Coluche - Dieu est partout
"Dieu, c'est comme le sucre dans le lait chaud. Il est partout et on ne voit pas. Et plus on le cherche, moins on le trouve."
(Michel Colucci, dit Coluche / 1944-1986)
source : http://atheisme.free.fr/Humour/Nomsdedieu.htm
"Dieu, c'est comme le sucre dans le lait chaud. Il est partout et on ne voit pas. Et plus on le cherche, moins on le trouve."
(Michel Colucci, dit Coluche / 1944-1986)
source : http://atheisme.free.fr/Humour/Nomsdedieu.htm
L'oiseau naît avec la parure qui lui donne une beauté suprême, et à peine est-il une fleur qui a des plumes, un bouquet qui a des ailes, que, d'un rapide essor, il fend les plaines de l'air, dédaignant la douce chaleur du nid maternel qu'il délaisse pour toujours. Parce que j'ai plus d'âme, dois-je avoir moins de liberté ?
La bête sauvage naît, et sa peau si richement tachetée, à peine est-elle devenue, sous le pinceau dvin, une image des étoiles, qu'impitoyable et hardie, la nécessité de nature lui enseigne la cruauté et en fait l'épouvante du labyrinthe des bois. Et moi, avec un instinct supérieur, dois-je avoir moins de liberté ?
Le poisson naît, avorton des vagues et des algues marines, qui ne respire pas et à peine, bateau revêtu d'écailles, se mire-t-il dans les eaux qu'il s'en va où il veut, mesurant l'immensité d'un tel espace que lui offre la masse liquide. Et moi, avec plus de libre arbitre, dois-je avoir moins de liberté ?
Le ruisseau naît, couleuvre qui se déroule au sein des fleurs, et à peine, serpent d'argent, s'est-il brisé au milieu des fleurs, que par son doux murmure, il célèbre la pitié des fleurs qui lui ont donné la majesté des campagnes ouvertes à son cours rapide. Et moi, doué de plus de vie, dois-je avoir moins de liberté ?
Quand cette douloureuse pensée s'empare de moi, devenu un volcan, un Etna, je voudrais arracher de ma poitrine des lambeaux de mon coeur. Quelle loi, quelle justice, quelle raison permet de refuser à un homme le charmant privilège, le droit précieux que Dieu accorde au cristal des eaux, à un poisson, à une bête sauvage, à une oiseau ?
Pedro Calderón, La vie est un songe,
Introduction de Didier Soulier, p.10
Le Livre de Poche, classique
Quoiqu'elles ne soient que l'excrément de notre imperfection, elles sont utiles dans notre incarnation pour nous développer les facultés indispensables à notre progrès.
Le Couronnement de l'OEuvre Révélée, Cause, développement & perfectionnement de l'être, p.LXVIII
Je me bâtis pour pouvoir me détruire
ou l'inverse
au gré de mon humeur
le chêne en moi
c'est moi
le gui prospère
à sucer un sang si généreux
quand je prends mon grand air
je deviens druide
si je me regarde opérer
je pouffe
toujours un personnage
bourreau
victime
juge
avocat
témoin
prêtre
si je pouvais être
tous à la fois
je serais ce que je suis
chacun tour à tour
se campe
alors
je ne passe plus
je dure
Claire Lejeune, Mémoire de Rien, Le pourpre,
Editions Labor - Espace Nord, p.54
«Le langage est aux postes de commande de l'imagination.»
Gaston Bachelard
source : http://www.evene.fr/celebre/biographie/gaston-bachelard-644.php?citations
Un wagon italien... Ah ! monter dedans, se blottir dans un coin, bien caché sous le charbon, et rester là sans bouger, sans parler, dans l'obscurité, à écouter sans fin le bruit rythmé des rails, plus fort que la faim et la fatigue, jusqu'au moment où finalement le wagon s'arrêterait ; je sentirais la tiédeur de l'air et l'odeur du foin et je pourrais sortir à l'air libre, dans le soleil : alors je m'étendrais par terre, je baiserais la terre, comme dans les livres, le visage dans l'herbe. Puis une femme passerait et me demanderait en italien : "Qui es-tu ?", et en italien je lui raconterais, et elle comprendrait, et elle m'inviterait à manger et à dormir. Et comme elle ne croirait pas aux choses que je lui dirais, je lui ferais voir le numéro sur mon bras, et alors elle croirait...
