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Théodore de Banville (1823-1891) - Le Chat (1882)

Publié le par antoiniste

    Tout animal est supérieur à l'homme par ce qu'il y a en lui de divin, c'est-à-dire par l'instinct. Or, de tous les animaux, le Chat est celui chez lequel l'instinct est le plus persistant, le plus impossible à tuer. Sauvage ou domestique, il reste lui-même, obstinément, avec une sérénité absolue, et aussi rien ne peut lui faire perdre sa beauté et sa grâce suprême. Il n'y a pas de condition si humble et si vile qui arrive à le dégrader, parce qu'il n'y consent pas, et qu'il garde toujours la seule liberté qui puisse être accordée aux créatures, c'est-à-dire la volonté et la résolution arrêtée d'être libre. Il l'est en effet, parce qu'il ne se donne que dans la mesure où il le veut, accordant ou refusant à son gré son affection et ses caresses, et c'est pourquoi il reste beau, c'est-à-dire semblable à son type éternel.

Théodore de Banville, Le Chat (1882)
source : Bibliothèque électronique de Lisieux (www.bmlisieux.com)

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A propos de l'Antoinisme : Sprimont

Publié le par antoiniste

    A l'âge de trente ans, je suis allé aux cours du soir, au quai du Condroz. La dernière année, pendant les examens, j'ai attrapé une sinusite très douloureuse. Il m'était impossible d'étudier, d'ouvrir un livre, même se rester à la lumière. J'étais très inquiet, car les journées étaient longues et j'étais très fatigué. Je pensais que mon année était fichue. Mais une connaissance m'a dit d'aller trouver le père Antoine, au temple, à Sprimont, ce que j'ai fait. Là, j'ai été reçu par des Antoinistes qui m'ont dit de ne pas m'inquiéter, d'aller à mes examens et que je réussirais. Effectivement, j'ai très bien réussi. On aurait dit que les réponses m'étaient données, ça ma venait facilement. J'ai donc réussi mes examens sans étudier.
                        (Propos de Cyrille Pirotton recueillis par Vanessa Bay)

    Cette anecdote cadre parfaitement avec ce qui fut appelé l'Antoinisme, religion fondée par Louis Antoine, un guérisseur de Jemeppe, adepte du spiritisme. Cette doctrine a connu une très grande popularité dans notre région dans la première moitié du 20e siècle et n'est d'ailleurs toujours pas éteinte puisque des temples antoinistes subsistent encore dans de nombreuses localités. Nous laisserons un spécialiste de la question, Louis CHALON, tracer les grandes lignes de ce mouvement spirituel : "Ce spiritisme des milieux populaires a donné naissance en région liégeoise, sous l'impulsion de Louis Antoine - un guérisseur de Jemeppe (1846-1912) - à une doctrine de type panthéiste où se mêlent le christianisme et a croyance en la métempsycose, une doctrine plusieurs fois affinée, épurée, exposée dans des livres qui aujourd'hui encore, sont considérés, comme des textes sacrés par les adeptes du Culte. L'antoinisme, en effet, s'est constitué en véritable Église. Certes, ses adeptes préfèrent aujourd'hui parler d'un mouvement fondé sur une doctrine plutôt que d'une Église, mais ils continuent à parler du culte antoiniste, et leurs lieux de réunion sont appelés des temples. Le plus connu d'entre eux est celui qui, en 1910, fut élevé à l'endroit même où habitait le guérisseur, à Jemeppe-sur-Meuse. Il en existe plusieurs autres dans la région, par exemple à Liège dans la rue Hors-Château et à Herstal. Le rayonnement de l'Antoinisme ne se limite toutefois pas à sa région d'origine, ni même à la Wallonie. Il a essaimé en France, il est présent à Paris et dans de nombreuses villes de province."

                        In Quand le spiritisme tourne au culte populaire, dans Guérisseurs d'hier et d'aujourd'hui, p.58

Histoires et traditions de nos vallées
- tome 3, p.29
Par Les Heyeus D'Sov'nis
source : GoogleBooks

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André Gide - Si le grain ne meurt

Publié le par antoiniste

    Nos actes les plus sincères sont aussi les moins calculés; l'explication qu'on en cherche après coup reste vaine.

André Gide, Si le grain ne meurt
éd. Gallimard, 1997,
partie II, chap. 2

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Transmise par un médecin du CHU, qui l'estime assez réaliste...

