étymologie du mot ''imagination''
Étymol. et Hist. 1. Ca 1175 « image venant dans un rêve » (B. de Ste-Maure, Ducs Normandie, éd. C. Fahlin, 21913); 2. a) 1269-78 « faculté d'inventer des images » (J. de Meung, Rose, éd. F. Lecoy, 8896); b) xive s. « faculté d'inventer des combinaisons » (Petit traicté pour faire horoleiges, p. 8a ds T.-L.); 3. ca 1370 « ce qui est conçu par l'esprit » (Oresme, Ethiques, éd. A. D. Menut, fol. 141a, note 5, p. 380 : Et la malice de la complexion est cause de corrupcion de l'appetit et de perverses ymaginacions); 4. av. 1593 « faculté d'évoquer des images de ce qui a été antérieurement perçu » (Montaigne d'apr. FEW 4, 564a). Empr. au lat. de l'époque impériale imaginatio « image, vision », formé sur le part. passé imaginatus de imaginari, v. imaginer.
source : http://www.cnrtl.fr/definition/imagination
l'ennemi (un être ou une chose)
B.− P. anal. Chose qui, par sa nature, est en opposition avec une autre chose et peut nuire à celle-ci.
2. [À propos de choses abstr.] Les catholiques, et j'en ai connu de très-sincères, m'ont crié que, dans ces trois termes, il y en avait un qui tuerait les deux autres. La soif de connaître est suivant eux, l'ennemi et le destructeur impitoyable du besoin de croire et du plaisir d'aimer (Sand, Hist. vie, t. 4, 1855, p. 304). L'ennemi mortel de l'âme, c'est l'usure des jours (Rolland, J.-Chr., Adolesc., 1905, p. 343). L'Église a (...) fort bien pressenti le redoutable ennemi que devait être pour elle (et devenir de plus en plus) la science (Gide, Feuillets, 1937, p. 1287). ♦ Loc. proverbiale. Le mieux est l'ennemi du bien. On gâche une chose assez réussie en voulant l'améliorer.
source : http://www.cnrtl.fr/definition/ennemi
Épigénétique, nous sommes ce que nous mangeons
Le terme épigénétique définit les modifications transmissibles et réversibles de l'expression des gènes ne s'accompagnant pas de changements des séquences nucléotidiques. Ce terme qualifie en fait ce qui résulte de modifications de l’ADN (par exemple méthylation des cytosines) ou des protéines liées à l’ADN (par exemple histones). Les changements peuvent se produire spontanément, en réponse à l'environnement, à la présence d'un allèle particulier, même si celui-ci n'est plus présent dans les descendants.
Ce type de régulation peut cibler l'ADN, l'ARN ou les protéines et agir au niveau du noyau ou du cytoplasme. Les modifications épigénétiques constituent l'un des fondements de la diversité biologique.
L'épigénétique se propose d'étudier les effets qui sont hérités d'une cellule à sa descendante lors de l'embryogenèse, de la régénération ou du remplacement des cellules, des tumeurs, des cultures de cellules ou de la réplication d'organismes unicellulaires.
Depuis quelque temps, on observe un intérêt croissant pour le fait que certains caractères épigénétiques hérités pouvaient être transmis lors de la réplication de cellules (méiose) voire subsister d'une génération à l'autre pour des organismes multicellulaires.
Les phénomènes épigénétiques constituent un programme qui déciderait quels gènes activer ou, a contrario, inhiber. L’environnement influence ces signaux épigénétiques qui peuvent ainsi subir de petits changements. Ces épimutations sont plus fréquentes que les mutations classiques de l’ADN.
Pourquoi deux vrais jumeaux ne sont-ils pas sujets aux mêmes maladies ? Parce que, pensent aujourd'hui les chercheurs, de nombreux facteurs influent sur notre organisme. Et, en premier lieu, l'alimentation. Celle-ci aurait une influence directe sur nos gènes et ceux de nos descendants. On appelle cela l'épigénétique.
Épigénétique, nous sommes ce que nous mangeons : n°2
Épigénétique, nous sommes ce que nous mangeons : n°3
Avoir sa conscience pour soi
Avoir sa conscience pour soi. Avoir, quoi qu'il arrive, la certitude et la satisfaction d'agir − ou d'avoir agi − selon sa conscience. Il me reste ma conscience :
S. de Beauvoir, Les Mandarins, 1954, p. 217.
Comment nos sens nous trompent - Tout se tient dans l'univers
Une des métaphores les plus courantes pour désigner la communication psi est empruntée à la vision du monde paradoxale de la mécanique quantique. Cette science décrit le comportement de la matière au niveau subatomique, où les unités de base ne sont ni des particules ni des ondes mais se comportent comme les unes et les autres, et où on ne peut pas affirmer que la matière existe. Elle a une "tendance à exister" exprimée comme une probabilité mathématique.
L'univers subatomique obéit à d'autres règles que celles du monde que nous connaissons. Par exemple, dans une expérience, deux particules - un électron et son équivalent antimatière, un positron - entrent en collision, s'annihilant l'un l'autre en donnant naissance à deux photons qui s'éloignent en sens inverse. De par les étranges lois de la mécanique quantique, le photon A ne possède pas de priorités telles que le spin ou la vitesse jusqu'à ce qu'il soit remarqué par un observateur. Le fait même de la mesurer "perturbe sa fonction d'onde" et lui assigne des valeurs au hasard. Au moment où l'observateur mesure le photon A, lui conférant de ce fait un certain spin, le photon B acquiert le spin opposé, quelle que soit sa distance et bien que rien ne le relie à la première particule. Le photon B parait "savoir" instantanément ce que fait le photon A.
