kurt et Margot Lubinski)

source : www.spaarnestadphoto.nl

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