Publié le par antoiniste

- Bonjour ! C'est la réception ? J'aimerais parler avec quelqu'un à propos d'un patient qui se trouve chez vous. J'aurais souhaité connaître son état de santé, savoir s'il va mieux ou si son problème s'est aggravé.
- Quel est le nom du patient ?
- Il s' appelle Jean Dupont et il est à la chambre 302.
- Un instant je vous prie, je vous passe l' infirmière.
après une longue attente :
- Bonjour, ici Françoise l'infirmière de service. Que puis-je pour vous ?
- j'aimerais connaître l'état du patient Jean Dupont de la chambre 302.
- Un instant je vais essayer de trouver le médecin de garde.
Après une plus longue attente :
- Ici le Dr. Jean, le médecin de garde ; je vous écoute.
- Bonjour Docteur, je voudrais savoir quel est l'état de Monsieur Jean Dupont, qui se trouve chez vous depuis 3 semaines à la chambre 302.
- Un instant, je vais consulter le dossier du patient.
après encore une autre attente :
- Huuuummm, le voici : il a bien mangé aujourd'hui, sa pression artérielle et son pouls sont stables, il réagit bien aux médicaments prescrits et normalement on va lui enlever le monitoring cardiaque demain.
Si tout continue comme ça encore 48 heures, son médecin signera sa sortie d'ici le Week-end.
- Aaahhh ! Ce sont des nouvelles merveilleuses ! Je suis fou de joie. Merci.
- Par votre façon de parler je suppose que vous devez être quelqu'un de très proche, certainement de la famille ?
- Non, Monsieur ! Je suis Jean Dupont moi-même et je vous appelle du 302 ! Tout le monde entre et sort ici de ma chambre et personne ne me dit rien. Je voulais juste savoir comment je me porte.

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La Révélation, Des diverses directions de la vie et du bonheur (p.41)

Publié le par antoiniste

La Révélation, Des diverses directions de la vie et du bonheur (p.41)  

   

 

  

      

 

   Ici-bas, l'épreuve est un mérite ; tous ceux qui y sont soumis sont, pour ainsi dire, à l'examen ; leur tâche sera plus vite finie et ils auront alors l'espoir de récolter ce qu'ils ont semé dans leur passage à travers les tribulations et les adversités de la terre ; la lumière sera faite pour eux ; ils seront convaincus, parce qu'ils auront acquis l'expérience, ils sauront estimer les beaux jours à leur juste valeur.

La Révélation, Des diverses directions de la vie et du bonheur, p.41

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La Révélation, La charité bien comprise (p.43)

Publié le par antoiniste

La Révélation, La charité bien comprise (p.43)

    Avec le souvenir, vient le remords ; en vain pour réparer l'oubli, nous grossissons la somme et accordons peut-être le double de ce que nous aurions donné en premier lieu ; n'eussions-nous alors donné qu'un centime, nous faisions une plus grande charité, parce que la seconde pensée ne découle pas de l'amour mais du remords de ne pas avoir obéi à la première.

La Révélation, La charité bien comprise, p.43

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La Révélation, Lois dites de Dieu (p.48)

Publié le par antoiniste

La Révélation, Lois dites de Dieu (p.48)

    Nous avons dit maintes fois que le mal n'existe pas ; c'est l'importance seule qu'on attache à une chose, c'est-à-dire l'imagination qui fait la souffrance.

La Révélation, Lois dites de Dieu, p.48

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La Révélation, Des diverses directions de la vie et du bonheur (p.39)

Publié le par antoiniste

La Révélation, Des diverses directions de la vie et du bonheur (p.39)

    Le bonheur est la vraie solution du problème de la vie.

La Révélation, Des diverses directions de la vie et du bonheur, p.39

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La Révélation, Lois dites de Dieu (p.47)

Publié le par antoiniste

    Supposons que deux hommes soient accusés d'un même délit, d'un crime par exemple, commis dans des circonstances à peu près identiques. Connaît-on leur degré d'intelligence ? Sait-on s'ils ont agi par inconscience ou par réelle méchanceté ? L'un, vu son ignorance n'est pas à même de préméditer son forfait ; il n'est pas apte non plus à se défendre devant ses juges ; trop borné, il ne peut faire valoir aucun argument et on le condamne à quinze ans.
    L'autre, très rusé, est plus capable de préméditation ; son plus grand degré de développement intellectuel lui fournit les moyens de se justifier ; il prépare tout un arsenal qui lui permet de s'exprimer avec facilité ; il ne se voit condamné qu'à deux ans, quoiqu'il soit en réalité beaucoup plus coupable que le premier. Ce jugement n'est cependant que le reflet de la justice divine ; le second souffrira peut-être plus pendant ces deux années que le premier pendant quinze ans ; l'ignorance ôte à celui-ci l'appréciation nette du châtiment qu'il subit et auquel il se soumet sans discussion et sans murmure. L'autre au contraire se plaint de la justice ; il trouve sa peine bien plus grave que l'ignorant la sienne, c'est ce qui fait la balance.

La Révélation, Lois dites de Dieu, p.47

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La Révélation, Des diverses directions de la vie et du bonheur (p.42)

Publié le par antoiniste

    Rien n'est inutile, tout ce qui arrive est profitable à notre avancement moral ; il faut la maladie pour apprécier la santé, la nuit pour comprendre les bienfaits du jour, les tribulations de la vie pour goûter le bonheur.

La Révélation, Des diverses directions de la vie et du bonheur, p.42

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