Ce fait, confirmé par des expériences de physique, donne à penser que tout se tient dans l'univers d'une manière qui ne nous apparaît pas, peut-être à un niveau subquantique qui inclut notre conscience. S'il en est ainsi, la clairvoyance, qui permet à un voyant de savoir instantanément qu'une catastrophe aérienne vient de se produire, devient plausible.
Les Mystères de l'inconnu, Les pouvoirs de l'esprit, p.73
Croire en Dieu : est-ce bien naturel ?
La foi religieuse est-elle naturelle ou culturelle ? Vaste question à laquelle vont s’atteler pendant trois ans des chercheurs de l’université d’Oxford dans le cadre d’une très sérieuse étude qui ne coûtera pas moins de 1,9 million de livres (2,5 millions d’euros).
Il ne s’agit pas de statuer sur l’existence ou la non-existence d’un être divin, mais bien davantage de savoir si le fait de croire en Dieu aurait pu conférer à l’espèce humaine une quelconque supériorité évolutionniste, et si l’apparition du sentiment religieux ne dériverait pas d’autres caractéristiques des sociétés humaines, comme la sociabilité.
Les chercheurs du Centre Ian Ramsey pour la science et la religion et ceux du Centre pour l’anthropologie et l’esprit s’appuieront sur les sciences cognitives pour mettre au point “une approche scientifique permettant de comprendre pourquoi nous croyons en Dieu et de répondre à bien d’autres questions sur la nature et l’origine de la croyance religieuse”.
“Nous voulons savoir précisément en quoi la foi religieuse est innée. Nous pensons qu’il s’agit là d’un sentiment bien plus naturel que ne le supposent beaucoup de gens”, explique le psychologue chrétien Justin Barrett, qui a aussi bien soutenu les thèses de l’athée Richard Dawkins que celles de son détracteur le théologien chrétien Alistair McGrath.
Rédacteur en chef du Journal of Cognition and Culture et auteur de l’ouvrage Why Would Anyone Believe in God? [Comment se fait-il que l’on croie en Dieu ?], Justin Barrett compare les croyants à des enfants de 3 ans qui sont “convaincus que les autres savent pratiquement tout ce qu’il y a à savoir”. Si cette certitude s’amenuise avec l’âge et l’expérience, elle n’en reste pas moins indispensable pour permettre aux êtres humains d’entretenir des rapports sociaux productifs, et elle trouve son prolongement dans le sentiment religieux. “Cette tendance infantile persiste généralement jusque dans la vie adulte, car elle est facile, intuitive et naturelle, explique-t-il. Elle correspond à nos présupposés sur le monde.”
Entre autres grandes questions, les chercheurs se demanderont si les conflits religieux sont inhérents à la nature humaine, ou encore si la croyance dans un au-delà relève de l’acquis ou d’un inné que nous devrions à la sélection naturelle. “L’étape suivante, ajoute le Dr Barrett, consistera donc à se pencher sur certaines problématiques précises – par exemple, quelles croyances religieuses l’esprit humain peut-il appréhender de la façon la plus courante et la plus naturelle ?” Les aspects les plus intéressants de cette recherche tiennent par exemple aux différentes façons d’aborder le polythéisme et le monothéisme, et aux rapports entre la religion et la théorie de l’évolution des espèces.
Justin Barrett et son collègue Roger Trigg se demanderont si la religion est une composante du processus de sélection qui a permis aux humains de survivre ou si ce n’est qu’un produit dérivé de l’évolution.
Cette étude, assortie de séminaires et d’ateliers, est financée par la Fondation John Templeton, qui soutient des projets de recherche sur la religion, les sciences et la spiritualité. Sur les 2,5 millions d’euros alloués, 1 million est destiné à un concours qui récompensera 41 projets différents sous forme de petites bourses.
source : http://www.courrierinternational.com/article/2008/03/13/croire-en-dieu-est-ce-bien-naturel
E.M. Cioran - Ebauches de vertige - p.58
Si on parvenait à être conscient des organes, de tous les organes, on aurait une expérience et une vision absolue de son propre corps, lequel serait se présent à la conscience qu'il ne pourrait plus exécuter les obligations auxquelles il est astreint : il deviendrait lui-même conscience, et cesserait ainsi de jouer son rôle de corps...
E.M. Cioran, Ebauches de vertige
Folio - 2E, p.58
Jacques Maritain, Je crois
La Chrétienté enseigne aux hommes que l'amour vaut plus que l'intelligence.
Jacques Maritain, Je crois
Claire Lejeune - Toi
Toi
je te cerne
toi mon autre
concerné par moi seule
je t'accuse
toi
mon empêchement
mon obstacle à moi
que vais-je faire de toi
mon encre de silence
mon rocher noir
j'ai cent naufrages contre toi
qui me font ce soir un courage
toi
mon imminence
mon impossibilité
ce soir pleine
juste à terme
seule
à te porter
toi ma démesure
mon mutisme
seule à ne pouvoir te vaincre
à ne pouvoir être vaincue
Claire Lejeune, Mémoire de Rien, Le pourpre,
Editions Labor - Espace Nord, p.77
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