Hergé, par lui-même - L'Affaire Tournesol, 13c1
Une mise en abîme
source : www.free-tintin.net
Une mise en abîme
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Mais le plus important c'est la formation du caractère. Le grand principe, le fondement de toute vertu, de tout mérite, c'est que l'homme soit capable de se refuser à lui-même la satisfaction de ses propres désirs, de contrarier ses propres inclinations, et de suivre uniquement la voie que sa raison lui indique comme la meilleure, quoique ses appétits l'inclinent d'un tout autre côté.
Jean Didier - Locke (1911), p.58
source Gallica
Une illusion de moins, c'est une vérité en plus.
Alexandre (fils) Dumas
Extrait d'Un cas de rupture
«Dis-moi ce que tu vois et je te dirai ce que c'est.»
(La formation de l'esprit scientifique)
Gaston Bachelard
source : http://www.evene.fr/celebre/biographie/gaston-bachelard-644.php?citations
La destinée de l'Homme lui-même était un problème. Avant la naissance, l'homme n'existe pas encore ; après la mort, il n'existe plus. La question que se posait les Anciens concernait la possibilité d'une autre vie ailleurs, après la mort. Mais si le corps ne bouge plus et demeure à l'endroit où il a été enterré, où vivra le défunt ?
Au cours de cette sorte de mort quotidienne qu'est le sommeil, il nous arrive de rêver. Même si son corps ne quitte pas le lit où il repose, l'homme endormi connaît parfois, en rêve, d'étranges aventures et semble alors vivre une existence différente.
Peut-être y a-t-il dans chaque homme un "double", un esprit, une âme unie au corps mais qui peut vive indépendamment de lui ? Est-ce cette âme qui subsiste après la mort ? Si la réparation de l'âme et du corps se produit quotidiennement à l'occasion du sommeil, pourquoi ne se produirait-elle pas au moment de la mort ?
C'est sans doute un raisonnement proche de celui-ci qui est à l'origine de l'une des plus anciennes manifestations de la spiritualité humaine : le culte des morts. C'est parce que l'on croyait à la survie de l'âme que l'on déposait dans les tombes les objets familiers et les armes du défunt, ainsi que des provisions : en fait, tout ce dont il pouvait avoir besoin dans une autre vie. Ainsi prirent corps peu à peu deux idées fondamentales de la pensée religieuse : la présence, dans chaque homme, d'une âme immortelle, et l'existence d'un au-delà.
Tout l'univers, volume 2
La naissance des dieux, p.297
Hachette, Paris, 1982
Glück im Unglück haben.
Avoir de la chance dans sa malchance.
Dans son livre, Amin Maalouf manie volontiers le paradoxe et l’humour pour expliquer que les sociétés façonnent les religions plus que l’inverse
«L’homme ne doit pas se couvrir la tête parce qu’il est l’image de la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme. En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme de l’homme; et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme. C’est pourquoi la femme doit, à cause des anges, avoir sur la tête un signe de sujétion.»
L’exemple est malicieusement choisi mais la citation authentique: saint Paul, Epître aux Corinthiens. Des lignes qui auraient amplement suffi à condamner les chrétiennes d’Europe au voile si l’Europe l’avait voulu. Dans son livre, Amin Maalouf les cite pour démontrer que ce sont d’abord les sociétés qui façonnent les religions, et non l’inverse.
Un autre thème qui lui tient à cœur est la distinction, en matière de religion, entre l’identité culturelle partagée et la foi proprement dite. Pour l’illustrer, il raconte une vieille blague juive. Un père athée, pour assurer à son fils la meilleure instruction possible, le met chez les jésuites. Un jour, ce dernier, fort de ce qu’il a appris sur la Sainte Trinité, demande à son père s’il est vrai qu’il y a «trois dieux». «L’autre fronce les sourcils: «Ecoute-moi bien, mon fils! Il n’y a qu’un seul Dieu, et nous n’y croyons pas!»