...C'est fini. Le dernier wagon est passé, et, comme au théâtre lorsque le rideau se lève, voici que surgissent sous nos yeux la pile de poutrelles en fonte, le Kapo debout dessus sa baguette à la main, et les silhouettes efflanquées des camarades qui vont et viennent, deux par deux.
Malheur à celui qui rêve : le réveil est la pire des souffrances. Mais cela ne nous arrive guère, et nos rêves ne sont pas longs : nous ne sommes que des bêtes fourbues.
Primo Levi, Si c'est un homme
Pocket, Paris, 1990 (p.46)
http://vpourvalentin.over-blog.com/7-categorie-10727697.html
Comme tous les blogs, il faut lire les pages par le bas, pour remonter le temps (c'est pas clair, mais c'est comme ça).
Freud : Tu es tout-puissant !
L'inconnu : Faux. Le moment où j'ai fait les hommes libres, j'ai perdu la toute-puissance et l'omniscience. J'aurais pu tout contrôler et tout connaître d'avance si j'avais simplement construit des automates.
Freud : Alors pourquoi l'avoir fait, ce monde ?
L'inconnu : Pour la raison qui fait faire toutes les bêtises, pour la raison qui fait tout faire, sans quoi rien ne serait..., par amour.
Tu baisses les yeux, mon Freud, tu ne veux pas de ça, hein, toi, un Dieu qui aime ? Tu préfères un Dieu qui gronde, les sourcils vengeurs, le front plissé, la foudre entre les mains ? Vous préférez tous ça, les hommes, un Père terrible, au lieu d'un Père qui aime... Et pourquoi vous aurais-je faits si ce n'était par amour ? Mais vous n'en voulez pas, de la tendresse de Dieu, vous ne voulez pas d'un Dieu qui pleure... qui souffre... Oh oui, tu voudrais un Dieu devant qui on se prosterne, mais pas un Dieu qui s'agenouille.
Eric-Emmanuel Schmitt, Le visiteur
Actes-Sud, 1994
in Actualité des Religions n°2, p.23, L'expérience spirituelle
24/03/2009 13:50
Encouragés par l'intérêt que suscitent leurs idées, les objecteurs de croissance belges se structurent en mouvement politique. En pleine récession, ils se mobilisent contre le dogme de la relance de la consommation.
Surprenant. L'eau frémissait depuis longtemps dans la casserole, la voilà qui bout. En quelques semaines, au moment où la récession s'installe et brouille les repères économiques traditionnels, la décroissance s'est imposée, en Belgique, comme un thème de débat dans l'air du temps. Mieux: ce 22 mars, les "objecteurs de croissance", comme ils se nomment, se réunissent à Namur pour se structurer en mouvement politique. "Nous avons été étonnés du succès de notre journée de réflexion sur la décroissance, organisée le 21 février dernier à l'ULB", avoue Michèle Gilkinet, de l'AdOC, l'Association d'objecteurs de croissance. "Plus de 800 personnes y ont participé. On s'attendait à quatre fois moins. A l'issue des conférences et des débats très animés, nous les avons invitées à faire émerger, en Belgique francophone, un nouveau mouvement politique porteur de valeurs communes. Mais pas question pour autant de fonder un parti."
source : www.levif.be
voir sur le sujet ce site : http://www.decroissance.org/ et voir le documentaire de Questions à la Une : "Surplus alimentaires: gaspillés ou recyclés ?" (Google Video)
Cela nous amène à nous pencher sur l'expression "objecteur de conscience" : L'objection de conscience est un acte personnel de refus d'accomplir certains actes allant à l'encontre d'impératifs religieux, moraux ou éthiques dictés par sa conscience. Certains objecteurs se considèrent comme des pacifistes ou des antimilitaristes.
Souvent, l'objecteur de conscience refuse la conscription, l'appel au service militaire obligatoire. Les objecteurs refusent quelquefois de s'acquitter de la part des impôts qui contribue à la défense nationale. Depuis le début des années 2000 on voit apparaître l'expression calquée les objecteurs de croissance.
Economie : En politique économique, il existe des objecteurs de croissance qui prônent la décroissance soutenable. Dans le domaine de l'emploi, des travailleurs revendiquent le droit de refuser certains contrats. En particulier les chômeurs sont parfois contraints d'accepter un emploi convenable dans un domaine ou dans une société dont les objectifs sont contraires à leurs valeurs.
source : wikipedia
Le silence est la plus grande persécution ; jamais les saints ne se sont tus.
Pascal, Pensées.